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Médias : merci MTI !

Médias : merci MTI !

21 avril 2010 à 20 h 27 min 0 commentaire

Depuis deux jours, sans prévenir personne, si ce n’est aujourd’hui-même dans une de ses dépêches, l’agence de presse hongroise MTI présente un tout nouveau visage sur Internet. Elle a considérablement amélioré, pour le plus grand bonheur des observateurs étrangers, son service gratuit dans son contenu éditorial et son réseau de sites Web en hongrois et en anglais. L’interface a elle aussi pris un sacré coup de jeune, des catégories à la météo, en passant bien sûr par la quantité de dépêches postées.

Pas facile de faire de la politique « autrement » en Hongrie ?

Pas facile de faire de la politique « autrement » en Hongrie ?

7 avril 2010 à 23 h 54 min 2 commentaires

Il est vrai que la politique hongroise brille souvent par ses scandales (rumeurs, corruptions, coups tordus, complots, etc.). Toutes ces affaires ont fini par décourager un grand nombre de Hongrois à continuer à croire en leurs politiques. Hier, mardi 6 avril, c’était au tour du LMP (Lehet Mas a Politika – Une autre politique est possible) de se retrouver au coeur d’une « affaire » : le SzDSz (parti de l’alliance des libéraux démocrates) a annoncé vouloir ouvrir une enquête après le premier tour des élections sur l’un de ses leaders, le très libéral Janos Koka, ancien ministre des finances du gouvernement Gyurcsany de 2006 à 2008. Il l’accuse d’avoir aider le LMP à reccueillir des soutiens pour participer à cette élection. Cette accusation a été réfuté par LMP et par Janos Koka lui même.Mais le mal est fait. Les démocrates-libéraux du SzDSz, parti de gouvernement désormais moribond, auraient réussi a « salir » l’image de LMP, qui plus est quelques jours avant le premier tour, en alimentant une rumeur persistante depuis les débuts de ce parti. Selon certains au SzDSz, on retrouverait derrière le LMP les leaders de leur parti, cherchant à se refaire une image. De sources sûres, toutes ces rumeurs sont fausses et montrent à quel point il n’est pas facile de faire de la politique autrement en Hongrie. Transparence Le LMP a été créé il y a un peu plus d’un an et connait une ascension extrêment rapide.Avec un manque de budget mais avec beaucoup d’imagination et d’enthousiasme, les jeunes membres du LMP ont réussi à mener une belle première campagne pour les élections européennes l’année dernière, en obtenant 2,6%. Leur crédo : repolitiser la société en démontrant qu’une autre politique est possible en Hongrie. Ils militent spécialement pour une transparence totale du financement des partis politiques, et publient régulièrement le détail de leur recettes (toutes validées par un comité d’éthique indépendant). Au début de la campagne, ils avaient invité les autres partis à faire de même… ils n’ont jamais eu de réponse dans un pays où ce sujet est pour le moins sensible… Le programme du LMP s’articule principalement autour de trois thématiques. La lutte contre la corruption est le premier dossier auquel souhaiterait s’attaquer le LMP. Les questions environnementales sont également au premier plan, puisque les « jeunes » du LMP sont officiellement soutenus par les verts européens, depuis que Daniel Cohn-Bendit est venu les « adouber » le 1er mai 2009 à Erszébet tér. Ils proposent donc « naturellement » une nouvelle donne verte en Hongrie et en Europe-Centrale (green new deal). L’intégration de la minorité Rom se trouve également au cœur de leur militantisme. Un parallèle inédit Dans ces trois domaines du programme politique, et au vu du succès soudain d’un parti atypique, le LMP a quelques similarités exclusivement structurelles avec… Jobbik. Deux jeunes formations, dont aucun membre n’a jamais été élu au Parlement hongrois, se retrouvent rapidement, chacun avec ses idées, propulsés sur le devant de la scène politique, grâce à leurs positions critiques. LMP veut faire une politique radicalement différente, il se trouve que Jobbik aussi. Mais certainement pas dans le même style. Il apparaît donc que la Hongrie confirme son statut de territoire au paysage politique en transition, laissant place à la montée d’une nouvelle gauche progressiste et inspirée… et d’une nouvelle droite réactionnaire et provocatrice. La jeunesse, l’adaptation aux nouvelles technologies, l’ouverture de la communication vers l’international (notamment l’Europe), la pratique du happening font que ces deux partis ont pour point commun d’être dans l’ère du temps. Pas étonnant qu’ils puissent tous deux devenir la cible d’attaques en tous genres. Bientôt au Parlement ? Les derniers sondages montrent que ce jeune parti a des chances d’atteindre les 5% nécessaires et ainsi d’entrer au Parlement. Ce serait alors un nouveau défi, dont l’intitulé sonne de façon réaliste chez les jeunes leaders du LMP : essayer de faire de la politique autrement au Parlement hongrois. Articles liés: Législatives : ce qui peut encore arriver… et ce qui ne peut plus Rencontre avec le parti LMP, Lehet Mas a Politika

L’Europe non-démocratique dénoncée à l’Institut

L’Europe non-démocratique dénoncée à l’Institut

27 mars 2010 à 15 h 29 min 0 commentaire

« Une fois n’est pas coutume ». Lundi 22 mars, l’altermondialisme franco-hongrois était à l’honneur à l’Institut français de Budapest, dans le cadre d’une conférence intitulée « La nation européenne ? Les notions d’Etat-Nation et de supranationalités dans l’Union Européenne ». Afin de débattre sur la question, étaient conviés par Le Monde Diplomatique et le Cercle Kossuth, le directeur général du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, et le philosophe hongrois Gaspar Miklos Tamas, également fondateur d’Attac en Hongrie. Profondément marqués « à gauche », les deux professeurs, en accord sur de nombreux points, ont pris la parole chacun leur tour, se livrant à une critique profonde des politiques européennes actuelles. « L’absence d’unité européenne » Bernard Cassen n’a pas attendu la fin de son discours pour répondre à la problématique de cette conférence. Dans ses tout premiers mots, il a lancé que « la nation européenne n’existait pas encore » et qu’il n’était pas certain de la voir naître un jour. Il a rappelé qu’il ne fallait pas « confondre les peuples européens et les réseaux européens ». Selon lui, il existe des liens entre les peuples européens, mais les dénominateurs communs entre ces derniers ne sont pas assez nombreux pour pouvoir parler, à court et moyen terme, de nation européenne. Les deux professeurs ont tour à tour affirmés leur volonté de voir l’Europe changer. Certes, Tamas et Cassen se sentent « profondément européens » mais ils ne veulent pas mythifier cette Europe-là, qu’ils jugent anti-démocratique et trop profondément libérale économiquement. Tamas a même parlé d’un « mépris ouvert pour le peuple » de la part d’organismes tels que la Banque centrale Européenne, ou la Cour de Justice de la Communauté Européenne dirigés par des technocrates non-élus, dont les actes se limitent « à dicter les lois du marché ». « Si des mairies européennes existaient » a enchainé Cassen, « sur leur fronton, ne figurerait qu’un seul mot : la concurrence ». Des politiques européennes qui font le jeu des extrèmes Les travers ainsi décrits des politiques européennes font donc le jeu de Jobbik, selon Tamas, le parti d’extrême-droite étant le seul à critiquer ouvertement l’UE en Hongrie. Selon lui, il est difficile, dans son pays, d’avoir un regard critique sur l’UE sans être immédiatement affilié aux idées de Jobbik. Il rapporte d’ailleurs qu’il s’est lui-même fait traité de « nationaliste » ou de « populiste » par certains grands commentateurs politiques magyars. En faisant référence au Front National, et à sa résurrection aux élections régionales de la semaine dernière, Bernard Cassen s’est inquiété du fait que de plus en plus de citoyens mettent l’idée même de l’Europe dans le même panier que les politiques européennes. Il a regretté alors que « l’on jette le bébé de l’Europe avec l’eau du bain des politiques européennes » « Seules les crises feront progresser l’Europe » Après avoir vivement critiqué les institutions européennes, les deux penseurs ont proposé des solutions pour rendre l’Europe « davantage sociale et démocratique ». Cassen a affirmé, qu’avec la mise en place de la monnaie unique, le système en place ne pouvait qu’ « exploser » dans les années à venir. Les pays « à la traine » au niveau économique, ou même ceux trop en avance sur les autres comme l’Allemagne, pourraient être amenés prochainement à quitter la zone Euro. Le Directeur général du Monde Diplomatique a prétendu que : « seules des crises feront progresser l’Europe » et que seuls « des actes de dissidence inaugural » de certains gouvernements nationaux envers les politiques européennes pourraient faire avancer les choses. C’est bien sûr la nécessité de recréer une utopie européenne qui est en filigrane derrière ces propos. Gaspar Miklos Tamas, en total accord avec Bernard Cassen, a émis le souhait de ne pas voir le nationalisme sortir grand gagnant de cette crise identitaire européenne : « Si il n’y pas une résistance démocratique d’un côté, il y aura alors une résistance anti-démocratique de l’autre». Les programmes de L’Institut français de Budapest Articles liés : Un Hongrois représente bruxelles à Budapest Un 24 octobre fondateur pour Jobbik 1956: des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Le festival des Blancs sème la Terreur L’extrême droite fait son Sziget La rébellion de la Magyar Garda L’Europe au Jobbik! Européennes: l’absention remporte les élections

La terre hongroise restera interdite aux étrangers

La terre hongroise restera interdite aux étrangers

22 mars 2010 à 12 h 57 min 1 commentaire

La Hongrie entend maintenir les restrictions en place depuis 1995 visant l’acquisition de terres arables par des étrangers, afin de décourager les tentatives de transactions à but spéculatif.

Pas assez de Hongrois travaillent selon Eurostat

Pas assez de Hongrois travaillent selon Eurostat

16 mars 2010 à 17 h 40 min 4 commentaires

La Hongrie est l’un des pays où le taux d’emploi est le plus faible de l’Union Européenne, a rapporté hier le Bureau Central des Statistiques. Le taux d’emploi pour la classe d’âge des 15-64 ans était de 55,4% l’année dernière en Hongrie. Un taux très bas par rapport à une moyenne européenne de 64,8%. Seul Malte a réussi a faire pire que la Hongrie avec un taux d’emploi de 54,9% pour la même classe d’âge. Le taux hongrois reste très stable par rapport aux dix dernières années, alors que la moyenne européenne a légèrement augmenté pendant la même période. Le nombre de personnes possédant un emploi en 2009 était de 3,78 millions. 98 000 emplois de moins qu’en 2008; alors qu’en Europe la tendance est à la hausse (légère hausse mais hausse tout de même). En 2008, Malte était déjà le pays de l’Union Européenne avec le plus faible taux d’emploi pour la classe d’âge des 15-64 ans avec un taux nettement plus faible qu’en 2009: 55,3%. La Hongrie était déjà en avant dernière position des pays européens de ce classement avec un taux de 56,7%. La moyenne des pays de l’UE était de 65,9% en 2009. En 2009, 61% des hommes et 50% des femmes âgés de 15 à 64 ans avaient un emploi. Le taux d’emploi des 25-54 ans, groupe considéré comme le meilleur âge de travail, était de 72,9%. Taux qui reste inchangé depuis 2008, et 5,4 points en dessous de la moyenne européenne. La Hongrie reste au niveau de l’emploi l’un des plus mauvais élèves de l’Union Européenne. Tandis que le taux d’emploi dans l’Union Européenne, en moyenne, augmente, la Hongrie, déjà dans une situation difficile (en avant dernière position), n’arrive pas à augmenter le sien. Un véritable challenge pour le gouvernement à venir… A noter : Le taux d’emploi est obtenu en divisant le nombre de personnes occupées âgées de 15 à 64 ans par la population totale de la même tranche d’âge. La population occupée comprend les personnes qui, durant la semaine de référence et pendant une heure au moins, ont accompli un travail pour une rémunération ou un profit ou qui, n’ayant pas travaillé, avaient néanmoins un emploi dont elles étaient temporairement absentes. (Eurostat)

« Dialogue de sourds » sur la loi linguistique slovaque

« Dialogue de sourds » sur la loi linguistique slovaque

17 février 2010 à 5 h 00 min 0 commentaire

Le haut-commissaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, chargé des minorités nationales, s’est rendu sans son casque bleu à Bratislava et à Budapest la semaine dernière. Nouvel épisode de la « querelle de termes » entre la Slovaquie et la Hongrie, qui tourne cette fois à l’avantage des Slovaques. Knut Vollebaek a confirmé son diagnostic de septembre, la loi sur la langue d’Etat slovaque reste conforme aux recommandations de l’OSCE. L’entrée en vigueur de cette loi, s’appliquant de facto au demi million de magyarophones habitant le sud de la Slovaquie (10% de la population totale), a amplifié la dégradation, déja ancienne, des relations entre les deux voisins. Effectivement appliquée depuis janvier, elle limite forcément l’utilisation du hongrois dans la vie publique. Mais pour les Slovaques, il s’agit simplement de protéger la langue et les intérêts nationaux lorsque celle-ci doit être parlée ou écrite. Vollebaek campe sur ses positions Après une courte observation de l’application de la loi, Knut Vollebaek est venu rencontrer le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Balazs et le Premier ministre Gordon Bajnai, à Budapest. Il a répété que les amendements de la loi sont conformes aux critères de l’OSCE, donc aux normes internationales. Encore à la décharge des Slovaques, il a invoqué la maladresse dans la formulation du texte, qui prête à confusion et peut ainsi susciter de la méfiance, mais il n’envisage pas de réviser son jugement pour autant. Balázs a toutefois soutenu que cette mesure « bouleverse l’équilibre » entre les Slovaques et la minorité hongroise du sud de la Slovaquie, à laquelle il demande de formuler une législation complète sur les droits des minorités. « Si cette législation existe, alors pourra t-on parler d’égalité juridique et politique », a t-il affirmé. Côté hongrois, les nombreux détracteurs de cette loi font la sourde oreille quant aux problèmes que la tolérance d’une langue locale peut engendrer. Ils accusent les Slovaques d’utiliser l’argument administratif comme prétexte pour opprimer un demi million de Hongrois qu’ils ne peuvent pas supporter. Parmi les exemples les plus dramatiques, ils avancent que la loi prévoit des amendes pour des « délits » tels qu’un épitaphe en langue magyare sculpté sur une pierre tombale, sans traduction slovaque plus visible. La loi leur interdirait également d’annoncer un événement traditionnel ou folklorique uniquement en hongrois. Un thème sensible et électoral La question du statut de la minorité hongroise en Slovaquie – et dans d’autres pays voisins – suscite toujours une vive émotion, souvent utilisée à des fins politiques des deux côtés de la frontière depuis 1921 et l’amenuisement de la Hongrie à un tiers de son territoire. La Hongrie et sa voisine du Nord tiennent toutes deux des élections générales dans les mois à venir, et la question sensible de la minorité ethnique hongroise en Slovaquie fera sans doute plusieurs fois l’aller-retour entre Bratislava et Budapest. Rien de mieux que la méfiance envers son voisin pour créer l’Union sacrée chez soi. La question de la loi linguistique slovaque est sans surprise le point de convergence des grands partis politiques hongrois. La décision du gouvernement Bajnai d’indemniser ceux qui tomberont sous le coup de la justice slovaque pour « magyarophonie », est d’ailleurs la seule qui a fait consensus (chose très rare en Hongrie) depuis sa prise de fonction. A Bratislava lundi, le ministre des Affaires étrangères slovaques, Miroslav Lajcak, a demandé aux autorités hongroises d’agir contre la diffamation, qu’il juge systématique, dont les lois de son pays font l’objet en Hongrie. D’un côté où de l’autre du Danube, cette affaire de langues sert les intérêts électoraux immédiats de la droite conservatrice des deux pays, sortante en Slovaquie, « promise » en Hongrie. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a pu récemment se donner des forces en se nourrissant de sa querelle de voisinage publiquement: « nous ne serons pas bousculés par la Hongrie » s’est-il exclamé… en slovaque. En voila, un slogan électoral! la Slovaquie a ses raisons Pour se défendre des accusations d’oppresseur, Bratislava insiste sur le fait que sa législation vise uniquement à protéger la langue slovaque, et n’hésite pas à aller prendre des exemples ailleurs en Europe. En France en 2006, l’entreprise américaine GE Healthcare a reçu une amende de 570.000 euros pour ne pas avoir traduit 58 documents techniques et concernant la sécurité à ses employés français. Le gouvernement slovaque affirme que c’est expressément ce genre de vice de forme, en entreprise ou dans l’administration, que le non usage du slovaque pourrait entraîner. Fico et Bajnai avaient, au moment le plus fort de la crise l’an dernier, conjointement signé un compromis – en grande partie négocié par Vollebaek – où la Slovaquie acceptait d’observer un ensemble de principes sur l’application de sa nouvelle loi. La semaine dernière, le diplomate norvégien de l’OSCE a assuré qu’il suivra la question «jusqu’à ce que l’équilibre entre le renforcement de la langue d’État et la protection des droits des minorités soit atteint. » Les tensions étaient si élevées l’an dernier que l’on se serait cru dans les années 20, non loin du Rhin. En août, le Président hongrois, László Sólyom, s’était vu refoulé à son entrée en Slovaquie. Il ne s’y rendait que pour l’inauguration d’une statue de Szent Istvan au lendemain de la fête nationale hongroise, mais sa visite symbolique avait été perçue comme une provocation à Bratislava. Un tel camouflet diplomatique était encore sans précédent entre les deux États membres de l’UE et de l’espace Schengen, qui garantit théoriquement la libre circulation de tous les citoyens. Articles liés: La Slovaquie n’existe pas chez Easy Jet Bratislava redoute l’arrivée de la FIDESz au pouvoir Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois La Hongrie se plaint de la Slovaquie à Washington Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Protectionnisme: les champs de Hongrie aux Hongrois

Protectionnisme: les champs de Hongrie aux Hongrois

16 février 2010 à 15 h 06 min 0 commentaire

Le Parlement a approuvé hier une résolution appelant le gouvernement à obtenir de l’Union européenne l’interdiction d’étendre l’achat de terrains agricoles par des étrangers pour trois ans de plus. Le moratoire actuel prendra fin en 2011. Tous les députés à l’exception de neuf démocrates libres ont approuvé la résolution. Népszabadság a rapporté lundi qu’un gouvernement Fidesz, à partir d’avril, vendrait les terres appartenant encore à l’Etat aux agriculteurs hongrois avant que le moratoire se termine. Articles liés: La capital étranger pris en grippe?

Ianoukovitch officiellement vainqueur, Timochenko s’entête

Ianoukovitch officiellement vainqueur, Timochenko s’entête

16 février 2010 à 12 h 09 min 0 commentaire

Cette fois-ci, c’est fait. Dimanche soir, Viktor Ianoukovitch a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle ukrainienne par la commission électorale centrale et il sera officiellement investi à la présidence le 25 février. Ioulia Timochenko n’a toujours pas reconnu sa défaite et s’apprête à contester ce résultat devant la justice. « Nous préparons un recours devant la Cour administrative suprême », a précisé Olexandre Tourtchinov, vice-Premier ministre de Timochenko, selon lequel des fraudes massives ont eu lieu le jour de l’élection. Selon lui, le clan Timochenko a en sa possession des preuves accablantes sous forme de vidéos et de déclarations de témoins. Mme Timochenko avait déclaré plus tôt que des observateurs de la mission OSCE étaient prêts à témoigner de ces fraudes, mais ces initiatives ont été démenties par leur hiérarchie. Le combat de Ioulia Timochenko paraît sans espoir. Le peuple ukrainien qui a largement déchanté depuis la fameuse révolution orange qui avait porté au pouvoir Iouchtchenko et Timochenko aux dépens de Ianoukovitch aux élections présidentielles de 2004 n’était pas prêt pour un nouveau bras de fer et l’avait fait savoir aux candidats. Du côté de l’Union Européenne, la priorité était d’obtenir un résultat clair pour assurer un semblant de stabilité politique à ce pays qui se trouve à son contact direct et par lequel transitent 80% de ses importations en gaz russe. L’OSCE – l’organisme en charge de la surveillance des processus électoraux – était allé dans ce sens en déclarant que l’élection s’était déroulée de façon «honnête » et « transparente ». Une élection qui ne règle rien Ce n’était certes pas le favori des Européens, mais c’est le choix du peuple ukrainien, tel que validé par les institutions du pays. La très glamour et très pro-européenne Ioulia Timochenko, oligarque repentie, a bel et bien perdu. Son adversaire beaucoup moins télégénique, passe pour être l’homme des Russes. Pourtant ses liens avec Kremlin se sont distendus ces dernières années et Ianoukovitch affirme, bien qu’avec moins de zèle que sa rivale, vouloir faire intégrer l’Ukraine dans l’Union Européenne. Peu après sa victoire, il a fait part de sa volonté de rassembler tout le peuple ukrainien, y compris l’électorat de l’Ouest farouchement anti-russe. Mais gouverner un pays si divisé va se révéler délicat. Cette situation post-électorale n’est en tout cas pas de nature à consolider l’orientation du pays et tous les observateurs s’accordent à dire que l’instabilité politique va perdurer pour les mois, voire les années à venir chez le grand voisin de l’Est de l’Union. Articles liés : L’Ukraine repasse à l’est Ukraine : Inamovible Yanukovych

A Bruxelles, Haïti est encore au coeur de l’actu

A Bruxelles, Haïti est encore au coeur de l’actu

4 février 2010 à 12 h 34 min 0 commentaire

Mercredi, la dernière candidate de la Commission Barroso II, Kristalina Georgieva, été entendue par les eurodéputés. Aucune rumeur n’est venue troubler l’exercice, comme cela avait été le cas lors de l’audition de sa concitoyenne bulgare, Rumiana Jeleva. Pressentie pour gérer l’Aide humanitaire de l’Union, Georgieva avait de la matière à traiter, avec, en toile de fond, la polémique quant à l’importante participation européenne en Haïti,  peu visible au demeurant. Kristalina Georgieva avait certainement plus le profil – au vu de son curriculum vitae – pour diriger le portefeuille de l’Environnement que celui de l’Aide humanitaire, qui va probablement lui être confié. Qu’à cela ne tienne, elle s’est montrée très convaincante. Il est vrai que l’actualité la sert car l’on ne peut pas dire que dans le cadre de la gestion des conséquences du séisme haïtien, l’Union européenne ait été à la hauteur, et plus particulièrement la nouvelle responsable de sa diplomatie, Mme Ashton, complètement absente du théâtre des opérations. Ainsi, Bruxelles, plus grand contributeur financier du monde pour l’Aide humanitaire, et donc pour aider Haïti à se reconstruire, se fait damer le pion par les Etats-Unis. En effet, qui sait que l’UE est la première assistance financière de Port au Prince ? La couverture médiatique est pratiquement nulle à ce sujet. Les choses vont peut-être changer avec Kristalina Georgieva, qui a déclaré vouloir « rendre les citoyens européens fiers de l’aide humanitaire européenne ». Car, évidemment, hier lors de son audition, c’est surtout la situation en Haïti qui a retenu l’attention. Les députés européens l’ont non seulement questionnée sur ses compétences pour son travail à venir, mais, conscients des couacs de la gestion de la crise, lui ont demandé ce qu’elle aurait fait si elle avait déjà été en poste. Les autres points forts de l’audition En dehors de la réponse de crise de l’Union européenne suite au séisme à Haïti, la future commissaire bulgare a été entendue par les députés européens sur la mise en place d’un mécanisme communautaire de protection civile et la coordination des divers portefeuilles au sein de la Commission. A ce sujet, Kristalina Georgieva a finement répondu que « personne ne peut réussir seul, mais en travaillant ensemble nous pouvons faire la différence ». Elle a donc insisté sur la nécessité de collaborer avec les eurodéputés. Très consciente de la complexité de la direction européenne, elle a aussi rappelé l’indispensable coordination des politiques humanitaires européennes, tant au niveau parlementaire qu’à celui des commissaires, dont plusieurs touchent à l’aide internationale, l’aide humanitaire et la réponse aux crises, intitulé exact de son futur portefeuille. Le vote d’approbation définitif de la Commission européenne devrait intervenir le 9 février, suivi le lendemain 10 février par l’entrée en fonction de la nouvelle Commission. Articles liés: Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va Barroso II subit les bisbilles entre partis Un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

La Hongrie prépare le terrain pour présider l’Europe en 2011

La Hongrie prépare le terrain pour présider l’Europe en 2011

3 février 2010 à 23 h 05 min 0 commentaire

Pour la présidence du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2011, la Hongrie prévoit un effectif de 700 employés. La grande majorité d’entre-eux sont déjà fonctionnaires aux affaires européennes. Après l’Espagne et la Belgique cette année, la Hongrie viendra clore ce « trio présidentiel » d’un an et demi à partir du 1er janvier prochain. La Hongrie sera l’hôte d’environ 15 conseils ministériels informels au cours de son mandat de six mois. Le nombre de sommets de chefs d’Etat qu’elle accueillera est cependant encore inconnu, et sujet à discussion. Le ministère des Affaires Etrangères s’efforce actuellement de tout organiser. En attendant, le « trio » a élaboré un programme commun et a déja clairement établit les priorités communes aux trois présidences: promouvoir les efforts qui visent à sortir de la crise économique et renforcer la lutte contre le chômage de manière efficace. Une présidence sous le signe du Danube… Les trois pays sont également tombés d’accord pour promouvoir l’utilisation durable des ressources naturelles. C’est justement dans ce secteur que la Hongrie a un intérêt direct, notamment dans le développement d’une politique européenne intégrée de gestion des eaux. La nouvelle stratégie de l’Union européenne pour le Danube dont nous rapportions les débuts prometteurs il y a une semaine devrait d’ailleurs être effectivement lancée durant le mandat de la Hongrie. … et de l’approfondissement des relations orientales Dans la veine du travail diplomatique hongrois dans les Balkans depuis plusieurs mois, la présidence hongroise de l’UE devrait logiquement soutenir la politique d’élargissement et faire entrer la Croatie dans sa phase finale d’adhésion. Autre « highlight » à venir dans le dossier de l’élargissement, le second sommet du Partenariat Oriental initié par les Relations Extérieures de la Commission européenne, aura lieu pendant le mandat de la Hongrie. Ce partenariat étudie de nouvelles idées émises par la Commission, pour approfondir les relations de l’UE avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et, sous conditions, la Biélorussie. Pendant son mandat, la Hongrie s’efforcera de réussir l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, prévue pour mars 2011. Si cela se réalise, une bonne partie des frontières septentrionales et orientales de la Hongrie sera quelque peu soulagée d’une responsabilité qui pèse lourdement sur elle aujourd’hui. Péter Balazs, le ministre hongrois des Affaires Etrangères, a déclaré mercredi à MTI que la Hongrie a tenu à ajouter la diversité culturelle et le renforcement du régionalisme au programme de la présidence à trois. La semaine dernière, le même Péter Balazs se prononçait déja à Bruxelles sur les effets pervers actuels des accords de Dayton en Bosnie-Herzégovine, qui, politiquement divisée en trois communautés ethniques, subit une forte instabilité politique et se trouve sous la menace de tous les nationalismes. La Bosnie tiendra ses élections présidentielles et législatives en octobre cette année. Articles liés: Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube « Hajrá Pécs ! Hajrá Magyarország ! Hajrá Europa ! » Albanie-Hongrie, les nouveaux amis La Hongrie soutient l’adhésion de la Serbie à l’UE

UE: Le président polonais du Parlement cherche à se démarquer

UE: Le président polonais du Parlement cherche à se démarquer

2 février 2010 à 16 h 16 min 0 commentaire

Le président du Parlement européen Jerzy Buzek est en visite officielle de deux jours à Paris. Invité par le président de l’Assemblée nationale française Bernard Accoyer, il doit aussi rencontrer le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy. C’est l’occasion de revenir sur le parcours du premier président du Parlement européen originaire d’Europe centrale et sur les six premiers mois de son mandat. Aux côtés des occidentaux Barroso à la Commission et van Rompuy au Conseil, Buzek est le troisième homme. Il s’appuie alors sur ses origines de l’Est  pour se faire une place et émettre des priorités qui lui sont plus personnelles, orientées vers l’élargissement. Mais la visibilité est difficile à acquérir et les conditions de sa politique ne sont pour l’instant pas optimales. Elu à la tête du Parlement européen le 14 juillet dernier à une majorité jamais atteinte par un autre prétendant, Jerzy Buzek est un citoyen polonais, né dans une petit village de Silésie – à l’époque, en 1940, polonais – devenu tchèque par la suite, par le truchement des traités de paix. Membre du Parti populaire européen (PPE), c’est-à-dire de la droite, Jerzy Buzek a commencé sa carrière politique auprès de Lech Walesa dans le syndicat Solidarnosc. Premier ministre de la Pologne, puis eurodéputé, il est élu président du Parlement qui doit mettre en application le traité de Lisbonne. Etre Polonais a manifestement aidé Jerzy Buzek a être élu. C’est du moins ce qu’ont déclaré les représentants des différents partis politiques représentés à Bruxelles. Prétexte pour justifier la négociation d’une présidence tournante entre les deux principaux partis ? Toujours est-il que l’homme semble avoir fait une pratique unanimité autour de lui. Et avec raison, n’a-t-il pas – avec d’autres bien sûr -, préparé son pays à devenir membre de l’Union européenne et de l’OTAN ? A chacun son pré carré Jerzy Buzek doit surtout trouver sa place entre la présidence tournante de l’Union européenne – dirigée pour six mois par les Espagnols, le nouveau président du Conseil européen, Herman van Rompuy et le président de la Commission, José Manuel Barroso. Le traité de Lisbonne laisse plus de place aux députés européens et c’est l’occasion pour leur président de faire entendre sa voix et de jouer un rôle plus représentatif.  Mais l’exercice est loin d’être gagné. On l’a vu avec Copenhague. La sécurité énergétique et le changement climatique font partie des grands dossiers sur lesquels le Parlement doit travailler, mais avec pour l’instant aucuns résultats probants. En sera-t-il autrement pour la politique de l’élargissement à l’Est, déclarée comme une autre de ses priorités ? N’avait-il pas déclaré lors de sa victoire : « Je considère mon élection comme un signal pour les pays de l’Est et un hommage aux citoyens qui ne se sont pas soumis à un système hostile« . Le dossier de l’élargissement de l’Union européenne à l’Ukraine et aux Balkans semble pourtant lui aussi aller à reculons. Le charme est passé et aujourd’hui nombre des députés veulent mettre tout d’abord en adéquation les institutions européennes avec le nombre de pays membres. Cela ne pourra que se faire au détriment des candidatures ukrainienne et balkaniques qui risquent de se lasser et de le prouver à travers le résultat de leurs prochaines élections. Articles liés : Ukraine: inamovible Yanukovych Croatie: un nouveau président, faute de mieux Albanie-Hongrie, de nouveaux amis La Hongrie soutient l’adhésion serbe à l’UE

Toujours plus d’étrangers

28 janvier 2010 à 16 h 29 min 2 commentaires

Le nombre de résidents étrangers en Hongrie a augmenté, a annoncé lundi Zsuzsanna Végh, directrice du Bureau de l’Immigration et de la Citoyenneté. 216 000 possèdent un permis résidence, un chiffre en augmentation de 15% par rapport à l’année précédente Mme Végh a ajouté que le nombre d’étrangers habitant en Hongrie devait être plus important que les chiffres officiels, car nombre d’entre eux ne sont pas enregistrés. La plupart des immigrés non enregistrés ne sont pas illégaux, mais des européens profitant de l’ouverture de la Hongrie à l’espace Schengen depuis la fin 2007. Environ deux tiers des étrangers en Hongrie proviennent d’un pays de l’Union Européenne, avec une majorité d’allemands, de slovaques et de roumains. Les autres viennent essentiellement d’Ukraine, de Serbie et de Chine. Toutefois, l’immigration clandestine est en hausse par rapport à l’année dernière. Une augmentation stable depuis 2004. En 2009, 10 fois plus d’afghans sont rentrés en Hongrie que l’année précédente et représentent les clandestins les plus nombreux à pénétrer le pays. Alors qu’en Europe, l’immigration clandestine a chuté de 20% l’année dernière, elle a agumenté de 29% en Hongrie par rapport à 2008. Le nombre de demande d’asile a augmenté de 50%. Seulement 4% des demandeurs d’asile ont obtenu le statut de réfugié en 2009. Les autres ont été déportés dans 23 différents pays. Articles liés: En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Noyés de la Tisza: 7 passeurs arretés Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

24 janvier 2010 à 19 h 21 min 1 commentaire

A Bruxelles cette semaine; le lobbying des pays de l’Union européenne traversés par le Danube a très bien fonctionné. Avec les eurodéputés roumains en tête, le projet de stratégie pour le Danube a suscité beaucoup d’intérêt auprès des institutions, par-delà les clivages partisans. Mercredi, un débat au Parlement a démontré qu’une grande majorité des députés allemands, autrichiens, slovaques, hongrois, bulgares et roumains soutiennent la stratégie « transdanubienne ». Lors de son audition le 14 janvier dernier, le candidat autrichien de la Commission à la politique régionale, Johannes Hahn, avait déja fait de ce projet une des priorités de la Commission. Cette stratégie pour le bassin du Danube, qui ne concerne pas moins de 80 millions de personnes, découle du sens commun. Le Danube est un « don » de la nature pour renforcer la coopération politique et économique des peuples de l’Est et de l’Ouest de l’Europe. Pour les eurodéputés, il va de soi que cette coopération doit d’abord avoir une plus-value européenne. Plus précisément, il s’agira d’améliorer le développement d’une région étendue du Rhin à la Mer Noire, en se concentrant notamment sur les transports, la protection de l’environnement, le tourisme durable, les échanges scientifiques, l’héritage culturel et la diversité linguistique. Sans aucun doute, la Serbie sera invitée à coopérer de près ou de loin, et du même coup à renforcer le climat de confiance qu’elle partage avec l’UE. La stratégie s’est officialisée jeudi 21 janvier par une résolution votée au Parlement, soutenue par toutes les factions politiques européennes. Les eurodéputés souhaitent que des politiques « transdanubiennes » soient fonctionnelles d’ici la fin de l’année. La Commission a déja fait savoir qu’elle a mis en place un groupe de travail sur la question. L’eurodéputé social-démocrate roumain, Victor Boştinaru, est pressenti pour être le rapporteur de la stratégie au nom de la commission Développement régional de l’assemblée européenne. sources: euractiv Articles liés : Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va Barroso II subit les bisbilles entre partis Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Eurostat: plus d’un tiers des Hongrois sont pauvres

Eurostat: plus d’un tiers des Hongrois sont pauvres

21 janvier 2010 à 2 h 45 min 2 commentaires

L’office européen des statistiques Eurostat a publié, lundi 18 janvier, les résultats d’une grande enquête mesurant la pauvreté et l’exclusion sociale au sein des différents pays de l’Union européenne. Il apparaît que la Hongrie est le pays où la pauvreté matérielle est la plus grande, juste après la Bulgarie et la Roumanie. Selon cette enquête, basée sur des données de 2008, « seulement » 12% des Hongrois seraient menacés de pauvreté, un « score » pour le moins très honorable puisqu’il situe la Hongrie au niveau des pays européens les mieux lottis en la matière : l’Autriche, le Danemark ou encore la Suède ! Les personnes âgées hongroises, de 65 ans ou plus, seront aussi certainement soulagées d’apprendre que, de tous les pays de l’Union, ce sont elles les moins exposées au risque de pauvreté, seulement 4% d’entre elles ! On l’aura compris, les résultats de cette étude ne sont pas très représentatifs des réalités sociales et doivent être pris « avec des pincettes ». Et pour cause, ils sont fondés sur les seuils de pauvreté relatifs à chaque Etat et ces seuils varient énormément d’un Etat à l’autre. Par exemple, en unité monétaire fictive SPA (pour standard de pouvoir d’achat), il est fixé à 4000 en Hongrie, contre 9700 en France. En fait, la Hongrie fait grise mine… Pour se faire une idée malheureusement plus juste de la réalité hongroise, il faut se pencher sur la deuxième partie de l’enquête d’Eurostat, celle qui mesure en des termes plus absolus et plus concrets la pauvreté matérielle de chaque pays. Avec la moitié de la population en situation de privation matérielle, la Bulgarie (51%) et la Roumanie (50%), qui n’ont intégré l’Union qu’en 2007, sont dans la plus mauvaise situation. Selon Eurostat, plus d’un tiers des Hongrois (37%) est en situation de pauvreté matérielle, à la troisième plus mauvaise place. Le taux moyen de l’Union est estimé à 17%. On distingue clairement les pays d’Europe centrale et orientale, beaucoup plus pauvres matériellement que ceux de l’Ouest de l’Europe : 5% des Néérlandais et des Suédois, 11% des britanniques et 13% des Français et des Allemands. L’enquête Eurostat nous apprend aussi très concrètement que les deux-tiers des Hongrois ne peuvent pas s’offrirent une semaine par an de vacances hors de leur domicile, une part deux fois plus importante que pour les Français (67% et 32% respectivement). Un dizième de la population hongroise n’arrive pas à se chauffer correctement, une proportion deux fois plus importante que pour la population française, ici encore. Pour ce qui est de l’alimentation, un quart des Hongrois ne peut consommer de la viande tous les deux jours, contre moins d’un dizième en France. Quant à acquérir un véhicule, un cinquième des Hongrois en est incapable alors qu’ils ne sont que 4% en France. La date de publication des résultats de l’enquête EU-SILC (pour European Union – Statistics on Income and Living Conditions) ne doit rien au hasard puisque c’est aujourd’hui même que la Commission et la présidence espagnole de l’Union européenne inaugurent l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, à Madrid. Selon les chiffres diffusés par Eurostat, 17% de la population de l’UE est directement « menacée de pauvreté ». Sans surprise, ce sont les enfants et les personnes âgées qui sont les plus vulnérables, un cinquième d’entre eux. Souhaitons donc bonne chance à la présidence espagnole… *Le taux de privation matérielle définit la part de la population qui déclare ne pas être en mesure d’accéder à quatre biens ou services parmi les neuf retenus pour l’enquête : la capacité à faire face à une dépense imprévue, la capacité à s’offrir chaque année une semaine de vacances hors de son domicile, l’existence d’arriérés de paiements, la capacité à s’offrir un repas composé de viande tous les deux jours, la capacité à chauffer convenablement son domicile, la possession d’un lave-linge, d’un téléviseur couleur, d’un téléphone et d’une voiture personnelle. Article lié: 20ans après et toujours aussi désabusés

Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va

Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va

20 janvier 2010 à 14 h 37 min 0 commentaire

Sans surprise,  les coordinateurs de la commission Développement n’ont pas réussi à se mettre d’accord et un ultime vote hier matin a rejeté la candidature de Rumiana Jeleva, la prétendante bulgare. Contrairement à ce qui avait été envisagé, ce n’est pas le ministre bulgare de la Défense qui a été proposé pour la remplacer, mais l’actuelle vice-présidente de la Banque mondiale,  Kristalina Georgieva. C’est hier, mardi 19 janvier, que la décision a été prise. Une véritable censure des groupes représentants la gauche au Parlement européen a eu raison de Rumiana Jeleva. Cette dernière semble avoir été profondément meurtrie par la campagne de dénigrement orchestrée par différents parlementaires européens, bulgares et autres. Reliée par les médias de Sofia mais aussi de l’Union, des rumeurs sur un conflit d’intérêt entre les différents mandats politiques et privés de Rumiana Jeleva ont décrédibilisées sa candidature ainsi que sa réputation professionnelle dans le cadre de sa nomination à la commission du Développement et de Réponses de crises. La ministre bulgare des Affaires étrangères a même déclaré vouloir démissionner de tous ses mandats politiques et a émis l’intention de s’installer aux Etats-Unis. La blessure est profonde, elle s’est dit “touchée dans son honneur”. Le Premier ministre de Sofia, Boyko Borissov a rapidement pris acte de la décision bruxelloise et a immédiatement proposé la candidature de Kristalina Georgieva qu’il devait manifestement garder dans sa manche. Il y a une semaine, lors de l’audition ratée de Rumiana Jeleva, c’était le nom du ministre bulgare de la Défense qui circulait. Mais le Premier ministre a vite compris que des tares insurmontables marqueraient pour longtemps les candidats bulgares issus du monde politique de Sofia. En effet, dans les couloirs des parlements européens, la crédibilité des candidats de Bulgarie est entachée du sceau de la corruption. Pour éviter un nouveau scénario catastrophe, le chef du gouvernement s’est retourné vers une personnalité dont la formation et la compétence ne peuvent être mise en doute. Le traité de Lisbonne renforce les pouvoirs des parlementaires européens, si la commission l’oubliait, ils lui auront rappelé à travers cet épisode. Le Premier ministre bulgare a refusé la démission de la malheureuse candidate de son poste aux Affaires étrangères et celle-ci remise de ces émotions devrait reprendre rapidement ses activités à Sofia et peut être même à Bruxelles et à Strasbourg, où, avant ce malheureux épisode, elle était députée… Kristalina Georgieva, une remplaçante irréprochable Toutefois et contrairement à la dernière fois, ce refus des parlementaires européens d’un candidat de la Commission n’a  pas obligé José Manuel Barroso a revoir entièrement sa copie. Les compétences de Kristalina Georgieva en matière de gestion de crises et de protection environnementale ne seront pas aussi aisément remises en cause qu’avec Roumiana Jeleva. Elle a publié près de 80 articles dans des revues spécialisées sur ces thèmes. Agée de 57 ans, la solution bulgare est vice-présidente de la Banque mondiale depuis 2008 mais y travaille depuis 1993. C’est une femme et c’est un point important, car le départ de Roumiana Jeleva et son éventuel remplacement par le ministre bulgare de la Défense aurait encore plus mis en péril la représentation du genre au sein de la Commission. De formation bulgare et anglo-saxonne, Kristalina Georgieva travaillera en contact étroit avec Catherine Asthon, la Haute représentante à la politique étrangère. Cette spécialiste des questions environnementales et de développement durable devrait donner complètement satisfactions aux eurodéputés qui se sont désormais parés d’une armure de défenseur de la probité et de l’honnêteté au coeur du « machin » bruxellois. Kristalina Georgieva a deux semaines pour préparer son grand oral et devrait passer devant les parlementaires le 3 février, afin que la nouvelle Commission puissent commencer officiellement ses activités le 9. Articles liés: A Bruxelles, Haïti est encore au coeur de l’actu Barroso II subit les bisbilles entre partis européens Un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Bratislava redoute l’arrivée de la FIDESz au pouvoir

Bratislava redoute l’arrivée de la FIDESz au pouvoir

20 janvier 2010 à 13 h 11 min 0 commentaire

Quelques semaines avant les élections législatives hongroises, le pouvoir slovaque prévoit l’aggravement de sa guerre froide avec la Hongrie. Le Premier ministre Robert Fico et le Président Ivan Gasparovic, ont exprimé la semaine dernière leurs préoccupations quant à la forte probabilité de victoire du parti conservateur de droite FIDESz. « La Slovaquie doit bien se préparer pour les élections législatives d’avril prochain en Hongrie qui seront remportées par la Fidesz, parti aligné au grand chauvinisme et au nationalisme hongrois » a déclaré Robert Fico à la télévision slovaque dimanche 10 Janvier. « L’animosité à l’encontre de la Slovaquie sera de plus en plus alimentée et les relations slovaquo-hongroises seront de plus en plus délicates« , a t-il ajouté. Le ridicule ne tue pas De son côté, le leader du Parti national slovaque (PNS), s’est totalement « enflammé » en faisant la démonstration de sa paranoïa, dans une interview avec l’agence de presse SITA lundi 11 janvier. Jan Slota a déclaré qu’il était insensé de croire que la présence des deux pays dans l’OTAN et dans l’Union européenne puisse signifier que la menace à la frontière sud de la Slovaquie n’existe plus. N’ayant pas peur du ridicule, il a même étayé ses croyances: « C’est une grande erreur. Prenez Chypre en exemple: La Turquie et la Grèce, deux membres de l’OTAN, sont pourtant encore en guerre. Chypre a d’ailleurs été divisée en deux. Il nous faut donc nous réveiller et réagir dans l’intérêt de notre défense. » Un citoyen slovaque sur dix est hongrois. Le gouvernement Fico, coalition qui comprend le Parti d’extrême droite de Slota, utilise souvent les rivalités ethniques pour gagner des points dans sa cote de popularité. Cependant, le Président Gasparovic a tout de même reconnu que l’intégration de la Slovaquie dans l’Union européenne a fait ressortir de bonnes relations avec ses voisins dans de nombreux autres domaines. La coopération stratégique économique, du groupe des 4 de Visegrad par exemple, en est la meilleure manifestation. Articles liés: Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Une stratégie énergétique régionale pour en finir avec l’Ukraine Les Slovaques persistent et signent Les 4 Visegradi font craquer Sarkozy En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Barroso II subit les bisbilles entre partis

Barroso II subit les bisbilles entre partis

14 janvier 2010 à 7 h 12 min 0 commentaire

L’ « ex communiste » hongrois Laszlo Andor, futur commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, a été auditionné hier pendant 3 heures par un comité de députés européens. Il a finalement fait une très bonne impression. C’est maintenant au tour de la Bulgare Rumiana Jeleva de passer au détecteur de « casseroles » . Le fait qu’elle soit déja sur un siège éjectable a suscité la réaction défensive de son groupe parlementaire (PPE) à l’encontre du socialiste Maros Sefcovic, nommé par la Slovaquie. Au Parlement européen, les auditions de ces deux nouveaux commissaires européens tournent alors à l’opposition gauche-droite. Première commissaire au centre de la polémique, Rumiana Jeleva, actuelle ministre des Affaires Etrangères bulgares et pressentie au portefeuille de l’Aide humanitaire à la Commission. Lors de son audition mardi, elle a très vite été mise en difficulté sur ses compétences, mais aussi accusée d’avoir fait de fausses déclarations d’intérêts financiers. Ancienne eurodéputée, affiliée au Parti Poulaire Européen, les députés socialistes veulent sa peau. Pour contre-attaquer, les conservateurs du PPE choisissent le Slovaque Maros Sefcovic comme cible idéale au Parti Socialiste Européen, qui plus est appelé à devenir vice-président de la Commission. Certaines déclarations publiques passent inaperçues à Bratislava, mais pas à Bruxelles. En 2005, Sefcovic a tenu certains propos discriminatoires à l’encontre de la communauté Rom, qui pourraient bien embarrasser la Commission aujourd’hui. “Jeleva a été victime d’une chasse aux sorcières mais jusqu’ici, elle a clairement dit que ce n‘était pas fondé. En revanche, dans le cas de Sefcovic, je ne pense pas qu’un membre de la Commission, un vice-président de la Commission puisse tenir des propos qui sont discriminatoires, à l’encontre d’un groupe ethnique tout entier, un groupe très considérable à savoir les Roms” , a déclaré le vice-président du PPE au micro d’Euronews En attendant le sort de Sefcovic, Rumiana Jeleva doit montrer patte blanche en prouvant que les parts qu’elle aurait dissimulé sont aujourd’hui celles d’une société qui ne lui appartient plus. Articles liés: Jeleva, un petit tour et puis s’en va Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Croatie: un nouveau président, faute de mieux

Croatie: un nouveau président, faute de mieux

11 janvier 2010 à 8 h 18 min 1 commentaire

Hier, la Croatie a élu son troisième président de la République depuis l’indépendance acquise en 1991. Avec près de 65% des suffrages, le discret social-démocrate Ivo Josipovic (SPD) remporte l’élection haut-la-main face à son ancien camarade de parti, le maire de Zagreb, Milan Bandic. Dans la perspective de l’intégration, dans un ou deux ans, de la Croatie à l’Union européenne, le résultat de cette élection semble idéal, mais impose au nouveau président de mettre de l’ordre dans la vie politique du pays. La Croatie traverse une crise politique depuis des mois. Le parti jusqu’à maintenant au pouvoir, le HDZ (droite) s’est complètement discrédité avec les nombreuses affaires de corruption qu’il traîne derrière lui et dans le gouvernement. Le président sortant, le centriste Stipe Mesic, avait pourtant, depuis 2000, réussi à mettre Bruxelles en confiance en stabilisant au mieux des gouvernements.  La Constitution croate, qui n’autorise pas plus de 2 mandats présidentiels,  lui empêchait de se présenter. L’ombre de Bruxelles sur le scrutin Victime de la triste réputation de son parti, le candidat du HDZ n’a recueilli que 12% des voix au premier tour. Le SPD se retrouvait alors avec un candidat officiel face à l’un de ses dissidents dans un second tour qui a tourné à la mascarade. La présidence étant avant tout symbolique en Croatie, un prof de droit effacé, peu charismatique et réputé honnête tel que Josipovic a donc pu largement s’imposer. Ce violoniste renommé va néanmoins devoir muscler son jeu pour garantir l’impartialité des institutions, rétablir la confiance des citoyens en la justice du pays et négocier au mieux leur entrée, tant attendue, dans l’UE. De la classe politique aux électeurs, la Croatie semble sous l’hypnose du docteur Bruxelles. Phénomène chronique pour un pays d’Europe considéré en « transition démocratique », tout le monde doit « s’européaniser » . Au moment où la Croatie doit négocier son virage européen, le mécanisme d’intégration a joué dans l’élection un rôle de maître chanteur. En posant la stabilité politique comme condition suprême d’adhésion, il a orienté le scrutin vers un choix unique qui n’en est pas un. Selon beaucoup d’observateurs, la victoire de Josipovic annonce logiquement des élections législatives anticipées, pour que la Croatie trouve, du moins officiellement, une issue à sa crise politique.

« Hajrá Pécs ! Hajrá Magyarország ! Hajrá Europa ! »

« Hajrá Pécs ! Hajrá Magyarország ! Hajrá Europa ! »

10 janvier 2010 à 23 h 20 min 0 commentaire

Ce soir, la cérémonie officielle d’ouverture de Pécs 2010 a eu lieu devant plus de 10.000 personnes et fut diffusée en direct sur la chaîne de télé hongroise M1. Elle a donné le départ d’une année de manifestations culturelles placées sous le signe de l’Europe centrale et de l’ouverture sur les Balkans. Avec un peu plus de 150000 habitants, Pécs est la cinquième ville de Hongrie, mais la première du pays à être capitale européenne de la culture.

Un Hongrois représente Bruxelles à Budapest

Un Hongrois représente Bruxelles à Budapest

7 janvier 2010 à 16 h 57 min 2 commentaires

Alors que la Hongrie est membre participatif de la présidence à trois de l’Union européenne et qu’elle en prendra la tête dans un an exactement, Bruxelles  vient de nommer un nouveau chef de sa représentation à Budapest. En poste depuis une semaine dans la capitale hongroise, le représentant de la Commission choisi par Bruxelles est hongrois. Ancien directeur de la stratégie à la direction générale «Communication» depuis 2006, Tamas Szűcs n’ignore certainement pas la tâche difficile qui l’attend en cette année 2010. La décision de la Commission européenne de nommer un Hongrois en Hongrie n’est certainement pas anodine, elle a d’ailleurs choisi pour cette mission un  ancien diplomate à la Représentation permanente de la Hongrie auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, qui était principalement chargé de la coordination des négociations d’adhésion et des négociations sur la réforme institutionnelle de l’Union européenne. L’année 2010 est, en effet, riche en événements et autres rendez-vous politiques et sera sans doute le témoin d’une évolution radicale de la politique européenne hongroise. Les sondages concernant les prochaines élections législatives donnent la droite hongroise (FIDESz) largement victorieuse ne sont un secret pour personne. Non seulement la droite hongroise, d’ailleurs, mais aussi l’extrême droite (Jobbik), déjà représentée au Parlement européen. Depuis quelques temps, nul n’a pu ignorer l’évolution de certains politiciens et élus magyars vis-à-vis de la présence étrangère – principalement économique pour l’instant – en Hongrie. Les milieux diplomatiques sont inquiets, ils l’ont fait savoir et ils ne sont pas les seuls. Un choix opportun ? C’est pourquoi, il convient de se demander si le choix de Bruxelles est opportun. Surtout si l’on connait les origines politiques de Tamas Szűcs qui a été successivement le chef de cabinet des commissaires Péter Balázs et László Kovács : tous les deux éminents représentants de la gauche hongroise, tous les deux actuel et ancien ministre des Affaires Etrangères. C’est pourquoi, on imagine aisément la qualité du dialogue entre le représentant de la Commission européenne et les administrations nationales après les élections d’avril. Il est vrai que suite à l’adoption du Traité de Lisbonne, les représentants ont vu leur rôle de rapporteur et d’analyste s’accroître, et qu’au vu de la complexité de la situation politique hongroise actuelle, seul un Hongrois ou un spécialiste de ces questions peut comprendre ce qu’il s’y passe. D’un autre côté, Tamas Szűcs devra convaincre ses compatriotes qu’ils ont fait le bon choix en intégrant l’Union européenne. La tâche n’en sera pas plus aisée car aujourd’hui nombreux sont les déçus, surtout depuis que Bruxelles a refusé d’aider la Hongrie face à la crise économique particulièrement sévère à Budapest. Articles liés : Le capital étranger pris en grippe? Barroso II : la chasse aux sorcières est ouverte

A Budapest, le froid entre Kiev et Moscou impose un remède rapide

A Budapest, le froid entre Kiev et Moscou impose un remède rapide

4 janvier 2010 à 12 h 29 min 0 commentaire

Plus qu’une semaine avant que les Russes ne coupent le robinet. Depuis le début du mandat présidentiel de Viktor Iouchtchenko en Ukraine, les hivers sont rudes en Europe Centrale et dans les Balkans. Un pays comme la Hongrie, ayant hérité d’une forte dépendance au gaz russe sous l’ère socialiste, passe tous ses hivers depuis 5 ans sous la menace d’une coupure de gaz par la Russie, dûe à ses ennuis avec l’Ukraine. Cette dernière vient de réduire considérablement sa commande de gaz à la Russie en 2010 pour espérer pouvoir éponger sa dette un jour.

Bruxelles donne 345 millions € pour le périph' de Budapest

23 décembre 2009 à 1 h 04 min 0 commentaire

L’Union européenne vient de débloquer 95 milliards HUF (345 millions €) pour appuyer l’extension des travaux de la M0, futur périphérique de Budapest. Le montant total du projet étant estimé à 120 milliards HUF, c’est le gouvernement hongrois qui va débourser les 25 milliards restant, soit moins du quart du financement. L’ouvrage, qui sera certainement très pratique pour le flux routier de l’axe Est-Ouest en Europe centrale, devrait être opérationel en 2012. Source : MTI-ECONEWS

Budapest-Belgrade: un vol qui crée des liens

Budapest-Belgrade: un vol qui crée des liens

17 décembre 2009 à 0 h 18 min 1 commentaire

Dix-sept ans après avoir été suspendue, la ligne aérienne directe reliant la capitale hongroise Budapest à la capitale serbe Belgrade a ré-ouvert lundi dernier. Une évolution qui anticipe la levée imminente d’obligation de visa pour les citoyens serbes se rendant dans l’Union européenne. Le premier avion assurant la liaison, affrété par la compagnie hongroise Malév, a atterri à l’aéroport international de Belgrade à 14h15 (heure locale), quarante-cinq petites minutes seulement après avoir décollé de Budapest. La compagnie a officiellement annoncée que les trois-quarts des billets quotidiens mis en vente pour le mois de décembre, au prix de départ de 99 euros, ont déjà été réservés. Plusieurs compagnies aériennes concurrentes ont d’ores et déjà emboitées le pas de la compagnie hongroise, qui assurera la liaison, et étudient la desserte de la capitale serbe. Un marché qui s’avèrera probablement très juteux, tant les possibilités de voyage des Serbes ont été entravées par une politique de visa très restrictive. Seuls 300 kilomètres séparent les deux capitales et pourtant elles n’étaient plus connectées par voie aérienne depuis 1992, année où les premières sanctions internationales sont tombées contre le régime de Belgrade pour le punir de sa « politique balkanique », en Croatie et en Bosnie. Depuis cette date, les seuls moyens de rallier les deux capitales étaient de faire le trajet en voiture ou de prendre un train pendant près de huit heures. Les citoyens serbes enfin bienvenus en UE Ce samedi, le 19 décembre, marquera en effet un jour important pour les Serbes, les Monténégrins et les Macédoniens, car ils pourront désormais se rendre dans l’Union européenne sans visa. La Serbie plaidait depuis plusieurs années pour la levée de ce régime, mais sa coopération jugée insuffisante avec le Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie entrainait chaque fois un véto européen. La Hongrie soutenant activement le processus d’intégration de ses voisins du Sud, le Ministère hongrois des affaires étrangères s’est félicité, conjointement avec son homologue serbe, de cette levée des restrictions, qu’il considère comme un succès de la diplomatie hongroise. Les ministres des affaires étrangères serbe et hongrois marqueront d’ailleurs l’évènement ensemble, samedi au passage frontalier hungaro-serbe de Röszke. A quand la Serbie dans l’Union ? Les piètres résultats obtenus par la Bulgarie et la Roumanie depuis leur entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007, en matière de lutte contre la corruption notamment, ainsi que la méfiance populaire grandissante vis-à-vis de Bruxelles, ne plaident pas en faveur d’une intégration rapide de la Serbie. Les Etats des Balkans ne peuvent plus espérer bénéficier d’une intégration « au rabais », comme ce fut le cas pour ces deux pays. Dans un article paru le 16 décembre dernier dans le journal La Croix,  Piotr Kaczynski, un chercheur à Bruxelles (Ceps), a fort bien résumé les enjeux de l’intégration européenne des Balkans : « Ajouter 20 millions d’habitants à une Union de 500 millions ne changera rien au cours de la construction européenne. C’est crucial pour les Balkans. Pour l’Europe de l’Ouest, l’enjeu est de s’épargner des ennuis. » La Croatie pourrait entrer, elle, dès le 1er janvier 2012.

Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français

Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français

10 décembre 2009 à 18 h 15 min 0 commentaire

Parmi les 27 nouveaux commissaires européens nouvellement nommés par le président Barroso, peu en définitive ont été sujet à polémique. Toutefois, deux de ces nouveaux commissaires sont citoyens d’Europe centrale. Après Laszlo Andor, le Hongrois accusé de s’être acoquiné avec les communistes dans sa jeunesse, c’est au tour du Roumain d’être attaqué. Dacian Ciolos devrait être – selon toute vraisemblance – le nouveau responsable du portefeuille agricole en février, ce qui ne plaît pas à tout le monde et en particulier aux anti-Politique Agricole Commune (PAC). Corrompu… Ancien ministre de l’Agriculture dans son pays, le candidat roumain ne peut être taxé d’incompétence. Ingénieur agronome diplômé de l’École nationale supérieure d’agronomie, aujourd’hui Agrocampus Ouest à Rennes, il a obtenu son doctorat à Montpellier, Dacian Ciolos connait son sujet sur le bout des doigts. Ce que lui reprochent surtout les anti-PAC avec à leur tête les Anglais, c’est d’être Roumain et francophile. Pourquoi Roumain? Parce que, selon eux, lorsque l’on est responsable d’un des budgets les plus conséquents de l’Union européenne ont ne peut être citoyen d’un pays dont la réputation de corruption n’est plus à faire. «Un Roumain ne peut pas avoir ce poste, il y a trop d’enjeux financiers pour confier l’agriculture à un pays où la corruption est encore très présente», n’a pas hésité à déclarer une journaliste de EU Observer, manifestant ainsi sa surprise, en rappelant que la Roumanie s’est vu geler les fonds destinés à l’agriculture suite à des accusations de corruption. Comme dans le cas du futur commissaire hongrois, José Manuel Barroso a su prendre la défense de son candidat : «C’est une insulte à tout un pays, c’est une insulte à une personne. Ces affirmations sont contre nos valeurs et je ne peux pas les accepter», a dénoncé José Manuel Barroso en souligant encore que Dacian Ciolos avait «une vision moderne de l’agriculture et du développement rural», et qu’il avait «travaillé toute sa vie dans ce secteur». … et francophile ! La presse britannique qui avait déjà manifesté ses grandes inquiétudes avec la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire au Marché intérieur a manqué de s’étrangler en apprenant la noination de Dacian Ciolos. Il est vrai que l’homme cumule les défauts aux yeux d’un pays qui contribue largement au budget de la PAC. Marié à une Française de Montpellier, diplômé de deux des plus prestigieuses écoles d’agronomie de l’Hexagone, le candidat roumain est un ami de longue date de l’ancien ministre de l’Agriculture Michel Barnier. Enfin, il va sans dire que Dacian Ciolos compte de nombreux amis français dans le milieu agricole. Un cadeau pour qui ? Ce qui semble a peu près certain, c’est que le président roumain Basescu a beaucoup évolué dans son attitude envers la France. On se souvient que lors de sa première élection présidentielle, celui-ci avait parlé d’un axe Washington-Londres-Bucarest. L’officialisation de l’amélioration des relations entre la France et la Roumanie s’est certainement faite lors de la visite du président français en février 2008. Aujourd’hui soutenu non seulement par Paris, mais aussi par Varsovie, le seul candidat que Traïan Basescu a proposé au président Barroso va gérer 55 milliards d’euros de budget pour la PAC. Un risque qu’il semble avoir eu raison de prendre. Toutefois, la tâche de Dacian Ciolos ne sera pas si évidente. Le budget PAC va être réduit car ce n’est plus une priorité. Le nouveau commissaire sera pris dans l’étau de la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. La réforme de la PAC est prévue dans trois ans. A ce moment là, ce sera la première fois que la France cotisera plus qu’elle ne recevra de subventions. Enfin et surtout, le candidat roumain n’est pas qu’un technocrate. Il a travaillé et fait des stages dans des petites et moyennes exploitations agricoles en Bretagne, en Savoie, dont il semble connaître les difficultés. Il s’est déclaré sensible au développement rural et à l’aménagement du territoire, à la production biologique mais aussi à la mise en place d’instruments de régulation du marché en déclarant vouloir construire un modèle alimentaire européen. Articles liés : Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte Le coup de théâtre de Basescu Autre lien : Nicolas Sarkozy en visite officielle en Roumanie

Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

4 décembre 2009 à 9 h 02 min 0 commentaire

En février prochain, les membres de la nouvelle Commission européenne qui viennent d’être nommés par le président Barroso prendront leur fonction. Valider chaque candidature présentée par les gouvernements nationaux n’est pas évident, car il s’agit de ne pas se tromper sur les profils des futurs commissaires, afin que l’institution ne soit pas fragilisée. Le plus dur pour les nouveaux impétrants sera le « grand oral » devant le Parlement européen, renforcé dans ses prérogatives depuis la mise en place récente du Traité de Lisbonne. Pour la Hongrie, c’est Laszlo Andor, pressenti pour le porte-feuille de l’emploi et des affaires sociales, qui devrait remplacer Laszlo Kovacs. Un passé qui ne passe pas Lorsqu’il a rencontré chaque candidat national, José Manuel Barroso n’a pas hésité à «demander s’ils cachaient quelque chose de gênant dans leur passé», fut-il politique ou économique. En effet, une seule candidature bancale pourrait faire capoter toute la nouvelle Commission. La question n’était pas innocente, car à peine présentés, certains des nouveaux membres étaient déjà pointés du doigt. Le gouvernement socialiste de Gordon Bajnai a présenté la candidature d’un quasi inconnu, Laszlo Andor. Cet économiste de 43 ans a enseigné en Hongrie et aux Etats-Unis. Il a aussi publié plusieurs ouvrages économiques et est rédacteur en chef d’une revue. Membre de la direction de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement, Laszlo Andor  représente notamment les intérêts de la République Tchèque, de la Slovaquie, de la Croatie et de la Hongrie. Proche des socialistes, il ne fait pas pour autant partie du sérail. Malgré son poste à la BERD, on lui reproche son manque d’expérience au sein d’organisations internationales. Le problème des « casserolles » communistes Petit retour en arrière… Lorsque Laszlo Kovacs, en charge de la fiscalité et de l’union douanière jusqu’en janvier, avait été nommé, le principal reproche qu’on lui avait fait avait été son manque d’expérience. Curieusement, rien sur son passé. Ce qui n’est pas le cas pour Laszlo Andor, à qui on reproche d’avoir été membre des jeunesses communistes. Pour Kovacs, était-ce juste trop évident? Toutefois, il va être difficile de trouver un candidat hongrois âgé de plus de 25 ans qui n’aie pas un passé parsemé de compromis et qui soit proche du gouvernement actuel. En effet, sous le régime communiste, difficile d’intégrer une école supérieure sans montrer patte blanche. Par ailleurs, le futur commissaire tchèque est accusé des mêmes maux. Mais les candidats des anciens pays du bloc soviétique ne sont pas les seuls touchés par cette chasse aux sorcières. Les conservateurs britanniques ont aussi reproché à la nouvelle chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, d’avoir touché, de la part de pays communistes de l’argent pour financer au début des années 80, la campagne britannique pour le désarmement nucléaire. Et c’est sans parler du doute émis sur ses compétences. Il s’agit là d’un exercice à double tranchant. Car il y a, en Europe, nombre d’anciens régimes politiques, non seulement à l’Est, mais aussi au Sud (Espagne de Franco, Portugal de Salazar, le régime des colonels en Grèce), qui en leur temps ont été mis au ban des démocraties, et dont, heureusement, on ne met pas encore en doute aujourd’hui, ni la compétence, ni l’intégrité des candidats.

L'OTAN fête ses 60 ans au Parlement

L'OTAN fête ses 60 ans au Parlement

20 novembre 2009 à 20 h 20 min 0 commentaire

Hier, le Parlement hongrois accueillait Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), pour une conférence marquant le 60ème anniversaire de l’organisation internationale. L’essentiel du rendez-vous a porté sur la capacité des nations membres à affronter les nouveaux défis géopolitiques, sur leur contribution à fonder une Europe unie et démocratique, et sur une refondation du concept de sécurité. Rasmussen a énoncé un objectif « réaliste » selon lui, celui de remettre la lourde tâche sécuritaire aux autorités afghanes dès l’an prochain. Le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Balazs, a lui aussi pris part à la conférence, en déclarant qu’une « coopération encore plus étroite entre l’Union Européenne et l’OTAN s’avère nécessaire, et qu’une quelconque rivalité entre les deux institutions serait déraisonnable et absurde ». A propos de l’élargissement, Balazs a également conféré à l’OTAN une solidité et une cohérence plus importante qu’elle n’existe actuellement au sein de l’UE. Cependant, il a ajouté que beaucoup de conflits existent entre nouveaux Etats – membres, dont les relations sont actuellement « en froid ». Selon lui, ces différends touchent particulièrement l’importance des Etats et les minorités qui y coexistent. En ce sens, il a préconisé que l’OTAN se penche sur ces problèmes de façon plus attentive à l’avenir. Il a aussi déclaré que la Hongrie devrait se poser naturellement comme un intermédiare diplomatique actif pour résoudre certains problèmes dans les Balkans occidentaux. Quant au dossier russe, Balazs a affirmé que le géant voisin de l’UE n’était pas un ennemi, mais au contraire, qu’elle est « mariée à l’Europe », et qu’elle doit retrouver un rôle pertinent et digne dans le monde. En ce sens, puisque l’OTAN se pose comme le partenaire militaire privilégié de l’UE, son dialogue avec la Russie doit se poursuivre activement. A son tour, le président de l’Assemblée, Bela Katona, a attiré l’attention sur les défis concrets sur lesquels l’OTAN doit se concentrer en Europe : terrorisme, trafic d’armes, de drogues et d’être humains, et bien sûr l’immigration clandestine. Des problèmes sur lesquel l’OTAN doit élaborer une nouvelle stratégie selon lui. Pour Katona, cette stratégie devra inclure le processus d’élargissement de l’organisation, en acceptant à son bord de nouveaux candidats qui s’avéreraient être des partenaires clés pour enrayer ces problèmes. A ce jour, l’OTAN compte 28 Etats membres. Source : MTI Articles liés : Albanie-Hongrie, les nouveaux amis En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Les 4 Visegradi font craquer Sarkozy

Les 4 Visegradi font craquer Sarkozy

15 novembre 2009 à 19 h 27 min 0 commentaire

EU observer a révélé qu’à l’issue du dernier sommet européen en octobre dernier, le Président français, Nicolas Sarkozy, avait mis en garde les pays du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie), le « V4″, pour s’être réunis avant le sommet. «S’ils doivent se réunir régulièrement avant chaque Conseil, ça va poser question» a-t-il déclaré, avant de tempérer «Ce n’est pas encore le cas». Il semblerait que Nicolas Sarkozy s’irrite de la coopération des anciens pays du bloc de l’Est et de leur capacité grandissante à faire entendre leur voix, au détriment du traditionnel axe franco-allemand. La Pologne est particulièrement dans l’oeil du cyclone, pour avoir pris la tête des neuf pays qui ont fait capoter un accord sur les conséquences financières du «changement climatique» lors du dernier sommet européen. Les pays du groupe de Visegrad s’étaient effectivement réunis au mois de mars dernier, en amont d’un sommet sur la crise financière, puis une seconde fois, juste avant le dernier sommet européen, pour « accorder leurs violons » sur les questions climatiques et institutionnelles. Réagissant aux propos du locataire de l’Elysée, un diplomate polonais a condamné une politique a « deux poids, deux mesures ». En effet, la France et l’Allemagne se réunissent systématiquement avant les rencontres européennes pour harmoniser leur position, qu’ils imposent par la suite aux autres Etats de l’UE. Les pays du Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), l’alliance nordique (Finlande et Suède) et les deux pays de la péninsule ibérique consolident ensemble leurs arguments avant chaque sommet. Pourquoi les Etats d’Europe centrale se verraient privés de la possibilité de négocier entre eux au sein du groupe de Visegrad ? La France « à l’Ouest » Il faut avouer que les relations diplomatiques entre la France et l’Europe centrale sont parfois « compliquées ». La France a considéré avec suspicion l’élargissement de l’Union Européenne aux pays d’Europe centrale, car pour elle, cela signifiait un déplacement du barycentre européen vers l’Est et donc un retour de l’Allemagne en position centrale de l’Europe. L’Allemagne ne cachait d’ailleurs pas son envie de voir entrer au plus vite dans l’Union les pays qui constituaient sa « Mitteleuropa », son espace d’influence. La « crise iraquienne » de 2003 avait été l’occasion pour les Etats-Unis et leur sécretaire à la Défense Donald Rumselfd de diviser les Européens et d’enfoncer un pieu entre une « vieille Europe » et une « nouvelle Europe ». Le président français d’alors, Jacques Chirac, ne s’était pas privé pour tomber dans le piège américain et tancer les pays de cette « nouvelle Europe rumsfeldienne », la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne, qui avaient affiché leur soutien à la « diplomatie » américaine en Irak. « Ces pays ont perdu une bonne occasion de se taire! », avait-il alors lancé.

Le TGV à Keleti en 2020?

Le TGV à Keleti en 2020?

10 novembre 2009 à 14 h 48 min 1 commentaire

L’heure est à l’ouverture du marché ferroviaire européen. Bruxelles permettra la concurrence du transport de voyageurs à partir du 1er janvier prochain. A ce titre, Budapest est aujourd’hui un terminus très probable des deux prochaines extensions de lignes à grande vitesse vers l’Est de l’Europe. Avec Palerme – Berlin, via Milan, Zurich et Stuttgart, Lyon – Budapest via Turin est l’autre axe principal privilégié à exploiter dans les dix prochaines années. A n’en pas douter, la concurrence sera féroce, tant entre compagnies de transport ferroviaire qu’entre grandes villes européennes. Le train rapide, moyen de transport historique et familier des français, intéresse toute l’Europe, en particulier Madrid et Lisbonne, ainsi que Vienne et Bratislava. Côté industriel, la bataille est déja annoncée entre le couple français SNCF – Alstom et le couple allemand Deutsche Bahn – Siemens (contructeur de l’ICE). Pour la Commission Européenne, ce développement du train rapide sur le continent est fondamental. Il y a 2 ans, l’institution a décidé d’y mettre le paquet :  74,2% des 5,1 milliards d’euros débloqués au titre du budget communautaire 2007-2013 pour les grands réseaux prioritaires de transport. La somme paraît cependant encore bien petite au regard, notamment, de l’ampleur du travail de réfection des voies à effectuer à l’est de l’Europe, comme en Hongrie. La totalité des investissements que les deux extensions de lignes à grande vitesse requièrent, s’élève à 60 milliards d’euros. Reste à savoir si les avantages du TGV séduiront des usagers qui, dans l’ensemble, voient leur budget s’amenuiser. Les vols low-costs sont aujourd’hui un moyen rapide, sûr et peu onéreux de se rendre dans telle ou telle capitale d’Europe. Il n’est donc pas sûr, considérant le prix actuel d’un trajet en TGV en France sans réduction, qu’un provincial français de Budapest préfère le luxe d’un train direct pour aller de Keleti à Part-Dieu en un peu plus de 4 heures.

Le budget 2010 en cours d’adoption

Le budget 2010 en cours d’adoption

3 novembre 2009 à 19 h 09 min 0 commentaire

Ce mardi, les grandes lignes du budget 2010 hongrois ont été adoptées au Parlement. L’ensemble des députés qui formaient la coalition MSzP-SzDSz à l’assemblée a tout de même permis d’approuver le plan économique du gouvernement Bajnai, très en difficulté en vue des législatives du printemps prochain.

Beneš: le réveil des fantômes

Beneš: le réveil des fantômes

2 novembre 2009 à 18 h 24 min 0 commentaire

L’Union Européenne a finalement cédé au chantage du Président tchèque Vaclav Klaus et accordé, jeudi dernier, une clause dérogatoire au Traité de Lisbonne à la République Tchèque, malgré l’opposition de la Hongrie. Le Traité en question rentrera en vigueur le 1er décembre prochain. Le très europhobe Vaclav Klaus avait conditionné sa signature de ratification du traité de Lisbonne à une clause dérogatoire pour son pays, concernant la Charte des droits fondamentaux, figurant en annexe du traité. Cette dérogation garanti, selon lui, que «  le traité de Lisbonne ne pourra pas conduire à l’abolition des décrets Benes « . Ces décrets ont conduit à l’expulsion des Allemands et des Hongrois de Tchécoslovaquie, après la seconde guerre mondiale. Le Président tchèque craignait que les victimes de ce « nettoyage ethnique » ne demandent réparation et la restitution de leurs biens. FIDESz : « Une défaite de la cause des droits de l’homme » Rien n’oblige cependant les États à valider cette décision. En Hongrie, le parti d’opposition de droite, FIDESz, a d’ores et déjà fait savoir qu’elle voterait contre la dérogation au Traité de Lisbonne accordée par l’UE à la République Tchèque. Jozsef Szajer, Président du groupe parlementaire européen de la Fidesz, estime que le gouvernement hongrois a échoué à satisfaire la demande de la FIDESz de rejeter le chantage du Président tchèque et s’est « rallié à ceux qui nient l’égalité des droits », qualifiant le sommet européen de « défaite de la cause des droits de l’homme ». Peu avant l’ouverture du sommet européen consacré à cette question, le Premier ministre hongrois Gordon Bajnai avait déclaré que « Le traité de Lisbonne concerne l’avenir de l’Europe. [...] Les décrets Benes font partie du passé négatif de l’Europe, qui ont causé peine et souffrance à des millions de gens. Nous ne devrions pas mélanger le passé et l’avenir. [...] Une dérogation sous sa forme actuelle est quelque chose de très dangereux, et c’est pourquoi nous allons avancer des arguments contre celle-ci« , avait-t-il précisé. Force est de constater que ces arguments n’ont pas été entendu par les autres pays européens. Le poison de l’Europe centrale Une soixantaine d’années après leur promulgation, la question des décrets Beneš continue d’empoisonner les relations diplomatiques en Europe centrale, notamment entre la Hongrie et la Slovaquie. Après avoir hésité un moment, cette dernière a finalement renoncé à suivre la voie tchèque de la confrontation avec l’Europe et avec son voisin hongrois. Les deux diplomaties ont même réussi a renouer, sur cette question, un dialogue diplomatique constructif, après les turbulences de ces derniers mois. Signés en 1945-1946 par le président tchécoslovaque d’alors, Edvard Benes, ces décrets ont jeté les bases juridiques de la confiscation des biens et de l’expulsion de Tchécoslovaquie des Allemands et des Magyars « en tant que traîtres et ennemis du peuple tchèque et du peuple slovaque ». Près de trois millions d’Allemands des Sudètes et environ 100.000 Hongrois de Slovaquie avaient été expulsés, accusés sur une base ethnique d’avoir soutenu collectivement le nazisme. Environ la moitié des 500.000 Allemands recensés au début de la seconde guerre mondiale avaient aussi été expulsés de Hongrie. Articles liés : Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue La Hongrie se plaint de la Slovaquie à Washington Fico bientôt reçu en Hongrie Le Président Hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

31 octobre 2009 à 17 h 44 min 0 commentaire

Hier, le président hongrois, Laszlo Solyom, était en visite officielle à Tirana pour rencontrer son homologue albanais, Bamir Topi. Après leur rencontre, ce dernier a déclaré que l’Albanie accueille les investisseurs hongrois à bras ouverts. Une nouvelle « amitié économico-diplomatique » sur fond de rapprochement avec l’Union Européenne, où la Hongrie compte bien profiter de sa position d’intermédiaire privilégié. L’Albanie attend les investisseurs hongrois, principalement dans les secteurs prometteurs du tourisme, de l’énergie, et sur le développement de ses infrastructures. L’ouverture de l’Albanie, ainsi que sa bonne forme démographique en font un pays très propice au développement. Des ingrédients qui promettent un marché très juteux à la Hongrie. [slide] photos : coriander « Donnant-donnant » oblige dans ce genre de rencontre, les deux chefs d’Etat sont également tombés d’accord sur leur soutien mutuel au programme visant à lever l’obligation d’obtenir un visa pour les Albanais souhaitant se rendre dans l’Union Européenne. Le développement est donc la clé du rapprochement de l’Albanie avec l’UE, et Budapest semble être le bon interlocuteur pour lancer ce processus. Solyom disait d’ailleurs hier, que si l’Albanie réussi à répondre aux critères de l’Union assez rapidement, ses ressortissants pourraient être exemptés de visa pour entrer dans les pays membres dès l’été prochain.

Nabucco passe le Parlement

Nabucco passe le Parlement

28 octobre 2009 à 19 h 00 min 0 commentaire

Lundi 19 octobre, le Parlement hongrois a ratifié le projet multilatéral Nabucco, gazoduc censé réduire la dépendance européenne au gaz russe et à l’intermédiaire ukrainien. L’accord entre les pays qui seront traversés par l’énergie provenant directement de la Caspienne avait été signé à Ankara le 13 juillet dernier.

Un 24 octobre fondateur pour Jobbik

Un 24 octobre fondateur pour Jobbik

25 octobre 2009 à 19 h 00 min 0 commentaire

Samedi, un jour après les célébrations de 56, le parti d’extême droite hongrois en a profité pour réunir des personnalités de l’extrême droite européenne afin d’annoncer la formation en cours d’un parti européen d’extrême droite : « l’Alliance ». La tranquilité inhabituelle dans laquelle Jobbik a célébré le 23 octobre 1956 vendredi cachait bel et bien une véritable tempête politique, cette fois-ci allant de Budapest à Bruxelles. Dès le lendemain, Jobbik a frappé un grand coup sur sa cible la plus « légitime », l’Union Européenne. Quelque peu marginalisé par la stratégie électorale de la Fidesz pour 2010, mais fort de ses 14,7% des suffrages  aux dernières élections européennes en Hongrie, ainsi que de leurs trois sièges au Parlement à Bruxelles, le parti taxé d’anti-sémitisme et de velléités anti-Roms compte bien utiliser toutes ses cartouches pour élargir son influence. En la présence de Bruno Gollnisch à Budapest, « L’Alliance des mouvements nationaux européens », union politique des extrêmes droites de l’UE a annoncé son existence  prochaine en tant que parti politique européen officiel. Celui-ci fédère déjà Jobbik, le FN français, le Front national belge, le Fiamma Tricolore italien et le Parti démocrate national suédois. Selon Jobbik, « l’Alliance » est aujourd’hui en pourparlers avec le Parti national britannique, plusieurs formations autrichiennes, espagnoles et portugaises. Articles liés : 1956: des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Le festival des Blancs sème la Terreur L’extrême droite fait son Sziget La rébellion de la Magyar Garda L’Europe au Jobbik! Européennes: l’absention remporte les élections

Les douanes de Ferihegy supportées par l'UE

22 octobre 2009 à 21 h 04 min 0 commentaire

La Commission Européenne a annoncé jeudi que l’aéroport de Budapest sera subventionné à hauteur de 7,56 millions d’euros parmi les 500 millions alloués au programme de développement du réseau de transport européen. A Ferihegy, la somme sera utilisée principalement pour renforcer le service des douanes, la Hongrie étant un lieu de passage privilégié pour les passagers voyageant de l’intérieur à l’extérieur de l’espace Schengen.

Ca s’arrange au pays de la macro-économie

Ca s’arrange au pays de la macro-économie

12 octobre 2009 à 12 h 06 min 0 commentaire

Dans un entretien accordé à Reuters la semaine précédente, le 1er ministre Gordon Bajnai s’est expliqué sur le budget d’austérité prévu pour 2010. L’opposition de droite, érigée en défenseur des classes défavorisées en vue des prochaines législatives lui a répondu samedi dernier…dans la rue.

Le Hongrois ne parlerait que le hongrois

2 octobre 2009 à 17 h 20 min 2 commentaires

L’Office Statistique des Communautés Européennes communément appelé Eurostat a publié cette semaine une enquête concernant la pratique des langues étrangères au sein des pays de l’Union Européenne. Sans surprise, on apprend, au sein de cette étude, que l’anglais est la langue étrangère la plus usitée et enseignée dans l’ensemble des Etats membres (excepté en Pologne, en Bulgarie et dans les pays Baltes où le russe supplante la langue de Shakespeare). D’autres statistiques mis en avant par Eurostat ont, toutefois, de quoi laisser le lecteur pantois. On découvre par exemple que 74,8 % des hongrois seraient incapables de communiquer dans une autre langue que le magyar. Ce qui fait des hongrois le peuple le moins doué au sein de l’UE concernant l’assimilation des langues étrangères. Ces chiffres sont tout de même à prendre avec des pincettes. Tout étranger, expatrié ayant voyagé, vécu en Hongrie, particulièrement à Budapest, ou tout du moins ceux qui se sont intéressés de près ou de loin à la population hongroise, pourraient sans doute le certifier : les hongrois n’ont certes pas, en moyenne, une maîtrise exceptionnelle des langues étrangères mais il est toujours possible de communiquer avec eux en anglais, en allemand ou même en français. Certes, il semble plus aisé pour un anglophone de se faire comprendre à Stockholm, Oslo ou Berlin plutôt qu’à Budapest. De là à affirmer que les hongrois sont les européens qui maîtrisent le moins les langues étrangères, l’écart semble conséquent. Les résultats surprenants de cette étude peuvent toutefois s’expliquer, notamment par la façon dont cette enquête a été menée. Ainsi, l’étude d’Eurostat, auprès de personnes de 25 à 64 ans, ne prend en compte que la perception des individus interrogés et non pas leur qualification. En clair, Eurostat ne cherche pas à savoir si les personnes questionnées connaissent réellement une langue étrangère mais demandent simplement aux sondés s’ils se sentent aptes à parler une autre langue que la leur. Certains chiffres issus de cette étude apparaissent donc plus que contestables. Par exemple, l’étude révèle que 65% des anglais se déclarent bilingues alors que plus de 50 % d’entre eux n’étudient plus de langues étrangères dès l’âge de 14 ans. Les Britanniques, manifestement très sûrs d’eux, seraient-ils autodidactes? A la lecture de ces statistiques, il semble donc vain de tomber dans une euphorie débordante comme ce fut le cas par exemple dans la presse slovène (STA titrant : « les Slovènes sont parmi les peuples d’Europe les plus éduqués »). Au contraire, dans un spleen propre à la Hongrie, les journaux de Budapest ont un point de vue très auto-critique ( origo.hu s’est notamment alarmé sur le fait que « même les britanniques parlent plus de langues que les hongrois »). Ce sentiment d’échec « très hongrois » est également nuancé par une autre statistique issue de l’étude : 99 % des étudiants hongrois étudient au moins une langue étrangère. A défaut d’être tous parfaitement bilingues, les Hongrois ont au moins à leur crédit de ne pas fanfaronner sans raisons.

Slovaquie: Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois

Slovaquie: Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois

9 septembre 2009 à 11 h 29 min 0 commentaire

Jacques Barrot, commissaire européen en charge de la Justice, a apporté son soutien à la Hongrie dans l’affaire de la loi linguistique slovaque.  La loi, entrée en vigueur depuis le 1er septembre, interdit l’utilisation de la langue hongroise publiquement (administrations et médias). La tension entre les deux pays a escaladé lorsque l’entrée du Président hongrois sur le territoire slovaque a été interdite par les autorités de ce pays le 21 août dernier. Les Premiers Ministres hongrois et slovaque se rencontreront demain, pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose. Le Ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Balazs, à l’issue de sa rencontre avec Jacques Barrot à Bruxelles hier, a affirmé que le commissaire européen partageait le point de vue hongrois dans l’affaire sur de nombreux points. Barrot a conseillé au gouvernement hongrois de discuter du problème avec Leonard Orban, commissaire européen chargé du multilinguisme. Peter Balazs a déclaré aux journalistes hongrois présents que son gouvernement n’y manquerait pas. Parmi les autres instances européennes qui s’occupent de l’affaire, l’OSCE, à travers son Haut-Commissaire aux minorités nationales, Knut Vallebaek, avait déclaré la loi conforme. Celui-ci a toutefois rajouté qu’il avait identifié trois problèmes avec cette loi: la langue majoritaire est protégée au dépend d’une langue minoritaire, elle s’implique et empiète trop dans la vie courante, et elle permet d’appliquer des mesures punitives inadéquates. Peter Balazs a déclaré que la Présidence suédoise de l’UE suit de très près l’affaire et fait pression sur les deux pays pour que ce conflit soit résolu. L’Union Européenne n’ayant que très peu de moyens légaux pour résoudre ce problème, c’est bien la Hongrie et la Slovaquie qui devront entre elles, trouver une solution. C’est donc demain, avec la rencontre des PM hongrois et slovaque, Bajnai et Fico, à Szecseny en Hongrie, que pourra s’amorcer la résolution du litige. Est également prévu à la fin du mois, une table ronde avec un représentant des Nations Unies. Articles liés: En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue La Hongrie se plaint de la loi sur la langue d’Etat slovaque Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise

La Hongrie se plaint de la Slovaquie à Washington

1 septembre 2009 à 19 h 24 min 0 commentaire

Ferenc Koszorus, co-président de la Fédération Americano-Hongroise, a annoncé à MTI samedi qu’il avait mis la loi slovaque anti-magyarophones sur la table de certains décideurs de la politique étrangère américaine. Depuis l’escalade des provocations entre la Hongrie et la Slovaquie cet été, la diplomatie magyare tente de tirer toutes les ficelles possibles pour avoir le beau rôle. Mais rien ne dit que le dossier arrivera entre les mains d’Obama. L’Union Européenne s’avoue quelque peu incompétente pour régler ce contentieux éminemment politique entre deux de ses nouveaux membres, et souhaite logiquement que cette querelle soit gérée de façon bilatérale. Pourtant, l’adhésion des deux « ennemis » en 2004 ne s’est pas faite sans savoir que l’animosité entre les deux nations existe depuis bien longtemps. Selon une ancienne croyance européenne, tout devait aller mieux par le fonctionnement-même des institutions supra-nationales. Mais voilà, la mécanique économique de l’UE ne suffit manifestement pas à calmer certaines ardeurs identitaires, surtout en Europe Centrale, ou en Europe de l’Est. La diplomatie hongroise et la tactique du fayotage Suite aux plaintes d’Adam Kosa auprès du Parlement Européen quant à l’attitude du gouvernement slovaque, et après que Péter Balazs, ministre des affaires étrangères hongrois, ait sollicité ses homologues européens sur le sujet lors de l’affaire Solyom, rien n’y fait. Devant l’incapacité de l’Union, la Hongrie tente à nouveau d’utiliser son appareil diplomatique et de donner aux Slovaques des airs d’agresseurs, mais outre-Atlantique cette fois. A Washington, Koszorus a fustigé la politique linguistique slovaque en la qualifiant d’”inacceptable” et de “discriminatoire”. Bien-pensant, il a également insisté sur le fait que la démocratie et le respect des droits de l’Homme et des minorités étaient essentiels pour la sécurité et la stabilité de la région d’Europe Centrale et de l’Est. Le co-président de la Fédération Americano-Hongroise en a profité pour organiser un sommet de la Central East European Coalition (CEEC), réunissant 18 organisations dites “ethniques”, autour de conseillers en politique extérieure proches du Président Obama. Etaient notamment présents : Michael Mc Faul, conseiller spécial d’Obama sur les affaires russes et eurasiennes, ainsi que Anthony Blinken, conseiller du Vice-President Biden à la sécurité nationale. Pour l’heure, on attend des avancées certainement plus concrètes sur l’avenir de la langue hongroise en Slovaquie lors de la rencontre entre les Premiers Ministres hongrois et slovaque, Bajnai et Fico. Ce face à face devrait avoir lieu très prochainement à Budapest. Articles liés : Le Premier Ministre slovaque bientôt reçu en Hongrie Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise La théorie du complot slovaque  rejeté dans l’affaire des meutres anti-Roms

Le Premier Ministre slovaque bientôt reçu en Hongrie

Le Premier Ministre slovaque bientôt reçu en Hongrie

31 août 2009 à 19 h 29 min 0 commentaire

Le Premier ministre slovaque Robert Fico sera prochainement accueilli en Hongrie par Gordon Bajnai, a annoncé hier le Ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Balazs. Cette rencontre au sommet aura pour but de détendre des relations magyaro-slovaques excessivement tendues depuis juillet dernier. Le lieu et la date exacts de l’entrevue entre les deux chefs de gouvernement n’ont pour l’instant pas été déterminés. Mais les sujets de discorde, eux, ne manqueront pas. Bajnai et Fico s’attarderont particulièrement sur la loi linguistique qui, adoptée en juillet par le Parlement de Bratislava, a marqué le début de la « guerre froide » entre les deux pays. La nouvelle législation, qui rentrera en vigueur à partir du 1er septembre, impose notamment l’usage unique du slovaque dans l’ensemble des espaces publics. Le texte s’avère très contraignant pour la minorité hongroise présente en Slovaquie. Le gouvernement hongrois s’est d’ailleurs profondément insurgé contre cette loi. Les deux premiers ministres devraient également longuement s’entretenir sur la très médiatique « Affaire Sólyom ». Le 21 août dernier, le Président hongrois s’était vu interdire l’entrée sur le territoire slovaque alors qu’il devait se rendre à Komarno dans le cadre d’une visite privée. Cette décision, que le gouvernement slovaque a légitimé par des motifs « historiques », a provoqué un nouveau coup de blizzard dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Certains excités ont même tenté une attaque aux cocktails molotovs à l’encontre de l’ambassade slovaque dans la nuit du 25 août, mais aucun dommage n’a été constaté. La rencontre entre Bajnai et Fico marquera sans doute un nouveau tournant dans la difficile relation qu’entretiennent les deux nations voisines. A Bruxelles, beaucoup auront les yeux rivés sur la Hongrie le jour de l’entrevue. Les instances européennes espèrent que le conflit se réglera vite de façon bilatérale et que des compromis seront consentis par les deux gouvernements. Dans le cas contraire, l’Union Européenne devra se saisir et régler ces affaires  afin d’éviter un dangereux envenimement des relations diplomatiques en Europe Centrale.  Un envenimement qui serait du plus mauvais effet pour illustrer l’homogénéité politique de l’UE. Articles liés: Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise

Le Président hongrois refoulé de Slovaquie

Le Président hongrois refoulé de Slovaquie

24 août 2009 à 15 h 47 min 0 commentaire

Le Président de la République de Hongrie László Sólyom s’est vu refuser l’accès au territoire slovaque par les autorités du pays alors qu’il se rendait en visite privée dans la ville de Komarno, vendredi 21 août dernier, en pleine crise diplomatique entre les deux pays. Le fait est inédit entre deux pays membres de l’Union Européenne : suite à un communiqué diplomatique émanant du Premier Ministre slovaque Robert Fico indiquant que le Président hongrois n’était pas le bienvenu en Slovaquie, László Sólyom a du annuler in extremis sa visite dans la ville frontalière slovaque de Komarno. Il devait participer aux côtés des représentants de la communauté hongroise de Slovaquie à l’inauguration d’une statue de Saint-Etienne (Szent István),  premier roi apostolique de Hongrie. Transmis le jour même, le communiqué stipulait qu’en cas d’entrée sur le territoire slovaque, M. Solyom « ignorerait le droit international. Cela dénoterait une arrogance brutale, et surtout un manque de respect pour la République slovaque ». « Il n’est pas bienvenu en Slovaquie », avaient réagi deux jours plus tôt à l’annonce de la visite présidentielle les trois plus hauts personnages de l’Etat – le Président, le Premier Ministre et le Président du Parlement – qui ont justifié leur refus en prétextant une menace pour la sécurité du pays. D’importants effectifs de police avaient d’ailleurs été déployés côté slovaque. Le premier ministre slovaque Robert Fico a aussi expliqué sa décision en invoquant une raison de calendrier : le 21 août correspond à l’anniversaire de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie, dont la Hongrie était l’un des membres. « La visite doit avoir lieu le jour où il y a 41 ans, les troupes hongroises sont aussi entrées sur le territoire de la Tchécoslovaquie d’alors, afin d’y arrêter le processus de démocratisation », a-t-il argumenté. Bien que Robert Fico ait précisé que le Président hongrois ne serait pas stoppé physiquement à la frontière, László Sólyom à préféré ne pas pénétrer sur le territoire de la Slovaquie. Dans une conférence de presse tenue symboliquement au milieu du pont sur le Danube qui relie les deux pays,  le Président hongrois a condamné « une situation sans précédent, inexcusable et inexplicable dans les relations entre deux pays alliés ». D’autant que les deux territoires appartiennent désormais à l’espace Schengen, qui prévoit la libre circulation de tous les ressortissants des pays de l’UE qui en sont membres. Considérant que cette provocation ne peut rester sans réponse, il a ajouté que la diplomatie hongroise allait peser de tout son poids pour porter l’affaire au niveau international. Du côté de Budapest aujourd’hui même, le Ministre des Affaires Etrangères, Péter Balazs, a annoncé en avoir déja référé à ses homologues européens, et souhaite régler le problème au Parlement à Strasbourg. L’ambassadeur slovaque, Peter Weiss, préconisait le contraire hier sur la chaîne privée TV2. Selon lui, la Hongrie, maligne, ne devrait pas jouer à ce petit jeu au niveau européen, mais bien en défaire face-à-face, de façon bilatérale dans un langage politiquement correct, avec son voisin Slovaque. Cet incident intervient en pleine crise diplomatique entre les deux voisins depuis l’adoption par le Parlement slovaque d’une loi linguistique qui doit entrer en vigueur ce 1er septembre et qui, selon Budapest,  bafoue les droits de la minorité hongroise. Les deux pays entretiennent des relations exécrables depuis l’entrée au gouvernement slovaque du parti nationaliste et xénophobe de Jan Slota, Slovenská národná strana (SNS). Ce parti est violemment hostile à la minorité magyare qui compte plus d’un demi-million d’individus, soit 10% de la population totale du pays, établis dans le Sud au contact de la frontière hongroise. Article lié : La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise Voir reportage France 24

De Villiers kiffe les gyros de Budapest

De Villiers kiffe les gyros de Budapest

28 mai 2009 à 15 h 54 min 2 commentaires

Philippe de Villiers, savourant son kebab dans un hammam? La campagne pour les européennes n’est certes pas très “sexy” comme en juge grand nombre de journalistes français, mais elle permet néanmoins de parler d’Europe de façon très cocasse. Après la désinvolture de Rachida Dati, voilà Philippe de Villiers qui bafouillait à son tour il y a deux jours sur RMC, au cours du quizz “politiquement concret” de Jean-Jacques Bourdin. Il a non seulement iséché sur les capitales slovène et slovaque, mais il s’est également senti obligé d’en rajouter lorsqu’il a eu l’occasion de s’épancher indirectement sur la question turque : “Qu’est-ce que le kebab ?” demande Bourdin. Réponse de Villiers, qui, à Budapest, s’est déjà senti très proche de la Turquie et loin de chez lui : “…c’est ce qu’on mange (rires) … qui est pour moi exotique, qui ne vient pas de culture française. (…) j’ai d’ailleurs mangé un “kebaque” à Budapest devant les bains turcs”. Outre la faute grossière de prononciation, et si les faits ont bien eu lieu, il s’est peut-être rendu compte que certains « török büfé » de la capitale hongroise sont tout aussi francophones que les restos kebab du Puy-du-Fou. Ca lui aurait certainement mieux fait digérer sa sauce blanche. Voir l’interview vidéo