Mots-clés associés : "racisme"

La quenelle de Dieudonné fait parler d’elle jusqu’en Hongrie

La quenelle de Dieudonné fait parler d’elle jusqu’en Hongrie

22 janvier 2014 à 12 h 00 min 0 commentaire

Les récents débats qui agitent la France ne passent pas inaperçus en Hongrie. Le journal en ligne 444.hu y dédie même tout un article. Ses journalistes s’amusent à expliquer, sous forme de « tutoriel » à base de pictogrammes, la signification du geste répandu par Dieudonné, en le condamnant au passage.

Racistes, les Français ? La France vue par un journaliste hongrois

Racistes, les Français ? La France vue par un journaliste hongrois

20 janvier 2014 à 7 h 15 min 1 commentaire

Beaucoup de Français considèrent la France comme la malade du Vieux continent. [...] Le Front National, le parti radical de Marine Le Pen, pourrait-il gagner les élections européennes l’an prochain ? Et les Français, ils sont racistes ou pas ?

Justice : les Roms « racistes » de Miskolc ne sont finalement que des « hooligans »

15 octobre 2013 à 7 h 30 min 2 commentaires

Coup de théâtre : le tribunal Miskolc a acquitté la semaine dernière un groupe de 9 personnes Roms de l’accusation d’usage de la force contre une communauté et a reclassé l’incident d’il y a quatre ans comme simple « hooliganisme ». Les 9 accusés avaient été très lourdement condamnés, à un total de 40 années de prison (de de 42 à 64 mois chacun) pour l’attaque d’une voiture dont les passagers étaient des militants d’extrême-droite. Le Tribunal de Miskolc a finalement condamné les accusés à des peines allant de deux à trois années de prison, dont la plupart a déjà été purgé en détention préventive.

La Fédération hongroise de football porte plainte contre ses supporters

La Fédération hongroise de football porte plainte contre ses supporters

17 janvier 2013 à 13 h 01 min Comments are Disabled

La Fédération hongroise de football (MLSZ) va porter plainte contre les supporters mis en cause lors du match amical Hongrie – Israël en août dernier.

Racisme : la FIFA condamne la Hongrie à un match à huis clos, la Fédé hongroise fait appel

Racisme : la FIFA condamne la Hongrie à un match à huis clos, la Fédé hongroise fait appel

15 janvier 2013 à 11 h 03 min Comments are Disabled

Le 9 janvier dernier, le Comité disciplinaire de la FIFA a condamné la Hongrie à jouer son prochain match de qualifications pour la Coupe du Monde 2014 à huis clos, le 22 mars prochain. L’enjeu est important puisqu’il s’agit d’un match à domicile contre son concurrent direct dans le groupe D, la Roumanie. La Fédération hongroise de football (MLSZ) a immédiatement déclaré dans un communiqué qu’elle fera appel de la sanction imposée par la FIFA.

Zsolt Bayer, un ami qui vous veut du bien…

Zsolt Bayer, un ami qui vous veut du bien…

14 janvier 2013 à 14 h 33 min Comments are Disabled

En ce début d’année 2013, un article d’opinion signé Zsolt Bayer a accaparé l’actualité hongroise. Rédigé en réaction à un fait divers banal, ce papier provocateur a été publié le 5 janvier dans les colonnes du Magyar Hírlap, un quotidien conservateur proche de la Fidesz (parti au pouvoir en Hongrie). Plus d’une semaine après sa publication, il suscite encore beaucoup de commentaires et d’émotion à Budapest.

Photo : HU-lala

Les Juifs ont-ils peur dans la Hongrie de Viktor Orbán ? (3/3)

5 avril 2012 à 9 h 57 min 19 commentaires

« Lorsqu’elle est devenue un pays libre et prétendument démocratique, la Hongrie m’a enfermé dans la case « judéité ». […] Cela m’a rendu incapable de développer le moindre sentiment de solidarité nationale. C’est triste, parce que cela corrobore le vieux préjugé qui veut que le « juif » ne s’intéresse pas au « Hongrois » ».

L'écrivain Akos Kertész, le 1er février 2011 à Budapest (HU-lala)

Les Juifs ont-ils peur dans la Hongrie de Viktor Orbán ? (2/3)

4 avril 2012 à 8 h 58 min 8 commentaires

Une amnésie qu’avait très brutalement dénoncé l’écrivain Akos Kertész dans le Népszava américain et qui lui vaut aujourd’hui d’être un renégat [lire la première partie]. Comme la Hongrie « n’a pas demandé pardon, elle ne recevra pas l’absolution », avait-il écrit.

Photo : HU-lala

Les Juifs ont-ils peur dans la Hongrie de Viktor Orbán ? (1/3)

2 avril 2012 à 6 h 58 min 11 commentaires

Une Constitution qualifiée de liberticide, un dirigeant d’ultranationaliste et autoritaire, un pays décrit comme celui où des milices d’extrême-droite ont droit de cité… De ce vaste amalgame, il est souvent ressorti l’image d’une Hongrie antisémite. Les critiques ont culminé avec le discours de l’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit au mois de janvier devant le parlement européen :

Hejöszalonta, avril 2011 crédit : corentin léotard / HUlala

Vers des émeutes de la faim en Hongrie ?

10 février 2012 à 12 h 08 min 3 commentaires

L’augmentation de la pauvreté liée à la crise économique et au plan d’austérité mis en place par le gouvernement conservateur de Viktor Orbán fait dangereusement croître les tensions interethniques en Hongrie.

Hejöszalonta, 2 avril 2011 (Corentin Léotard/HU-lala)

L’ONU estime que la situation des Roms s’est dégradée en Hongrie

6 juin 2011 à 6 h 55 min 2 commentaires

A l’issue d’une visite de 5 jours en Hongrie, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme, Githu Muigai, a divulgué via un communiqué de presse les premiers résultats de son étude. HU-lala les a reproduits partiellement ici.

Hejöszalonta, 2 avril (Corentin Léotard/Hu-lala)

Jobbik et ses milices jouent avec le feu à Hejöszalonta

6 avril 2011 à 10 h 39 min Comments are Disabled

Après Gyöngyöspata moins d’un mois plus tôt, c’est à Hejöszalonta, dans le Nord-est de la Hongrie, que Jobbik a mobilisé ses sympathisants et ses associations d’« autodéfense », samedi soir, pour provoquer et accuser collectivement l’ensemble de la communauté tsigane du meurtre d’une femme du village.

Orsolya Jeney, présidente d'Amnesty International-Hongrie (Hu-lala)

Une journée contre le racisme sur fond d’actu brûlante

22 mars 2011 à 8 h 30 min 0 commentaire

C’était la journée des manifestations à Budapest ! Pas moins de quatre étaient organisées ce lundi dans la capitale hongroise, dont deux pour dénoncer le racisme anti-rom et les groupes d’extrême-droite qui sévissent dans les campagnes. Mais il faut bien avouer qu’elles n’ont pas été très mobilisatrices…

Source : Tarki

Léger recul de la xénophobie en Hongrie en 2010

12 décembre 2010 à 19 h 42 min 0 commentaire

Près de 3 adultes hongrois sur 10 sont xénophobes en se déclarant fortement hostiles à l’entrée de demandeurs d’asile en Hongrie, selon une étude de l’institut Tarki. Un chiffre en légère diminution par rapport à l’année précédente (33%). 29% des adultes sont fortement hostiles à l’entrée de demandeurs d’asile en Hongrie. A l’opposé, 12% se montrent xénophiles en se déclarant favorables à l’accueil de ces étrangers, tandis que la majorité de la population, 59%, reste indécise sur cette question. Sans changement par rapport aux années précédentes, ce sont les Arabes qui sont les plus malvenus, devant les Chinois, les Russes, puis les Roumains. Selon les études annuelles de l’institut Tarki, la xénophobie, à un faible niveau il y a vingt ans, a fortement augmenté au cours de la première moitié de la décennie 90, sur fond de fortes tensions avec les pays voisins, passant de 15% de la population en 1992 à 40% en 1995. La xénophobie a atteint son niveau le plus élevé en 2001, où 43% de la population adulte hongroise était opposée à l’accueil de demandeurs d’asile, contre seulement 4% se déclarait xénophile. Depuis cette date, le niveau de xénophobie a oscillé annuellement entre un quart et un tiers de la population. Sans surprises, c’est parmi les électeurs de Jobbik que la xénophobie est la plus répandue,  tandis que un cinquième environ des électeurs des partis de gauche MSZP et LMP sont xénophobes (22% et 21%). C’est dans le Sud et l’Ouest de la Transdanubie que la xénophobie est la plus présente (38% et 33%) et parmi les personnes sans instruction (37%) et les chômeurs (43%). 

Les Hongrois, ces grands fascistes !

Les Hongrois, ces grands fascistes !

3 mai 2010 à 0 h 37 min 8 commentaires

Les médias européens et d’outre-atlantique ont bien relayé les résultats des élections législatives hongroises, mais en dressant le portrait d’un pays rongé par le racisme, l’antisémitisme et les ressentis historiques. Au grand dam de la presse hongroise, de droite comme de gauche, qui dénonce la superficialité d’un tel traitement médiatique. Mais devant l’ampleur de la montée de Jobbik, pouvait-il en être autrement ? Parfois amusée, mais plus souvent exaspérée, la presse hongroise n’a pas manqué de relever les inexactitudes, dans le fond et dans la forme, de la couverture médiatique internationale des élections hongroises. Bien sûr il y a eu les éternelles confusions entre Budapest et Bucarest, entre le statut d’ancien satellite de l’URSS et celui de pays soviétique, et même entre le deuxième tour des législatives hongroises et la présidentielle en Autriche qui se déroulait le même jour. Le plus souvent, les médias étrangers n’ont observé les élections que par le prisme de leurs préjugés et en superposant de façon simpliste le clivage politique de leur propre pays à celui de la Hongrie. La qualification abusive de la Fidesz comme parti de « centre-droit » est en cela révélateur de leur ignorance des spécificités de la vie politique hongroise. Jobbik et les médias étrangers Les journalistes hongrois estiment que le traitement médiatique dont a fait l’objet leur pays a été beaucoup trop superficiel pour livrer une image juste et équilibrée de la Hongrie, réduite aux discriminations dont sont victimes la population rom, à l‘antisémitisme et à ses extrémistes de droite. C’est très dommageable pour un pays qui n’a pas souvent l’occasion de faire les gros titres de la presse étrangère. Jobbik a fait du mal à l’image de la Hongrie à l’étranger, mais il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Un parti jeune et dynamique, une milice (non-armée), un leader jeune et fringant, une tête de liste très présentable en la personne de Krisztina Morvai, bref…l’extrême-droite hongroise est sexy. Tous les ingrédients étaient réunis pour que la presse fasse ses choux gras du « phénomène Jobbik », sans s’attarder sur les 83% de Hongrois qui n’ont pas voté pour un parti proto-fasciste, ni sur les nombreux électeurs de l’extrême-droite à avoir voté par protestation plus que par conviction pour les idées véhiculées par ce parti. Un symptôme ou la maladie ? Il y a comme une erreur de diagnostic de la part des observateurs internationaux à considérer Jobbik uniquement comme le mal dont souffre la Hongrie et non pas comme le symptôme d’un mal profond : les pouvoirs successifs de gauche et de droite ont échoué à apporter le bien-être à l’ensemble de leur population, dont les attentes étaient énormes vingt ans plus tôt, au moment du changement de régime. Aujourd’hui, la Hongrie est dans une situation sociale et économique désastreuse au vu de ce que laissaient espérer les débuts de la décennie 1990. L’introduction de la monnaie européenne est sans cesse repoussée (les experts parlent désormais de 2015). La gestion économique a été si mauvaise que la Hongrie a dû emprunter 20 milliards d’euros au FMI, à la Banque mondiale et à l’Union européenne. Le niveau de corruption intolérable qu’a atteint le pays et le clientélisme pour se maintenir au pouvoir à tout prix, font du MSzP et de la FIDESz les responsables de cette montée de l’extrême-droite en Hongrie. La FIDESz est coupable d’avoir largement contribué à populariser et à rendre acceptables les idées nationalistes. Elle a flirté avec l’extrême-droite, surtout en 2007-2008. On se souvient du débat qui a agité la FIDESz autour de la présence de drapeaux Arpad – un symbole de la Hongrie historique que s’est accaparée l’extrême-droite- à ses meetings. Les socialistes, quant à eux, n’ont cessé de surfer sur la vague de l’extrémisme qu’ils ont eux-mêmes largement contribué à développer. Cherchant refuge dans les colonnes de la presse étrangère, ils se sont à maintes reprises répandus sur la montée de l’intolérance dans leur pays, s’assurant le beau rôle en dénonçant particulièrement la montée de l’antisémitisme, un thème dont les médias étrangers, toujours prompts à entrevoir le retour des vieux démons, sont friands. Ternissement de l’image du pays Tous les signaux en provenance de Hongrie ces dernières années alimentent l’image d’un pays rétrograde, incapable de s’émanciper de son passé et d’assumer sa diversité pour évoluer.  Il y a eu tout d’abord les émeutes de l’automne 2006 qui ont suivi la diffusion du fameux discours du Premier ministre Ferenc Gyurcsany à Öszöd. Elles ont été largement relayées par les médias européens qui ont donné à voir des jeunes « hooligans » opposés aux forces de l’ordre dans des combats violents. Elles ont jeté une lumière crue sur une réalité hongroise jusque-là ignorée en Europe. Trois ans plus tard, en 2009, alors que Jobbik réalise une percée spectaculaire aux élections européennes (remportant près de 15% des votes) en faisant campagne notamment contre la « criminalité Tsigane », la minorité rom est victime de plusieurs meurtres à caractère raciste. Sur le plan diplomatique enfin, les querelles incessantes avec certains pays voisins, la Slovaquie notamment, discréditent la maturité politique des pays d’Europe centrale.

L’antisémitisme et Jobbik à Szentendre

24 mars 2010 à 4 h 21 min 1 commentaire

Népszabadsag rapportait hier qu’à une trentaine de mètres du domicile du maire de Szentendre, on peut trouver des inscriptions de type graffitis à caractère antisémite, mettant en scène des rabbins colonisateurs de la Hongrie, armés jusqu’aux dents. Autour des dessins est écrit : « Pour les juifs, les armes c’est l’argent, alors ne leur donnez pas d’armes« , « Voulez-vous ces types-là au Parlement? » « Tu peux t’occuper de ta mère mais n’occupe pas mon pays! » Bien que ces dégradations dignes des années 30 en Allemagne apparaissent juste après l’assassinat d’un Syrien en Hongrie dans d’obscures circonstances, il serait très précipité de faire un quelconque rapport de cause à effet entre les deux événements. Ce qui est en revanche effectivement malsain dans cette affaire, c’est le mobile de ces inscriptions, dans une commune où Jobbik est déja réputé pour son antisémitisme affiché (une série de caricatures anti-juives est consultable en vitrine de la permanence du parti nationaliste radical de Szentendre, à 50 mètres de chez le maire). La question est donc de savoir si cette surenchère du côté de chez Monsieur le Maire est une nouvelle provocation de la part du parti, ou si au contraire, elle est destinée à porter le discrédit sur lui. Plus généralement, on peut mesurer la garvité des dérapages antisémites, antiRoms, et (pourquoi pas?) magyarophobes recensés dans les pays voisins, sur le site neo-nazi www.kuruc.info, bien plus consulté en Hongrie que les pochoirs de Szentendre.

Wiesel: "La honte de votre nation"

Wiesel: "La honte de votre nation"

10 décembre 2009 à 23 h 45 min 3 commentaires

En visite en Hongrie mercredi, Elie Wiesel, survivant de l’holocauste devenu écrivain, et prix Nobel de la paix, a fustigé par des mots très durs l’extrémisme en Hongrie. Lors d’une conférence au Parlement dans le cadre du « Jewish Hungarian Solidarity Symposium » , il a aussi suggéré qu’une loi interdise le négationnisme. Cela faisait plus de soixante ans qu’Elie Wiesel, déporté au camp d’Auschwitz depuis un village roumain sous contrôle hongrois et dont le père était lui-même hongrois, n’était pas retourné en Hongrie. C’est dans un pays en récession économique, frappé de plein fouet par la crise et où l’extrême-droite antisémite est de plus en plus puissante, que cet homme âgé de 81 ans a débarqué. « Où que j’aille dans le monde et que la Hongrie est mentionnée, le mot qui suit est antisémitisme. », a-t-il lancé lors de cette conférence. S’adressant à son auditoire et symboliquement à l’ensemble de la nation hongroise, il a plaidé : « Je vous presse de faire plus que de dénoncer les éléments anti-sémites et les expressions racistes dans la vie politique et dans certaines publications hongroises. Je pense qu’ils font honte à votre nation et engendrent la peur de la communauté juive et des autres minorités, comme les Roms. [...] « Je vous demande, pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de la France et de l’Allemagne en déclarant que le négationnisme n’est pas seulement indécent, mais aussi illégal ? Dans ces deux pays, les négationnistes vont en prison. » Pointant du doigt la Magyar Garda affiliée au parti Jobbik, Elie Wiesel a aussi appelé les Hongrois à rejeter les mouvement extrémistes qui se sont développés ces dernières années, mettant en garde contre ce qu’il a nommé « les périls de l’indifférence. » Le parti d’extrême-droite Jobbik a remporté presque 15% des votes aux élections européennes en Juin dernier et, si les sondages se voyaient confirmés, il gagnera des sièges au Parlement hongrois aux élections de 2010. Encouragé par la crise économique et sociale que traverse le pays, sa réthorique agressive vis à vis des minorité juive et rom a ravivé des lignes de fractures profondes et anciennes dans la société hongroise. Elie Wiesel est un écrivain américain francophone, né en Roumanie le 30 septembre 1928. Pour son oeuvre consacré en bonne partie à l’étude de la Shoah, il a été récompensée par le prix Nobel de la paix en 1986. Articles liés : Des commémorations à l’avant goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine La rébellion de la Magyar Garda Vers une criminalisation du négationnisme?

Sziget : le “jour 0” anti-racisme met les pieds dans le plat

Sziget : le “jour 0” anti-racisme met les pieds dans le plat

11 août 2009 à 12 h 48 min 0 commentaire

Hier, le festival est parti comme à son habitude, avec un “J-1” spécialement hongrois. Les rues de Budapest étaient, elles, à l’inverse, couvertes de touristes très francophones se préparant pour des journées plus “internationales” sur l’île d’Obuda. La journée d’aujourd’hui sera sous le signe des vertus musicales contre le racisme. Réponse subtile au Magyar Sziget, festival identitaire qui se tenait la semaine dernière, lui aussi sur les bords du Danube? Ou bien pied de nez fait à l’annonce du prochain rassemblement d’extrême droite, le 15 août, pour la commémoration de la mort controversée du bras droit d’Hitler, Rudolf Hess, érigé depuis en “martyr” nazi? Le choix de l’intitulé de cette autre journée spéciale peut être innocent, mais il est difficile de ne pas y voir la critique de la montée actuelle du nationalisme en Hongrie et en Europe en général. Un petit prix pour une grande cause Malgré le temps maussade du jour, on peut espérer que le public sera au rendez-vous, bien que nombre de Budapestois attendent la fin de semaine avant de rendre visite à “leur” festival emblématique. Assez loin des Prodigy, Fatboy Slim, Placebo et les autres têtes d’affiche du Sziget 2009, le programme de ce mardi reste cependant modeste. Encore beaucoup de groupes hongrois, dont le fameux Anima Sound System, mais aussi des artistes étrangers militant au sein du mouvement “Love music Hate racism”, tels que Drew McConnell, Lee Mavers et Jimmy Pursey, seront sur scène. Ce ne sont évidemment pas les pop-stars les plus attendues du Sziget cette année, mais ils sont là pour la bonne cause, et le prix du billet (5000 HUF) pour toute la journée répond à la même exigence de faire une“B.A”. Sur la scène musiques du monde, l’attention portera ce soir sur le collectif de jazz “Miles from India”, composé de musiciens ayant joué, autrefois, avec le légendaire Miles Davis. Il faut enfin saluer l’initiative prise conjointement par Sziget et l’ambassade britannique qui contribuera financièrement à l’opération. Articles liés : Le festival des blancs sème la terreur L’extrême droite fait son Sziget Sziget, on t’aime quand même Sziget J-1: la peur du fiasco commercial Avis aux lecteurs: Si vous souhaitez partager vos impressions, souvenirs et autres commentaires utiles sur Volt, Balaton Sound, Exit, Ozora, Sziget, Guca…  ou n’importe quel autre fesztival ayant lieu en Hongrie ou dans les Balkans, n’hésitez pas à utiliser le forum d’hulala, prévu en partie à cet effet.

Diapo: Garde hongroise vs Police

6 juillet 2009 à 17 h 54 min 1 commentaire

Diaporama des évènements du samedi 4 juillet à Budapest, lorsque la Magyar Garda récemment interdite et l’extrème droite hongroise se sont rassemblées illégalement au centre ville de Budapest. Voir l’article relatant les évènements de la journée. [slide] Photos: Coriander, Francois

Manifestation contre le racisme à Budapest

18 mai 2009 à 12 h 25 min 1 commentaire

En réponse à l’escalade de violence touchant la communauté Rom ces dernières semaines, plus de 3000 personnes se sont réunies, samedi après-midi, à Szent István Park dans le treizième arrondissement de Budapest pour protester contre la haine et la discrimination raciale. Aladár Horváth, le président de la Fondation pour les droits civiques des Roms, a affirmé qu’aucune réponse valable n’avait été apportée par les partis politiques de droite ou de gauche concernant les problèmes d’intégration de la communauté Rom. Il rappela, qu’en laissant la pauvreté et la criminalité s’installer dans les camps tsiganes, les gouvernements respectifs avaient fait le jeu de l’extrême-droite. Le Pasteur méthodiste Gábor Iványi a soutenu que ce serait une immense honte pour toute la Hongrie si l’ONU était amenée à régler les conflits inhérants à la communauté Rom. La présidente du Parti Socialiste hongrois Ildikó Lendvai, le Ministre de l’Education István Hiller, l’ancien Ministre de l’Economie et des Transports János Kóka et le maire de Budapest Gábor Demszky participèrent également à cette manifestation. Le premier Ministre Gordon Bajnai, quant à lui, se contenta d’envoyer un message de soutien au mouvement en question. Article lié : Les « experts » chez les tziganes