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Le réservoir d'Almasfuzito (HU-lala.org)

Boues rouges à Almásfüzitő : l’UE ouvre une procédure d’infraction contre la Hongrie

5 décembre 2013 à 7 h 26 min 1 commentaire

La Commission européenne a annoncé à la fin du mois de novembre l’ouverture d’une procédure d’infraction contre la Hongrie pour sa gestion des déchets dans le réservoir de boues rouges d’Almásfüzitő, dans le Nord du pays.

Alerte au smog dans 17 villes de Hongrie

Alerte au smog dans 17 villes de Hongrie

15 février 2012 à 7 h 42 min 0 commentaire

L’Institut National de la Santé et de l’Environnement a annoncé ce week-end que dix-sept villes hongroises avaient atteint des pics de pollution atmosphériques dangereux pour la santé de la population. Les conditions météorologiques n’étant pas favorables à une amélioration, le cabinet du maire de Budapest a maintenu, en parallèle, son bulletin d’alerte lancé mercredi dernier dans la capitale. L’alerte avait été donnée suite aux résultats d’une première série de prélèvements frisant le seuil des 75 mg par mètre cube d’air il y a une semaine. La nouvelle est tombée à la suite du bilan des prélèvements effectués vendredi dans plusieurs stations de surveillance basées dans les villes de Ajka, Varpalota, Szekesfehervar, Tatabanya, Pécs, Szazhalombatta, Budapest, Esztergom, Salgotarjan, Eger, Putnok, Sajoszentpeter, Kazincbarcika, Miskolc, Oszlar, Nyiregyhaza et Debrecen. Les résultats sont préoccupants puisque les particules de poussière et autres pollutions atmosphériques contenues dans l’air dépassent à présent le seuil des 100mg par mètre cube dans ces municipalités. Vendredi, l’Institut ajoutait sept autres villes hongroises à la liste : Sopron, Gyor, Veszprem, Dunaujvaros, Vac, Szeged et Abony. A Budapest, si les taux de smog devaient redevenir supérieurs à 100 mg par mètre cube d’air durant deux jours consécutifs, la capitale serait placée en alerte maximale. Dans ces conditions, les autorités demandent aux habitants de limiter l’utilisation de leur voiture et de réduire leurs dépenses énergétiques personnelles (chauffage, gaz…). Tatiana Carret sources : MTI, Hungary Around the Clock Articles liés : Iode 131 : pas de risques sanitaires selon l’IRSN Pollution : An Der Schönen Blauen Donau Iode 131 : dangereux, pas dangereux ? Budapest menacé par l’iode 131 BOUE ROUGE : Un an après, le spectre demeure L’eau et l’air de la région de Kolontar ne seraient pas trop contaminés Le « vélib’ » gratuit de Budapest roulera avant 2013 L’incritiquable Critical Mass Journée écolo au Parc Millénaris Budapest, seconde ville la plus polluée d’Europe Insolite : la Constitution attaquée par un faucon kamikaze ? Conso : l’eau Visegradi déconseillée aux enfants « Affaire Auchan » : de l’arsenic dans l’eau (suite) Trop d’arsenic dans l’eau minérale d’Auchan! Radar de l’OTAN : une issue de secours ? Quand la Hongrie vend ses droits de polluer La Trabi trahie !

Photo : Edouard Legoupil

Pollution : An der schönen blauen Donau*

28 décembre 2011 à 10 h 02 min 2 commentaires

Vu jeudi 22 décembre vers 7h du matin depuis Margit Hid : une énorme nappe d’essence ou de gazole dérivant sur le Danube au niveau de Budapest. Probablement le résultat du dégazage sauvage d’une péniche. A notre connaissance, il n’en est pas fait mention dans la presse hongroise.  

Le réservoir d'Almásfüzitő, novembre 2010 crédit photo HULALA

Un an après, le spectre des boues rouges demeure

3 octobre 2011 à 12 h 26 min 2 commentaires

Triste anniversaire. Le 4 octobre dernier, le réservoir de déchets toxiques de l’usine de bauxite aluminium MAL d’Ajka avait cédé, déversant – selon le gouvernement – près de 2 millions de tonnes (700 mètres cubes) de boues rouges corrosives sur les villages de Devecser, Kolontar et Somlóvásárhely, dans l’ouest de la Hongrie. Depuis, certains quartiers ont été entièrement reconstruits et même l’organisation Greenpeace reconnaît que le nettoyage a été bien fait. Cependant, l’activité des usines MAL a repris de plus belle et il existe encore bien d’autres sites du genre. La plupart sont dans le même état que celui du réservoir d’Ajka avant la catastrophe, avec parfois de plus grands risques écologiques. Un drame humain et écologique doublé d’une catastrophe économique ? L’an dernier, la catastrophe industrielle avait fait 10 morts, plus d’une centaine de blessés et avait délogé des centaines de villageois pendant plusieurs mois. L’entreprise a récemment été condamnée à verser 471 millions d’euros à l’Etat hongrois, mais Euronews nous dit qu’elle refuse de payer. Dans ce reportage de la chaîne européenne, le secrétaire d’Etat à l’Environnement, Zoltan Illés, explique (qu’)il est dans l’intérêt du gouvernement hongrois que cette compagnie, privée ou nationalisée, continue à tourner pour deux raisons : primo, les 6.000 emplois qu’elle assure, secondo, sa part de marché à l‘échelle européenne et mondiale, qui est de 4%. Almásfüzitő, un réservoir toxique à deux pas du Danube La semaine dernière, des activistes de Greenpeace se sont rendus à Almásfüzitő (département de Komarom, proche de la frontière slovaque) sur le plus grand site de stockage de boue rouge du pays, situé à peine à une vingtaine de mètres des rives du Danube. Bien que ce réservoir ne soit plus rempli depuis 1997, ils avaient la ferme intention d’y inscrire le mot « STOP » à la surface à l’aide de bâches blanches en plastique. Un message adressé au gouvernement pour dénoncer le fait que l’activité de stockage massif des déchets continue en Hongrie. Ils se sont fait déloger manu militari par les agents de sécurité du site. Lors de notre déplacement le 30 octobre 2010 (photo), avant d’être reçus de la même manière par les gardes, nous avions constaté l’étendue encore visible du réservoir et sa proximité immédiate avec le Danube. A l’inverse d’Attila, Tatai Környezetvedelmi fait repousser l’herbe Ce dimanche-là, les travaux d’ensevelissement de la boue sous des couches de sable et de terre étaient en cours. Actuellement ils se poursuivent encore, comme on peut le voir sur la carte satellite Google de cette année. La société chargée d’ensevelir les déchets toxiques est une compagnie pour l’environnement de la ville de Tata (Tatai Környezetvedelmi). Au bas de la page principale de son site web, à l’aide d’un diaporama, elle explique comment elle réussit à faire pousser de l’herbe verte sur des millions de tonnes de boue rouge. D’ici peu de temps, personne ne s’apercevra peut-être qu’il s’agit du plus grand réservoir du pays. Articles liés La colère des sinistrés de la boue rouge Les débuts timides de la reconstruction à Devecser Selon Greenpeace, MAL continue de polluer Boue rouge : les travaux de nettoyage suivent leur cours Sous la boue rouge… la corruption? Boue toxique : Bruxelles critique mais ne poursuivra pas la Hongrie Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent Boue toxique : l’autre vérité MAL : le directeur commercial allemand fait ses valises Inondations toxiques : photoreportage à Devecser Pollution : la chasse aux coupables est ouverte A Kolontar, le cauchemar continue Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Crédit photo : Corentin Léotard/Hu-lala

La colère des sinistrés de la boue rouge

19 juin 2011 à 17 h 55 min 1 commentaire

Qui se souvient de Kolontar ? De Devecser ? Plus de huit mois ont passé depuis la catastrophe industrielle de l’usine de production d’aluminium MAL, qui a tué dix personnes et contaminé plusieurs dizaines d’hectares dans l’ouest de la Hongrie. Des sinistrés ont témoigné pour la première fois à l’occasion d’un colloque organisé au mois de mai à Budapest.

Budapest est la seconde grande ville la plus polluée en Europe

Budapest est la seconde grande ville la plus polluée en Europe

6 mars 2011 à 18 h 09 min 2 commentaires

La pollution de l’air, causée notamment par le trafic routier, réduit l’espérance de vie des habitants des grandes villes européennes, selon une étude publiée mercredi par le programme scientifique Aphekom. Des 25 villes étudiées, Budapest est la seconde ville la plus polluée derrière Bucarest. Avec 33,7 microgrammes de particules fines par mètre cube, la capitale de la Hongrie a un taux de pollution atmosphérique nettement supérieur au seuil de 10 microgrammes préconisé par l’Organisation mondiale pour la santé (OMS). En comparaison, ce taux est de 16.4 microgrammes/m3 à Paris. La forte augmentation du nombre de véhicules en circulation à Budapest couplée à la vétusté de certains véhicules très polluants seraient en cause. Cette nouvelle ne surprendra certainement pas les résidents de Budapest, habitués au smog qui enveloppe régulièrement la ville donnant lieu à des alertes sanitaires. Au début du mois de mars, le maire Istvan Tarlos a appelé ses administrés à réduire leurs déplacements en voiture, leur consommation de charbon, de bois de chauffage et de pétrole. Les résultats de cette équipe composée de 60 scientifiques coordonnés par l’Institut de veille sanitaire (InVS) montrent que si le seuil de pollution fixé par l’OMS était respecté, l’espérance de vie pourrait augmenter de 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus. Cette pollution atmosphérique affectant les poumons et causant des maladies respiratoires et cardiovasculaires serait directement responsable de 19.000 morts par an. De toutes les villes étudiées, seule la capitale suédoise Stockholm, bénéficie d’un taux de particules fines inférieur au seuil de 10 microgrammes par mètre cube fixé par l’OMS.

Montage : pestiside.hu

Insolite : la Constitution attaquée par un faucon kamikaze ?

24 février 2011 à 13 h 30 min 1 commentaire

Nos confrères anglophones de Pestiside ont encore frappé dans un article intitulé « Le symbole protecteur de la Constitution trouvé mort dans la cour du Bureau de la protection de la Constitution« . Il semblerait qu’après une intoxication, un rapace se soit littéralement écrasé sur le bâtiment de « Alkotmányvédelmi Hivatal », le Bureau de la protection de la Constitution. A moins qu’il ne s’agisse d’une blague situationniste pour dénoncer la réforme constitutionnelle en cours… L’anecdote prête bien évidemment à ricaner quand l’on sait que le grand Turul – sorte d’oiseau gigantesque – est le symbole protecteur de cette Constitution. Le hasard ferait alors bien les choses, comme on dit. Il ne s’agit d’ailleurs pas de n’importe quel rapace en cause dans l’accident, mais d’un faucon sacre, l’une des plus grandes espèces de faucons et qui est d’ailleurs inconnue en Europe occidentale. Bref, un superbe animal qui n’a rien à envier au Turul qui, lui, n’a jamais existé ailleurs que dans la mythologie hongroise… Index.hu n’a rapporté l’affaire que mardi, mais l’accident s’est produit au début du mois, selon la Société hongroise ornithologique, Magyar Madártani Egyesület (MME), qui a déterminé que l’oiseau s’est intoxiqué en ingérant un pigeon empoisonné. Info ou intox ? L’accident est tellement insolite que l’on pourrait croire à une manifestation « artistique » – d’un goût certes douteux pour la nature, mais qui serait tout de même bien pensée – contre la réforme constitutionnelle entreprise par le gouvernement conservateur. A l’instar des oiseaux tombés raides morts en Roumanie il y a quelque temps, notre oiseau majestueux aurait également pu avoir été victime d’une trop grande ivresse après avoir ingurgité du marc de raisin. Toutefois, et c’est beaucoup moins drôle, le diagnostic des experts de la MME  semble être le bon, précisément lorsque l’on prend en compte les différentes pollutions et leurs risques sanitaires pour les animaux. Article lié : Insolite : en Roumanie aussi, les oiseaux tombent raides morts

Photo : HU-lala

Selon Greenpeace, MAL continue de polluer

13 février 2011 à 19 h 57 min 2 commentaires

Selon les résultats de tests commandés par Greenpeace et effectués par deux laboratoires indépendants, l’usine Magyar Aluminium, responsable de la tragédie du 4 octobre, continue de polluer son environnement. « MAL continue de déverser dans les eaux naturelles des matériaux hautement polluants issus de ses réservoirs de boue rouge ». Selon l’ONG, l’entreprise pallie le manque de sites de stockage par un « système de drainage illégal », via les cours d’eau locaux. « La teneur en arsenic, aluminium et carbone organique de l’eau dans le ruisseau Torna dépasse largement les limites […], malgré l’utilisation de plâtre et d’acide ». Le laboratoire indépendant hongrois ayant réalisé les tests – Balint Analitika- a demandé à la Commission de l’Union européenne « d’agir sans délai pour que le gouvernement hongrois arrête de menacer la nature, la faune et les hommes ». Les accusations sont lourdes et mettent  en cause la gestion du gouvernement hongrois à un moment où il est particulièrement vulnérable, puisqu’exposé aux critiques de Bruxelles. Ayant perdu sa dimension spectaculaire, l’histoire n’intéresse plus grand monde, et pourtant elle est loin d’être terminée. Les travaux de nettoyage et de réparation sont encore en cours et de forts soupçons de détournement et de corruption pèsent sur l’utilisation des fonds  collectés pour venir en aide aux sinistrés. Articles liés : Boue rouge : les travaux de nettoyage suivent leur cours Sous la boue rouge… la corruption? Boue toxique : Bruxelles critique mais ne poursuivra pas la Hongrie Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent Boue toxique : l’autre vérité

Devecser, le 12 octobre (Crédit photo : Hulala)

Boue toxique : Bruxelles critique mais ne poursuivra pas la Hongrie

13 janvier 2011 à 8 h 48 min 1 commentaire

L’accident industriel du 4 octobre aurait pu être évité si la Hongrie s’était conformée à la réglementation européenne sur la gestion des déchets dangereux, selon un rapport officiel d’expertise de la Commission européenne, a rapporté mercredi le site Bruxinfo.hu. « La Hongrie aurait dû classer ses boues rouges comme déchets dangereux », estime le rapport qui devait déterminer si la Hongrie avait violé une législation européenne en relation avec le stockage de ce type de déchets. Selon ce rapport, une erreur a été commise au cours du processus de délivrance de permis environnementaux, celle de ne pas classer ces matières fortement alcalines comme « déchets dangereux ». La Commission européenne estime dans ce rapport d’expertise que plusieurs des réglementations communautaires n’ont pas été transposées en droit national hongrois ou n’ont pas été appliquées correctement, notamment la directive 2006/21/CE relative à la gestion des déchets de l’industrie extractive. Malgré ces erreurs et ces négligences pointées par l’exécutif européen, Bruxelles ne lancera pas de procédure d’infraction à l’encontre la Hongrie. Le 4 octobre, la fuite d’un réservoir de déchets issus de la production d’aluminium par l’entreprise MAL (Magyar Aluminium) avait coûté la vie à dix personnes et dévasté plusieurs dizaines d’hectares dans la région d’Ajka, dans l’ouest de la Hongrie. Source : Bruxinfo.hu Articles liés : Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent Boue toxique : l’autre vérité MAL : le directeur commercial allemand fait ses valises Inondations toxiques : photoreportage à Devecser Pollution : la chasse aux coupables est ouverte A Kolontar, le cauchemar continue Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Crédit photo : Hu-lala

Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois

23 décembre 2010 à 7 h 34 min 0 commentaire

Le Parlement hongrois a décidé mardi matin la prolongation de trois mois de l’état d’urgence décrété dans les trois départements de l’ouest de la Hongrie, touchés par la pollution industrielle survenue le 4 octobre, a rapporté l’AFP. A l’origine, l’état d’urgence devait prendre fin le 31 décembre.  La décision a été très largement approuvée avec 301 votes, pour seulement 2 contres et 37 abstentions. Le ministre de l’intérieur Sandor Pintér, à l’origine de cette motion, a justifié son initiative par le retard pris par les travaux de nettoyage, de reconstruction et de renforcement des sites de stockage des déchets chimiques toxiques. Elle était surtout nécessaire car l’armée hongroise, dont les travaux de nettoyage et de reconstruction ne sont pas achevés, ne peut intervenir que dans le cadre de l‘état d’urgence. Le 4 octobre, la rupture d’un réservoir de déchets toxiques issus de la fabrication de l’aluminium de l’usine MAL, à Ajka, avait tué 10 personnes, blessé plus d’une centaine, et causé une catastrophe écologique majeure sur plusieurs dizaines d’hectares. Articles liés : Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent Boue toxique : l’autre vérité MAL : le directeur commercial allemand fait ses valises Inondations toxiques : photoreportage à Devecser Pollution : la chasse aux coupables est ouverte A Kolontar, le cauchemar continue Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Devecser, le 12 octobre (Hulala)

Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent

8 novembre 2010 à 1 h 29 min 2 commentaires

Alors qu’une dixième victime de l’accident de l’usine MAL, survenu le 4 octobre, a succombé à ses blessures, les habitants des communes touchées par la pollution ont créé une association de victimes pour obtenir des dédommagements et plus de transparence quant aux risques sanitaires qu’ils encourent.

Inondations toxiques : photoreportage à Devecser

13 octobre 2010 à 16 h 17 min 3 commentaires

Un peu plus d’une semaine après la catastrophe industrielle qui a tué huit personnes, détruit de nombreuses habitations, pollué les cours d’eau de la région et ruiné les écosystèmes sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, HULALA s’est rendu sur les lieux mardi pour rapporter des témoignages photos. [slideshow id=9] Crédit photos : Corentin Léotard-HULALA

A Kolontar, le cauchemar continue

A Kolontar, le cauchemar continue

10 octobre 2010 à 21 h 19 min 0 commentaire

Le secrétaire d’Etat hongrois à l’environnement, Zoltan Illes, est formel : une nouvelle inondation de boue est inévitable car la digue nord du bassin de déchets toxiques est condamnée à s’effondrer. Une course contre la montre est lancée pour tenter d’en limiter les dégâts. Des fissures détectées jeudi se sont élargies depuis et la digue est dans un état tel qu’il n’est plus possible de la colmater. « La tragédie peut se produire dans un jour ou dans une semaine », a prévenu Zoltan Illes. « Le travail est monumental, nous devons être prêt à une longue lutte« , a expliqué le secrétaire d’Etat à l’environnement. Sur place, les autorités se sont lancées dans une véritable course contre la montre. La priorité est de protéger les habitations de Kolontar qui n’ont pas été détruites par la première inondation. Il s’agit de dresser une digue de 10 mètres de hauteur et de 600 mètres de longueur. Elle devrait être achevée d’ici lundi soir. Ce qui ne signifie pas pour autant que les 715 habitants déplacés samedi matin pourront regagner leurs foyers dès la fin de la construction. Il s’agit aussi de tenter de canaliser la seconde coulée de boue vers un second réservoir…qui reste à être construit à posteriori. L’enjeu est crucial car les experts environnementaux estiment que le bassin contient encore quelques 2,5 millions de litres de boue toxique qui pourraient se répandre à une distance d’un kilomètre. Les cours d’eau Tolna et Marcal sont condamnés par la seconde coulée à venir. C’est donc sur la protection du Danube que les efforts se concentrent. L’autorité sanitaire ANTSZ a indiqué que le port de masques-filtres, de lunettes de protection, de bottes et de gants de caoutchouc est indispensable sur les lieux de la catastrophe car « le degré de poussières dans l’air dépasse le niveau sanitaire ». Samedi, le bilan s’est alourdi pour s’établir à sept personnes tuées. Articles liées : Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Une seconde vague de boue est « probable »

Une seconde vague de boue est « probable »

9 octobre 2010 à 13 h 29 min 1 commentaire

Dans la catastrophe de Kolontar, alors que le bilan s’est alourdi pour s’établir, encore provisoirement, à sept personnes tuées, les digues de protection d’un réservoir de déchets se sont affaiblies et une seconde vague de boue est « probable », selon les autorités hongroises. C’est la panique dans la région de Kolontar. « La situation est dramatique. Des vies sont en danger, c’est pour cela que nous avons décidé d’évacuer Kolontar », a déclaré le premier ministre Viktor Orban, sur place à Ajka. Très tôt ce matin, l’armée a procédé à l’évacuation complète des 800 habitants du village de Kolontar, menacé par l’usine MAL. Les réfugiés ont été accueillis dans un gymnase d’Ajka, à quelques kilomètres de chez eux. « Le réservoir est tellement abîmé qu’il est probable qu’il puisse céder une deuxième fois. Si la digue du réservoir cède, ce sont 500 000 m3 qui vont se déverser. Plusieurs fissures sont visibles sur le côté nord du réservoir », a ajouté M. Orban. Quelques 300 militaires et 100 camions de l’armée sont aussi prêts à évacuer en une heure le village voisin de Devecser. « Nous sommes prêts à éviter le pire et nous pouvons sauver les habitants de Devecser en cas de nouvelle coulée de boue », a dit le premier ministre. Pour ce qui est de la pollution du Danube, les autorités ont affirmé avoir évité tout risque de catastrophe écologique. Crédit photo : Peter Somogyi-Tóth / Greenpeace Articles liés : Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Le Danube touché…de manière encore limitée

Le Danube touché…de manière encore limitée

8 octobre 2010 à 12 h 11 min 0 commentaire

Comme le craignaient les experts, la pollution issue de la rupture d’un réservoir de déchets d’une usine d’aluminium d’Ajka a atteint le Danube, il y a quelques heures. Mais Budapest, qui a demandé l’aide de l’Union européenne, écarte tout risque de pollution majeure du fleuve…qui reste placé sous haute surveillance. Le bilan humain de la catastrophe s’est alourdi.

Le Danube menacé par la «marée rouge»

Le Danube menacé par la «marée rouge»

7 octobre 2010 à 8 h 05 min 2 commentaires

L’accident industriel qui s’est produit lundi à moins de 150 km de Budapest -le réservoir d’une usine a cédé et laissé s’échapper des déchets toxiques – est responsable d’un drame humain doublé d’une catastrophe écologique. La pollution pourrait atteindre le Danube dans les prochains jours. Ironie du sort, la Hongrie avait fait de la gestion de l’eau l’une des priorités de son agenda européen….

Quand la Hongrie vend ses droits de pollution

Quand la Hongrie vend ses droits de pollution

31 mars 2010 à 0 h 24 min 1 commentaire

Comment renflouer les caisses de l’Etat en pleine crise économique ? En revendant ses droits d’émissions polluantes de CO2, le principal responsable de l’effet de serre ! C’est ce qu’a fait la Hongrie, en cédant au Japon des droits de pollution pour deux millions de tonnes de CO2. Une transaction qui devrait rapporter quelques quatre milliards de Forint à l’Etat hongrois (15 millions d’euros).