Taxes « anti-crise » : Finances, Energie et Services en première ligne

Désormais, lorsqu’Orbán annonce quelque chose en Hongrie, cela se réalise aussi sec. Ainsi, il était facile de prévoir en fin de semaine dernière que le parlement hongrois allait adopter lundi, même tard dans la nuit, le second paquet d’impôts « anti-crise » visant les entreprises de télécommunications, d’énergie et de grande distribution. Selon le gouvernement, ces taxes temporaires sont introduites pour aider le pays à remplir ses engagements de réduction de déficit.

Le gouvernement de Viktor Orbán compte ainsi obtenir 161 milliards de forints par an (582 millions d’euros) d’ici fin 2012 qui viennent s’ajouter aux 200 milliards HUF par an (730 millions d’euros) qu’il obtiendra des établissements financiers, tels que les banques notamment. Avec le Parlement acquis à sa cause (à hauteur des deux tiers), il a fait fait valider son projet avec 294 voix pour, 44 contre et 12 abstentions. Les entreprises concernées devront payer leur impôt, sur la base de leur chiffre d’affaires 2009, dès cette année, d’ici le 20 décembre.

Parmi les entreprises concernées, certaines sont de grandes sociétés françaises : GDF-Suez, Vinci, EDF, Auchan, le groupe Delhaise (avec les enseignes Cora, Match et Profi). Côté hongrois, on ne bronche pas, avec, par exemple, Zsolt Hernádi, PDG de MOL (leader du carburant en Hongrie) qui s’est prononcé en faveur de l’ introduction de cette taxe.

Selon Orbán et son ministre des finances et du « développement national » Matolcsy, ce nouvel impôt est nécessaire pour contenir le déficit public à 3,8% du Produit intérieur brut en 2010 et le ramener sous 3% pour 2011, comme l’exigent les termes du prêt accordé en 2008 par le Fonds monétaire international et l’Union européenne. Ce prêt avait sauvé le pays de la faillite. Pourtant, la réduction d’impôts faisait bien sûr partie du programme électoral d’Orbán. Mais comme dirait l’autre, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », et tous les moyens sont bons pour obtenir les faveurs de l’Union Européenne : même taxer les banques, n’en déplaise au FMI.

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