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Le massacre de Srebrenica exposé à Budapest

Le massacre de Srebrenica exposé à Budapest

3 juin 2010 à 19 h 34 min 0 commentaire

Avec l’exposition « Srebrenica-Exhumation »,  l’Open Society Archives’ (OSA) Galeria Centralis propose, depuis mercredi et jusqu’au 2 juillet, une plongée dans l’horreur des guerres qui ont déchirées la Yougoslavie au cours de la décennie 90 et dont le paroxysme est sans conteste le massacre de Srebrenica. C’est cet épisode précis que présente l’exposition avec la reconstitution d’une fosse commune, la présentation de cartes militaires, de photo satellites, de films, de témoignages de survivants, etc. Au mois de Juillet 1995, l’armée de la République serbe de Bosnie autoproclamée sous commandement du général Ratko Mladic – toujours recherché par le Tribunal Pénal International – et des milices de Serbie, attaquent et prennent la ville de Srebrenica en Bosnie orientale, pourtant déclarée zone de sécurité de l’ONU.  Ce massacre, qualifié par le Tribunal Pénal International de « génocide » entrainera la mort de quelques 7000 musulmans de Bosnie. Infos pratiques : Open Society Archives Galeria Centralis 1051 Budapest, Nador Utca 11. Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 14h à 18h ; samedi et dimanche de 10h à 18h Open Society Archives Galeria Centralis

Ryanair s’envole de Budapest pour de bon ?

2 mai 2010 à 19 h 29 min 1 commentaire

La compagnie aérienne low-cost Ryanair ne desservira plus Budapest à partir d’octobre prochain, suite à un désaccord avec l’aéroport de Ferihegy. Après la liquidation de Skyeurope en 2009 et l’abandon par Wizzair de sa ligne Paris – Budapest, c’est un nouveau coup dur pour l’aéroport de Budapest.

Le salon du livre international de Budapest a ouvert ses portes

Le salon du livre international de Budapest a ouvert ses portes

22 avril 2010 à 23 h 25 min 0 commentaire

Le 17è salon international du livre de Budapest s’est ouvert aujourd’hui jeudi dans le parc « Millénaire », avec Israël pour invité d’honneur. Jusqu’à dimanche, de nombreux autres pays seront représentés, parmi lesquels l’Espagne, la Grèce, l’Allemagne et la Roumanie, pour ce qui est des Européens, mais aussi la Russie, la Chine et le Japon, le Brésil, le Vietnam, etc. Le monde arabe sera représenté pour la première fois, par l’Arabie Saoudite. 50.000 ouvrages seront représentés au cours de ce salon et des maisons d’édition originaires de 24 pays différents. Des présentations de livres, des conférences-débats, des concerts et des expositions seront organisés autour du thème d’Israël. Choisir Israël comme invité d’honneur du salon et son écrivain israélien Amos Oz n’est certainement pas anodin et a une forte valeur symbolique, compte tenu du contexte politique hongrois et de la recrudescence de l’antisémitisme, largement relayée par la presse israélienne. Le maire de Budapest, Gábor Demszky (SzDSz), lui remettra le « Grand Prix Budapest » qui récompense chaque année un écrivain du salon. Amos Oz dédicacera son roman qui vient d’être publié en Hongrois, « Vie et mort en quatre rimes ».

Meurtre d’un Syrien à Budapest : Israël dans le coup ?

Meurtre d’un Syrien à Budapest : Israël dans le coup ?

21 mars 2010 à 23 h 20 min 0 commentaire

Mercredi dernier, un homme d’origine syrienne possédant la nationalité hongroise était abattu dans la banlieue de Budapest de plusieurs balles tirées à bout portant. S’appuyant sur les révélations d’un quotidien local, l’agence Reuters a diffusé l’information selon laquelle, le même jour, deux appareils de l’armée de l’air israélienne survolaient la capitale hongroise à faible altitude. Il n’en fallait pas plus pour déchainer les spéculations et beaucoup sont tentés de voir un lien entre ces deux faits. Le porte-parole du gouvernement Domokos Szollar a réfuté tout amalgame. « L’armée de l’air israélienne a mené une opération d’entraînement à l’aéroport de Ferihegy avant-hier, mais ce n’était pas une mission d’espionnage ou de reconnaissance, simplement une manœuvre de pilotage de routine », a-t-il assuré. Selon lui, le ministère hongrois des affaires étrangères avait donné son autorisation deux mois auparavant à cette opération. Pourtant, le Premier ministre Gordon Bajnai a ordonné une enquête. De plus, l’agence de presse Reuters souligne un fait troublant : le ministère hongrois de la Défense n’en avait pas été informé … en raison d’une simple panne de télécommunication. L’ambassadeur d’Israël à Budapest, Aliza Bin-Noun, a pour sa part assuré à l’agence hongroise MTI que « Ce n’étaient évidemment pas des avions-espions ». De son côté, la police hongroise en charge de l’enquête sur l’assassinat du Syrien a affirmé ne pas faire de rapprochement avec le survol peu après des avions israéliens. La tentation de faire le rapprochement entre ces deux affaires est grande, seulement quelques semaines après l’ « escapade » du Mossad à Dubaï, où des agents présumés du Mossad, les services secrets israéliens déguisés en touristes se sont fait « pincer » pour l’assassinat d’un activiste palestinien. D’ailleurs, la presse israélienne elle-même s’interroge sur la possibilité d’un lien entre le meurtre et la présence des avions israélien au même moment au-dessus de la capitale hongroise. « Un autre Dubaï? » s’interroge le site d’information israélien Yeshiva World News. Le journal israélien Maariv quant à lui, évoque « le mystérieux assassinat d’un ressortissant syrien ». Le danger de la récupération politique En Hongrie, mettre en cause Israël, ou ne serait-ce que spéculer sur son application dans ce meurtre, n’est pas une chose anodine, surtout en période de campagne électorale, à trois semaines des législatives. Pour plusieurs raisons. La Hongrie abrite une importante communauté juive d’environ 100.000 personnes et la question du rôle de la Hongrie dans l’holocauste n’a été soulevée que récemment et elle reste encore taboue pour une partie de la population. L’extrême-droite hongroise prospère sur des courants antisémites qui ont trouvé un nouvel écho ces dernières années, et son principal représentant, le Jobbik, est en passe d’entrer au Parlement en avril prochain. Dans ces conditions, on imagine bien que la théorie d’une opération d’Israël sur le territoire hongrois ne peut qu’apporter de l’eau à son moulin, lui qui accuse sans vergogne les gouvernements précédents et en particulier les socialistes actuellement au pouvoir de « vendre le pays aux étrangers, à Bruxelles, à Washington et à Tel-Aviv », selon les propos de Gabor Vona à son meeting du 15 mars dernier. Pour lui, qui va jusqu’à faire référence à la Palestine dans ses envolées lyriques, Israël a plus d’influence sur le sol hongrois que le ministère hongrois de la Défense lui-même. Voilà comment toute cette affaire, ou les deux affaires indépendantes de Dubaï et de Budapest, risquent d’être exploitées. Articles liés: Nier l’holocauste est désormais illégal en Hongrie Wiesel: « La honte de votre nation » Vers une criminalisation du négationnisme?

Un faux-braqueur panique et rate son suicide

21 mars 2010 à 9 h 17 min 0 commentaire

On ne sait ce qui a amené un jeune homme de 29 ans, à tenter un triple acte de détresse vendredi dernier à son arrivée dans une agence Erste du 13ème arrondissement de Budapest. En quelques secondes il est passé de la tentative de hold-up, à la tentative d’homicide, à la tentative de suicide. A cette triple tentative peut s’ajouter une quatrième, puisqu’il n’est même pas entré dans la banque. Le garçon n’était manifestement pas professionnel, mais bien complètement désespéré. Avant même de faire un pas vers le magot de Népfürd utca, il fût repéré par l’agent de sécurité « grâce à son comportement louche », selon ce dernier. Assailli immédiatement par l’agent qui allait de toute façon le maîtriser au vu de sa corpulence, il a alors tout de même dégainé son 9mm et tiré trois fois lors de l’empoignade qui s’en est suivie. Plaqué contre les portes vitrées de l’agence et réalisant son échec, il a fini par retourner l’arme contre lui même, en la plaçant sous son menton, et a appuyé sur la gâchette une quatrième fois. Finalement, il s’en sorti, mais a été transporté à l’hôpital dans un état grave. Heureusement, personne d’autre n’a été blessé dans cette fusillade surprise. Article lié : Un braqueur un peu branque

Pendaison de crémaillière et retour du Rewind pour West Balkan

Pendaison de crémaillière et retour du Rewind pour West Balkan

12 mars 2010 à 15 h 40 min 2 commentaires

Réouverture officielle du nouveau West Balkan ce soir, vendredi. A Nyugati tér, le club légendaire pend une nouvelle crémaillère dans la capitale hongroise, après des mois de travaux dans l’immeuble vitré du Skala Metro. Après avoir entretenu des années les nuits musicales avec le Kultiplex voisin, et avoir subi la dure loi de l’immobilier à Pest, West Balkan revient. Reste à savoir si le « spirit » de ce club au nom intelligent et caractéristique pour Budapest, est toujours présent. Les choses s’annoncent cependant déja un peu moins « underground » qu’elles ne l’étaient il y a encore trois ans dans un immeuble désaffecté du 8ème arrondissement. Ambiance plus classe, conventionnelle et peut être un peu plus chère qu’à Corvintétö, mais qu’importe, pourvu que les programmes suivent. Elément fondamental de sa programmation jusqu’à cet été, West Balkan fêtera ses retrouvailles avec la soirée Rewind orchestrée par Dj Palotai dès mercredi prochain, avec le britannique Dynamite MC en invité. Jeudi matin va être difficile pour certains… Articles liés: The best of Szilveszter 2009 Les dix ans d’une soirée culte à A38

La « grande gueule » de Frêche s’entend jusqu’à Budapest

La « grande gueule » de Frêche s’entend jusqu’à Budapest

12 mars 2010 à 14 h 41 min 3 commentaires

Le week-end dernier, la présidente de l’assemblée de femmes en Languedoc-Roussillon, Geneviève Tapié, était à Budapest pour la remise du prix de la socialiste européenne ayant le plus oeuvré pour renforcer la place des femmes dans la vie publique et promouvoir les valeurs de la démocratie en 2009. Elle s’est rendue en Hongrie pour ne pas recevoir ce prix, dont elle était encore la lauréate désignée il y a peu. C’était sans compter le « buzz » de son fameux président de Région, pour le meilleur électoral et la pire réputation hors des frontières de la « Septimanie » (voir photo). Ancienne membre du Parti Socialiste français, elle en a été exclue il y a quelques semaines pour son engagement auprès du plus médiatique des élus de province, Georges Frêche. En pleine campagne d’élections régionales qui ne passionnent pas grand monde dans l’hexagone, « l’affaire Tapié » vient s’ajouter au scandaleux dossier Frêche. Celui-ci a beaucoup concentré les regards vers Montpellier ces dernières semaines, avec des déclarations dont il savait certainement que la teneur allait être réinterprétée de façon scabreuse à Paris. En déclarant récemment que la tête de Laurent Fabius n’était « pas très catholique », la confession juive de l’intéressé allait forcément donner une occasion, des semaines plus tard quand même, à la presse et aux politiques parisiens d’y soupçonner un propos antisémite. Démise du prix de la socialiste européenne de l’année depuis que ces propos ont été largement relevés, Geneviève Tapié fait donc les frais de la réputation de « l’affreux Jojo » ici en Hongrie. A Budapest, on a manifestement pas trop cherché à comprendre ni l’animal politique Frêche, ni le phénomène de distorsion médiatique qui le caractérise. Celui-ci se plaît à répéter sur les plateaux de télé parisiens qu’il est le meilleur ami des Juifs et soutenu par eux, qu’il a d’ailleurs gagné tous ses procès et que les gens du Languedoc-Roussillon le soutiennent face au mépris de Paris à leur égard. Populiste à souhait, mais politiquement correct cette fois. Dommage donc pour Geneviève, qu’en Hongrie le sujet soit délicat à éviter, surtout au moment où l’extrême droite monte en force. La député européenne Zita Gourmaï, hongroise et présidente de la Commission des femmes du PS français a d’ailleurs fait savoir qu’à Budapest,les propos de Frêche (notamment sur quelques individus harkis venus troubler son discours lors d’une commémoration en 2006, mais aussi sur la grande proportion de joueurs de couleur dans l’équipe de France de football en 2007, et dernièrement cette expression mal placée sur la trogne de son ex-camarade Laurent Fabius)  « ne font pas rire du tout (… et sont) trop dangereux ». Le quotidien régional Midi-Libre rapportait cependant, après ce week-end, qu’ « en campagne électorale pour renouveler le parlement, l’élue de Budapest a néanmoins résisté aux pressions et accueilli Geneviève Tapié officiellement et comme « une vraie amie ». Samedi à midi, elle la présentait à l’assemblée des femmes hongroises et le soir, elle invitait la viticultrice héraultaise à déguster des vins à Budafok avant un meeting à Ercsi, ville voisine de Budapest ».

15 mars: Orbán prend du recul

15 mars: Orbán prend du recul

5 mars 2010 à 20 h 21 min 0 commentaire

Le kis körut de Budapest paraissait bien trop court pour que les trois principaux partis politiques y tiennent leurs meetings du 15 mars comme prévu. Cette fête nationale,  jour de révolution, est célébrée chaque année différemment selon les affinités politiques des Hongrois. A ce moment clé de la campagne des élections législatives, la FIDESz a décidé, mercredi, de déplacer son rassemblement de l’autre côté du Danube, à Dozsa György tér. Des dizaines de milliers de personnes y sont désormais attendues pour célébrer le plébiscite actuel de Viktor Orban dans les sondages. La raison avancée par le cabinet de campagne de l’ancien Premier Ministre est la promiscuité entre les rassemblements, tous concentrés entre Astoria et Déak tér. Avec sa popularité, Orban méritait bien plus d’espace, et de prestige. Son allocution en sera d’autant plus enjolivée qu’elle aura lieu avec le château de Buda en arrière-plan. Sans aucun doute, son image sera elle aussi bien plus télégénique de cette façon. Une autre raison officieuse pourrait s’ajouter à ce « déménagement » (FIDESz organisait ses meetings à Astoria depuis des années). A la droite de la FIDESz et des Démocrates-chrétiens, les nationalistes radicaux du Jobbik, toujours plus nombreux, auraient pu gêner. Articles liés: Un 15 mars en campagne Orban joue « la force tranquille » La FIDESz est dans la rue 1956, des commémorations à l’avant-goût électoral Emeutes à la manif anti Bajnai

Un 15 mars en campagne

Un 15 mars en campagne

3 mars 2010 à 12 h 17 min 0 commentaire

La première fête nationale hongroise de l’année, le 15 mars, aura lieu en pleine campagne électorale, moins d’un mois avant les élections générales. Une occasion de marquer le coup et se mettre en évidence pour Jobbik en embuscade dans les sondages, et de se faire discret ou de faire preuve de sérénité pour les autres. Au centre de Budapest ce jour-là, tout comme le 23 octobre dernier, les commémorations de la révolution de 1848 contre l’Autriche ne prendront certainement pas les allures de guérillas urbaines qu’elles ont pu avoir en 2008, 2007 ou 2006, puisque la position anti-gouvernementale des manifestations de la FIDESz et du Jobbik n’a déja plus lieu d’être.

Margit, un pont nommé désir

Margit, un pont nommé désir

22 février 2010 à 3 h 09 min 0 commentaire

Les retards dans les travaux publics à Budapest relèvent de la tradition, nous le savions déja avec le pont Szabadság et la quatrième ligne de métro qui n’en finit pas de se construire, pour ne citer que les exemples les plus récents. C’est maintenant au tour du pont Margit, trait d’union nord entre Buda et Pest au niveau du Nagy körut, d’accuser un retard conséquent sur les prévisions de sa rénovation. La réouverture du pont aux automobilistes, initialement prévue pour le mois d’août cette année, n’aura finalement pas lieu avant fin octobre… au plus tôt. Les travaux sur « Margit » devaient commencer en mai dernier ; ils ont finalement commencé fin août, car Strabag-Hidépito n’avait soit-disant pas prévu la longue procédure d’obtention du permis. L’accord initial signé entre la ville de Budapest et le consortium de construction prévoyait, à partir de mai, un an à passer sur le pont. Même un Aveyronnais, expatrié à Budapest, qui a vu la  naissance du viaduc de Millau, aurait trouvé cela très optimiste. Mais le plus « drôle » reste à venir… En novembre, Miklós Német, directeur du consortium, anticipait son propre retard, dans un délai de 4 mois alors qu’il n’en avait perdu que 3 dans les débuts administratifs de la rénovation. Et c’était sans compter le froid qui caractérise habituellement l’hiver! Les « experts » des ponts et chaussées hongrois n’avaient aussi pas prévu ce dernier, qui a bloqué les travaux pour plusieurs semaines. Ceux-ci n’ont pu reprendre qu’il y a une semaine, et personne n’est aujourd’hui en mesure de donner une échéance crédible. Le Conseil de Budapest et les constructeurs sont en négociations cette semaine, mais l’Hôtel de ville n’est disposé à accepter qu’un délai de deux mois supplémentaires à l’accord initial, c’est à dire pour cet été. En étant réalistes, nous pourrions avancer que les voitures circuleront à nouveau sur Margit à partir de fin octobre. La rénovation totale, elle, ne sera certainement pas terminée avant le printemps 2011… Autant prévoir large! Német, lui, espère que les travaux vont connaître une vive accélération dès mai prochain : l’utilisation, côté sud, des mêmes techniques qui auront été rodées côté nord, devrait permettre un espoir dans ce sens… à condition qu’il ne fasse pas trop chaud cet été. Mais ces espoirs ne sauvent pas pour autant la Hongrie de sa réputation en termes de construction. C’est à se demander, enfin, si Benoît Poelvoorde, dans C’est arrivé près de chez vous, n’avait pas un peu raison sans le vouloir, lorsqu’il spécula avec humour sur la mauvaise qualité du ciment hongrois répondant à « la loi de l’éternel provisoire ». Articles liés: En Hongrie, la corruption est à la maison Marguerite se refait une santé Nouvelles du Danube et de Margit hid Les travaux du pont Margit débutera en juillet

Demszky tient le coup face au scandale BKV

Demszky tient le coup face au scandale BKV

15 février 2010 à 20 h 20 min 0 commentaire

Le maire de Budapest, Gabor Demszky, a déclaré dimanche sur TV2 qu’il ne démissionnerait pas de son poste, et ce malgré les affaires qui l’entourent dans le cadre de la gestion de l’entreprise de transports publics de Budapest (BKV). Demszky, démocrate libéral (SzDSz), est élu seul maire de Budapest depuis les premières élections en 1990. «J’endosse la responsabilité politique, mais ce ne seront pas mes adversaires qui vont décider de ma démission« , a t-il dit lors d’une interview sur la chaîne privée, en réponse aux demandes incessantes de la FIDESz depuis le début de l’affaire BKV. A propos de celle-ci, Demszky souhaite qu’on laisse la police et la justice faire leur travail. Interrogé sur les contrats généreusement cédés par la BKV à des consultants, il a considéré qu’ils étaient si vagues qu’il était impossible d’en incriminer une clause précise. Selon lui, les responsables ont fait signer «des contrats formulés de façon confuse, afin que tout abus pouvant en émaner soit possible». Demszky a invoqué antérieurement qu’il avait eu connaissance du scandale BKV par la presse et qu’il n’avait jamais été mis au courant des nombreux (une cinquantaine) contrats frauduleux présumés au sujet desquels trois anciens dirigeants de la BKV sont actuellement mis en examen. La semaine dernière, Gabor Demszky (SzDSz), a défendu son ancien conseiller, Ernő Mesterházy, lui aussi arrêté dans le cadre de l’affaire BKV. Il a déclaré que Mesterházy n’avait eu aucune responsabilité exécutive depuis sa prise de fonction et qu’il servait de bouc-émissaire aux deux principaux partis politiques, le MSZP et la Fidesz. Il a cependant fait preuve de lucidité en reconnaissant avoir « commis des erreurs » dans son rôle d’éminent superviseur de la compagnie de transport municipale, notamment en nommant Attila Antal à sa tête, plutôt que de favoriser un appel d’offres international. Seul contre tous au Conseil de Budapest? Au Conseil municipal, les représentants FIDESz, laissent bien sûr entendre que la responsabilité des fraudes contractuelles et des indemnités de départ excessives incombait au sommet de la pyramide décisionnelle, affirmant que de telles décisions ne pouvaient être prises par des dirigeants isolés. Le chef du groupe parlementaire socialiste du conseil municipal, Pál Steiner, a, lui, déclaré que Demszky ne pouvait pas ignorer les actes de ses adjoints. Son conseiller spécial, Ernő Mesterházy a été placé en détention le 5 février, avec l’ancien directeur des relations publiques de la BKV, Tibor Zelenak. C’était le dernier coup de filet d’une série d’arrestations dans cette affaire de corruption de hauts-fonctionnaires, dirigeants d’une société publique pourtant déja au bord du gouffre financier. Articles liés: Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV Comparée à Malév, Easy Jet fait de l’hyponcondrie En Hongrie, la corruption est à la maison

Le MSzP promet le haut débit pour tous les Hongrois

Le MSzP promet le haut débit pour tous les Hongrois

15 février 2010 à 17 h 50 min 0 commentaire

Formé par le parti socialiste, le comité sur l’innovation et l’informatique a proposé, lors d’une conférence de presse samedi, que l’Internet haut-débit soit disponible à un prix abordable partout en Hongrie. Pendant ce temps, le 5ème arrondissement de Budapest, coeur économique et politique du pays, est déja pourvu d’une zone Internet à très haut-débit, et celà ne fait que commencer.

« Bowling for Budapest »?

15 février 2010 à 14 h 17 min 0 commentaire

Certains actes manqués sont bienheureux. Jeudi dernier, un étudiant en Droit de 22 ans a été arrêté à Budapest alors qu’il s’apprêtait à tuer 21 personnes choisies au hasard. Selon un scénario déja malheureusement bien connu, il avait prévu de retourner son arme contre lui-même. La police a reçu des informations détaillées d’une source étudiante le jour-même. Celui qui voulait devenir meurtrier aurait déclaré jeudi soir à la police: « le monde va payer pour les 22 mauvaises années de ma vie par 22 autres vies ». Selon un premier rapport, il prévoyait d’exécuter ce plan dans un centre commercial ou dans une université. Un second précise qu’il souhaitait tuer des « camarades » et un professeur de sa faculté de Droit à l’université Eötvös Loránd. Samedi, il est en partie revenu sur ses aveux, et a nié les plans qu’il avait pourtant décrits lors de son arrestation. Le « tueur potentiel » possède un permis de port d’arme, un pistolet 9 mm Parabellum et une carte de membre dans un club de tir. Lors de la perquisition de sa chambre, la police a pu établir son admiration pour les massacres dans les universités à travers le monde. On peut s’imaginer que la récente et dernière fusillade du genre en date, qui a eu lieu à Pécs dans le sud de la Hongrie, l’a également particulièrement inspiré. Identifié « Abel S. », le jeune homme est aujourd’hui en observation psychiatrique. Article lié: Fusillade à l’université de Pécs

L’écho français de « l’expo Sarko »

L’écho français de « l’expo Sarko »

13 février 2010 à 17 h 14 min 1 commentaire

De mémoire de journaliste francophone à Budapest, on n’avait jamais autant lu ou entendu mentionner la Perle du Danube dans les médias hexagonaux que cette semaine. De tous les côtés, télévisions, presse nationale, stations de radio et même l’excellent « zapping » de Canal+ (11/02) ont annoncé l’exposition de Pal Sarközy et (accessoirement) Werner Hornung à Budapest, s’étonnant faussement quelquefois de la carrière de peintre de Pal, patriarche de ce qu’il appelle lui-même « la dynastie Sarközy ». Chose étrange, nous n’avons vu aucun autre journaliste français présent sur place, au vernissage dimanche dernier. C’est donc bien plus l’annonce et une nouvelle occasion de parler du Président qui priment sur le commentaire purement artistique… Heureusement, dira t-on, pour ce jeune peintre de 82 ans qui lance à peine sa carrière depuis mai 2007, et une certaine élection en France. Les plus télégéniques des événements qui se sont produits dans la capitale hongroise n’ont sans doute jamais été autant médiatisés: ni les émeutes de l’automne 2006, ni la tempête du 20 août de la même année – ayant pourtant fait 3 morts, ni l’incontournable festival Sziget, n’ont égalé l’écho de « l’expo Sarko ».  Considérant les « progrès » de la communication, la première brèche effectuée dans le Mur dit « de Berlin » et la révolution de 1956 sont des événements majeurs de l’histoire magyare peut-être moins traités par les médias français que cette exposition, moitié artistique – moitié mondaine, en une seule semaine. Si cet « évènement » a beaucoup été annoncé, il a au moins eu le mérite d’inspirer aussi les meilleurs. Ainsi, nous ne pouvons résister au plaisir de vous faire écouter la chronique de Didier Porte sur France Inter jeudi matin, intitulée Le supplice du Pal… Sarkozy! . Une des rares analyses de l’oeuvre de Pal (voir tableau ci-dessus) cette semaine. L’exposition de Pal Sarkozy de Nagy Bocsa et de Werner Hornung est à la galerie Abigail au Millenium Center, Vaci utca (19-21) à Budapest, jusqu’au 26 février. La vidéo en question: Articles liés: Sarkozy expose à Budapest En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Les Sarkozy, entre le 92 et la Hongrie La France, fief de la dynastie Sarkozy?

Des péripatéticiennes pas si soumises

Des péripatéticiennes pas si soumises

11 février 2010 à 22 h 24 min 0 commentaire

Encore une belle trouvaille de nos confrères de pestiside.hu cette semaine. Le site d’info-tainment anglophone a titré il y a deux jours: « Nos putes sont mieux éduquées que les votres », en référence à une étude ethnique récemment établie dans le milieu de la prostitution en Italie. Cette info tombe à pic puisqu’elle nous rappelle que LA soirée carnavalesque à ne pas manquer, « Kamionosok és Kurvák » (camionneurs et putains), a lieu ce week-end à Budapest. Le club West Balkan sera t-il, samedi, le lieu d’un grand casting pour jobs d’été en Italie?

Fornetti, l’ « étouffe-chrétien » de l’année

Fornetti, l’ « étouffe-chrétien » de l’année

4 février 2010 à 0 h 53 min 0 commentaire

La fédération hongroise des franchises a élu la chaîne Fornetti entreprise de l’année 2009 pour son développement et son adaptation fulgurants tant en Hongrie qu’à l’étranger. Fabriquant de produits surgelés qui sont ensuite cuits sur le point de vente et vendus au poids, Fornetti a pris une place centrale dans la vie des Hongrois vivant en zone urbaine. Ses pâtisseries, petits fours, pogácsa et autres étouffes-chrétiens sont absolument partout en ville, et toujours à des endroits stratégiques du réseau de transports en commun.

La Hongrie coincée sous la neige

La Hongrie coincée sous la neige

1 février 2010 à 0 h 02 min 0 commentaire

C’est une véritable tempête de neige qui s’est abattue ce weekend sur la Hongrie comme sur une bonne partie de l’Europe centrale. Le pays a été placé en état d’alerte toute la journée de samedi pour faire face aux fortes chutes de la nuit et de la matinée. Rares sont ceux qui ont osé braver la couche de quelques 24 cm de neige relevée dans les rues de la capitale. La dépression a atteint le Nord-Est de la Hongrie dimanche causant la fermeture de routes et bloquant l’accès à plusieurs villages dans les départements de Szabolcs-Szatmar-Bereg et de Hajdu-Bihar. L’aéroport Ferihegy est resté fermé une grande partie de la journée de samedi causant de nombreuses annulations de vols. Malév n’assure pas Samedi à Madrid par exemple, les passagers du vol de 14h de la compagnie hongroise Malév, pour Budapest, sont restés sans aucune information jusqu’à 19h, pour finalement apprendre que seuls quelques chanceux parmi eux auraient le privilège d’embarquer… dans le vol du lendemain. Tant pis pour les autres, ils devront patienter jusqu’à lundi ou mardi, dans l’aéroport si ils n’ont pas les moyens de s’offrir deux nuits de plus à l’hôtel. Pendant cette longue attente à l’aéroport de Madrid, les clients de la Malév n’ont reçu aucune information de la part de leur compagnie, pas même une boisson  ou un sandwich. « Si un employé de la Malév se pointe, je lui casse la gueule !« , s’est emportée une jeune femme, traduisant assez fidèlement le sentiment général vis-à-vis de la gestion de la compagnie nationale hongroise. C’est à un employé roumain de l’aéroport que les passagers, Hongrois pour la plupart, doivent d’avoir pu trouver un hébergement pour la nuit de samedi à dimanche, à leurs frais bien sûr… Les services de météorologie prévoient de nouvelles chutes dans le courant de la semaine. Article lié: La Hongrie paralysée par un coup de vent

Des nouvelles du Budapest-Bamako

Des nouvelles du Budapest-Bamako

27 janvier 2010 à 0 h 01 min 0 commentaire

Ce n’est décidément pas un rallye comme les autres ! On se souvient que la menace terroriste agitée par le ministère hongrois des affaires étrangères avait finalement eu raison de la volonté des organisateurs et de son directeur, Andras Polgar, de mener la course jusqu’à Bamako, au Mali. C’est donc vers Agadir, au Maroc, que les participants font route. Il y seront vendredi. Enfin… pas tous les participants, car les plus téméraires d’entre eux ont quitté la route officielle lundi, au niveau de Laayoune au Maroc, bien décidés à rejoindre Bamako, comme cela était prévu !

Les tensions s’apaisent chez BKV

20 janvier 2010 à 15 h 51 min 0 commentaire

Les 26 syndicats et la direction de la Société des transports de Budapest (BKV) ont convenu mutuellement des clauses de la nouvelle convention collective de l’entreprise BKV tôt ce matin. Les 14 syndicats qui sont entrés en grève lundi dernier, provoquant de graves perturbations dans les transports de la capitale jusqu’à dimanche, ont appelé à lever le piquet de grève définitivement. Istvan Kocsis, PDG de BKV a exprimé sa satisfaction quant à la nouvelle convention collective, qui, selon lui, «sert les intérêts de la direction et ceux des employés, tout en assurant la maîtrise et la rigueur de la gestion financière» de l’entreprise en difficulté. Gabor Nemes, à la tête du comité de grève, a déclaré à MTI que la grève avait été un succès, puisque la nouvelle convention collective inclut tous les avantages dont bénéficiaient les employés auparavant. Il a également souligné que l’accord était illimité et restait ouvert. Il espère aujourd’hui que la coopération entre employés et direction reposera sur de bonnes bases à l’avenir. Articles liés: « Sztrajk » is over « La grève de la décennie » BKV: la grève et la galère continuent

« Sztrajk » is over

« Sztrajk » is over

18 janvier 2010 à 13 h 41 min 0 commentaire

Tous les services de la Société de transports de Budapest (BKV) sont en service comme d’habitude depuis ce matin. Les pourparlers ont été suspendu hier soir après 6 jours de grève. La direction et les syndicats sont tout de même parvenus à un accord préliminaire, hier soir vers minuit, sur le premier point des revendications des employés, le renouvellement de la convention collective des travailleurs. Les détails précis de l’accord seront débattus dans les prochains jours, et la grève ne touchera complètement à sa fin que lorsque la convention collective sera signée. Articles liés : « La grève de la décennie » La grève et la galère continuent

Budapest-Bamako : Interview exclusive avec les organisateurs du rallye

Budapest-Bamako : Interview exclusive avec les organisateurs du rallye

16 janvier 2010 à 14 h 07 min 0 commentaire

La cinquième édition du rallye Budapest-Bamako s’est élancée ce samedi matin à 8h de Városligeti Műjégpálya, proche de Hösök tér, et non de la piste de F1 du Hungaroring comme il était prévu. Quelques jour avant le départ, Hulala a rencontré ses organisateurs : András Polgár, le directeur de la course et Gábor Varga, son responsable logistique.

« La grève de la décennie »

« La grève de la décennie »

15 janvier 2010 à 19 h 11 min 0 commentaire

Seulement quelques bus et quelques tramways étaient en service aujourd’hui, pour le quatrième jour de grève des transports publics de Budapest (BKV). 42 bus roulent dans la capitale, dont certains ont réduit ou modifié leurs itinéraires Les trams circulent désormais sur 6 grands axes, mais toujours au ralenti.Le métro, les trolleys et le HEV quant à eux, fonctionnent normalement depuis ce matin. Entre les 14 syndicats grévistes et la direction de la BKV, les pourparlers sont restés au point mort depuis lundi, et aucune des deux parties n’a montré un signe de rapprochement. Elles se sont pourtant réunies une nouvelle fois tôt cet après-midi, et toujours pas d’issue en vue ce soir. Dans tous les médias hongrois, même la tragédie haïtienne, pourtant incoutournable, passe après cette grève considérée comme la plus longue depuis 10 ans. Une bombe pour bousculer les négociations… Dans la nuit de mercredi à jeudi, BKV a même reçu une alerte à la bombe, disant que plusieurs stations de métro de Budapest allaient être frappées entre 6h30 et 8h30. On ne sait s’il s’agit de l’initiative d’un gréviste, ou d’un usager exaspéré ou simplement d’un mauvais plaisantin, puisque les équipes de déminage n’ont rien trouvé après avoir passé toutes les lignes au peigne fin. …mais chacun campe sur ses positions Les syndicats réclament le renouvellement de la convention collective qui vient d’expirer et n’acceptent pas l’arrêt ni la réduction prévues des prestations sociales (santé – retraites). Ils demandent également à ce que leur primes de fin d’année habituelles leur soit rétribuées. Istvan Kocsis, PDG de l’entreprise qui croule sous une dette gigantesque (78 milliards HUF) et sous les scandales de corruption de sa direction, rétorque que l’entreprise n’est pas en mesure « d’offrir plus d’avantages » . « C’est en faisant des économies , que l’on pourra offrir de meilleures prestations » répète t-il. Sans blagues… Et du côté du comité de grève, on cherche encore les preuves selon lesquelles la société a les moyens de répondre à leurs demandes. A l’image de son site Internet, la BKV semble être dans l’impasse. Ce dernier présente la grève en première page avec l’anglicisme magyarisé « Sztrajk » mis en exergue. Article lié : BKV: la grève et la galère continuent

BKV: La grève et la galère continuent

BKV: La grève et la galère continuent

14 janvier 2010 à 0 h 04 min 0 commentaire

Protestant contre la réduction de leurs primes et n’ayant pas obtenu satisfaction de la part de leur direction, les employés de la BKV entament aujourd’hui jeudi leur troisième jour de grève consécutif. C’est donc une nouvelle journée de galère qui s’annonce pour les usagers des transports en communs et les automobilistes de Budapest. Une partie du personnel de la compagnie des transports publics de Budapest, la Budapesti Közlekedési Vállalat (BKV), est entrée en grève mardi matin, pour protester contre la réduction de leurs primes et réclamer un accord sur une nouvelle convention collective. Pour autant, tout dialogue n’est pas rompu. Mercredi matin, représentants des grévistes et direction se sont assis à la table des négociations, sans toutefois parvenir à trouver une issue à la crise. Ils se rencontreront pour de nouveaux pourparlers ce matin même, à 10h. Les premiers pour tenter de faire plier la direction sur ses revendications, et les seconds pour désamorcer un conflit qui s’avère très couteux pour la société. Fort du soutien d’une partie importante de la population hongroise, malgré les perturbations occasionnées, la grève pourrait être reconduite dans les jours prochains, en cas de nouvel échec des négociations ce matin. Un gentil chaos urbain pour le troisième jour consécutif Les scènes habituelles liées à ce type de situation qui se sont déroulées tout au long des deux premièr jours du mouvement dans la capitale hongroise, se dérouleront à nouveau  immanquablement ce jeudi matin et probablement toute la journée : tramway bondés, cyclistes de sortie malgré le froid, usagers nerveux et surtout embouteillages monstres dans toute l’agglomération budapestoise, qui compte plus de deux millions d’habitants. Mardi et Mercredi, la grève a immobilisé quelques 900 des 1100 bus urbains de Budapest et ce n’est pas le sous-traitant privé VOLAN auquel a fait appel la BKV pour remplacer son personnel en grève qui a pu rétablir le trafic et enrayer le mouvement. De leur côté, les trams aussi ont connus de nombreuses perturbations, à l’exception des numéros 2 et 6. En revanche, les métros, les deux Hév et les trolley- bus n’ont pas été touchés et fonctionnent normalement. Les cheminots menacent à leur tour… A l’appel du plus important syndicat de cheminots hongrois, le Syndicat libre des employés des chemins de fer (le VDSZSZ), une partie du personnel de la compagnie des chemins de fer, la MAV, a effectuée une grève de quatres heures ce matin même, entre 4h et 8h, afin de témoigner de leur solidarité avec les grévistes de la BKV. Le syndicat a annoncé qu’il pourrait reconduire la grève ce weekend si la situation n’avait pas évoluée d’ici là, laissant planer l’ombre de perturbations majeures, voire d’une paralysie du réseau ferroviaire. Depuis deux ans maintenant, ce syndicat proche de l’opposition de droite FIDESz, multiplie les grèves et les coups de force pour contrer la politique gouvernementale de réductions des coûts -par la fermeture de lignes notamment- et exigeant des augmentations de salaires de 10% et une prime unique de 250.000 HUF pour tous les cheminots (à peu près 1.000 euros), équivalant à deux mois et demi de leur salaire. …et la MALEV passe à l’action De son côté, la compagnie aérienne hongroise MALEV n’est pas en reste puisque 20% de son personnel au sol est en grève depuis lundi matin, entraînant des retards mais pas d’annulation de vols. Eux aussi réclament des augmentations salariales et la signatures d’une convention collective qui garantissent les emplois à le long terme. Articles liés : La BKV encombre le centre-ville Grève des transports et des professeurs BKV : Les contrôleurs préférés des fraudeurs

L’Euro de Futsal en Hongrie

L’Euro de Futsal en Hongrie

13 janvier 2010 à 18 h 23 min 0 commentaire

A Debrecen et à Budapest, la Hongrie recoit les phases finales des 6èmes championnats d’Europe de Futsal (foot en salle) de l’UEFA dès la semaine prochaine. Le match d’ouverture entre la Hongrie et l’Azerbaïdjan, à 17h30 mercredi prochain à la Papp Laszlo Arena de Budapest, sera une bonne occasion pour la sélection du pays organisateur de partir du bon pied devant son public. Pourquoi pas, d’ailleurs, créer la surprise par la suite? Les Hongrois et les Azéris partageront la poule A avec les favoris Tchèques. La France n’est pas parvenue à se qualifier, mais les grandes nations du football indoor sont, elles, au rendez-vous : l’Espagne tenante du titre, l’Italie sa dauphine, la Russie, le Portugal et l’Ukraine. La compétition a lieu tous les deux ans depuis 1999.

Bruxelles donne 345 millions € pour le périph' de Budapest

23 décembre 2009 à 1 h 04 min 0 commentaire

L’Union européenne vient de débloquer 95 milliards HUF (345 millions €) pour appuyer l’extension des travaux de la M0, futur périphérique de Budapest. Le montant total du projet étant estimé à 120 milliards HUF, c’est le gouvernement hongrois qui va débourser les 25 milliards restant, soit moins du quart du financement. L’ouvrage, qui sera certainement très pratique pour le flux routier de l’axe Est-Ouest en Europe centrale, devrait être opérationel en 2012. Source : MTI-ECONEWS

Marcus Miller, Bass szupersztár

Marcus Miller, Bass szupersztár

23 novembre 2009 à 9 h 45 min 1 commentaire

La tournée mondiale « Tutu revisited » de l’immense bassiste de jazz-fusion, Marcus Miller, fera étape demain soir à Budapest, à Petöfi Csarnok « Pecsa ». Rien que dans les années 1980, le nom de Marcus Miller apparaît sur pas moins de 500 pochettes d’album. Les rappeurs d’aujourd’hui, de Eminem à Jay-Z en passant par 50 cent le revendiquent tous comme une référence. Il a joué, entre autre, avec Aretha Franklin, Prince et Eric Clapton. Mais c’est sa rencontre dans les années 1990 avec la légende du jazz, Miles Davis, qui lui assurera définitivement la gloire avec « Star people », « We want Miles » et… « Tutu », l’objet de sa visite à Budapest. Sorti en 1986, « Tutu » est un ovni du genre qui a révolutionné la fusion jazz-funk. Entièrement composé et co-produit par Marcus Miller, il reste gravé comme l’album majeur de la période funk de Miles Davis. C’est cet album que revisitera Miller demain soir. Renseignements : Petöfi Csarnok, 19h Address: Budapest XIV. Zichy Mihály út 14. Proche de la station « Széchenyi fürdö ». http://www.pecsa.hu/ Tél. billetterie : 363-3730/114

Les "pigeons" plumés des night-clubs

Les "pigeons" plumés des night-clubs

27 octobre 2009 à 17 h 40 min 0 commentaire

  Sexe et touristes riment souvent avec arnaque à Budapest. Deux Hollandais en ont encore récemment fait les frais, à l’Eden club, sur Andrassy ut, avenue considérée comme les “Champs-Elysées” de la capitale hongroise. Ce night club plutôt “classe” en apparence a la mauvaise habitude de surcharger les factures de ses clients étrangers. Celle des deux bataves annonçait 560000HUF (2115€) pour quelques shots et des verres de vin. Cet établissement est déja sur la liste noire de plusieurs ambassades. Toujours le même mode opératoire: un touriste se fait séquestrer quand l’autre se fait accompagner au distributeur de cash. Cette fois, les bonnes poires s’en sont tirées pour 150000HUF (570€), le distributeur ne permettant pas de retirer autant de liquide d’un coup. Après avoir reçu leur plainte, la police est allée arrêter le manager et un employé pour séquestration. De plus, c’est la récidive qui les accable, puisque le mois dernier déja, deux autres touristes se sont faits avoir à hauteur de 300000HUF (1130€) au “paradis” dans les mêmes conditions. Seul problème, aucun avertissement de fermeture de la part des autorités du 6ème arrondissement n’avait été envoyé à “l’Eden” au premier incident. Si cela avait été le cas, l’établissement pourrait déja être fermé pendant un an. Article lié: Les attrape touriste de Budapest Le décret qui a la gueule de bois

De Villiers kiffe les gyros de Budapest

De Villiers kiffe les gyros de Budapest

28 mai 2009 à 15 h 54 min 2 commentaires

Philippe de Villiers, savourant son kebab dans un hammam? La campagne pour les européennes n’est certes pas très “sexy” comme en juge grand nombre de journalistes français, mais elle permet néanmoins de parler d’Europe de façon très cocasse. Après la désinvolture de Rachida Dati, voilà Philippe de Villiers qui bafouillait à son tour il y a deux jours sur RMC, au cours du quizz “politiquement concret” de Jean-Jacques Bourdin. Il a non seulement iséché sur les capitales slovène et slovaque, mais il s’est également senti obligé d’en rajouter lorsqu’il a eu l’occasion de s’épancher indirectement sur la question turque : “Qu’est-ce que le kebab ?” demande Bourdin. Réponse de Villiers, qui, à Budapest, s’est déjà senti très proche de la Turquie et loin de chez lui : “…c’est ce qu’on mange (rires) … qui est pour moi exotique, qui ne vient pas de culture française. (…) j’ai d’ailleurs mangé un “kebaque” à Budapest devant les bains turcs”. Outre la faute grossière de prononciation, et si les faits ont bien eu lieu, il s’est peut-être rendu compte que certains « török büfé » de la capitale hongroise sont tout aussi francophones que les restos kebab du Puy-du-Fou. Ca lui aurait certainement mieux fait digérer sa sauce blanche. Voir l’interview vidéo

Reprise des travaux de la nouvelle ligne de métro

19 mai 2009 à 15 h 29 min 0 commentaire

Le courant passe à nouveau entre le consortium  Bamco et la ville de Budapest. Les travaux pour la construction d’une quatrième ligne de métro (reliant Ujpest à Moricz Zsigmond körter) ont repris hier matin, à Szent Gellért tér, après un mois d’inactivité dû à un différent financier entre la municipalité et Bamco. Un nouvel accord a été trouvé le 28 avril dernier. De Szent Gellert tér à Fovam tér, la parcelle du tunnel passant sous le Danube devrait être creusée dans les cinq prochaines semaines, a affirmé Gusztáv Klados, le directeur du projet. Il a également annonçé que la direction de Bamco à Budapest avait été renouvelé et que depuis, leurs nouvelles relations étaient beaucoup plus détendues. La période de gel des travaux serait-elle donc définitivement révolue?

Saisie massive de marijuana asiatique à Budapest

Saisie massive de marijuana asiatique à Budapest

18 avril 2009 à 11 h 23 min 0 commentaire

Depuis le début du mois de mars, ce ne sont pas moins de 15000 pieds de cannabis d’origine vietnamienne cultivés à domicile qui ont été saisis par la police hongroise. Après cette longue traque, les autorités estiment aujourd’hui avoir complètement démantelé ce réseau de “botanistes” narcotiques Vietnamiens. Les plantations et les stocks d’herbe séchée ont été retrouvés petit-à-petit dans une vingtaine de foyers, tous situés en périphérie de Pest, dans les 14èmes, 16èmes et 17èmes arrondissements de la capitale. Chacun de ses foyers étaient occupés par des familles vietnamiennes selon Norbert Rodler, chef de l’équivalent de la brigade des stupéfiants (et des moeurs) à Budapest. L’enquête a d’ailleurs également révélé que l’organisation commençait tout juste à étendre son réseau à l’Europe de l’Ouest, via la République Tchèque. A ce jour, 17 ressortissants Vietnamiens ont été écroués, dont 4 leaders de ce cartel d’un nouveau genre en Europe Centrale. Ces derniers encourent 15 ans de prison.

Descente surprise au marché Chinois

Descente surprise au marché Chinois

14 avril 2009 à 9 h 20 min 0 commentaire

Le week-end dernier au marché Chinois de Jozsefvaros, le plus vaste de Budapest, la police a saisi toute une gamme de produits électroniques non soumis à taxation pour une valeur avoisinant les 32 millions HUF, soit un peu plus de 110 000€. Les descentes de ce genre sont pourtant rares à cet endroit… Ce dimanche de Pâques, les douanes de Budapest n’ont pas chômé. En débarquant dans le marché chinois situé à l’est de la capitale, les policiers ont interpellé un vendeur en possession de plus de 300 000 Cds et DVDs, ainsi que 700 cartes mémoires qui n’avaient pas été soumises à taxation. Le sort judiciaire de l’homme arrêté est encore inconnu Le marché chinois, véritable petite « ville dans la ville », faite d’allées sinueuses couvertes de tôles et de bâches en plastique encadrées par des containers superposés, est principalement connu des Budapestois pour sa vente de produits contrefaits, allant des vêtements aux jouets et parfums, en passant par certaines armes blanches et de poing. Évidemment, le marchandage y est de rigueur… Ne nous y trompons pas, cela n’a rien d’un souk, mais c’est toujours une bonne idée touristique pour une visite sans appareil photo hors des sentiers battus des bords du Danube! Reste à éviter les descentes de police qui pourraient devenir plus fréquentes dans les prochains mois.