Mots-clés associés : "sans-abris"

Tilos Rádió : les SDF en Hongrie

Tilos Rádió : les SDF en Hongrie

18 février 2014 à 8 h 03 min 2 commentaires

Nous avons reçu, samedi 15 février, dans l’émission « Francia Hanga » de Tilos Radio Zsuzsanna Posfai, militante dans l’association d’aide aux sans-abri « A Varos Mindenkié » (La Ville est à tous).

En Hongrie, les SDF seront-ils encore des délinquants ?

En Hongrie, les SDF seront-ils encore des délinquants ?

22 janvier 2013 à 17 h 52 min Comments are Disabled

Samedi en début de soirée, la police a délogé et arrêté un groupe de sans-abris et d’activistes du collectif « la Ville est pour tout le monde » (A Város Mindenkié) d’un immeuble appartenant à la mairie du VIIe arrondissement de Budapest. Ils manifestaient une nouvelle fois contre la politique anti-SDF menée par les autorités depuis fin 2010 en Hongrie. Ils n’ont pas encore eu d’amendes, ni de peines d’emprisonnement pour avoir occupé les lieux.

Une manifestation en faveur des sans-abri organisée par le collectif "A varos mindenkié" (Photo : Leeb Adam)

Sans-abri : l’ONU critique la Hongrie

20 février 2012 à 7 h 46 min 3 commentaires

Deux expertes des Nations Unis sur les Droits de l’Homme ont épinglé la Hongrie sur la question des personnes sans-abri, la semaine dernière, estimant que la législation hongroise dernièrement mise en place criminalise le fait d’être sans domicile fixe.

La prison pour les sans-abris ?

La prison pour les sans-abris ?

24 octobre 2011 à 8 h 21 min 4 commentaires

L’association de défense des sans-abris « A Város Mindenkié » (La ville pour tous) a rassemblé plusieurs centaines de personnes lundi dernier pour protester contre les nouvelles propositions du gouvernement d’imposer aux individus « résidant dans les lieux publics » une amende de 500 euros…ou une peine d’emprisonnement.

Petit à petit, le nettoyage social des rues de Budapest se poursuit

Petit à petit, le nettoyage social des rues de Budapest se poursuit

28 septembre 2011 à 11 h 31 min 1 commentaire

Dimanche dernier, le référendum organisé dans le huitième arrondissement de Budapest concernant la lutte contre la présence des clochards dans le quartier n’a pas pu être validé faute de participants assez nombreux. Ainsi, les autorités locales sont légitimement compétentes pour interdire de fouiller dans les poubelles et de squatter l’espace public. Vendredi, on apprenait que fin décembre, faire la manche ou vendre à la sauvette dans le trafic et les bouchons deviendrait aussi illégal.

Budapest : les lomtalanitás, bon débarras !

Budapest : les lomtalanitás, bon débarras !

14 septembre 2011 à 14 h 54 min 4 commentaires

La ville de Budapest va mettre en place un nouveau système d’enlèvement des encombrants afin de rendre les rues toujours plus propres. Les habitants des immeubles ou des maisons d’un quartier devront se regrouper et décider d’un moment précis pour se débarrasser des objets dont ils ne veulent plus. Une benne sera alors ponctuellement mise à leur service.

Gyula, membre de l'équipe de football des sans-abris hongrois

Jouer au foot à Paris, un rêve pour Gyula, sans-abri en Hongrie (2/2)

18 août 2011 à 22 h 20 min 0 commentaire

Quelques jours avant le coup d’envoi de la 9ème Homeless World Cup à Paris, Gyula un sans-abri de 35 ans, nous a livré quelques clés d’un parcours chaotique qui le conduira aux pieds de la tour Eiffel ce week-end.

La Hongrie se prépare pour la 9ème Homeless World Cup à Paris (1/2)

La Hongrie se prépare pour la 9ème Homeless World Cup à Paris (1/2)

18 août 2011 à 21 h 38 min 0 commentaire

Pour cette 9è édition de la Coupe du Monde de football des sans-abri, des joueurs du monde entier s’affronteront sur le Champ de Mars pendant une semaine, à partir de ce dimanche 21 août. Après des problèmes financiers résolus à la dernière minute, l’équipe hongroise s’entraîne sans relâche pour le grand défi.

Pour que Józsefváros ne soit plus le QG des clochards

Pour que Józsefváros ne soit plus le QG des clochards

26 juillet 2011 à 16 h 18 min 9 commentaires

Cela fait un an que l’on assiste peu à peu au grand nettoyage social sur les places et dans les rues de Budapest. Par exemple à Józsefváros depuis le 1er janvier, fouiller les poubelles est sujet à contravention (jusqu’à 50000 HUF / 185 euros d’amende !). Mardi 12 juillet, Máté Szabó, médiateur aux droits civiques de la Hongrie, a indiqué dans un communiqué qu’avec ce nouveau décret, la municipalité du 8ème arrondissement de la capitale limite les droits des sans-abris de façon disproportionnée. Après avoir pris connaissance des déclarations de l’ombudsman, le maire du 8ème, Dr. Maté Kocsis, 29 ans, a décidé d’organiser un référendum sur le sujet le 25 septembre prochain. En attendant, il a bien voulu répondre aux questions de notre rédaction.

Budapest, le 10 mars 2011 (HU-lala)

Manifestation à Budapest contre les mesures «anti-pauvres»

14 mars 2011 à 19 h 28 min 1 commentaire

Jeudi soir, environ cent manifestants se sont rassemblés à Budapest pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une politique « anti-pauvres » menée par le gouvernement hongrois. Ils étaient quelques dizaines de personnes dans le centre de la capitale au coin de Baross utca et du Nagy Körut à exprimer leur colère contre les politiques mises en place par le gouvernement et la municipalité à l’encontre des plus démunis, aux cris de « a szegények nem bűnözők » (les pauvres ne sont pas des criminels), »a törvény a gazdagoké » (la loi est pour les riches), et « a város mindenkié » (la ville est à tout le monde). Depuis son arrivée à la mairie, le conservateur Istvan Tarlos, a pris plusieurs mesures « d’urbanisme » qui, dans les faits, permettent à la police de harceler les sans-abris : loi sur « l’usage inapproprié des espaces publics », interdiction de fumer et boire de l’alcool dans les souterrains, et interdiction de « faire les poubelles ». Rapidement, quelques policiers ont été dépêchés sur place pour interpeller les manifestants qui ont symboliquement commencé à « faire les poubelles », un geste illégal depuis peu à Budapest. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés puis conduits et retenus au poste de police local pendant quelques heures. Le recensement des sans-abris effectué le 3 février dernier et publié il y a quelques jours indique que près de 8.000 personnes sont sans-abris à Budapest et environ 30.000 dans l’ensemble de la Hongrie. Articles liés : Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi » Le cauchemar des clochards continue La loi d’urbanisme qui rend les sans-abris insomniaques

La gauche de la gauche dénonce une politique « anti-pauvres »

La gauche de la gauche dénonce une politique « anti-pauvres »

31 décembre 2010 à 0 h 14 min 6 commentaires

Le parti de la gauche marxiste hongroise Zöld Baloldal (ZB) a organisé une petite manifestation, mercredi soir à proximité du parlement, pour dénoncer une politique gouvernementale « anti-pauvres » et collecter  des fonds pour leur venir en aide. « Nous condamnons le fait que les matraques soient la seule réponse du gouvernement pour combattre la pauvreté », a communiqué ZB pour appeler à manifester. En effet, les mesures coercitives à l’encontre des plus démunis se sont multipliées depuis l’arrivée de la droite au gouvernement et à la mairie de Budapest. Istvan Tarlos, le nouveau maire de Budapest, a notamment a affiché son ambition de nettoyer la capitale de ses clochards. Mais les températures glaciales de l’hiver, régulièrement inférieures à -10 degrés, n’affectent pas seulement les sans-abris, souligne le parti. Dans les foyers pauvres qui ne disposent pas de chauffage au gaz, la température glaciale empêche souvent les gens de sortir de leur lit pendant des journées entières. Le gouvernement « fait la chasse aux ramasseurs de bois mort en les menaçant de prison », dénonce ZB. Les militants n’ont pas choisi le lieu de rassemblement au hasard : aux pieds de la statue du poète Jozsef Attila, l’un des plus grands poètes hongrois, mort dans la pauvreté dans laquelle il a passé toute son existence, et proche du parlement symbole d’un pouvoir « oppresseur et injuste ». Très peu de personnes ont répondu à l’appel lancé par ce parti qui ne compte que quelques centaines d’adhérents, et ce ne sont pas les quelques 42.500 HUF (150 EUR) recueillis – reversés à une association de la commune de Cserehát, située dans le nord-est de la Hongrie – qui vont pouvoir venir à bout de la pauvreté croissante en Hongrie. Mais pour ZB, l’objectif se voulait avant tout symbolique : exprimer sa solidarité envers ceux qui ne peuvent même pas se chauffer pendant l’hiver. « Il y a des centaines de milliers des gens qui se trouvent dans une situation sans espoir. Cet hiver, il ne passera pas une journée sans que de nombreux pauvres meurent de froid. La plupart de nos amis luttent jour après jour pour leur survie », constate ZB. Articles liés : Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi » Le cauchemar des clochards continue La loi d’urbanisme qui rend les sans-abris insomniaques Un colloque anticapitaliste pour disséquer la pauvreté en Europe centrale et orientale

Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi »

Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi »

15 décembre 2010 à 13 h 10 min 0 commentaire

Les mesures coercitives affectant directement les clochards qui squattent l’espace public au centre ville ont, pour la plupart, déja été prises. Mardi, par voie de presse, le maire de la capitale hongroise István Tarlós a officiellement déclaré qu’il souhaitait réintégrer les exclus du système social, mais qu’il ne les laisserait pas continuer à mener leur vie dans les gares et dans les passages souterrains. La veille, Kossuth Rádió annonçait que la plupart de ces personnes avaient accepté l’assistance publique et « déménageraient » très prochainement dans des centres qui leur étaient réservés. Début novembre, Tarlós avait promis qu’il « nettoierait » l’espace public de Budapest avant la mi-décembre, et que les clochards qui lui résisteraient seraient punis d’une façon ou d’une autre. Il a ajouté mardi que Budapest avait reçu 80 millions de forints du gouvernement pour les loger, et qu’il était maintenant grand temps de satisfaire « l’intérêt général des 1,8 millions d’habitants de la ville ». Depuis plusieurs mois, les travailleurs sociaux ont recensé les noms de 116 personnes dormant dans les passages souterrains, et auraient commencé à leur trouver des places en centres d’accueil depuis quelques semaines. Selon les rapports officiels, seulement 30 d’entre eux ont refusé l’aide et ont quitté les lieux pour des destinations inconnues. 51 sont déja installés ailleurs et 26 sont en attente de logement. De la bonne volonté affichée Aussi, tous les centres d’accueil ne sont pas situés en périphérie de la ville. Un centre serait d’ores et déja opérationnel dans une salle d’attente désaffectée de la gare de Nyugati à Pest, et un autre du même genre dans les souterrains de la gare de Déli, à Buda. Malgré toute cette bonne volonté affichée par la mairie, les clochards de Pest organisent une manifestation ce soir à 18h dans ce qu’on pourrait appeler un de leur « fief », la station de métro de Blaha Lujza tér. Ils protesteront contre le fait que Tarlós les juge systématiquement comme hors-la-loi. Articles liés : La chasse aux tagueurs est ouverte Le cauchemar des clochards continue La loi d’urbanisme qui rend les sans-abris insomniaques Santé : la lutte anti-tabac pour des clopinettes

crédit photo : Hulala, corentin leotard

Le cauchemar des clochards continue

13 décembre 2010 à 18 h 45 min 1 commentaire

Après la cigarette en juin, et le sommeil en septembre, la municipalité de Budapest s’attaque désormais à la consommation d’alcool dans les passages souterrains de la capitale hongroise, par une loi qui rentrera en vigueur dès le 1er janvier 2011. Ceux qui se risqueront à continuer de siroter leur bière ou leur gnaule d’un bout à l’autre des grandes artères de la ville s’exposeront – en théorie – à une amende de 30 000 HUF (108 euros). En pratique, ce sont bien sûr les clochards qui seront visés. Officiellement, la mesure semble être destinée à rendre ces endroits plus propres, plus sains et surtout plus sûrs pour les piétons et les usagers des transports en commun. Mais en réalité, peu de monde parmi la population active ne s’adonne à la consommation de quoi que ce soit dans un passage souterrain à Budapest. Ces lieux souvent glauques mais pas forcément mal famés sont surtout des lieux de passage, ou de vente d’encas, de téléphones volés, d’écharpes, de bonnets, de journaux, de cigarettes, ou de prostitution dans le pire des cas, rien d’autre. Cela s’apparente donc bien plus à une loi contre le squat des sans-abris dans les espaces publics, à l’abri de la pluie et dans une certaine mesure, du froid. Les clochards n’avaient déja plus le droit d’y dormir depuis qu’une loi sur l’urbanisme était devenue leur cauchemar. Au-delà du droit, ils avaient encore moins les moyens d’y fumer. Ainsi, désormais, ces personnes, qui sont rarement contre « un petit canon » pour se tenir chaud, auront une raison de plus d’être expulsés en dehors du centre ville. Le nouveau maire de Budapest, Istvan Tarlos, ne s’en cache d’ailleurs pas du tout : « L’idéal serait que cette loi ait un effet  auprès de la grande population de sans-abri à Budapest, en les encourageant à trouver refuge dans les centres qui sont prévus pour eux, en périphérie » a t-il exprimé jeudi dernier au micro de Duna TV. A quand la fermeture des vrais coupe-gorge des passages souterrains ? La question essentielle qu’il faudrait poser au maire, cependant, est la suivante : compte t-il étendre sa nouvelle loi aux établissements installés dans ces mêmes passages souterrains ? Ces bars à machines à sous dans les couloirs des stations de métro, souvent tenus par de petits mafieux, sont pour le coup les véritables coupe-gorge du centre ville et ne sont certainement pas prêts de disparaître par la décision d’un maire ou d’un gouvernement. Ironie du sort, c’est souvent dans ces lieux-là que l’alcool coûte le moins cher (parfois moins qu’en supermarché), et leurs clients sont également souvent des travailleurs ou des retraités pauvres, attirés et appauvris par les lumières des machines à sous. La distance est alors très courte, entre les clients de ces Sörözö et les clochards qui jonchent le sol face à leurs vitrines. Cette distance peut parfois n’être parcourue qu’en quelques heures… Articles liés : La loi d’urbanisme qui rend les sans-abris insomniaques Santé : la lutte anti-tabac pour des clopinettes La Hongrie mauvaise élève en matière de santé selon l’OMS Les frères clochards devenus millionaires

La loi d’urbanisme qui rend les sans-abri insomniaques

La loi d’urbanisme qui rend les sans-abri insomniaques

8 septembre 2010 à 15 h 14 min 0 commentaire

En Hongrie, le gouvernement a décidé d’avoir les clochards à l’usure en les punissant de ne pas avoir de toit où dormir ! Le nouvel amendement qu’il propose à la loi sur les constructions en zones urbaines comprend l’interdiction de l’usage inapproprié des espaces publics, tel que dormir dans la rue, par exemple. Pour les nombreux sans-abri des villes hongroises, cet hiver risque d’être vraiment plus rude que les autres. On connaissait déja depuis quelques années, en France notamment, l’urbanisme anti-SDF (remplacement des bancs par des sièges individuels, installations de pics dans les renfoncements d’immeubles, etc). Il n’est pas encore massivement arrivé en Hongrie, mais on est sur la bonne voie. La proposition d’amendement, qui sera logiquement adoptée aux deux tiers du Parlement, dispose que les espaces tels que les rues ne peuvent être utilisés qu’à des fins publiques, comme les loisirs, les manifestations, l’inauguration de statues et  de monuments commémoratifs et l’installation de services publics. La loi sur l’urbanisation prévoit donc que la police pourra imposer une amende à quiconque qui vit ou dort dans la rue. En Hongrie, on estime qu’actuellement plus de 30 000 personnes vivent sans logement fixe. Les enquêtes montrent qu’un SDF sur trois préfère dormir à la belle étoile, plutôt que d’aller dormir en foyer. Pour plus d’infos sur l’amendement : voir le site officiel du Ministère de l’Intérieur

Les frères clochards devenus millionaires

Les frères clochards devenus millionaires

3 décembre 2009 à 12 h 53 min 0 commentaire

Non, ce n’est pas un conte de noël hollywoodien, à moins qu’il ne soit joué avec un très fort accent hongrois. Géza et Zsolt Peládi, deux frères hongrois sans-abris, viennent d’hériter (avec leur soeur émigrée aux USA) de 4,4 millions d’euros suite au décès de leur grand-mère allemande. Les deux « nouveaux riches » sont même devenus milliardaires en devises locales (1,2 milliards HUF)! Vivant tous deux dans une cave et revendant du matériel récupéré dans les poubelles, ils furent aussi surpris et sceptiques que le tabloïd local Blikk au départ, qui attend qu’ils rassemblent toutes les pièces nécessaires pour se rendre dans le Baden-Wurtenberg et empocher leur partie de l’héritage avant de les traquer. C’est la presse anglaise bien sûr, le Telegraph plus exactement, qui a soulevé le premier ce lièvre bien gras. Les deux frères auraient d’ailleurs déclaré vouloir utiliser leur argent en priorité pour rencontrer « l’âme soeur »…