La chasse aux tagueurs est ouverte

En marge de la réforme des retraites hier, une loi anti graffitis a été votée par le Parlement. Anecdotiques d’un point de vue expatrié peut-être, mais apparemment exaspérants pour certains habitants de Budapest, les tagueurs sont maintenant bel et bien dans la ligne de mire des autorités.  En tous cas, cette loi, qui prévoit jusqu’à un an de prison ferme pour les graffeurs sauvages est dans la veine « vieille école » des moeurs prônées par le gouvernement, qui a décidé de faire marcher droit les plus marginaux de ses administrés.

Photo du reportage d'Arte, "Insolents : rage de grafiti à Budapest" videos.arte.tv

Quoi qu’en dise le reportage de mai dernier sur Arte, intitulé Insolents : rage de graffiti à Budapest, il suffit de venir de Paris de Berlin ou encore de Montpellier, et d’habiter Budapest pour s’apercevoir que  la capitale hongroise n’a jamais été véritablement « sous les bombes » comme le chantait NTM dans les années 90… Et pour cause : les graffeurs des villes hongroises sont loin d’être les plus inspirés au monde. Mais ils sont aussi très loin d’être les plus nombreux.

Néanmoins, la répression prévue par cette nouvelle loi les concernant est extrêmement sévère : jusqu’à un an ferme pour les graffeurs qui seront pris en flagrant délit !

On savait que les médias hongrois devaient bien réfléchir avant de s’exprimer librement, il y a donc maintenant de quoi réfléchir avant de s’exprimer sur un mur en Hongrie… surtout si on est sans-abri ! Car depuis que la municipalité de Budapest a fermement décidé de s’attaquer aux squatteurs dans les passages souterrains, les parias risquent de cumuler les peines cet hiver.

C’est Gabor Tamas Nagy, député-maire Fidesz du très aisé et très historique 1er arrondissement de Budapest, qui a proposé cette loi anti graffitis. Avant qu’elles ne deviennent un fléau esthétique sur les murs de la colline du château de Buda, l’élu Fidesz a donc décidé de s’attaquer par la racine aux dérives urbaines de la culture occidentale contemporaine, et il a eu gain de cause au parlement, haut la main !

A la décharge des nantis de Buda, qui ne supportent pas les dégradations que provoque cette pseudo culture underground à Budapest, il faut mentionner que selon le reportage d’Arte, l’acharnement de la municipalité à vouloir nettoyer les graffitis a tout de même coûté 13 millions d’euros en 2009…

Reportage d’Arte : videos.arte.tv

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Un commentaire

  1. Je suis tres content de lire ca :)

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