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Manifestation "Ki az a Lazar Janos" lundi soir à Budapest.

La liberté de la presse prise à la gorge en Hongrie ?

10 juin 2014 à 8 h 00 min 4 commentaires

Plusieurs dizaines de médias – chaînes de télévision, stations de radio, journaux et sites internet – ont protesté jeudi contre le projet gouvernemental de taxer jusqu’à 40% leurs revenus publicitaires.

Une parodie du magazine pro-Fidesz qui paraîtra au printemps.

Magyar Krónika : le nouveau mensuel pro-Fidesz

14 janvier 2014 à 5 h 42 min 1 commentaire

C’est le 1er ministre hongrois Viktor Orbán lui-même qui a présidé la première réunion de rédaction de la nouvelle revue mensuelle « Magyar Krónika », dont le 1er numéro doit paraître au mois de mai.

En Hongrie, la presse en ligne, ça marche !

En Hongrie, la presse en ligne, ça marche !

6 janvier 2014 à 8 h 00 min 1 commentaire

Déprimé, le secteur des médias en ligne ? En Hongrie, plusieurs succès récents prouvent le contraire. Explications des concepteurs de 444 et VS, nouveaux pure players créatifs.

Image : www.trtfrancais.com

Hongrie : les journalistes étrangers commencent à chauffer les oreilles du gouvernement

13 novembre 2013 à 7 h 37 min 12 commentaires

La droite hongroise au pouvoir n’en peut plus du traitement médiatique, injuste selon elle, que lui réserve la presse internationale. Un site internet a été mis en place pour passer aux cribles toutes les « âneries » rapportées à propos de la Hongrie et de son gouvernement par les médias étrangers.

La presse hongroise passée en revue

La presse hongroise passée en revue

2 avril 2013 à 8 h 05 min 0 commentaire

Samedi, Fidesz, le parti du premier ministre hongrois Viktor Orbán, a célébré son 25è anniversaire. Tandis que les membres du parti — Viktor Orbán, Lajos Kósa, Tibor Navracsics etc. — ont commémoré l’événement jeudi en petit comité, une manifestation antigouvernementale s’est déroulé samedi après-midi devant le QG du parti.

Tilos Rádió : la Hongrie vue par l’envoyé spécial de Télérama

Tilos Rádió : la Hongrie vue par l’envoyé spécial de Télérama

27 février 2012 à 7 h 42 min 1 commentaire

Nicolas Delesalle, journaliste grand-reporter pour le magazine Télérama, était à Budapest au début du mois de février pour couvrir le Magyar Filmszemle. Comment envisage-t-on la situation de la Hongrie dans les rédactions françaises ? Quelles sont ses premières impressions à Budapest ? Nicolas Delesalle – à partir de son expérience personnelle – explique comment en quelques jours à Budapest, il confronte ses préjugés à la réalité du terrain, et la difficulté que peuvent rencontrer les journalistes envoyés spéciaux face à cette complexité. A lire prochainement dans Télérama, l’article/reportage de Nicolas Delesalle sur la Hongrie. Dans une seconde partie, nous revenons avec Vincze Szabo sur les enjeux du développement rural en Hongrie et sur le projet alternatif de développement dans les cartons du ministère de l’agriculture. Ecouter l’émission : Première partie : Deuxième partie : Articles liés : Emission du 19 2011 février sur Tilos Radio : biodiversité agricole et marchés de proximité Emission du 5 2011 février sur Tilos Radio : les clubs s’organisent Emission du 22 janvier 2011. Médias et démocratie en Hongrie : décryptage en français sur TILOS RADIO

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

5 janvier 2012 à 8 h 00 min 1 commentaire

La constitution hongroise a été signée lundi dernier par le Président de la République Pal Schmitt qui la considère comme le premier pas décisif vers l’avenir. Voici un petit aperçu des différentes analyses des journaux hongrois face à cet événement.

Médias : le quotidien gratuit Metropol racheté par une société hongroise

Médias : le quotidien gratuit Metropol racheté par une société hongroise

16 juin 2011 à 10 h 30 min 1 commentaire

Chaque matin dans le métro de Budapest, les voyageurs lisent les journaux en allant travailler. La plupart d’entre eux ont dans leurs mains le quotidien gratuit, le Metropol. Tiré à plus de 300.000 exemplaires, il est naturellement un des favoris des annonceurs publicitaires en Hongrie. Pourtant, ce journal qui appartient initialement au célèbre groupe de presse suédois Metro a récemment changé de propriétaire. Il se trouve désormais sous la direction d’une société hongroise.

Új Magyar Szó (http://maszol.ro/)

LMP accuse le Fidesz de faire main-basse sur la presse de Transylvanie

14 juin 2011 à 10 h 03 min 3 commentaires

Les députés du groupe parlementaire LMP (Lehet Más a Politika) Gergely Karácsony et Dávid Dorosz estiment que « Le Fidesz exporte sa politique de division » en achetant les maisons de presse hungarophones de Transylvanie, ont rapporté les quotidiens Népszabadság et 168 Óra.

Vu à Budapest, mai 2011. Crédit photo : Sakari Huttunen pour HU-lala

La Hongrie a financé sa campagne anti-IVG avec des fonds européens !

10 juin 2011 à 14 h 04 min 15 commentaires

Le gouvernement hongrois aurait financé la campagne incitant les femmes à recourir à l’adoption plutôt qu’à l’avortement avec des fonds européens destinés au « progrès social et à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Saisie par l’eurodéputée socialiste française Sylvie Guillaume, la Commission européenne a exigé de la Hongrie qu’elle y mette un terme, sous peine de sanctions.

Crédit photo : Sakari Huttunen

Le gouvernement hongrois lance une campagne contre l’avortement

9 mai 2011 à 8 h 52 min 31 commentaires

« La vie du fœtus sera protégée dès sa conception ». L’article II de la partie Liberté et Responsabilité de la nouvelle Constitution hongroise a provoqué de nombreux débats. Si cet article n’implique pas automatiquement une remise en cause future du droit à l’avortement, une nouvelle campagne publicitaire nous donne un premier aperçu de ses possibles applications.

La presse européenne a également besoin d’un soutien public

La presse européenne a également besoin d’un soutien public

4 mai 2011 à 9 h 55 min 1 commentaire

Par Euractiv, le 27 avril 2011 Les entreprises traditionnelles de médias ont souffert de la crise financière ainsi que de l’émergence d’Internet. A Bruxelles, la presse européenne doit quant à elle rester vigilante et a « plus que jamais » besoin d’un soutien public, selon Aidan White, ancien responsable de la Fédération internationale des journalistes. Les entreprises de médias qui couvrent Bruxelles sont confrontées à un dilemme lorsqu’elles tentent de s’adapter aux réalités du XXIe siècle, affirme M. White (photo), militant de longue date pour la liberté journalistique et secrétaire-général de la Fédération internationale des journalistes de 1987 à avril 2011. Lors d’un entretien exclusif avec EurActiv, il a évoqué le fait qu’à l’heure où la révolution numérique engendrait des bénéfices énormes pour la liberté d’expression, elle mettait également les médias face à de sérieux défis. En particulier, la migration de la publicité sur Internet et la convergence des médias de diffusion et audiovisuels « écrasent l’industrie traditionnelle des médias », a-t-il ajouté. Par conséquent, la capacité des médias d’informations, notamment les journaux, à rester rentables a subi un coup dur, cela s’ajoutant au « déclin très constant » de la circulation des journaux dont les ventes sont en chute depuis de nombreuses années. « Nous sommes en période de transition, il n’y a pas de doute », a-t-il dit. M. White a souligné que cette « transition » avait annoncé la fin de « centaines voire de millions de titres » en Europe et en Amérique du nord, davantage de licenciements et un emploi en freelance précaire pour les journalistes, et avait réduit l’investissement dans la formation, le journalisme d’investigation et les correspondants étrangers. Cela, a-t-il affirmé, a résulté en une dégradation de la qualité du journalisme, davantage de sensationnalisme et une couverture superficielle des questions complexes. M. White a déclaré qu’il existait « une réelle interrogation quant à la capacité du secteur privé à assurer le pluralisme et la fiabilité de l’information nécessaires à la démocratie ». Le journalisme doit être reconnu comme «  d’intérêt général » L’ancien responsable de la Fédération internationale des journalistes affirme que de ce fait, le soutien public aux médias est plus nécessaire que jamais. L’Europe possède une longue tradition de diffuseurs publics et selon lui, même aux Etats-Unis, « où ils aiment à penser que le secteur privé règne en maître », 1 milliard de dollars de subventions allait être accordé aux médias cette année. La situation est particulièrement difficile pour les journaux qui couvrent Bruxelles, au vu des réductions qui affectent les bureaux étrangers et la fragmentation du marché européen des médias, a-t-il souligné. M. White pense que la couverture des médias à Bruxelles est « largement dominée par les institutions de l’Union européenne, qui prennent toute la place ». Il a prévenu que « le nombre de personnes apportant une pluralité des opinions et des perspectives diminuait à Bruxelles ». Par conséquent, a-t-il ajouté, les médias basés à Bruxelles ont besoin de « créer une distance entre eux et l’Union européenne ». Les organisations d’informations qui cherchent un soutien public sont face à un dilemme, a-t-il dit. Du côté positif, M. White a évoqué le succès de la chaîne de télévision paneuropéenne Euronews, qui est subventionnée par la Commission européenne depuis 2005 à hauteur de 5 millions d’euros par an, ce qui représente environ 10 % du budget de la chaîne. « Mais cela n’est pas habituel », a-t-il ajouté, affirmant que les journalistes et les médias étaient « très réticents » à la sensation d’être financés par le secteur public. Il a affirmé que cela devait changer et que la société devait reconnaître que le « journalisme était un bien d’intérêt général » et qu’en tant que tel, « il n’y avait rien de mal à ce qu’il reçoivent de l’argent public ». Il a reconnu les dangers que cela peut entraîner pour l’indépendance éditoriale des médias et a laissé quelques questions ouvertes. « Désormais, la question est : comment cela peut-il être réalisé de manière ouverte et démocratique ? Mais aussi, comment cela peut-il avoir lieu sans compromettre l’indépendance essentielle dont ont besoin les médias », a-t-il demandé. Retrouver l’article original sur Euractiv

Médias : la France, la Hongrie, l’UE,  deux poids deux mesures ?

Médias : la France, la Hongrie, l’UE, deux poids deux mesures ?

26 janvier 2011 à 13 h 39 min 6 commentaires

La tribune libre de Vincze Ecoutez la version audio de cette tribune Alors que le roi Orban de Hongrie se faisait vilipendé par Dani le vert, leur leader au parlement européen, les deux députées européennes d’Europe-Ecologie signaient une tribune dans rue 89 où elles essayaient d’attirer l’attention sur la loi Loppsi 2 : « Alors que la Hongrie est montrée du doigt en raison d’une loi sur les médias que François Baroin, le porte-parole du gouvernement, a jugé incompatible avec les traités fondamentaux européens, la droite française s’apprête à voter cette semaine la Loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Loppsi 2. » En vain, puisqu’en même temps, le Sénat validait l’article 4 de la Loppsi 2, autorisant la censure d’un site Internet sans jugement… On ne peut que se féliciter du contre-pouvoir que joue l’Union Européenne dans les dérives démocratiques en cours en Hongrie (réforme de la Cour constitutionnelle, des médias…) depuis le printemps dernier et « la révolution dans les urnes » vantée dans la « Déclaration sur l’entente nationale », si chère à Orban. Par contre, on ne peut que regretter la mollesse de sa réaction face à des dérives démocratiques tout aussi inquiétantes, voire plus, dans beaucoup de pays européens, en particulier la France. Ces dernières semaines, la Hongrie a connu une campagne d’attaques des médias occidentaux, modèle de ce type de campagne où les journalistes, comme des moutons, font du buzz facile, non sans imprécisions, en allant dans le sens d’un imaginaire occidental regardant ces « pays de l’est » avec condescendance. De plus, cela permet aux médias dominants de l’ouest, de manière insidieuse, de laisser croire à leurs concitoyens qu’ils n’ont pas à s’inquiéter puisqu’ils veillent à ce qu’aucune dérive démocratique de ce genre ne soit possible. « Nous sommes sauvés » ! Malheureusement la réalité n’est pas si rose… en particulier en France… Ces dernières années, nous avons connu en France une dégradation inquiétante de notre belle démocratie, ce qui n’empêche pas nos leaders politiques de donner des leçons, en particulier à la Hongrie, avec une arrogance toute française. C’est ce que résume très bien le dernier rapport de Reporters Sans Frontière : « L’année 2010 a été marquée par plusieurs agressions contre des journalistes, des mises en examen, des violations ou tentatives de violations du secret des sources et surtout un climat lourd de défiance envers la presse. La majorité présidentielle a eu des mots très menaçants, parfois insultants, envers certains médias. » En effet, la France c’est ce pays, modèle des droits de l’homme, qui purge des chroniqueurs politiques trop subversifs envers son pouvoir (Stéphane Guillon, Didier Porte et Gérald Dahan). C’est ce pays où les ordinateurs de journalistes (Le Monde, Le Point, Médiapart, rue89…) ayant le toupet d’enquêter sur des affaires dérangeantes (Bettencourt, Karachi…) pour son roi, pardon son président, disparaissent. « Pure coïncidence ? » C’est aussi ce pays où le Syndicat National des Journalistes écrit une lettre ouverte demandant : « est-il exact que la DCRI (Direction centrale des renseignements intérieurs) est amenée à s’intéresser à tout journaliste qui « se livre à une enquête gênante » pour le président de la République ». Lundi, l’Europe adressait un ultimatum à Budapest concernant sa désormais trop fameuse réforme des médias, soit un peu plus d’un mois après la validation de celle-ci par le parlement hongrois. Est-ce que cela est lié aux décisions économiques peu orthodoxes de virer le FMI, de taxer les banques et les produits financiers ou encore de taxer les multinationales, ces dernières étant allées récemment pleurnicher à Bruxelles… En tous cas, on ne peut que constater que la commission a bien fait son travail concernant la Hongrie. A quand autant de pugnacité contre les grandes puissances européennes ? En particulier contre la France ! Le véritable risque, avec cette façon de faire selon « deux poids deux mesures », est celui de renforcer le roi Orban dans son pays et de renforcer une culture de victimisation du peuple hongrois (déjà bien trop présente dans l’imaginaire magyar), ainsi qu’une défiance toujours plus grande envers une Europe qui n’en finit plus de décevoir… le peuple le plus europhile de la région. Articles liés : Orbán reçoit une volée de bois vert au Parlement européen Le journalisme suisse et le blanchiment de l’info Sarko L’Europe peut-elle faire plier Orbán le «tout-puissant» ?

Loi sur les médias : bonne nouvelle pour HU-LALA !

Loi sur les médias : bonne nouvelle pour HU-LALA !

26 janvier 2011 à 11 h 48 min 8 commentaires

Après avoir sollicité la NMHH, l’autorité de supervision de l’ensemble des médias hongrois, afin de s’informer des droits et devoirs de notre média vis-à-vis de la nouvelle loi d’encadrement du secteur médiatique en Hongrie, la réponse est tombée aujourd’hui : Le site d’informations HU-LALA n’est pas concerné par la législation en vigueur depuis le 1er janvier. Pas de démagogie cependant : ce n’est évidemment pas une réelle surprise. Mais par les temps qui courent, on n’est jamais trop prudent et mieux valait écarter toute incertitude vis-à-vis d’une loi dont le gouvernement lui-même peine à éclaircir les zones d’ombre et les points litigieux. Pour preuve : E-mail de la NMHH adressé à Hu-lala

Logo appl. Iph. du Népszabadsag On Line

Castration du quatrième pouvoir en Hongrie : le jour J

20 décembre 2010 à 8 h 00 min 2 commentaires

Mise à jour : C’est aujourd’hui, lundi 20 décembre, que le Parlement hongrois doit voter le texte de loi clôturant une vaste réforme du secteur des médias, perçue par l’ensemble des journalistes et éditeurs, en Hongrie et à l’étranger, comme une grave atteinte à la liberté de la presse. Après avoir refusé de corriger un article paru en fin de semaine dernière, commentant la fonction d’Annamária Szalai, présidente du Conseil national des Médias (CNM), le journal Népszabadság s’est immédiatement attiré les menaces de l’autorité. Si la réforme des médias hongrois était déjà en place, le premier quotidien libéral de Hongrie (comprendre « social -libéral ») serait sous le coup d’une amende de plusieurs dizaines de millions de forints et aurait déjà mis la clé sous la porte. Dans le différend qui oppose la rédaction de Népszabadsag et le Conseil National des Médias (Médiatanács), on assiste à un véritable cas d’école pour comprendre la réforme des médias et l’atteinte à la liberté d’expression des journalistes en Hongrie. Grâce à la main mise du CNM sur les médias publics, et au renversement de ses prérogatives à l’encontre des médias privés, la « contre-révolution » du gouvernement conservateur de Viktor Orbán dans la presse est en marche. De simples interprétations qui dérangent Dans l’article publié le 10 décembre sur nol.hu (site Internet du journal), les auteurs rapportent qu’avec la réforme, Annamária Szalai, nommée le 11 août dernier par le premier ministre Orbán à la tête du CNM, deviendra la patronne de quelques 3000 employés des médias publics, tels que l’agence de presse MTI, Magyar Rádió, et les chaînes de télévision MTV et Duna televízió, entre autres. L’article interprète également deux faits dont la divulgation n’a pas plu au CNM et à sa présidente : que tous les biens et moyens des médias publics seront détenus par le Conseil, et que sa présidente y détient tous les pouvoirs de décision. La moindre provocation coûtera cher aux médias « de gauche » Le jour-même, le Conseil a immédiatement ordonné à Népszabadsag de corriger ces trois interprétations, jugées provocantes. Au cours du week-end, après le refus de la rédaction, l’ordre a tout de suite été suivi d’une menace :  à partir de janvier prochain, lorsque le projet de loi sur les médias sera voté, et s’il n’y a pas de correction, le journal pourra être sous le coup d’une amende allant jusqu’à 25 millions de forints (91 000 euros) et son directeur pourrait écoper de 2 millions d’amende (plus de 7000 euros). Lundi 13 décembre, toujours uniquement sur nol.hu, le refus de corriger est justifié par le fait que la rédaction juge ces trois interprétations de la réforme des médias correctes. Le « Népszabi » est aussi dans son bon droit, du moins pour l’instant. D’abord, selon le règlement encore en vigueur en Hongrie, le contenu en ligne n’est toujours pas passible de telles sanctions (ni même de corrections), et il se trouve que l’article du 10 décembre n’est pas paru dans une version imprimée. De plus, selon le journal, le CNM se met lui-même en porte-à-faux en adoptant cette attitude, puisque selon le règlement, une telle demande du Conseil aurait dû être précédée d’une plainte déposée par Annamária Szalai en personne et d’un jugement du tribunal en sa faveur. Les journalistes « gauchistes » peuvent donc encore faire les malins, mais plus pour très longtemps. Le retournement des prérogatives du CNM prévu par le projet de loi C’est dans ce cas de figure que l’on assiste à une « contre-révolution ». Avec la réforme votée, il n’y aura plus d’épisode judiciaire pour régler un contentieux entre la surveillance du Conseil et le contenu jugé « déséquilibré » publié par un média, fût-il privé. Si le Conseil juge qu’il faut corriger quelque chose, il faudra corriger, au risque de devoir payer une amende allant jusqu’à 25 millions HUF immédiatement (chose qu’aucune rédaction actuellement en Hongrie n’est capable de supporter selon Népszabadsag). Le recours judiciaire pour un journal ne pourra se faire qu’après la correction ou après l’amende, c’est à dire après avoir fermé ses portes. Articles liés : Les débuts de la tsarine des médias hongrois dans la pornographie ! Médias : La Hongrie au centre des critiques Fini de rire pour les médias privés Le journalisme d’investigation menacé par la loi sur les médias Réforme des médias : acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses La réforme des médias pointe son nez Orban, façon « Sarkozie » En Hongrie, la presse reste en liberté Les pleins pouvoirs pour Orbán?

En Hongrie, la presse reste en liberté

En Hongrie, la presse reste en liberté

4 mai 2010 à 0 h 37 min 3 commentaires

A l’occasion de la journée de la liberté de la presse, lundi 3 mai, le think-tank américain Freedom House a publié son rapport sur l’état de la presse dans le monde en 2009. Selon cette étude, la liberté de la presse a très légèrement reculé en Hongrie l’année précédente. La Hongrie se classe au 40è rang mondial pour la liberté de sa presse, au même rang que… la France. Elle enregistre un très léger recul par rapport à l’année 2008 dû, explique Freedom House, à « des problèmes concernant l’attribution et l’enregistrement des fréquences radio. ». Effectivement, au début du mois de novembre 2009, l’ORTT, l’institution qui gère les ondes radiophoniques hongroises, a dessaisi de leur licence de radio nationale deux stations appartenant à des groupes étrangers (Danubius et Slager), pour les octroyer à deux entreprises locales (Advenio et Est média), après un appel d’offres très douteux. Malgré cela, la Hongrie reste dans le groupe des pays où la presse est considérée comme « libre » par le think-tank. L’ONG Reporters sans frontières, qui fête cette année ses vingt-cinq ans d’existence, fait le même constat, en qualifiant la liberté de la presse en Hongrie de « bonne » et positionne le pays à la 25è position sur 175, dans son dernier classement mondial. Ce rapport intervient à un moment charnière pour la Hongrie dont tout le paysage politique vient d’être redessiné. Fort de sa majorité parlementaire des deux-tiers, le nouveau gouvernement de droite du « bientôt premier ministre » Viktor Orban va pouvoir mener à bien son projet de modification des lois sur la presse afin de « rationaliser » le secteur. Un projet dénoncé par l’opposition qu’il considère être « une menace pour la liberté de la presse ». Dès lors, la question est posée de savoir si la relativement bonne liberté de la presse en Hongrie ne va pas pâtir de l’ère qui s’annonce. L’affaire Karman La dernière agression en date contre un journaliste remonte au 22 juin 2007. La journaliste d’investigation Iren Karman, enquêtant sur les affaires de mafia du pétrole et plus généralement sur la corruption en Hongrie au début des années 1990 a été violemment battue par deux inconnus avant d’être abandonnée sur les bords du Danube, inconsciente. Retrouvée par un pêcheur le lendemain matin, elle a été hospitalisée à Budapest, souffrant de sérieuses blessures à la tête. Magyar Demokrata Vs Imre Mecs Andras Bencsik est le premier journaliste depuis la chute du communisme à avoir été condamné à une peine de prison ferme pour un délit de presse. Rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême-droite Magyar Demokrata, Bencsik a été condamné le 21 janvier 2004 à dix mois de prison pour diffamation envers Imre Mecs, député du Parti libéral démocrate SzDSz. Le collègue de Bencsik Laszlo Attila Bertok a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Dans des articles publiés le 15 novembre 2001, les deux journalistes avaient prétendu que sur la base d’une dénonciation d’Imre Mecs, quatre révolutionnaires de 1956 avaient été condamnés à mort puis pendus. Imre Mecs ayant lui-même activement participé à la révolution de 1956 contre Moscou avait été condamné à mort en 1957 pour conspiration contre l’Etat, avant d’être amnistié en 1963. Crédit photo : Reporters sans frontières Articles liés : Le capital étranger pris en grippe?

Mars, mois de la francophonie en Hongrie!

Mars, mois de la francophonie en Hongrie!

8 mars 2010 à 12 h 45 min 0 commentaire

Le festival de la Francophonie a commencé vendredi dernier à Gödölö, et s’étend jusqu’au 27 mars, dans les villes hongroises dotées d’une Alliance Française. L’Institut Français de Budapest est bien sûr au coeur du projet, qui fait la promotion exhaustive des arts à la sauce francophone. Musique, danse, théâtre, expos, littérature ou encore gastronomie, une belle manière d’opérer le passage de l’hiver au printemps, tout en accompagnant la première fête nationale hongroise de l’année. A Budapest, une première semaine sous le signe de la découverte et de l’expérimental Le programme est très dense et très varié, on y trouve quelque chose à voir tous les deux jours en moyenne. Voilà pourquoi il est difficile d’énumérer ici tous les spectacles et événements du festival. En bref, celui-ci commence en douceur avec une lecture, ce soir à 18h à l’Institut Français de Budapest, de l’écrivain algérien Mohamed Kacimi. Sous sa plume, le lecteur francophone développe un regard plus intelligent et plus complexe sur le monde arabo-musulman. Mardi, toute la journée sera consacrée à la presse francophone en Hongrie (6ème édition), à partir de 10h au lycée Kölcsey Ferenc de Budapest. Après presqu’un an d’existence, la rédaction de Hu-lala est ravie d’y participer en tant que partenaire! Mercredi à 18h, c’est un véritable défi littéraire et linguistique qui attend les visiteurs à la librairie Latitudes : pour le 90ème anniversaire de la naissance de Boris Vian, son traducteur hongrois sera présent pour parler de la difficulté de retranscrire les jeux de mots, les figures de style très personnelles et l’imagination débordante du romancier – poète – mélomane français. Vendredi après-midi, l’Institut organise son fameux concours de chanson francophone interprétée par de jeunes talents hongrois « castés » dans tout le pays. Samedi matin, toujours à l’Institut, l’occasion sera donnée de vérifier le bien fondé des résultats de l’enquête Eurostat que nous rapportions en octobre dernier, sur la pratique des langues étrangères au sein de l’Union Européenne. En effet, cette enquête prétend que les Hongrois sont les mauvais élèves de l’Union en matière de langues. A partir de 10h samedi, une conférence portera donc sur la situation de l’enseignement des langues vivantes en Hongrie. Samedi soir, pour finir la semaine en beauté, la chanteuse Belge Stéphanie Blanchoud donnera un concert à l’Institut. Ses textes, à la fois légers et mélancoliques, seront accompagnés par un trio de musiciens folk – pop – acoustique. Tout le programme est disponible sur le site du festival, un site très bien réalisé soit dit en passant : www.francophonie.hu . Article lié: Joke, un peu « private » L’Académie Liszt Ferenc à la française Expo de François Joly à l’Institut