Mots-clés associés : "serbie"

Chemin de fer Belgrade-Budapest : un train chinois à grande vitesse

Chemin de fer Belgrade-Budapest : un train chinois à grande vitesse

2 décembre 2013 à 7 h 27 min 6 commentaires

C’est la China Railway Corporation qui va financer la modernisation de la ligne de chemin de fer Belgrade-Budapest, un axe majeur de la région. Les travaux – pour un coût de plus de 2,5 milliards d’euros – pourraient débuter très rapidement. La Serbie exprime sa confiance dans le partenariat avec la Chine, et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán souligne que l’Union européenne ne peut plus financer de tels projets…

(Photo issue du site www.richoi.com)

Serbie-Hongrie : « Mea culpa » réciproque

28 juin 2013 à 11 h 43 min 6 commentaires

Le président de la République hongroise, Jànos Ader, et son homologue serbe, Tomislav Nikolic, ont respectivement rendu hommage ensemble aux victimes serbes et hongroises des massacres de Voïvodine, perpétrés entre 1941 et 1945, par les forces de l’Axe, puis par les troupes de Tito.

La Hongrie va financer des crèches dans les pays voisins

22 avril 2012 à 18 h 06 min 8 commentaires

Pour la Chine, 2012 est l’année du dragon, pour la Hongrie, c’est celle des crèches hongroises à l’étranger. C’est ce qu’a annoncé samedi Zsuzsanna Répás lors d’une conférence à Sovata (Szováta en hongrois), en pays sicule, donc en Roumanie.

UE – Elargissement : malgré le soutien de la Hongrie, la Serbie doit attendre le mois de mars

UE – Elargissement : malgré le soutien de la Hongrie, la Serbie doit attendre le mois de mars

12 décembre 2011 à 10 h 38 min 0 commentaire

Réuni vendredi à Bruxelles, le Conseil européen a décidé de repousser au prochain sommet l’octroi à la Serbie du statut officiel de candidat à l’intégration européenne. En marge du nouveau « pacte budgétaire à 26 », le Conseil a pris le temps de parapher le traité d’adhésion de la Croatie et de fixer à juin prochain l’ouverture des négociations d’intégration avec le Monténégro.

La Hongrie menace l’intégration européenne de la Serbie pour garantir les intérêts de sa minorité

La Hongrie menace l’intégration européenne de la Serbie pour garantir les intérêts de sa minorité

14 octobre 2011 à 16 h 17 min 6 commentaires

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères hongrois János Martonyi a vivement réagi à l’avis favorable donné par la Commission européenne au statut de candidat à l’adhésion à l’UE de la Serbie. Ce « feu vert » de la Commission faisait suite à la loi adoptée le 26 septembre par le parlement serbe, qui vise à restituer les biens immobiliers confisqués aux familles sous la période titiste.

Sándor Képiró, l’ancien Nazi de nouveau devant la justice

Sándor Képiró, l’ancien Nazi de nouveau devant la justice

5 mai 2011 à 12 h 40 min 9 commentaires

Ce criminel de guerre nazi de 97 ans, l’un des derniers, se présente aujourd’hui jeudi devant le tribunal de Budapest.

Italie-Serbie, le 12 octobre 2010

L’UEFA part en guerre contre les hooligans

10 mars 2011 à 7 h 41 min 0 commentaire

Michel Platini s’est rendu dernièrement en Serbie et en Croatie pour évoquer le problème du hooliganisme avec les autorités publiques des deux pays. Le président de l’UEFA a menacé de suspensions les fédérations de Belgrade et de Zagreb si la lutte contre les supporters violents ne s’intensifie pas.

Cliquez sur le logo pour retrouver le CdB, portail francophone des Balkans

Kosovo : Pacolli Président, Thaçi forme son nouveau gouvernement

22 février 2011 à 19 h 39 min 0 commentaire

Par Le Courrier du Kosovo Behxhet Pacolli, le très controversé homme d’affaires kosovaro-suisse, a été élu mardi par le Parlement à la Présidence du Kosovo. Son élection n’a été acquise qu’au troisième tour de scrutin, par 62 voix contre 4, les députés d’opposition ayant quitté la séance. Le champ est donc libre pour que Hashim Thaçi forme un nouveau gouvernement, conformément à l’accord passé entre le PDK, l’AKR et le SLS. Article mis en ligne le 22 février 2011 par le Courrier des Balkans Réuni lundi en séance constitutive, le Parlement du Kosovo avait tout d’abord reconduit son Président, en la personne de Jakup Krasniqi (Parti démocratique du Kosovo, PDK). Au moment de prêter serment, les 14 députés du mouvement Vetëvendosja, qui faisait son entrée au Parlement, ont brandi devant eux le drapeau albanais rouge et noir. La séance de mardi, consacrée à l’élection du Président, a été plus agitée, les partis d’opposition (LDK, Vetëvendosja, AAK), quittant la séance, alors que la candidature de Behxhet Pacolli était fortement contestée au sein même du PDK. Les partis d’opposition ont déclaré qu’ils ne voulaient pas cautionner le choix du nouveau Président et du nouveau gouvernement, sachant que celui-ci était condamné à ne pas durer. Lors des deux premiers tours de scrutin, une majorité qualifiée était nécessaire, tandis que la majorité simple suffisait au troisième tour. Selon l’accord conclu vendredi entre le PDK et l’Alliance pour un nouveau Kosovo (AKR), le parti de l’homme d’affaires, ce dernier devrait se tailler la part du lion au sein du nouveau cabinet Thaçi, malgré son faible résultat (7%) lors des élections du 12 décembre dernier. Il obtiendra trois ministères : les Forces de sécurité du Kosovo, la Santé, le Commerce et l’industrie. Le portefeuille des Forces de sécurité reviendra au général Ceku, tandis qu’un autre cadre de l’AKR, Muhamed Mustafa, sera vice-Premier ministre, en charge de l’Économie. Le PDK a conclu ce week-end un autre accord avec la principale formation serbe, le Parti libéral indépendant, qui possède députés : ce parti obtiendra également un poste de vice-Premier ministre, qui reviendra à son dirigeant, Slobodan Petrović, ainsi que trois portefeuilles : Administration locale, Retour des réfugiés et communautés, Travail et affaires sociales. Élu sur la liste de l’AAK, qui a décliné les offres de coalition, Ukë Rugova, le fils de l’ancien Président, devrait participer au nouveau gouvernement. Par contre, le ministre sortant des Transports, Fatmir Limaj (PDK), mis en cause dans de graves affaires de corruption, a accepté de se « sacrifier » et quitte l’exécutif. Article du CdB précédemment paru sur HU-lala : Serbie : des passeports hongrois pour la minorité hongroise de Voïvodine Articles liés : Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi) Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Serbie : la longue route vers l’UE Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

27 janvier 2011 à 23 h 49 min 0 commentaire

Auditionné par la Commission des Affaires Etrangères au Parlement européen mercredi matin à propos des tâches à accomplir durant la présidence, le ministre des Affaires étrangères hongrois, János Martonyi, a déclaré : « Nous voudrions faire franchir un pas à tous les candidats ». L’adhésion croate János Martonyi a également souligné, que ce « pas » doit être différent dans le cas de chaque pays. Il pense que pour la Croatie, l’objectif doit être la fin des négociations. Le ministre a bon espoir sur la signature de l’adhésion croate lors de la présidence polonaise. La question turque A propos de la Turquie, M. Martonyi a souligné que la présidence hongroise se penchera sérieusement sur le dossier, afin de pouvoir ouvrir « un chapitre, ou des chapitres » dans les négociations. « La Turquie a sa place dans l’Union Européenne » – a t-il affirmé. Il en a profiter pour mentionner l’Islande, ainsi que l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) et le Monténégro. Il a d’ailleurs vivement félicité ce dernier pour son entrée dans les rangs des pays candidats. Le regard hongrois fixe les Balkans, et particulièrement la Serbie amie Dans une zone où les peuples sont interconnectés, la présidence hongroise semble prendre grand soin des Balkans de l’ouest. Les événements récents en Albanie prouvent bien qu’il faut tenir compte de la persistance des tensions dans la région. Selon János Martonyi, par-delà les candidatures, les pays dont la candidature est potentielle peuvent déja avancer pas à pas vers l’Union. Il n’a donc pas manqué de parler de la Serbie, qui répondra très prochainement au questionnaire soumis par la Commission européenne. En ce sens, la Serbie peut commencer à élaborer sa position conformément à son statut de pays candidat. Pas de favoritisme pour le Kosovo Aux questions des parlementaires européens su le point serbe, le ministre déclaré que « le Kosovo ne peut pas rester un trou noir dans la région, même si les intentions du pays pour l’intégration ne sont pas soutenues d’une façon univoque. (sic) » Ainsi il pense que comme tous les autres pays qui souhaitent devenir membre de l’UE, le Kosovo doit être en mesure de pouvoir répondre aux exigences. L’Albanie peut perdre la perspective européenne pour longtemps Au sein de la Commission des Affaires étrangères, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur inquiétude au regard des récentes émeutes qui se sont produites en Albanie. Ils ont bien entendu voulu connaître la position de la présidence hongroise sur le sujet. Les affrontements entre les militants du Parti socialiste et la police albanaise ont tué plusieurs personnes . On présume que les morts sont à déplorer en raison de la réaction exagérée de la police. Sur ce point, János Martonyi a déclaré : « il faut qu’ils comprennent que s’ils ne changent pas de comportement, la perspective européenne disparaîtra pour eux ». Il a également ajouté que la présidence ne prendra pas position concernant le débat politique intérieur en l’Albanie. Articles liés : Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Serbie : la longue route vers l’UE Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

CdB, le portail francophone des Balkans

Serbie : des passeports hongrois pour la minorité hongroise de Voïvodine

11 janvier 2011 à 17 h 50 min 0 commentaire

Alors qu’elle vient de prendre la présidence de l’Union européenne, la Hongrie prévoit délivrer quelque 80.000 passeports cette année à des citoyens serbes appartenant à la minorité hongroise de Voïvodine. 370.000 Hongrois vivent toujours en Serbie. L’ambassadeur de Hongrie à Belgrade ne craint pas que ce geste vienne perturber les bonnes relations entre les deux États. Article publié le 3 janvier par B92 puis traduit et publié par le Courrier des Balkans le 4 janvier L’ambassadeur de la Hongrie à Belgrade, Oszkar Nikowitz, a annoncé qu’une nouvelle loi permettra à des membres de la minorité hongroise vivant dans d’autres pays de demander la citoyenneté hongroise. Oszkar Nikowitz a indiqué au site Euractiv Serbia que les chiffres évoqués étaient basés sur des estimations. Ces enquêtes ont montré qu’une personne sur trois au sein des minorités hongroises vivant à l’extérieur de la Hongrie se disait intéressée à se prévaloir de ce nouveau droit. L’ambassadeur a toutefois fait remarquer que Budapest ne s’attendait pas pour autant à « une immigration massive et systématique, même dans le cas des gens qui obtiendraient notre nationalité ». Oszkar Nikowitz a également déclaré que les avantages pratiques acquis par cette démarche ne constituaient pas la raison principale de la décision de Budapest visant à accorder la citoyenneté hongroise à des ressortissants étrangers. Aux yeux du gouvernement de la Hongrie, la loi « représente avant tout un geste d’ordre moral en faveur des Hongrois qui ont perdu leur nationalité hongroise à cause de circonstances historiques ». « Bien entendu, l’obtention de la citoyenneté hongroise comportera certains avantages très concrets, comme la possibilité de posséder un passeport hongrois valide partout dans l’UE. De plus, dès que ces personnes franchiront la frontière de la Hongrie, elles seront traitées exactement comme les autres citoyens hongrois, sauf, bien sûr, en matières de résidence permanente, d’impôts et de taxation, de couverture sociale, et ainsi de suite », a expliqué l’ambassadeur. Oszkar Nikowitz a précisé que la question concernant le droit de vote éventuel aux élections hongroises des nouveaux détenteurs de passeports nationaux faisait toujours l’objet d’un débat.Aucune décision n’a donc été prise pour le moment dans ce dossier. Le diplomate croit par ailleurs que la loi n’aura aucune influence négative sur les relations de la Hongrie avec la Serbie. « La double nationalité n’entre pas du tout en conflit avec les lois, la législation et les principes de la Serbie. Puisque nous avons consulté Belgrade à ce propos pendant que nous mettions la future loi au point, nous ne nous attendons pas à ce que notre loi ait des conséquences sur nos relations bilatérales », a-t-il conclu.

Tennis : Une Coupe Davis ô combien méritée pour la Serbie

Tennis : Une Coupe Davis ô combien méritée pour la Serbie

5 décembre 2010 à 16 h 28 min 1 commentaire

Au terme des cinq matches à jouer de cette finale, la Serbie vient de remporter la Coupe Davis pour la première fois de son Histoire.

Coupe Davis : La France prend l’ascendant (1-2)

Coupe Davis : La France prend l’ascendant (1-2)

4 décembre 2010 à 21 h 46 min 0 commentaire

A Belgrade, l’équipe de France de tennis mène 2 à 1 face à la Serbie en finale de la Coupe Davis. Cet après-midi, le double tricolore composé de Mickael Llodra et Arnaud Clément (photo) a pris le dessus sur la paire serbe Troicki/Zimonjic au terme de 5 sets palpitants (3-6, 6-7, 6-4, 7-5, 6-4). Les français sont à une victoire de leur 10ème saladier d’argent.

Coupe Davis : Serbie et France au coude à coude (1-1)

Coupe Davis : Serbie et France au coude à coude (1-1)

4 décembre 2010 à 14 h 44 min 0 commentaire

Hier, à Belgrade, la première journée de la finale de la Coupe Davis 2010 entre la Serbie et la France a été l’une des plus tranquilles de ces dernières années. Les deux numéros 1, le serbe Novak Djokovic et le français Gaël Monfils ont largement dominé, en 3 petits sets, leurs adversaires respectifs lors de deux rencontres dénuées de véritable suspense. Quelques heures avant de s’affronter en double, la Serbie et la France sont à égalité 1 partout.

Orbán, médiateur entre Belgrade et Bruxelles

Orbán, médiateur entre Belgrade et Bruxelles

28 novembre 2010 à 20 h 58 min 0 commentaire

Lors d’une visite officielle vendredi à Belgrade, le premier ministre hongrois a exprimé son soutien à une intégration rapide de la Serbie dans l’Union Européenne, dont la Hongrie assurera la présidence tournante à partir du 1er janvier prochain. Viktor Orban a fait du rapprochement de ses voisins balkaniques à l’UE, l’un des chevaux de bataille de sa future politique européenne. La semaine dernière, au cours  d’un déplacement à Bruxelles, il avait déclaré que l’adhésion de la Croatie à l’Europe des 27 serait l’une des priorités pour l’année 2011. Le président serbe « pro-européen » Boris Tadic voit d’un bon œil le soutien offert par la Hongrie à son pays. En Octobre dernier, après des mois de tractations, l’UE avait décidé de récompenser le gouvernement serbe de son rapprochement avec la Kosovo en acceptant de transmettre à la Commission la candidature de la Serbie. Avec l’aide d’Orban, la Serbie espère faire encore un pas de plus en direction de Bruxelles en obtenant, dès l’année prochaine, le statut officielle de candidat d’adhésion à l’UE. Articles liés : Serbie : la longue route vers l’UE Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Serbie : la longue route vers l’UE

Serbie : la longue route vers l’UE

9 novembre 2010 à 11 h 07 min 0 commentaire

Le 25 Octobre dernier, les 27 ministres des Affaires étrangères européens réunis au Luxembourg ont accepté de transmettre à la Commission Européenne la candidature de la Serbie à l’adhésion à l’UE. Il s’agit d’une étape importante dans la voie de l’intégration européenne pour la Serbie et son président, le pro-européen Boris Tadic (photo). Le processus risque cependant d’être long et semé d’embûches. Premier contre-temps, la Commission Européenne mettra environ un an avant d’accorder – ou non – le statut officiel de candidat à la Serbie. C’est un signe d’encouragement qu’a envoyé l’UE au gouvernement serbe. Les instances européennes ont souhaité récompenser Belgrade pour son « spectaculaire » rapprochement avec le Kosovo. En septembre dernier, le gouvernement du président Boris Tadic avait accepté, avec l’aide de l’ONU, d’organiser des pourparlers historiques très prochainement avec les autorités Kosovares. Une première depuis l’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008. Les Pays-Bas n’oublient pas Srebrenica Les compromis faits par la Serbie avec le Kosovo n’ont pas suffi à convaincre tous les états membres de faire de Belgrade un candidat sérieux à l’intégration dans l’immédiat. Le nouveau gouvernement hollandais de Mark Rutte, soutenu par l’extrême droite batave, demeure farouchement opposé à un geste envers la Serbie et exige l’arrestation officielle de criminels de guerre : notamment le Général Ratko Mladic et l’ancien président de la République Serb-Krajina, Goran Hadžić (photo), toujours recherchés par la justice internationale. Les Pays-Bas sont très sensibles au massacre de plusieurs milliers de musulmans bosniaques à Srebrenica en juillet 1995, et ce pour deux raisons. D’une part, le fait qu’ils accueillent le tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, et d’autre part, le fait qu’un petit contingent de casques bleus hollandais ait été en charge de la sécurité de l’enclave de Srebrenica au moment des faits. Ces deux raisons leur confèrent donc un certain degré de responsabilité. Soucieux d’oublier celle-ci au plus vite, ils ont obtenu de l’UE un texte en forme de mise en garde à l’égard des autorités serbes afin que ces dernières coopèrent de manière unanime avec le tribunal de la Haye. L’heure du repenti serbe Boris Tadic a, semble-t-il, bien compris le message. La semaine dernière, pour faire taire les mauvaises langues affirmant que les 2 criminels de guerre seraient cachés par les autorités serbes, le président a promis 10 millions d’euros pour toutes informations menant à l’arrestation du bourreau de Srebrenica Ratko Mladic (photo). Jeudi dernier, dans la même idée de redorer l’image du pays, Tadic s’est rendu à Ovcara en Croatie pour présenter les excuses de la Serbie pour le massacre de Vukovar. En novembre 1991, quelques 200 civils et militaires croates avaient été tués par les forces serbes à l’issue de la prise de la ville. Une opération qui, pour les Croates, ne pouvait pas passer inaperçu du côté de Bruxelles. Le problème des hooligans… Dans son entreprise d’intégrer l’UE, la Serbie pourrait voir s’inviter à la table des négociations des éléments aussi perturbateurs qu’inattendus: les hooligans. Déjà pointés du doigt dans l’affaire Brice Taton, les fanatiques serbes ont une nouvelle fois défrayé la chronique, le mois dernier, à Gênes lors du match de football Italie-Serbie. Organisés en bandes paramilitaires, ils ont multipliés les dégradations à l’intérieur et en dehors du stade poussant les autorités italiennes à stopper la rencontre après 6 minutes de jeu seulement ! Ces jeunes, pour la plupart nationalistes et contre l’intégration européenne ont réussi leur coup. Ils ont offert à l’Europe une vilaine image de la Serbie d’autant que la part de responsabilité des autorités serbes s’avère évidente dans ces graves incidents : 169 supporters serbes présents en Italie étaient connus des services de police de Belgrade. … et du Kosovo Les récents remous politiques à Pristina qui ont eu raison du président de la république, en septembre, puis du gouvernement, ces derniers jours, pourraient retarder les prémices de rapprochement entrepris par la Serbie avec le Kosovo. Or, l’UE a été claire à ce sujet : à terme, une adhésion de la Serbie à l’UE sera impossible si le conflit autour du Kosovo n’est pas définitivement réglé. Le nouveau gouvernement kosovar qui prendra place après les élections législatives anticipées le 12 décembre prochain, devrait avoir besoin d’une période d’adaptation avant que les tractations reprennent avec le voisin serbe. La partie avec le Kosovo est donc elle aussi loin d’être gagnée pour Tadic et son gouvernement. Articles liés : Nouvelle crise politique au Kosovo L’interminable procès Taton Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Elections en Bosnie : interview avec « Dosta ! » L’indépendance du Kosovo jugée légale par la CIJ La Slovaquie en voie de reconnaître le Kosovo ? Le massacre de Srebrenica exposé à Budapest Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Le drapeau albanais peint sur un mur au Kosovo

Nouvelle crise politique au Kosovo

3 novembre 2010 à 17 h 01 min 0 commentaire

Après une motion de censure votée hier par le parlement kosovar, le Premier ministre Hashim Thaci et son gouvernement sont contraints à la démission. Des élections législatives ont été annoncées sur le champ par le Président de la République par intérim Jacub Krasniqi. Elles se tiendront le 12 décembre prochain. Violemment critiqué ces dernières semaines par l’opposition, le premier gouvernement de l’histoire du Kosovo indépendant n’ira pas jusqu’au bout de son mandat. Hashim Thaci et son équipe se trouvent contraints de suivre le même destin politique que le premier Président de la République kosovare Fatmir Sejdiu, forcé à renoncer à son poste après une décision de la cour constitutionnelle en septembre dernier. Cette dernière avait jugée illégale la double casquette de Sejdiu, à la fois chef de l’Etat kosovar et président du parti politique Ligue Démocratique du Kosovo (LDK). La crise actuelle risque d’écorner l’image du Kosovo dont la reconnaissance par la Cour Internationale de Justice n’est intervenue qu’en juillet dernier. Ces remous politiques pourraient également affecter les prémices de rapprochements prévus avec la Serbie qui n’a bien entendu toujours pas officiellement reconnu cette indépendance. Ces dernières semaines, le gouvernement serbe du Premier ministre Boris Tadic avait fait part à l’UE de sa volonté de renouer le dialogue avec Pristina en vue de son rapprochement avec l’Union Européenne. Articles liés : L’indépendance du Kosovo jugée légale par la CIJ La Slovaquie en voie de reconnaître le Kosovo ? La Voïvodine un peu plus autonome

Serbie : l’interminable procès Taton

Serbie : l’interminable procès Taton

9 septembre 2010 à 22 h 19 min 0 commentaire

La reprise du procès des 15 jeunes Serbes, inculpés pour avoir battu à mort le supporter toulousain Brice Taton en septembre 2009, était prévue la semaine dernière. Elle a néanmoins encore été repoussée au 8 novembre prochain, en raison de l’absence des témoins convoqués par la Haute Cour de Belgrade. Ce drame dû à la violence de hooligans prend décidément beaucoup de temps à être jugé. C’est la seconde fois que la justice serbe reporte la 3ème session du procès pour des raisons similaires. Lors des deux premières sessions, en avril et en juin derniers, seuls les parents de la victime et les inculpés avaient été entendus. L’annonce du report du procès a provoqué de vifs remous dans la salle, notamment de la part de la famille de Brice Taton et de son avocat Slobodan Ruzic. Inquiet face à la tournure des événements, ce dernier craint une « autocensure » de la part des témoins, qui semblent effrayés de dire ce qu’ils ont vu. Selon Ruzic, une centaine de personnes se trouvaient pourtant présents sur les lieux du drame. La justice serbe, dont on avait souligné la rapidité, sans doute hâtivement, dispose maintenant d’un mois pour entendre les témoins récalcitrants dans cette affaire. Un verdict devrait alors être prononcé avant la fin de l’année. Articles liés : Issue du procès Taton en juin Ouverture du procès Taton à Belgrade Hooligans : souriez, vous êtes filmés! Hooliganisme : un fléau le long du Danube La Hongrie: terre bénie des hooligans? Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

Ibrahim Rugova, le "pére de l'indépendance" sur u immeuble de Pristina (Hulala)

L’indépendance du Kosovo jugée légale par la CIJ

25 juillet 2010 à 20 h 38 min 0 commentaire

La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu son avis sur la légalité de la déclaration d’indépendance du Kosovo : selon elle, elle est en conformité avec le droit international. Un précédent qui pourrait avoir des conséquences en Europe centrale et dans les Balkans. C’est un terrible revers diplomatique que vient de subir la Serbie dans sa lutte pour maintenir son intégrité territoriale. Car même si cet avis n’a rien de contraignant, il va encourager de nombreux États qui attendaient que se prononcent la CIJ avant de reconnaître le Kosovo indépendant, et donc justifier un peu plus son nouveau statut. Cinq pays de l’Union européenne, eux-mêmes particulièrement soucieux quant à d’éventuelles menaces pesant sur leur intégrité territoriale, refusent toujours de reconnaître le nouvel Etat : L’Espagne en raisons des séparatistes catalans et basques, la Grèce et Chypre, ainsi que la Slovaquie et la Roumanie, en raison, bien sûr, de la présence d’importantes minorités hongroises. Le président slovaque, Ivan Gasparovic, a demandé que la Slovaquie persiste et ne reconnaisse pas l’indépendance du Kosovo. De son côté, le ministère roumain des affaires étrangères a fait savoir qu’en l’état actuel des choses et sans plus de précisions de la part de la Cour Internationale de Justice, elle ne reconnaissait toujours pas le Kosovo comme un état indépendant. Dans les Balkans, les Serbes de Bosnie vont probablement utiliser ce précédent à leur avantage pour faire valoir la légitimité de leur revendication d’indépendance de la Republika Srpska de Bosnie-Bosnie-Herzégovine. A l’extrémité orientale de l’Europe, cette décision pourrait aussi avoir des conséquences au Caucase, notamment sur les régions séparatistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, soutenues par Moscou. La Cour a insisté sur le fait que le Kosovo était traité comme un cas particulier et que son avis ne saurait conférer des droits à d’autres séparatismes. Vladmir Tchijov, l’ambassadeur pour l’Union européenne du plus grand allié de Belgrade, la Russie, ne voit pas la situation du même œil et ne s’est pas fait prier pour réagir : “N’importe quelle décision, même un avis consultatif comme celui de la Cour, peut être perçu et peut être utilisé comme un précédent par de nombreuses personnes à travers le monde. […] Il y a des dizaines, sinon des centaines de régions dans le monde où la délibération de la Cour a été suivie de très près”, a-t-il prévenu. Articles liés : La Slovaquie en voie de reconnaître le Kosovo ? La Voïvodine un peu plus autonome

Mondial : les Slovènes éjectés à la dernière seconde

23 juin 2010 à 19 h 22 min 0 commentaire

Le dénouement du scénario très ouvert du groupe C s’est fait attendre jusqu’à la toute dernière minute. A l’issue de son dernier match, face à l’Angleterre cet après-midi, la Slovénie croyait encore dur comme fer à sa qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Elle avait réussi à contenir les nombreux assauts offensifs anglais toute la partie, pour ne perdre qu’un but à zéro, et finir ainsi deuxième du groupe grâce au match nul opposant USA et Algérie, qui se jouait simultanément à Pretoria. Mais dans la seconde qui a suivi le coup de sifflet final d’Angleterre – Slovénie, les Américains ont marqué le but qui allait envoyer une nouvelle équipe européenne en enfer dans ce mondial.

Mondial: Slovènes, Serbes et Slovaques toujours en course pour la qualif’

21 juin 2010 à 3 h 24 min 0 commentaire

Les deuxièmes recontres des groupes C, D et F se sont jouées cette semaine pour la Slovénie, la Serbie et la Slovaquie, heureux voisins des Hongrois présents à la coupe du monde de la FIFA. Ils sont d’autant plus heureux qu’ils peuvent toujours espérer se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition. Les Slovènes, et à un degré moindre les Serbes, sont même en ballotage favorable pour atteindre ce stade de la compétition.

Trianon: Budapest cherche à rassurer ses voisins

Trianon: Budapest cherche à rassurer ses voisins

14 juin 2010 à 13 h 30 min 2 commentaires

Dans une interview accordée samedi au quotidien serbe Danas, le Ministre hongrois des Affaires Etrangères Janos Martonyi a jugé « complètement absurdes » les revendications révisionnistes du Traité de Trianon, signé après la Première Guerre Mondiale, en 1920. La Hongrie veut préserver l’identité culturelle et linguistique des communautés hongroises en dehors de la Hongrie. Un concept des droits de l’homme et du citoyen, qui n’a « absolument rien à voir avec des questions territoriales ou de frontières » a expliqué Martonyi. Aucun parti hongrois ne mène (du moins officiellement, en ce qui concerne le Jobbik) de politique irrédentiste. La volonté du Fidesz est de réunir la « nation culturelle » hongroise, sans remise en cause des frontières ; une position ambigüe souvent sur-interprétée dans les pays voisins où sont établis d’importantes communautés hongroises. « L’histoire de l’Europe a vu un certains nombres de traités modifiant les frontières de ses pays, ayant un impact tragique pour certains des pays concernés. Nous ne devons pas inclure ces traités dans notre problématique politique actuelle », a déclaré Martonyi au quotidien serbe. Articles liés : Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Double citoyenneté : le projet avance

Mondial : Les Slovènes bien placés, les Serbes mal barrés

14 juin 2010 à 5 h 48 min 0 commentaire

Dimanche, deux pays de l’ex-Yougoslavie ont vibrés à l’entrée de leurs équipes nationales en Coupe du Monde de football. Si les Slovènes, beaucoup aidés par leurs adversaires Algériens, ont obtenu leur première victoire pour leur deuxième mondial (1-0), le calcul des Serbes a été mauvais face à la rigueur des Ghanéens, dirigés – ironie du sort – par l’entraîneur serbe Milovan Rajevac (1-0). Détail anecdotique, comme avec la qualification française pour ce mondial en Afrique du Sud, ce sont les mains et non les pieds qui sont venues donner une issue aux deux rencontres.

Serbie : Issue du procès Taton en juin

Serbie : Issue du procès Taton en juin

10 mai 2010 à 3 h 24 min 0 commentaire

Le procès « Brice Taton », dans lequel 15 personnes sont inculpées pour avoir passé à tabac et tué ce supporter toulousain à l’issue d’un match d’Europa League opposant le Partizan Belgrade à Toulouse, reprendra 17 juin prochain, a indiqué la Haute Cour de justice de Belgrade. La première partie de l’audience qui a duré une semaine a été consacrée à la lecture de l’acte d’accusation ainsi qu’à la déclaration des inculpés. Présents lors du procès, ceux-ci se sont déclarés, comme tout un chacun, innocents et irresponsables dans ce drame. Après témoignages, il semble que deux des prévénus aient été les « organisateurs » de cette attaque mortelle. Le premier d’entre eux, Ivan Grkovic, a immédiatement nié ce qui lui est reproché, tandis que le second, Dejan Puazigaca, est en cavale, en Croatie ou au Kosovo, selon des sources policières serbes. Selon toute vraisemblance, le procès connaîtra son issue le 23 juin après la déclaration de témoins protégés dans cette affaire. Les parents de Brice Taton, absents pour le début du procès du fait des perturbations du trafic aérien lié à l’éruption du volcan Eyjafjöll, seront présents à l’audience et attendent un geste fort de la part de la justice serbe. Selon l’acte d’accusation lu par la procureur devant le tribunal, l’agression ayant entrainé la mort de Taton, était un acte prémédité. Les inculpés risquent donc des peines de prison ferme allant jusqu’à 40 ans. Articles liés : Ouverture du procès Taton à Belgrade Hooligans : souriez, vous êtes filmés! Hooliganisme : un fléau le long du Danube La Hongrie: terre bénie des hooligans? Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

Les minorités resurgissent comme par magie

Les minorités resurgissent comme par magie

20 avril 2010 à 23 h 47 min 7 commentaires

Avec l’arrivée prochaine au pouvoir de la droite en Hongrie, la question des minorités hongroises du bassin des Carpates va immanquablement faire son grand retour. La FIDESz n’a pas encore officiellement pris le pouvoir que déjà on réentend parler d’elles, et que déjà, les premiers contrecoups se font ressentir dans les pays voisins « abritant » une importante minorité magyare. « Nous voulons mettre un terme à la discrimination dont sont victimes les Hongrois des pays voisins. » Par ces mots, János Martonyi, l’ancien et probable futur ministre des affaires étrangères de Viktor Orbán, dénonce le fait que ceux-ci n’ont pas accès à la citoyenneté hongroise, contrairement aux Magyars des Etats-Unis, d’Australie ou d’Europe de l’Ouest. Martonyi se défend pour autant de projeter un octroi massif de passeports hongrois.  »Je voudrais une nouvelle fois mettre l’accent sur le fait que la citoyenneté pourrait seulement être octroyée sur une base individuelle, au cas par cas. » Cela ne suffira certainement pas à rassurer les Etats voisins, surtout s’ils se souviennent du passage de Martonyi aux affaires étrangères de 1998 à 2002. Il avait fait de l’autonomie culturelle et territoriale des minorités hongroises une priorité de sa diplomatie. Il s’était notamment lancé dans une dangereuse surenchère lors de la guerre Otan-Serbie au printemps 1999, alimentant un parallèle entre les Albanais du Kosovo et les Hongrois de Voïvodine. Le levier d’Orbán Qu’il ait la majorité des deux-tiers au parlement ou pas, le futur premier ministre devra faire des concessions. Dès lors, il sera la cible perpétuelle des attaques de la droite radicale. Pour les contrer, il va devoir « donner dans » le nationalisme. Il dispose d’un levier très intéressant et qu’il a déjà exploité a plein lorsqu’il fut premier ministre, de 1998 à 2002 : les Hongrois d’outre-frontière. Rien de tel en effet pour un politicien hongrois que de s’ériger en défenseur du peuple et de l’identité hongroise – des thèmes chers aux droites traditionnelle et extrême – que de soulever la question des minorités hongroises. On peut donc s’attendre à ce que le nouveau gouvernement pousse des cris d’orfraie, à chaque fait divers impliquant un Hongrois de Slovaquie, de Serbie ou de Roumanie. Du côté des Slaves du Sud… Vendredi, les Présidents hongrois, serbe et croate se sont rencontrés dans le Sud de la Hongrie, à Pécs, pour discuter de cette question. Laszlo Solyom, Boris Tadic et Ivo Josipovic ont émis un communiqué commun dans lequel ils affirment l’utilité du concept de « nation culturelle » pour résoudre les problèmes liés aux minorités en Europe centrale et dans les Balkans. Les nations culturelles ont toutes un pays-mère responsable de leur famille ethnique a déclaré le président hongrois, précisant que cela ne pouvait en aucun cas s’accompagner de prétentions territoriales. S’il n’est rien ressorti de décisif de cette rencontre, elle a eu le mérite d’entretenir un dialogue constructif. Il n’en va pas de même avec les voisins Slovaques. Du côté slovaque… C’est avec la Slovaquie que cela risque de « coincer » le plus, notamment en raison de la loi linguistique slovaque de l’été dernier. Jan Slota, le leader de l’extrême-droite locale, qui participe à la coalition gouvernementale, a gratifié la presse d’une spectaculaire « sortie » samedi dernier via l’agence de presse TASR. Certainement en réaction à la victoire de la FIDESz et pour donner le change à la percée de Jobbik. Selon lui, « La nation slovaque est présente historiquement sur ce territoire depuis plus de 1500 ans. Les tribus hongroises mongoloïdes qui sont arrivées ici sur leurs chevaux poilus répugnants viennent seulement de fêter leurs mille ans d’existence. Ces vagabonds, ces restes de nomades, sont très peu nombreux  sur le territoire de la Hongrie actuelle. […] Saint Etienne [ndlr : Szent István, fondateur du royaume de Hongrie] s’est associé avec les princes slovaques et des chevaliers francs et a massacré ces mongols qui se trouvaient sur le territoire historique de la Hongrie. Il est possible que certain d’entre eux aient survécu en se cachant dans les marais de roseaux.« , a déclaré le président du parti national slovaque (SNS). Pas de quoi s’émouvoir franchement de cette nouvelle « sortie », quand l’on connaît le triste personnage et sa faculté à déblatérer des diatribes anti-hongroises et anti-roms, lui qui avait déjà préconisé de placer les Roms et les Hongrois dans des camps, et qui a déclaré très récemment posséder des informations sérieuses quant à des plans d’invasion de la Slovaquie par la Hongrie. Dans ce domaine, le seul qui soutient la comparaison avec lui est le serbe Tomislav Nikolic qui, au cours de la campagne qui avait bien failli le propulser à la présidence de la République en 2004, avait déclaré concernant les minorités de Voïvodine qu’après sa victoire, les Hongrois recevraient un sandwich et les Slovaques deux, car ils ont plus de route à faire… Articles liés concernant la Serbie : Hongrie-Serbie : Quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Voïvodine: une autonomie de façade? La Voïvodine un peu plus autonome Articles liés concernant la Slovaquie : Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Des étudiants hongrois revendiquent leurs droits en Slovaquie « Dialogue de sourds » sur la loi linguistique slovaque Bratislava redoute l’arrivée de la FIDESz au pouvoir Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois La Hongrie se plaint de la Slovaquie à Washington Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Hongrie-Serbie : Quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération

Hongrie-Serbie : Quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération

23 mars 2010 à 15 h 44 min 2 commentaires

« Si la guerre doit s’étendre en Yougoslavie, de quelle que façon que ce soit, la Hongrie se tiendra derrière les Hongrois de Voïvodine. » Cette déclaration semble aujourd’hui d’un autre âge, et c’est tant mieux. C’était le 8 avril 1999 sur la BBC et le ministre hongrois des affaires étrangères mettait alors en garde le gouvernement serbe, en pleine campagne de bombardement de l’Otan sur le territoire de la Serbie actuelle : si les Serbes s’en prennent à la minorité hongroise, la Hongrie s’impliquera dans le conflit. Hier, lundi 22 mars 2010, soit onze ans plus tard, les ministres de la Défense hongrois et serbe se sont rencontrés à Belgrade, non pas pour parler de guerre, mais pour signer un pacte de coopération militaire. L’accord porte sur la préparation et l’entraînement des forces armées, la surveillance de l’espace aérien, l’artillerie et la gestion de désastres. Le ministre hongrois, Imre Szekeres, a confirmé ce que la diplomatie hongroise répète de plus en plus fort : les Etats des Balkans occidentaux ont vocation à intégrer l’Union Européenne et il est dans l’intérêt de la Hongrie de voir ces pays dans l’Union au plus vite. Il a aussi profité de ce voyage à Belgrade pour annoncer son intention de maintenir le contingent hongrois déployé au Kosovo. Le Kosovo d’ailleurs… Onze années plus tôt, la guerre aux portes de la Hongrie 1998. Belgrade lance une vaste opération militaire et de police dans sa province sud du Kosovo pour mettre un terme aux actions séparatistes de l’UCK, l’Armée de libération du Kosovo. Entre les milices serbes et les activistes albanais, c’est l’escalade de la violence et les exactions se multiplient. Le 24 mars 1999, sous couvert de « guerre humanitaire », l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord – qui a perdu toute raison d’être depuis la chute du bloc de l’est – lance une campagne de frappes aériennes contre les centres névralgiques de la Serbie. C’est la guerre dite « zéro mort ». La position de la Hongrie est périlleuse. Elle n’a intégré l’OTAN que onze jours plus tôt ! Et déjà elle se trouve confrontée à une guerre à sa frontière sud. Idéalement placée pour servir de base de décollage aux avions de l’Otan, la Hongrie est contrainte d’ouvrir son espace aérien et de mettre ses aéroports à disposition. Contrainte, car en s’impliquant dans cette guerre contre la Serbie, elle place les quelques 350.000 Hongrois vivant dans le Nord du pays dans une position exécrable, à la merci des extrémistes serbes. « Si la guerre doit s’étendre en Yougoslavie, de quelle que façon que ce soit, la Hongrie se tiendra derrière les Hongrois de Voïvodine. » Németh Zsolt, le secrétaire d’Etat au ministère des affaires étrangères, BBC, 8 Avril 1999. La minorité hongroise de Serbie n’a pas été victime de nettoyage ethnique comme il fut craint en 1999, mais l’embargo sur la Serbie, la pression exercée sur elle par les nationalistes serbe et la conscription forcée dans l’armée yougoslave ont poussé 50.000 magyars a quitter le pays, des jeunes pour la plupart.

Frictions amicales entre Hongrie et Serbie au water polo

Frictions amicales entre Hongrie et Serbie au water polo

26 janvier 2010 à 4 h 26 min 2 commentaires

A Szeged hier, la Hongrie et la Serbie jouaient un match amical de water-polo. Les rencontres dans ce sport aquatique entre les deux pays sont souvent d’un très haut niveau, mais dégénèrent facilement. Cette fois-ci, il n’y avait pourtant pas d’enjeu particulier, sinon des retrouvailles qui promettaient d’être musclées après le quart de finale aux championnats du monde l’an dernier. Ce match nul a tout de même accouché de deux bagarres générales.

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

24 janvier 2010 à 19 h 21 min 1 commentaire

A Bruxelles cette semaine; le lobbying des pays de l’Union européenne traversés par le Danube a très bien fonctionné. Avec les eurodéputés roumains en tête, le projet de stratégie pour le Danube a suscité beaucoup d’intérêt auprès des institutions, par-delà les clivages partisans. Mercredi, un débat au Parlement a démontré qu’une grande majorité des députés allemands, autrichiens, slovaques, hongrois, bulgares et roumains soutiennent la stratégie « transdanubienne ». Lors de son audition le 14 janvier dernier, le candidat autrichien de la Commission à la politique régionale, Johannes Hahn, avait déja fait de ce projet une des priorités de la Commission. Cette stratégie pour le bassin du Danube, qui ne concerne pas moins de 80 millions de personnes, découle du sens commun. Le Danube est un « don » de la nature pour renforcer la coopération politique et économique des peuples de l’Est et de l’Ouest de l’Europe. Pour les eurodéputés, il va de soi que cette coopération doit d’abord avoir une plus-value européenne. Plus précisément, il s’agira d’améliorer le développement d’une région étendue du Rhin à la Mer Noire, en se concentrant notamment sur les transports, la protection de l’environnement, le tourisme durable, les échanges scientifiques, l’héritage culturel et la diversité linguistique. Sans aucun doute, la Serbie sera invitée à coopérer de près ou de loin, et du même coup à renforcer le climat de confiance qu’elle partage avec l’UE. La stratégie s’est officialisée jeudi 21 janvier par une résolution votée au Parlement, soutenue par toutes les factions politiques européennes. Les eurodéputés souhaitent que des politiques « transdanubiennes » soient fonctionnelles d’ici la fin de l’année. La Commission a déja fait savoir qu’elle a mis en place un groupe de travail sur la question. L’eurodéputé social-démocrate roumain, Victor Boştinaru, est pressenti pour être le rapporteur de la stratégie au nom de la commission Développement régional de l’assemblée européenne. sources: euractiv Articles liés : Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va Barroso II subit les bisbilles entre partis Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Voïvodine: une autonomie de façade?

Voïvodine: une autonomie de façade?

19 décembre 2009 à 17 h 21 min 0 commentaire

Le Parlement régional de Voïvodine a entériné, lundi dernier, son nouveau statut, plus autonome, approuvé par le Parlement serbe un peu plus tôt. Parallèlement à cela, une nouvelle loi renforcera les institutions propres à chaque minorité ethnique. En visite dans le Nord de la Serbie, le Président hongrois, Laszlo Solyom, a rendu hommage à l’attitude positive de Belgrade. Depuis le coeur de la minorité hongroise de Subotica (en hongrois, Szabadka), le Président de la République de Hongrie s’est félicité des gestes positifs des autorités serbes envers les minorités de Voïvodine, qui représentent plus du quart de ses deux millions d’habitants. En plus d’une autonomie élargie de cette province, la Serbie s’est en effet dotée d’une nouvelle loi élargissant les compétences des « Conseils ethniques », les organes représentatifs des différentes minorités. « Cette loi est une énorme opportunité pour les minorités de Serbie d’atteindre une auto-gouvernance culturelle complète. C’est une avancée extrêmement significative vers l’autonomie. », a réagit Laszlo Solyom. Dans un discours prononcé depuis une école secondaire locale, Solyom a aussi qualifié cette loi d’ « exemplaire » , ajoutant même que « cette chance serait inconcevable dans certains autres pays multiethniques. » Il a aussi encouragé les membres de la communauté hongroise a revendiquer leur origine ethnique en allant s’enregistrer sur les listes électorales. Selon la nouvelle loi, 118.000 signatures sont nécessaires pour que la minorité hongroise se dote de son Conseil national. Cela ne devrait être qu’une formalité, puisque le nombre de Hongrois s’éleve à près de 300.000 en Serbie. Un tout autre son de cloche Dans une interview accordée cette semaine au Courrier des Balkans, le président de l’Union démocratique des Hongrois de Voïvodine, Pal Sandor, a pour sa part dénoncé le nouveau statut de la Voïvodine, qu’il qualifie d’ « imposture ». Même si le poids de son parti est désormais marginal, il est une figure historique et influente au sein même de la minorité hongroise. Il insiste sur le fait que la capitale serbe contrôlera toujours financièrement la province, puisque le budget alloué à la Voïvodine reste une prérogative de Belgrade. « Nous ne récolterons que 7% du revenu national brut alors que nous en réalisons 43% ! », s’insurge-t-il. « Le président du Parlement de la province est hongrois, mais il ne s’agit là que d’une vitrine. Les Hongrois n’ont pas de véritable poids politique. [...] Il y aura autant d’autonomie que les Serbes en décideront, comme bon leur semblera. » Pal Sandor juge aussi sévèrement la situation au quotidien de la minorité en Serbie. « On vient de profaner 46 tombes dans un cimetière catholique hongrois. Les Hongrois sont constamment soumis à une pression psychologique que j’appelle « psycho-terreur ». Il existe un conflit de basse intensité sur tout le territoire de Voïvodine. » Petit éclairage historique La région multiethnique de  Voïvodine avait jouit d’une quasi-indépendance du temps de la Yougoslavie de Tito avant de devenir une région sinistrée par le pillage systématique de ses ressources par Belgrade et par sa mise en coupe réglée par Slobodan Milosevic, à partir de la fin des années 80. Bien qu’elle n’ait pas été le théâtre direct de combats, sa composition multiculturelle a grandement souffert de l’afflux de réfugiés serbes de Croatie et de Bosnie, puis de la guerre au Kosovo. Ces dernières années, les tensions communautaires ont été exacerbées et les incidents à caractère ethnique se sont multipliés, notamment entre des jeunes Hongrois et des réfugiés serbes. Après l’entrée dans l’Union européenne de la Slovaquie -en même temps que la Hongrie- puis de la Roumanie le 1er janvier 2007, les Hongrois de Serbie constituent, à l’exception des 150.000 Hongrois d’Ukraine, la dernière minorité hongroise importante du bassin des Carpates, encore non-intégrée à l’Union européenne. L’implication slovaque Au début du mois, une rencontre entre le Président slovaque, Ivan Gasparovic, et le Premier ministre serbe Mirko Cvetkovic, a été l’occasion pour les deux pays, voisins de la Hongrie, de resserrer leurs liens et de réaffirmer leur position diplomatique commune en ce qui concerne le Kosovo, à savoir le respect scrupuleux du droit international, et la non reconnaissance de l’indépendance kosovare. Au contraire, la Hongrie avait été un des premiers Etats à reconnaître le Kosovo comme un Etat indépendant. La position intransigeante de la Slovaquie s’explique avant tout par le fait qu’elle craint que le précédent du Kosovo n’encourage les revendications autonomistes des quelques 500.000 Hongrois du sud du pays. Un rapprochement des deux pays qui n’est cependant pas forcément dommageable pour les Hongrois de Voïvodine car, cette région abritant aussi une minorité slovaque d’environ 50.000 individus, la Slovaquie partage finalement des intérêts convergents avec la Hongrie. Article lié : La Voïvodine un peu plus autonome

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

19 décembre 2009 à 15 h 01 min 0 commentaire

La police du Kosovo a procédé, mercredi dernier, à l’arrestation de sept trafiquants d’êtres humains liés à la mort de seize clandestins, suite au chavirage de leur embarcation dans le sud de la Hongrie, il y a deux mois, a rapporté l’agence de presse Beta. La police kosovare a été secondée dans son enquête par la force de police européenne au Kosovo, Eulex, et par les polices serbe et hongroise. Les sept personnes arrêtées étaient originaires des régions de Pristina, Pec, Gniljane et Kosovska Mitrovica. La population du Kosovo est la plus jeune d’Europe, 1/3 est âgée de moins de 15 ans, et durement frappée par le chômage, dont le taux officiel est proche de 50%. Pour les candidats à l’immigration, la Hongrie est le plus court chemin pour atteindre l’espace Schengen puis l’Europe de l’Ouest où ils espèrent trouver un emploi. Le coût du voyage s’échelonne de 2000 à 3000 euros par personne, directement versés aux filières d’immigration illégale. Chaque année, plusieurs centaines d’entre eux sont arrêtés par la police hongroise, proche de la frontière avec la Serbie le plus souvent. Articles liés: Des corps au compte-goutte Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Budapest-Belgrade: un vol qui crée des liens

Budapest-Belgrade: un vol qui crée des liens

17 décembre 2009 à 0 h 18 min 1 commentaire

Dix-sept ans après avoir été suspendue, la ligne aérienne directe reliant la capitale hongroise Budapest à la capitale serbe Belgrade a ré-ouvert lundi dernier. Une évolution qui anticipe la levée imminente d’obligation de visa pour les citoyens serbes se rendant dans l’Union européenne. Le premier avion assurant la liaison, affrété par la compagnie hongroise Malév, a atterri à l’aéroport international de Belgrade à 14h15 (heure locale), quarante-cinq petites minutes seulement après avoir décollé de Budapest. La compagnie a officiellement annoncée que les trois-quarts des billets quotidiens mis en vente pour le mois de décembre, au prix de départ de 99 euros, ont déjà été réservés. Plusieurs compagnies aériennes concurrentes ont d’ores et déjà emboitées le pas de la compagnie hongroise, qui assurera la liaison, et étudient la desserte de la capitale serbe. Un marché qui s’avèrera probablement très juteux, tant les possibilités de voyage des Serbes ont été entravées par une politique de visa très restrictive. Seuls 300 kilomètres séparent les deux capitales et pourtant elles n’étaient plus connectées par voie aérienne depuis 1992, année où les premières sanctions internationales sont tombées contre le régime de Belgrade pour le punir de sa « politique balkanique », en Croatie et en Bosnie. Depuis cette date, les seuls moyens de rallier les deux capitales étaient de faire le trajet en voiture ou de prendre un train pendant près de huit heures. Les citoyens serbes enfin bienvenus en UE Ce samedi, le 19 décembre, marquera en effet un jour important pour les Serbes, les Monténégrins et les Macédoniens, car ils pourront désormais se rendre dans l’Union européenne sans visa. La Serbie plaidait depuis plusieurs années pour la levée de ce régime, mais sa coopération jugée insuffisante avec le Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie entrainait chaque fois un véto européen. La Hongrie soutenant activement le processus d’intégration de ses voisins du Sud, le Ministère hongrois des affaires étrangères s’est félicité, conjointement avec son homologue serbe, de cette levée des restrictions, qu’il considère comme un succès de la diplomatie hongroise. Les ministres des affaires étrangères serbe et hongrois marqueront d’ailleurs l’évènement ensemble, samedi au passage frontalier hungaro-serbe de Röszke. A quand la Serbie dans l’Union ? Les piètres résultats obtenus par la Bulgarie et la Roumanie depuis leur entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007, en matière de lutte contre la corruption notamment, ainsi que la méfiance populaire grandissante vis-à-vis de Bruxelles, ne plaident pas en faveur d’une intégration rapide de la Serbie. Les Etats des Balkans ne peuvent plus espérer bénéficier d’une intégration « au rabais », comme ce fut le cas pour ces deux pays. Dans un article paru le 16 décembre dernier dans le journal La Croix,  Piotr Kaczynski, un chercheur à Bruxelles (Ceps), a fort bien résumé les enjeux de l’intégration européenne des Balkans : « Ajouter 20 millions d’habitants à une Union de 500 millions ne changera rien au cours de la construction européenne. C’est crucial pour les Balkans. Pour l’Europe de l’Ouest, l’enjeu est de s’épargner des ennuis. » La Croatie pourrait entrer, elle, dès le 1er janvier 2012.

Belgrade-Sarajevo: les Balkans sur de nouveaux rails

Belgrade-Sarajevo: les Balkans sur de nouveaux rails

14 décembre 2009 à 14 h 29 min 0 commentaire

Un train direct, au départ de Belgrade dimanche matin, à rallié les capitales serbes et bosniaques, pour la première fois depuis l’éclatement de la Yougoslavie en 1991. Le convoi n’était pas bien impressionnant, mais après dix-huit ans d’absence, quatre longues années de guerre et quelques 100.000 morts en Bosnie, le symbole est fort. Depuis 1991, cette liaison ferroviaire longue de 500 km, baptisée avec fracas « Olympic Express » en l’honneur des Jeux olympiques d’hiver de 1984 à Sarajevo, la plus fréquentée et la plus moderne de toute la Yougoslavie, avait été suspendue en raison de l’éclatement de la guerre entre les Républiques yougoslaves de Serbie et de Croatie. Une guerre qui allait se  propager dès 1992 au territoire de la Bosnie-Herzégovine. Une inauguration très modeste Hier, seuls dix-neuf passagers, dont neuf d’entre eux  allaient descendre au terminus de Sarajevo, sont montés à bord des trois wagons en piteux état qui composent ce train. Chaque wagon a une couleur attitrée. Et pour cause, l’un vient de Serbie et les deux autres des deux entités constitutives de la Bosnie-Herzégovine actuelle : la République serbe de Bosnie (Republika Srpska) et la fédération croato-musulmane. Comme rien n’est simple dans cette partie de l’Europe, le wagon bosno-serbe n’ira pas jusqu’à Sarajevo mais s’arrêtera en Républika Srpska… Encore un symbole, mais négatif cette-fois : la Bosnie actuelle résultant des accords de Dayton n’a toujours pas réussi à surmonter ses clivages ethniques et à former un Etat unifié. Le trajet entre les deux capitales durera neuf heures et franchira deux frontières internationales, entre la Serbie et la Croatie, puis entre la Croatie et la Bosnie. Ces modestes performances seront compensées par un prix très attractif de 31 euros pour l’aller-retour.

La Voïvodine un peu plus autonome

La Voïvodine un peu plus autonome

9 décembre 2009 à 1 h 12 min 0 commentaire

La semaine dernière, après des années de tractations, le Parlement de Serbie a voté en faveur d’une plus large autonomie de la province multiethnique de Voïvodine. Sauf surprise, le nouveau statut entrera en vigueur avec le vote du Parlement régional de Voïvodine, le 14 décembre prochain. Bien entendu, le nouveau statut est moins ambitieux que ne l’espéraient les partis hongrois, très influents dans le nord de la province, où ils représentent quelques 300.000 citoyens serbes de nationalité hongroise. Mais l’autonomie est tout de même élargie et les compétences suivantes seront transférées de Belgrade à Novi Sad, capitale administrative de la Voïvodine : industrie, emploi, éducation, santé, protection sociale, information, urbanisme, développement régional, agriculture, eaux et forêts, chasse, pêche, tourisme, protection environnementale. On note que la région ne sera pas dotée de ses propres forces de police, réclamées par les autonomistes. Ce nouveau statut permettra en outre à la Voïvodine d’ouvrir des bureaux dans les régions européennes et à Bruxelles et de signer des accords interrégionaux. « Nous remercions les membres du Parlement de Serbie d’avoir montré leur maturité et leur responsabilité. Ils ont prouvé qu’indépendamment de leur affiliation politique, ils sont conscients de la responsabilité de représenter les intérêts de tous les citoyens, non seulement de la province autonome de Voïvodine, mais aussi de la République de Serbie comme un tout », a réagit le porte-parole d’origine hongroise du Parlement de Voïvodine, Sandor Egeresi. Soucieux de contrôler l’hégémonie serbe sur la Yougoslavie pour en maintenir l’équilibre, Tito avait octroyé à la Voïvodine et au Kosovo, en 1974, des compétences qui leur donnait de facto un statut de Républiques. Toute autonomie avait été supprimée par Slobodan Milosevic à son arrivée au pouvoir. Le coup de la chaussure à la mode serbe ! Après Georges W. Bush en Irak, puis Dominique Strauss-Kahn en Turquie, c’est une députée serbe du parti radical serbe, Gordana Pop Lazic, qui a succombé à la mode du lancer de chaussure à l’occasion d’une réunion portant sur l’autonomie de la Voïvodine. Son parti -fondé par Vojislav Seselj, aujourd’hui incarcéré à la Haye pour crimes de guerres commis au cours des guerres en Croatie puis en Bosnie- s’est toujours opposé avec virulence à toute autonomie de la province de Voïvodine, comme celle du Kosovo, accusant sa population hongroise de séparatisme. « Cette chaussure entrera dans l’histoire, comme la chaussure irakienne, comme un symbole de la lutte contre les tyrans », s’est enthousiasmé quelques instants plus tard le vice-président du Parti radical, Dragan Todorovic. L’histoire ne dit pas si, à l’instar de l’ancien Président américain, dont la vivacité d’esprit lorsqu’il s’agit de plaisanter a toujours agacé ses détracteurs, la victime de l’agression a pu apercevoir et révéler la pointure de son agresseur. Articles liés : La double nationalité pour les Hongrois de l’étranger? La Hongrie soutient l’adhésion serbe à l’UE

Hooliganisme: un fléau le long du Danube

Hooliganisme: un fléau le long du Danube

3 octobre 2009 à 21 h 23 min 0 commentaire

Brice Taton, un supporter du Toulouse Football Club, tombé dans un coma profond en Serbie  en marge d’un match d’Europa League opposant le Partizan Belgrade à Toulouse a succombé, ce mardi, à de multiples blessures. Le jeune français de 28 ans avait subi, le 17 septembre dernier les assauts d’une horde de hooligans serbes armés de barres de fer et de chaines de vélo. Le hooliganisme dans le football n’en fini plus de frapper particulièrement à l’Est de l’Europe. Cette affaire, au dénouement tragique, a connu une couverture médiatique importante et a suscité une indignation générale dans l’Europe entière. Sorti de sa torpeur, le monde politique européen a promis le renforcement des mesures de sécurités à l’intérieur et à l’extérieur des stades, ainsi que l’application de peines lourdes pour tout auteur d’acte « hooligan ». Cet été, des événements avant-coureurs, moins médiatisés car ayant connu une fin plus « heureuse », auraient pourtant dû contraindre les responsables politiques à agir plus tôt. Aujourd’hui, les hooligans serbes sont au centre de tous les débats mais les hooligans hongrois auraient pu également se trouver sous les feux des projecteurs après les graves incidents de Ferencvaros et de Ujpest. Fort heureusement, aucun décès n’avait été déploré lors de ces violentes échauffourées.

Diaporama : Guca, la fête sans couacs

Diaporama : Guca, la fête sans couacs

9 août 2009 à 22 h 52 min 0 commentaire

La petite ville de Guca au coeur de la Serbie vient de fêter son 49ème festival de trompettes. Connu dans le monde entier pour sa spontanéité, cet événement culturel gratuit rend hommage depuis 1961 à la trompette traditionnelle de la région de Dragacevo, cuivre culte vieux de 200 ans. Les français amateurs de fanfares étaient particulièrement nombreux cette année. Tandis que les Hongrois, pas forcément friands des Balkans, se sont faits plutôt rares. Depuis jeudi, plusieurs centaines de milliers de visiteurs venus non seulement d’Europe, mais également d’Amérique, ont envahi la cité pour s’enivrer de rakije et danser autour de virtuoses serbes. Ceux-ci ont la particularité d’être autodidactes, et malgré leur talent, restent méconnus. Pour la petite histoire, lors d’une visite à Guca, Miles Davis admiratif aurait admis ne jamais avoir entendu jouer de la trompette comme cela! L’âme serbe à l’honneur Chaque film d’Emir Kusturica est comparable à un petit Guca à lui tout seul. En Serbie, les airs de trompette accompagnent tous les grands moments de la vie, rassemblent les communautés et réchauffent les âmes. La fête de Guca est la quintessence de tout cela, une rencontre au sommet pour célébrer la culture et l’hospitalité serbe. Souvent montrée du doigt par la communauté internationale, la Serbie peut-être bien plus accueillante que certains pays siégeant au Conseil de Sécurité de l’ONU. Guca est un parfait exemple pour le rappeler. Avec son succès grandissant tous les ans depuis bientôt un demi-siècle, et rappelons le, sa gratuité, ce festival est l’un des pères des rassemblements festifs en Europe et le garant de l’esprit « festival ». Riche en couleurs et en sourires, on peut lire sur le diaporama de l’édition précédente toute l’authenticité du bonheur qu’offre Guca. [slide] Pour les 50 ans de son festival l’an prochain, le village de Guca et ses quelques 2000 habitants auront peut-être du mal à accueillir tous les enthousiastes qui voudront s’y rendre. Cette année, malgré les nombreux masques « anti-grippe porcine », ils étaient près de 600 000 à s’être réunis pour exploser de joie. Photographies : David Fernandes

Water Polo : les contre-perfs hongroises et la magie serbe

Water Polo : les contre-perfs hongroises et la magie serbe

3 août 2009 à 13 h 55 min 0 commentaire

Sale semaine et grosse désillusion pour les sélections magyares, qui sont pourtant réputées pour dominer ce sport depuis toujours. Mardi dernier, les poloïstes hongrois se sont inclinés face aux Serbes aux mondiaux aquatiques de Rome, lors d’un quart de finale très riche en buts (10-9). Les voisins Serbes sont donc allés arracher la victoire par un petit but d’écart à 1’37 de la fin des prolongations, renvoyant prématurément les vedettes hongroises à Budapest. Les champions olympiques hongrois peuvent tout de même se consoler d’avoir chuté face à ceux qui allaient devenir, quelques jours plus tard, les maîtres du monde. Les Hongroises, elles, ont subi le même sort que leurs homologues masculins face aux Canadiennes en quart de finale 9 à 7.

La Hongrie soutient l’adhésion serbe à l’UE

La Hongrie soutient l’adhésion serbe à l’UE

16 juin 2009 à 10 h 01 min 1 commentaire

Dimanche dernier, la diplomatie hongroise a réaffirmé son soutien à une intégration rapide de la Serbie à l’Union Européenne, à l’occasion du quinzième anniversaire de la création de l’Alliance des Hongrois de Serbie. « La Voïvodine est un lien géographique et politique entre la Serbie, la Hongrie et l’Union Européenne » a déclaré Kozma, le chef adjoint de la commission des affaires étrangères, en présence des cadres de l’Alliance des Hongrois de Voïvodine (le VMSz pour Vajdasági Magyar Szövetség), le principal parti hongrois en Serbie et le seul interlocuteur considéré crédible par Budapest. Cette déclaration s’inscrit dans la ligne que s’est fixée la diplomatie hongroise depuis qu’elle est entrée dans l’Union Européenne le 1er mai 2004 : Un soutien actif aux minorités hongroises disséminées dans les pays voisins de la Hongrie depuis le changement de frontières post-2ème Guerre Mondiale. Et dans le même temps, le maintien de bonnes relations de voisinage et leur intégration européenne. Ce qui a souvent tenu de la quadrature du cercle, les pays limitrophes soupçonnant souvent la Hongrie d’arrières pensées révisionistes et ayant vis-à-vis de sa population hongroise une attitude oscillant de la méfiance à la franche hostilité. La Hongrie soutient donc activement ses voisins balkaniques du Sud, la Croatie et la Serbie, les derniers qui ne soient pas encore entrés dans l’Union (à l’exception de l’Ukraine à l’Est).  Il s’agit à la fois de réunir tous les Hongrois du Bassin des Carpates dans un seul et même ensemble politique et économique. Il s’agit aussi pour la Hongrie de repousser la frontière de Schengen, très contraignante pour les flux de personnes et économiques, qui court sur tout son flanc sud. Elle milite en faveur de Belgrade pour que soient levé les restrictions de visas pour les citoyens serbes … et les quelques 300 000 « ethniques Hongrois » qui peuplent le Nord du pays. Pour rappel, un referendum initié par le Fidesz avait échoué à octroyer la citoyenneté hongroise à tous les Hongrois du bassin des Carpates qui en feraient la demande. Malgré des relations diplomatiques relativement cordiales depuis le début des années 2000 entre les deux pays, les années précédentes ont été marquées par des heurts réguliers entre Hongrois et Serbes en Voïvodine; la Hongrie, quelques mois seulement après son adhésion européenne avait porté plainte au Parlement européen.