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Manifestation de soutien pour Klubrádió : jó reggelt Budapest!

Manifestation de soutien pour Klubrádió : jó reggelt Budapest!

26 février 2013 à 8 h 32 min 1 commentaire

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Budapest pour soutenir cette radio d’opposition au gouvernement de Viktor Orbán.

France Inter : « Là-bas… » en Hongrie

17 février 2012 à 7 h 37 min 15 commentaires

Depuis mardi et jusqu’à lundi prochain, l’émission culte de France Inter « Là-bas si j’y suis » consacre une suite de reportages – réalisés par Antoine Chao et Daniel Mermet - à la Hongrie : « 1956 : les tanks, 2012 : les banques ». Ces émissions sont écoutables en direct chaque jour de 15h à 16h et en différé sur le site de France Inter ou de l’émission. La venue en Hongrie d’Antoine Chao et de Daniel Mermet à la fin du mois de janvier a été l’occasion d’inaugurer un café repaire à Budapest. En prime, « Prólogo » de Bela Tarr Il s’agit d’un court-métrage du grand réalisateur hongrois Béla Tarr, « Prologue » réalisé dans le cadre du projet européen « Visions de l’Europe ». Il a été demandé à un cinéaste de chaque pays membre de l’Union européenne de faire un court métrage sur sa vision personnelle de la vie actuelle ou future en Europe.

Radios : Des quotas en 2011 !

Radios : Des quotas en 2011 !

13 décembre 2010 à 16 h 58 min 4 commentaires

La semaine dernière, quart.hu a annoncé que les députés de la majorité devraient prochainement augmenter le quota de chansons hongroises à 40% du volume total journalier des diffusions musicales à la radio en Hongrie. Une mesure de protection de la langue nationale dans les médias hongrois, qui n’est pas sans rappeler la loi française du 1er février 1994 (« loi Carignon »). István Pálffy, ancien animateur radio et présentateur de journaux télévisés hongrois, ainsi que deux autres députés Fidesz, ont soumis un amendement au projet de loi sur les médias qui crée la polémique chez les journalistes depuis plusieurs mois. Cet amendement prévoit d’augmenter le quota de 25% stipulé dans le projet dès le mois dernier. István Pálffy, László L. Simon et Zoltán Németh ont précisé que la diffusion d’un même morceau plusieurs fois dans une journée ne pouvait compter dans le dit quota. « Back to the French Nineties » Si l’on s’en réfère à l’expérience radiophonique française depuis bientôt 17 ans, le quota des 40% garantira certainement la survie de la langue magyare dans le média, mais il ne garantira pas pour autant la qualité musicale de la diffusion. D’autant que depuis cette époque, les groupes français qui ont le plus été reconnus par leur qualité artistique, tant en France qu’à l’étranger, ont pour la plupart d’entre eux une inspiration anglaise, sinon anglophone (Air et Nouvelle Vague, pour ne citer qu’eux !) Autre changement, au moins un quart des chansons hongroises diffusées par les radios devront être des chansons produites moins de cinq ans avant leur diffusion, et non trois ans comme le prévoyait le projet initial. Nous ne pouvons alors résister à la tentation de reprendre la question judicieuse et amusante de notre confrère américain Erik D’Amato, directeur de l’édition anglophone en ligne « Political Pest » : de quelle façon les stations de radio devront appréhender des morceaux tels que Casino Twist, tube mi magyar – mi anglais de 1980, du groupe Hungária ? Articles liés : Fini de rire pour les médias privés Le journalisme d’investigation menacé par la loi sur les médias Réforme des médias : acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses La réforme des médias pointe son nez Orban, façon « Sarkozie » En Hongrie, la presse reste en liberté Les pleins pouvoirs pour Orbán?

Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses

Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses

28 juin 2010 à 14 h 12 min 1 commentaire

En milieu de semaine dernière, l’inquiétude des professionnels des médias hongrois a gagné Bruxelles : un des plus gros lobbies européens de journalistes s’est mobilisé contre la réforme des médias publics hongrois, récemment proposée par le gouvernement. Selon la fédération européenne des journalistes, les mesures y figurant feraient revenir la vie médiatique hongroise à l’ère communiste, au temps où un seul parti gérait les affaires de l’Etat et supervisait du même coup son appareil de propagande. Dans un futur proche et par soucis de comparaison, les conséquences de ce premier grand chantier de Viktor Orban en Hongrie pourraient bien nous rappeler les changements en profondeur dont fait l’objet l’audiovisuel public français depuis plus d’un an et demi. Cette semaine d’ailleurs, c’est encore Radio france qui a fait les frais de la politique médiatique de celui qu’il est désormais convenu d’appeler son « actionnaire ». « Cause toujours… » Maintenant que la FIDESz (par ses parlementaires Antal Rogan et Andras Cser-Palkovics) a décidé de s’y attaquer, les jours sont maintenant comptés pour la vieille loi de 1996, qui avait mis en place un système de régulation des médias communément jugé « trop politisé et inefficace » aujourd’hui. Il y a seulement deux semaines, le gouvernement a annoncé son projet au moment même où il lançait le débat au parlement. Lundi dernier, les premiers amendements y étaient votés. Du point de vue de l’opposition, des syndicats de journalistes nationaux, et d’ONGs, c’est donc la construction de la réforme, sans prendre le temps de la réflexion ni celui de la consultation, qui pose problème. Mercredi au Parlement, certains représentants de ces groupes étaient enfin invités à faire part de leur sentiment, et c’est bien ce point de vue qui a primé, suivi de la suspicion, à l’égard de la FIDESz, de vouloir mettre la main non seulement sur les médias publics, mais aussi sur le secteur tout entier. Qu’importe. Avec les deux tiers de la majorité au Parlement et en assurant Pal Schmitt, l’un de ses fidèles, à la Présidence de la République (le président de la Cour suprême et le procureur général seront nommés par ce dernier), la FIDESz n’aura sans doute aucun mal à rendre ce projet constitutionel et à le faire voter. Politique et médias : fini de rire! Pendant ce temps-là, en France, après que France télévisions n’ait vu son indépendance et sa qualité de programmes réduites par l’interdiction de diffuser des pubs après 20 heures, c’était Radio France qui perdait le sens de l’humour. On apprenait, jeudi matin, le départ forcé de ses deux humoristes politiques principaux, alors que la direction est elle-même fraïchement nommée par le président Sarkozy. Ainsi on peut, ci-dessous, apprécier respectivement la dernière chronique de Stéphane Guillon et celle de Didier Porte sur France Inter. Philippe Val, directeur des programmes d’Inter et ami personnel de Carla Bruni, s’est finalement défendu d’agir selon les souhaits de l’Elysée, après un long silence auquel il n’avait, autrefois, pas habitué ses lecteurs de Charlie Hebdo : « C’est du fantasme, On accuse sans preuve. Ni Jean-Luc Hes (directeur de la station) ni moi n’avons subi de pression ». « Cela fait un an qu’on dit qu’il y a des limites à ne pas dépasser, celles de la loi. L’injure et la diffamation sont sanctionnées. La non-reconduction de leurs contrats n’est pas politique mais fondée sur leur comportement », a-t-il afirmé. Rappelons cependant qu’aucune plainte à l’encontre de Porte ni de Guillon n’a jamais été déposée. Rappelons également que ces deux-là peuvent se targuer de rassembler plus de 2 millions d’auditeurs quatre matins par semaine en prime time. De plus, l’affaire Porte – Guillon n’est intervenue que quelques jours après que M. Sarkozy ne menace le rédacteur en chef du Monde – quotidien national de référence – de supprimer l’aide de l’Etat au journal si ce dernier s’apprêtait à être racheté par « un groupe d’hommes d’affaires de gauche »… Sans même avoir à parler de l’avalanche d’un certain nombre de scandales qui touchent plusieurs ministres et proches collaborateurs du gouvernement, on peut penser que pour la communication gouvernementale du mois de juin, la Coupe du monde de football et le fiasco qu’y ont vécu les Bleus de France tombent à pic. Bien qu’en Hongrie les médias s’expriment différemment en général, il est probable que la situation dégénère de la même façon qu’en France, toutes proportions gardées. Dans une Hongrie à nouveau dominée par des valeurs conservatrices, on peut s’imaginer que la satire, en particulier, n’a peut-être pas beaucoup de beaux jours devant elle. Dans un régime où l’exécutif et le législatif sont dominés par un chef et un parti, la contestation et la demande d’un débat public ne font de toute façon pas le poids face à la volonté de chefs d’ « Etats forts » de contrôler ce qu’ils peuvent encore dans leur pays. Articles liés : La réforme des médias pointe son nez Orban, façon « Sarkozie » En Hongrie, la presse reste en liberté Les pleins pouvoirs pour Orbán? Médias : merci MTI ! Le journalisme suisse et le blanchiment de l’info Sarko