Mots-clés associés : "parlement"

Le parlement sera ouvert au public le 15 mars

Le parlement sera ouvert au public le 15 mars

13 mars 2014 à 12 h 00 min 0 commentaire

Le parlement de la République de Hongrie sera ouvert au public ce samedi 15 mars à l’occasion de la fête nationale.

Le parlement a voté en faveur de la 4è modification de la constitution

12 mars 2013 à 14 h 18 min 0 commentaire

Sans surprise, les 15 pages d’amendements contenues dans cette nouvelle modification ont été approuvées par le parlement hongrois lundi un peu après 17h : 265 voix pour, 11 contre et 35 abstentions du parti d’extrême-droite Jobbik. Le parti socialiste a boycotté le vote. Le président de la République Janos Ader dispose donc de 5 jours à compter du vote pour ratifier la modification, ou y opposer son veto en le renvoyant devant la Cour constitutionnelle.

La Magyar Garda le 23 octobre 2009 (HU-lala)

Gabor Vona fait son show en uniforme au Parlement

15 février 2011 à 10 h 30 min 0 commentaire

Hier, le président de Jobbik Gábor Vona s’est rendu au Parlement en portant un gilet faisant partie de l’uniforme de la Magyar Gárda, en signe de « protestation contre la dégradation de la sécurité publique », provoquant l’interruption de la séance par le président du Parlement, István Újhelyi. Selon István Újhelyi, Gábor Vona a commis une violation du droit, tandis que le député Fidesz László Kövér a affirmé qu’il n’existe pas de mesures pour des cas pareils. Tout cela était cousu de fil blanc – Vona ayant annoncé son acte à l’avance -, le député socialiste Zsolt Török a appelé la police après qu’il ait aperçu plusieurs hommes portant le gilet de Magyar Gárda dans l’enceinte parlementaire. La police communiquera des informations complémentaires ce mardi. Récemment, Jobbik a multiplié les critiques à l’encontre de la Fidesz au pouvoir, l’accusant de laxisme vis-à-vis de la « criminalité tsigane ». Articles liés : Jobbik repart en campagne Plusieurs centaines de manifestants demandent la libération de Budaházy Selon Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La ségrégation pour éviter « la guerre civile » Orbán prend ses distances avec l’extrême-droite Tensions communautaires en vue

Fonds de pension : la messe est dite !

Fonds de pension : la messe est dite !

14 décembre 2010 à 13 h 37 min 1 commentaire

Le parlement a voté lundi soir, à une large majorité, la loi qui va nationaliser les fonds des caisses de retraites privées en Hongrie, supprimant ainsi le système mixte de pension introduit en 1998.

Les chiffres du Budget 2011 validés par le Parlement

Les chiffres du Budget 2011 validés par le Parlement

8 décembre 2010 à 14 h 15 min 0 commentaire

Mardi, le parlement a accepté les principaux chiffres-repères du budget pour l’année prochaine. Le gouvernement compte avec 13838 milliards de forints de dépenses (près de 50 milliards d’euros), 13151 milliards de forint de recettes (plus de 47 milliards d’euros) et 687 milliards de déficit (moins de 2 milliards et demi d’euros). Les députés ont proposé plusieurs amendements qui ont été également acceptés. Par exemple, 22 milliards de forints (presque 80 millions d’euros) seront consacrés pour arrondir le salaire des fonctionnaires à faible revenu dans le secteur public. Articles liés : Proposition d’une période de non-paiement de la taxe sur la retraite Budget 2011 : L’Etat hongrois prend l’argent où il est

L’Etat affiche l’intention de se serrer la ceinture

L’Etat affiche l’intention de se serrer la ceinture

7 décembre 2010 à 14 h 50 min 0 commentaire

La messe est dite pour le Conseil fiscal Lors de sa session de lundi, le Parlement a adopté, sans surprise, la proposition du gouvernement FIDESz concernant la nouvelle composition du Conseil fiscal. Comme prévu, il ne sera composé que de 3 personnes. Seul changement par rapport à la réduction de l’effectif initiale, le troisième membre ne sera pas désigné par le Président de la République mais sera un chargé de mission nommé par le gouvernement. L’autorité de ce dernier sur l’organe « indépendant » qu’était le Conseil fiscal est d’autant plus claire comme cela. Les deux autres membres restent, comme l’a proposé le gouvernement, le président de la Banque Centrale et le président de la Cour des Comptes. Rappelons que le Conseil fiscal n’aura plus qu’un rôle consultatif et son budget sera anéanti (10 millions de HUF seulement). Les chefs montrent l’exemple A l’Assemblée hier, les députés ont également voté la fin du 13ème mois pour les hauts fonctionnaires tels que le premier ministre, le président de l’Assemblée, le président de la Cour constitutionnelle, le président de la Cour Suprême et le président de la République. Une mesure dite « de solidarité » officielle qui sera appliquée dès cette année. On ignore le montant que représente ce geste, mais il n’y a cependant pas de quoi douter que ces messieurs passeront tout de même de bonnes fêtes de fin d’année. Parlement : le dégraissage continue ? Après la réduction prévue pour 2014 du nombre des députés annoncée par le gouvernement dès sa prise de pouvoir en avril dernier, le président du Parlement, Laszlo Kövér, a récemment émis son souhait de voir moins de sessions se tenir au à l’Assemblée. En effet, il voudrait faire débattre et voter les parlementaires seulement deux fois par mois alors qu’ils s’y réunissent plusieurs fois par semaine. Raison officielle : les députés pourront mieux s’occuper de leur circonscription… L’opposition a sans doute dû apprécier ! Articles liés : L’Etat hongrois prend l’argent où il est ! Le budget « FIDESz » anéantit le Conseil fiscal Moins de députés à partir de 2014

Réforme des institutions : Orbán sur les pas de Sarkozy

18 novembre 2010 à 0 h 10 min 1 commentaire

En visite officielle à Paris à partir de jeudi, le premier ministre Viktor Orbán rencontrera le président Nicolas Sarkozy vendredi matin. Au vu de l’actualité politique, l’occasion de comparer la stratégie politique du chef du gouvernement hongrois et celle du président français est trop belle, en particulier sur le thème de la Constitution. Au centre de toutes les autres orientations du gouvernement hongrois, la révision constitutionnelle prévue pour le printemps 2011 intervient quelques mois après l’élection de M. Orbán, en avril dernier. Pour Viktor Orbán, ce n’est pas faute d’avoir prévenu : en campagne déjà, il fustigeait le pluralisme – portant à confusion selon lui – en annonçant vouloir mener une gouvernance permanente et à sens unique avec le parti conservateur Fidesz. Outre le plébiscite électoral dont il bénéficie au parlement, l’omnipotence que cette ambition nécessite devait aller de pair avec un changement de Constitution. Achever les contre pouvoirs de la vie publique pour gouverner seul Depuis la rentrée, on apprend que l’économie hongroise va subir une thérapie de choc pour respecter les engagements du gouvernement envers l’Union européenne sur le déficit (3,8% en 2010 et 3% du PIB en 2011) en réduisant drastiquement les dépenses publiques. Toutes les mesures ont pour l’instant été validées par la Cour constitutionnelle, y compris le gel des aides aux fonds de pension (une économie de 60 milliards HUF pour l’Etat par an) qui toucherait près de 3 millions de souscripteurs. Un seul point a, en outre, été jugé anticonstitutionnel : l’impôt à 98% sur les indemnités de départ empochées par les cadres (à partir d’un seuil de 2 millions HUF) et les employés (à partir de 3,5 millions HUF) ayant travaillé plus de 60 jours au sein d’entreprises et d’institutions publiques. Si cet impôt semble porter le costume de « Robin des Bois » comme les dernières taxes spéciales anti-crise sur le secteur des banques, de l’énergie et de la distribution, c’est sa rétroactivité jusqu’à 2005 qui fait scandale. La Fidesz n’attend même pas de changer la Constitution en bonne et due forme et pratique le passage en force, surtout lorsqu’il s’agit de régler ses comptes avec l’ancien gouvernement. L’opposition socialiste (MSzP) a beau gémir, l’extrême droite Jobbik peut gesticuler, LMP (« l’alternative de gauche » à la hongroise) peut en profiter pour se faire entendre, Viktor Orbán, György Matolcsy (ministre des finances) et János Lázár (président de l’écrasant groupe Fidesz au parlement) ont donc déjà eu la peau de la Cour Constitutionnelle sur la seule mesure économique qui posait problème parmi les 29 proposées. Mardi au parlement, la Cour a même subi l’humiliation de voir ses compétences réduites officiellement, surtout en matière budgétaire. Mardi soir, alors que Viktor Orbán venait de faire passer son paquet de mesures fiscales au Parlement, Nicolas Sarkozy dressait, avec l’aide de trois « commentateurs », un bilan positif de son hyper action à la télévision. Cet entretien d’une heure et demi intervenait après avoir fait adopter la réforme des retraites devant « son » Conseil Constitutionnel et après avoir remanié « son » gouvernement pour la dernière ligne droite avant 2012. Elu en mai 2007, le président français est lui aussi passé par la révision de la Constitution (en juillet 2008) après l’examen mené par un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, présidé par son mentor politique, Edouard Balladur. En France, en plus de museler un peu plus l’opposition, la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a donné plus de responsabilités et de contrôle à l’exécutif et a revalorisé le rôle d’un Parlement élu un mois seulement après l’élection du Président de la République, tous les cinq ans. Pas besoin d’être politologue pour prédire qu’avec le quinquennat, les possibilités d’une cohabitation sont quasi nulles. La « revalorisation » du Parlement au service du Président, en quelque sorte. Tout comme Viktor Orban, souvenons-nous également que la réforme des médias publics avait été pour lui un des tous premiers chantiers. Articles liés : Pour Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! Une manif anti-gouvernementale à la Budapest Sportaréna La commission électorale rejète le référendum proposé par les socialistes Nouvelle Constitution : un site web pour un simulacre de démocratie M. Gyurcsany appelle à un référendum contre la future Constitution Pal Schmitt, nouveau président « sur-mesure » Réforme des médias, acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses Education : c’est reparti comme en 40? La laïcité remise en question dans les écoles hongroises Orban, façon « Sarkozie » Biographie : la revanche de Viktor « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Les pleins pouvoirs pour Orbán? Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (2/5) – La Fidesz

Orbán fait le guide pour De Niro

Orbán fait le guide pour De Niro

13 octobre 2010 à 17 h 17 min 2 commentaires

L’acteur américain Robert De Niro, célèbre pour ses rôles de mafieux, s’est dit « impressionné » lors de sa visite guidée du Parlement hongrois, dimanche, avec le premier ministre Viktor Orbán. Outre l’architecture imposante du bâtiment de l’Assemblée, c’est peut-être bien le réalisme de son passage parmi les représentants politiques hongrois qui l’a tant ébloui. Il n’était cependant pas le seul à être émoustillé : après lui avoir fait visiter son bureau, et avoir pris une photo avec la star et ses filles, c’est le premier ministre en personne qui a posté les impressions de « Bob » sur sa page Facebook.

Pal Schmitt élu Président de la République

Pal Schmitt élu Président de la République

29 juin 2010 à 20 h 39 min 1 commentaire

Un nouveau Président de la République a été élu aujourd’hui. En Hongrie, il revient au Parlement d’élire le Président. Sans aucune surprise, c’est le candidat Fidesz qui a remporté le plus de voix, Pal Schmitt. Avec 263 suffrages obtenus, celui-ci l’emporte haut la main sur son unique adversaire Andras Balogh (MSzP), qui lui, n’a reçu que 59 voix. A 68 ans, Pal Schmitt sera le quatrième Président hongrois depuis la fin de la période communiste. Pal Schmitt prendra ses fonctions le 6 août prochain, un jour après l’expiration du mandat du Président actuel, Laszlo Solyom. Immédiatement après la fin du vote, Pal Schmitt a prêté sermet et prononcé un discours devant les membres de l’Assemblée. Au cours de celui-ci, il a annoncé qu’il avait quitté le Fidesz et qu’il jugerait des textes de lois de façon indépendante. Bien que le rôle du Président hongrois soit plutôt honorifique, c’est à lui que revient la responsabilité de signer les textes de lois; et il peut, s’il le juge nécessaire, refuser de signer et demander au Parlement de réexaminer la loi. Malgré sa garantie d’indépendance, beaucoup craignent, à juste titre peut être, un manque d’impartialité du nouveau Président élu. Pal Schmitt est un ancien champion olympique, double médaillé d’or d’escrime par équipe en 1968 et 1972. Il est membre du comité international olympique depuis 1983. Avant de rejoindre le Fidesz (en 2003), il a été Ambassadeur hongrois en Espagne et en Suisse. Depuis qu’il a rejoint le Fidesz, il en a été le Vice-Président (2003 à 2007), député européen (depuis 2004), élu en 2009 l’un des 14 Vice-Président du Parlement Européen, et plus récemment, depuis les élections législatives de 2010, Président de l’Assemblée hongroise. Articles liés : Le Fidesz désigne le prochain Président de la République

Le gouvernement prêtera serment le 29 mai

19 mai 2010 à 15 h 51 min 0 commentaire

Le Premier ministre Viktor Orban et son gouvernement Fidesz prêteront serment le 29 mai, a annoncé mardi le chef du groupe parlementaire, Janos Lazar. Avant cela, Orban présentera son programme gouvernemental au parlement ce week-end et les députés  en discuteront le mardi suivant. Suivront deux jours de discussions sur le programme, suivi par les audiences des huit ministres désignés.

Les pleins pouvoirs pour Orbán?

Les pleins pouvoirs pour Orbán?

22 avril 2010 à 8 h 32 min 4 commentaires

En obtenant 52,8% des votes, la FIDESz a acquis la majorité absolue au Parlement dès le premier tour des élections législatives. Celle que vise désormais le parti de droite au second tour, dimanche prochain 25 avril, c’est la majorité des deux-tiers. Celle qui lui offrirait… les pleins pouvoirs. Le parti d’Orbán a déjà assuré 206 des 386 sièges que compte le Parlement hongrois. Il reste 121 sièges à attribuer. Un deuxième tour n’est nécessaire que dans 57 circonscriptions. La FIDESz doit en remporter au moins 48, ce qui est loin d’être « mission impossible », car le parti est largement en tête dans la majorité d’entre elles. La majorité des deux-tiers lui permettrait de faire passer toutes ses propositions de lois sans faire alliance avec aucun autre groupe parlementaire, que ce soit les socialistes du MSzP, l’extrême droite Jobbik, ou LMP. Elle lui permettrait aussi et surtout de modifier la Constitution et ainsi d’entreprendre unilatéralement de modifier la loi dans des domaines aussi sensibles pour une démocratie que la liberté de la presse et le droit de grève. La Fidesz serait en mesure de « réécrire les règles de base du fonctionnement de la République », comme l’a prévenu Tamas Lörincz, éditorialiste du quotidien de gauche Nepszava. Laszlo Köver – pressenti aux côtés de Zoltan Pokorni pour remplacer Orbán à la direction du parti, si toutefois ce dernier laisse sa place – a annoncé lundi que la FIDESz ferait amender, de manière certaine, quatre lois qui requièrent la majorité des deux-tiers, si elle l’obtenait : la loi sur les élections, sur les collectivités locales, sur les médias et sur la double nationalité des Hongrois d’outre-frontière. En plus de ces quatre lois, son parti envisage aussi de s’attaquer à des lois régissant la police et les services de sécurité. Les socialistes mettent en garde Modifier la loi sur les élections et sur les médias !? Des lois « sur-mesure » faciliteraient grandement le travail de la FIDESz lorsqu’il s’agira de se faire réélire, dans quatre ans… Les socialistes ne disent pas autre chose. Attila Mesterhazy, leur candidat défait, a averti hier que la majorité des deux-tiers pour la FIDESz mettrait la démocratie hongroise en danger. Selon lui, les projets de modifications de la législation ne sont pas destinés à servir les intérêts du pays mais à servir ceux du parti lors des prochaines campagnes électorales. Les plans de la droite, « préfigurent l’avènement d’un parti unique« , craint-il. Le jeune Mesterhazy, lui qui n’avait 15 ans lorsque le système communiste s’est effondré en Hongrie, ne saisit peut être pas toute l’ironie de la situation : il est le candidat d’un parti fondé sur les braises encore chaudes du Parti socialiste ouvrier hongrois MSzMP (Magyar Szocialista Munkáspárt)… le parti unique de la République populaire de Hongrie. Orbán en a rêvé, le peuple hongrois l’a (PRESQUE) fait Pour Viktor Orbán, c’est le but de toute une vie qui est en passe de se réaliser. Au mois de février dernier, il avait partagé son rêve d’un système au parti unique, et dont il serait le chef bien entendu, avec les lecteurs de l’hebdomadaire conservateur Nagyítás.   »La dualité du système politique semble tendre vers sa fin et être remplacée par un champ de forces politique central. A la place s’inscrira dans la durée un grand parti gouvernemental, en mesure d’articuler les intérêts nationaux. … Je m’engage personnellement pour que, au lieu d’avoir une politique marquée par des luttes permanentes, on privilégie une politique dont l’objectif est la gouvernance permanente. », estimait-il alors. Articles liés : Les vrais enjeux du scrutin Comment sont élus les parlementaires hongrois? « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Résultat des législatives : le retour de la Droite Les résultats des élections en cartes La Fidesz gouvernera seule : « Csak a Fidesz! » Législatives : Ce qui peut encore arriver…et ce qui ne peut plus

Plus de techno au Parlement?

Plus de techno au Parlement?

12 avril 2010 à 15 h 49 min 0 commentaire

Több technot a parlamentbe…? Pas si sûr. Dimanche soir, l’idée des organisateurs de cette contre-soirée électorale était de réunir la jeunesse festive de Budapest autour du Parlement, puis d’aller en finir dans une grosse teuf à Merlin. Bien que le préambule, venant d’une bonne intention politique, ait été un peu raté par le déroulement du scrutin en fin de journée et par l’encadrement policier, la fin de soirée fut certainement « inoubliable ». Nous ne le saurons cependant jamais, car une file d’attente très dissuasive dans la rue, à l’extérieur du club, était encore-là vers 1h du matin. Le point de rendez-vous était à Vertanuk tere, au coin sud-est de Kossuth ter, la place du Parlement, où un écran devait afficher les résultats. Le rendez-vous avait été fixé à 19h, moment où les résultats devaient être dévoilés. Résultats qui ne sont finalement tombés qu’à 22h, longtemps après que les fêtards soient partis. Ce point de rendez-vous l’est habituellement pour des groupuscules d’extrême-droite, avec parmi eux une jeunesse « paumée » elle aussi, mais dans un autre style. Avec un peu d’ironie, peut-être était-ce pour marquer le coup en l’honneur de la démocratie, qui se « réalise » également avec l’accession à l’Assemblée de 26 députés Jobbik. Les jeunes fêtards « politisés » de Budapest ont donc formé un cortège pour se rendre à Olimpiai Park, de l’autre côté de la place, pour finalement « se regarder dans le blanc des yeux » sur fond de musique techno. Pourquoi plusieurs centaines de gens venus célébrer les élections n’ont pas réussi à devenir euphoriques? Les policiers venus, non pour prévenir d’éventuels affrontements avec l’extrême droite, mais pour observer le happening de près, y sont peut-être pour quelque chose. La déclaration de Viktor Orban hier soir, concernant l’ « ordre », commencerait-elle à prendre effet?

1er tour des législatives : les résultats en continu

1er tour des législatives : les résultats en continu

11 avril 2010 à 8 h 33 min 0 commentaire

Ce dimanche 11 avril est un jour important pour la Hongrie. Quelques 8 millions d’électeurs doivent élire leurs représentants au Parlement national. La rédaction de Hulala rapportera, heure après heure, les évènements de cette journée électorale et les résultats distillés par le Bureau national des élections du Ministère hongrois de l’Intérieur, Országos Választási Bizottság (OVB). Les bureaux de votes fermeront à 19h. 19 h: Le Bureau national des élections repousse l’annonce des résultats, en raison des retards de 3 à 4h, dans certains bureaux de vote de la capitale. 17h30 : Le taux de participation au niveau national s’élève à 59,28% (contre 61,7% aux élections législatives de 2006). L’agence de presse MTI rapporte que de longues files d’attente se sont constituées devant les bureaux de vote où vont voter des électeurs enregistrés dans d’autres unités électorales du pays. Tous les électeurs ne pourront pas voter avant 19H. 15h : Le taux de participation au niveau national s’élève à 46,78% (contre 48,9% aux élections législatives de 2006). A Budapest, il est de 50,72%. 13h : Le taux de participation au niveau national s’élève à 35,88%, soit 2.869.694 électeurs (contre 38,2% aux élections législatives de 2006). 11h : Le taux de participation au niveau national s’élève à 24,78%, soit 1.979.854 électeurs (contre 27,2% aux élections législatives de 2006). 9h : Le taux de participation au niveau national s’élève à 10,23%, soit 816.513 électeurs (contre 11,39% aux élections législatives de 2006). 7h : Le taux de participation au niveau national s’élève à 1,61%, soit 128.505 électeurs (contre 1,66% aux élections législatives de 2006). 6h : Ouverture des bureaux de votes Source : Országos Választási Iroda (OVB) Réalisation graphique : HULALA

Comment sont élus les parlementaires hongrois?

Comment sont élus les parlementaires hongrois?

26 mars 2010 à 16 h 06 min 0 commentaire

Six partis politiques ont pu inscrire leurs listes nationales pour les élections d’avril. Pas moins de 58 sièges au parlement (sur un total de 386) seront issus de ces listes. Comment fonctionnent les élections parlementaires hongroises ? Des 386 députés hongrois, élus en deux tours (les 11 et 25 avril), 176 le seront dans leur circonscription, et 210 sur les listes régionales et nationales de leurs partis. De ces 210, les députés élus sous le régime du « surplus » national seront au nombre de 58, au minimum. Les électeurs ne voteront pas directement pour les listes nationales. Les partis qui ont pu s’inscrire sur la liste nationale, obtiendront des sièges au parlement en proportion des votes obtenus qui n’ont pas abouti à un mandat. Chaque électeur vote pour un candidat de sa circonscription et sur une liste régionale. Pour qu’un parti puisse inscrire sa liste nationale et bénificier du système de « surplus », il faut que ce parti ait au moins 7 listes régionales sur les 20 régions hongroises. La date limite pour inscrire sa liste nationale pour les élections d’avril était mardi dernier. Six partis ont pu s’inscrire: le MSzP, la coalition Fidesz-KDNP, le Jobbik, le LMP, le MDF, et de façon très surprenante, le tout petit parti du Mouvement Civil (Civil Mozgalom), alors même que le SzDSz, plus que moribond, ne figure pas sur la liste. Depuis les premières élections libres de 1990, c’est le nombre le plus bas de partis à inscrire leurs listes nationales. Les partis qui n’obtiendront pas 5% des voix lors du premier tour du scrutin régional, ne pourront pas voir leurs candidats des listes régionales accéder au parlement, ni accéder aux sièges réservés aux listes de nationales. Toutefois, cela ne concerne pas les candidats élus directement dans leur circonscription, qui ne sont pas concernés par cette barre des 5%. Articles liés : Législatives : Ce qui peut encore arriver…et ce qui ne peut plus Un 15 mars tout en douceur Un 15 mars en campagne Viktor Orban joue « la force tranquille » Législatives : la bataille peut commencer Orbán déjà Premier Ministre? « Ensemble, tout devient possible » ?

Protectionnisme: les champs de Hongrie aux Hongrois

Protectionnisme: les champs de Hongrie aux Hongrois

16 février 2010 à 15 h 06 min 0 commentaire

Le Parlement a approuvé hier une résolution appelant le gouvernement à obtenir de l’Union européenne l’interdiction d’étendre l’achat de terrains agricoles par des étrangers pour trois ans de plus. Le moratoire actuel prendra fin en 2011. Tous les députés à l’exception de neuf démocrates libres ont approuvé la résolution. Népszabadság a rapporté lundi qu’un gouvernement Fidesz, à partir d’avril, vendrait les terres appartenant encore à l’Etat aux agriculteurs hongrois avant que le moratoire se termine. Articles liés: La capital étranger pris en grippe?

Rencontre avec le parti LMP, Lehet Más A Politika

Rencontre avec le parti LMP, Lehet Más A Politika

9 février 2010 à 20 h 40 min 0 commentaire

« Une autre politique est possible », c’est la traduction de Lehet Más A Politika, le nom complet de ce parti et le message qu’il entend faire passer au peuple hongrois pour rallier à lui les mécontents du système actuel. C’est Maria Hajdú, membre de la direction du LMP qui a répondu aux questions de Hulala. Hulala : Pouvez-vous présenter votre parti ? Maria Hajdú : Après le désastre des élections de 2006, certaines personnes se sont dit que la situation était tellement mauvaise qu’il fallait faire quelque chose. Les Hongrois se plaignent en permanence, ils ne sont pas satisfaits du système politique et des différents partis existants. Ils ont donc commencé à réfléchir à l’idée de créer leur propre parti. Quelques mois avant les élections européennes, l’association est devenu un parti politique. (NDLR : LMP a obtenu 2,6% aux européennes en juin 2009). Hulala : Quel est votre objectif pour les élections législatives ? Maria Hajdú : 8% ! Nous pensons vraiment qu’il est possible de dépasser les 5% et d’entrer au parlement, sinon nous ne ferions pas tout cela. Cela va dépendre de beaucoup de choses, mais cela n’est pas impossible du tout. Cela dépend du taux de participation, de la mobilisation des personnes indécises, de l’atmosphère générale de l’élection et bien sûr…de notre campagne. Hulala : Quel est l’électorat que vous visez ? Maria Hajdú : Nous ne nous concentrons pas sur un type précis d’électeurs. Nous dites « Voilà ce que nous sommes et ce que nous proposons, à vous de nous choisir ou non ». Nous visons les mécontents, ceux qui ne sont pas satisfaits des partis politiques qui sont au parlement mais qui ne veulent pas voter pour les radicaux du Jobbik. Hulala : Des électeurs indécis sont susceptibles d’hésiter entre vous et le Jobbik ? Maria Hajdú : Absolument, beaucoup de gens sont encore indécis et j’ai personnellement rencontré des personnes affirmant qu’elles ne savaient pas encore qui choisir, malgré l’énorme différence entre nous et le Jobbik. Le désir de changement est le même pour ces deux partis, mais nos réponses ne sont pas les mêmes, et c’est nous qui avons les bonnes. Hulala : Vous ne fonctionnez pas comme les autres partis traditionnels, sans véritable hiérarchie et sans leader charismatique. Est-ce que cela n’est pas un désavantage ? Le peuple hongrois est-il prêt pour cela ? Maria Hajdú : Je ne sais pas si les électeurs sont prêts pour cela. C’est un problème pour beaucoup de gens qui veulent un leader fort, un visage pour le parti. Mais ce n’est pas ce que nous voulons faire. Hulala : Les médias montrent-ils suffisamment d’intérêt pour votre parti ? Maria Hajdú : Non. Les médias sont financés par des groupes financiers et les partis politiques aussi. Il n’est donc pas important pour eux, ni dans leur intérêt, d’informer leurs public sur l’existence et les activités du LMP. Mais maintenant que les élections approches et que nous sommes très actifs, nous bénéficions quand même d’une certaine couverture médiatique, mais elle est encore trop faible. Peut-être parce qu’il n’y a pas de scandales chez nous. Hulala : Vous semblez être sur un ligne proche du SzDSz [le parti libéral]. Quels sont vos rapports avec ce parti ? Maria Hajdú : Beaucoup de personnes nous assimilent à tord à ce parti et je suis à chaque fois étonnée et je ne comprends pas cette comparaison, car elle est infondée. Nous sommes libéraux, notre politique sociale est socialiste, mais nous avons aussi une dimension conservative en ce sens que nous croyons à l’importance des communautés, ce qui passe pour une idée conservative. Nous proposons donc à la fois des idées libérales, sociales mais aussi conservatives. Nos membres sont issus de la prétendue gauche ET de la prétendue droite. Nous ne sommes donc pas du tout sur la même ligne que le SzDSz. C’est le MDF [Magyar Demokrata Forum, de centre-droit] qui est sur leur ligne, pas le LMP. Hulala : A quelle coalition le LMP est-il prêt à participer si il entre au Parlement ? Maria Hajdú : Avec aucun parti ! Nous pourrons voter au coup par coup avec d’autres partis, sur des sujets précis, mais nous ne participerons pas à d’éventuelle coalition. De toute façon la composition du Parlement ne posera pas ce problème à mon avis. Hulala : Comment jugez-vous la politique économique du gouvernement Bajnai ainsi que les déclarations de Viktor Orban [le leader de la droite FIDESz] selon lesquelles il reviendra sur les réformes accomplies ? Maria Hajdú : Vous savez, ce ne sont que des mots parce que la campagne a commencée. Pour notre part, nous estimons qu’il est vrai que le gouvernement Bajnai a relativement bien géré la crise économique internationale. Mais d’un autre côté, Bajnai est soutenu par les socialistes qui ont été au pouvoir précédemment et qui sont donc responsables des « crises hongroises » car nous ne souffrons pas que de la crise globale mais aussi d’une crise hongroise. Le pays n’aura pas beaucoup de marge de manœuvre et je ne sais pas ce que proposent la FIDESz car elle parle beaucoup mais sans donner de faits concrets. Mais j’estime quand même qu’il est faux de dire que le prochain gouvernement n’aura pas le choix de ses actions. Si il n’avait pas de choix, alors pourquoi aller voter dans ce cas là ?  Il y a toujours le choix. C’est la stratégie de campagne du MSzP [le parti socialiste au pouvoir] de dire qu’il n’y a pas d’autre option que de poursuivre sa politique. Je ne pense pas que cela soit la vérité, nous avons des alternatives. Le LMP a un programme économique alternatif, le Green New Deal. Il met l’accent sur des solutions de développement durables pour les campagnes et l’emploie des personnes pauvres, les Roms par exemple, dans l’agriculture locale. Car l’agriculture hongroise a une longue tradition et est de très bonne qualité. Hulala : Cela signifie des conflits potentiels avec Bruxelles… Maria Hajdú : Si nous devons le faire, alors oui ! Pourquoi pas, si c’est bon pour les gens ici.Lire la suite

Wiesel: "La honte de votre nation"

Wiesel: "La honte de votre nation"

10 décembre 2009 à 23 h 45 min 3 commentaires

En visite en Hongrie mercredi, Elie Wiesel, survivant de l’holocauste devenu écrivain, et prix Nobel de la paix, a fustigé par des mots très durs l’extrémisme en Hongrie. Lors d’une conférence au Parlement dans le cadre du « Jewish Hungarian Solidarity Symposium » , il a aussi suggéré qu’une loi interdise le négationnisme. Cela faisait plus de soixante ans qu’Elie Wiesel, déporté au camp d’Auschwitz depuis un village roumain sous contrôle hongrois et dont le père était lui-même hongrois, n’était pas retourné en Hongrie. C’est dans un pays en récession économique, frappé de plein fouet par la crise et où l’extrême-droite antisémite est de plus en plus puissante, que cet homme âgé de 81 ans a débarqué. « Où que j’aille dans le monde et que la Hongrie est mentionnée, le mot qui suit est antisémitisme. », a-t-il lancé lors de cette conférence. S’adressant à son auditoire et symboliquement à l’ensemble de la nation hongroise, il a plaidé : « Je vous presse de faire plus que de dénoncer les éléments anti-sémites et les expressions racistes dans la vie politique et dans certaines publications hongroises. Je pense qu’ils font honte à votre nation et engendrent la peur de la communauté juive et des autres minorités, comme les Roms. [...] « Je vous demande, pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de la France et de l’Allemagne en déclarant que le négationnisme n’est pas seulement indécent, mais aussi illégal ? Dans ces deux pays, les négationnistes vont en prison. » Pointant du doigt la Magyar Garda affiliée au parti Jobbik, Elie Wiesel a aussi appelé les Hongrois à rejeter les mouvement extrémistes qui se sont développés ces dernières années, mettant en garde contre ce qu’il a nommé « les périls de l’indifférence. » Le parti d’extrême-droite Jobbik a remporté presque 15% des votes aux élections européennes en Juin dernier et, si les sondages se voyaient confirmés, il gagnera des sièges au Parlement hongrois aux élections de 2010. Encouragé par la crise économique et sociale que traverse le pays, sa réthorique agressive vis à vis des minorité juive et rom a ravivé des lignes de fractures profondes et anciennes dans la société hongroise. Elie Wiesel est un écrivain américain francophone, né en Roumanie le 30 septembre 1928. Pour son oeuvre consacré en bonne partie à l’étude de la Shoah, il a été récompensée par le prix Nobel de la paix en 1986. Articles liés : Des commémorations à l’avant goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine La rébellion de la Magyar Garda Vers une criminalisation du négationnisme?

Orban dénonce des trucages dans le budget 2010

Orban dénonce des trucages dans le budget 2010

7 décembre 2009 à 15 h 33 min 0 commentaire

Ce week-end, le leader du principal parti d’opposition hongrois Fidesz, a affirmé que le budget 2010, validé il y a une semaine au Parlement, est fondé sur la fabrication intentionnelle de données erronées. Le week end dernier, un groupe d’économistes s’est réuni, à la demande de Viktor Orban, pour reprendre les chiffres du fameux budget. A l’issue de cette réunion, la publication de chiffres véritables dénonçant les ruses utilisées par le gouvernement Bajnai pour « tromper les citoyens, les investisseurs étrangers et les organisations internationales » . Les « experts » de ce groupe ont signé une lettre ouverte, demandant au Parlement de rejeter le budget 2010. En ce qui concerne la grave crise financière que traverse la compagnie aérienne nationale hongroise Malev, Viktor Orban a d’ores et déja promis que ceux qui se sont rendus coupables de détournement de fonds iront « derrière les barreaux » , s’il est élu Premier ministre bien sûr. Articles liés : Biden passe la pommade à Bajnai Le Parlement valide le budget de crise Orban, déja Premier ministre?

Le Parlement valide le "budget de crise"

Le Parlement valide le "budget de crise"

1 décembre 2009 à 10 h 59 min 0 commentaire

Avec 201 voix pour et 179 contre, les députés hongrois ont adopté hier soir, sans surprise, le budget concocté par Gordon Bajnai et son gouvernement pour l’an prochain. Un plan financier qui répond aux attentes du FMI et de l’UE. Beaucoup de mesures, mais aucun résultat garanti. Une chose est sûre, par-delà les prochaines élections, la liberté de la Hongrie en terme de politique budgétaire est, et sera extrêmement limitée.

L'OTAN fête ses 60 ans au Parlement

L'OTAN fête ses 60 ans au Parlement

20 novembre 2009 à 20 h 20 min 0 commentaire

Hier, le Parlement hongrois accueillait Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), pour une conférence marquant le 60ème anniversaire de l’organisation internationale. L’essentiel du rendez-vous a porté sur la capacité des nations membres à affronter les nouveaux défis géopolitiques, sur leur contribution à fonder une Europe unie et démocratique, et sur une refondation du concept de sécurité. Rasmussen a énoncé un objectif « réaliste » selon lui, celui de remettre la lourde tâche sécuritaire aux autorités afghanes dès l’an prochain. Le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Balazs, a lui aussi pris part à la conférence, en déclarant qu’une « coopération encore plus étroite entre l’Union Européenne et l’OTAN s’avère nécessaire, et qu’une quelconque rivalité entre les deux institutions serait déraisonnable et absurde ». A propos de l’élargissement, Balazs a également conféré à l’OTAN une solidité et une cohérence plus importante qu’elle n’existe actuellement au sein de l’UE. Cependant, il a ajouté que beaucoup de conflits existent entre nouveaux Etats – membres, dont les relations sont actuellement « en froid ». Selon lui, ces différends touchent particulièrement l’importance des Etats et les minorités qui y coexistent. En ce sens, il a préconisé que l’OTAN se penche sur ces problèmes de façon plus attentive à l’avenir. Il a aussi déclaré que la Hongrie devrait se poser naturellement comme un intermédiare diplomatique actif pour résoudre certains problèmes dans les Balkans occidentaux. Quant au dossier russe, Balazs a affirmé que le géant voisin de l’UE n’était pas un ennemi, mais au contraire, qu’elle est « mariée à l’Europe », et qu’elle doit retrouver un rôle pertinent et digne dans le monde. En ce sens, puisque l’OTAN se pose comme le partenaire militaire privilégié de l’UE, son dialogue avec la Russie doit se poursuivre activement. A son tour, le président de l’Assemblée, Bela Katona, a attiré l’attention sur les défis concrets sur lesquels l’OTAN doit se concentrer en Europe : terrorisme, trafic d’armes, de drogues et d’être humains, et bien sûr l’immigration clandestine. Des problèmes sur lesquel l’OTAN doit élaborer une nouvelle stratégie selon lui. Pour Katona, cette stratégie devra inclure le processus d’élargissement de l’organisation, en acceptant à son bord de nouveaux candidats qui s’avéreraient être des partenaires clés pour enrayer ces problèmes. A ce jour, l’OTAN compte 28 Etats membres. Source : MTI Articles liés : Albanie-Hongrie, les nouveaux amis En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

En Hongrie, la corruption est à la maison

En Hongrie, la corruption est à la maison

4 novembre 2009 à 19 h 21 min 1 commentaire

Le gouvernement Bajnai a déclaré, la semaine dernière, vouloir s’attaquer plus fermement à la corruption au niveau parlementaire. L’intention a été annoncée à la suite d’un rapport interne, qui a révélé que 70 à 90% des appels d’offres sur les marchés publics en Hongrie sont truqués. La corruption est bien chez elle en Hongrie, et ce, à tous les niveaux de la société.

Nabucco passe le Parlement

Nabucco passe le Parlement

28 octobre 2009 à 19 h 00 min 0 commentaire

Lundi 19 octobre, le Parlement hongrois a ratifié le projet multilatéral Nabucco, gazoduc censé réduire la dépendance européenne au gaz russe et à l’intermédiaire ukrainien. L’accord entre les pays qui seront traversés par l’énergie provenant directement de la Caspienne avait été signé à Ankara le 13 juillet dernier.

1956 : des commémorations à l’avant-goût électoral

1956 : des commémorations à l’avant-goût électoral

25 octobre 2009 à 23 h 34 min 0 commentaire

Vendredi, les commémorations de l’anniversaire du soulèvement populaire hongrois contre Moscou le 23 octobre 1956 se sont déroulées dans un climat marqué par les prochaines échéances électorales, loin des débordements de ces trois dernières années. Un diaporama en fin d’article, pour vivre le seul moment « fort » de la journée, où seule l’extrême droite, Jobbik et Magyar Garda en tête, ont tenu à se faire remarquer . Toute la semaine, le cœur de Budapest a été orné de véhicules militaires d’époque et de reliques de l’occupation russe évoquant à la fois l’insurrection du 23 octobre 1956, et la fin officielle de la République populaire de Hongrie, devenue République indépendante le même 23 octobre, mais de l’année 1989. Ce vendredi, les célébrations officielles habituelles ont eu lieu devant le Parlement, avec un hommage rendu aux victimes de la répression russe, qui a commencé le 4 novembre 1956. La journée a commencé avec des commémorations très sobres au cinéma Corvin (Corvin Mozi), haut lieu de l’insurrection budapestoise. Une affluence très faible, des nostalgiques septuagénaires pour la plupart, était à noter. La FIDESz se positionne en douceur pour 2010 Le grand parti d’opposition de droite, la FIDESz qui, ces trois dernières années, avait fait de cette date un grand rassemblement anti-gouvernemental, est restée relativement discrète en tenant un meeting dans la banlieue de Budapest.  Pour elle, l’enjeu était de taille : à quelques six mois d’élections législatives, dont tous les sondages annoncent qu’elle sortira très largement vainqueur, il s’agissait pour elle de rassurer son électorat en se distanciant du parti de l’extrême-droite Jobbik et d’éventuels troubles fomentés par des éléments radicaux en marge des célébrations. Après avoir flirté avec cette extrême-droite montante (le Jobbik a obtenu un peu moins de 15% des suffrages aux élections européennes de juin), il semblerait donc que la FIDESz soit en train de se recentrer en vue des élections. Pendant ce temps, à droite de la Droite Le « Mouvement pour une meilleure Hongrie » Jobbik s’est affranchi de la sobriété affichée par tous les candidats futurs au pouvoir, bien décidé à jouer son va-tout politique. Il a réuni plusieurs milliers de ses sympathisants en plein centre de la capitale, sur Erzsébet tér, à grands renforts d’hymne, de musique « metal », de poèmes de János Arany et du lyrisme dont elle est coutumière. Il a pu compté, comme on peut le constater sur le diaporama, sur le soutien indéfectible de son bras armé, la très photogénique et désormais très médiatique Magyar Garda. Celle-ci s’était rassemblée pour une messe au « temple du retour », qui jouxte Szabadsag tér et le bâtiment de la radio-télévision nationale cher aux insurgés. Les commémorations du 23 octobre 2006 s’étaient déroulées dans un climat quasi-insurrectionnel consécutif à la diffusion d’un enregistrement de propos prononcés par le Premier Ministre d’alors, Ferenc Gyurcsány, et de son fameux « Kurvaorszag ». Des incidents s’étaient reproduits, dans une moindre mesure, en 2007 et 2008. Cette année, les policiers ont pu se restaurer tranquillement. [slide] photos : Aron Mucsanyi, Corentin Léotard, Francois Gaillard Petit éclairage historique Le 23 octobre est une date symbolique pour la Hongrie. Le mouvement du 23 Octobre 1956 est dans tous les livres d’histoire. En ce jour d’automne des intellectuels hongrois – écrivains, journalistes et étudiants en tête – s’associèrent avec les ouvriers pour se soulever, avec la volonté d’améliorer la situation sociale du pays, en s’émancipant de la domination soviétique. En pleine Guerre froide, et afin d’éviter une « troisième guerre mondiale », les pays occidentaux, déjà engagés à Suez, se gardèrent bien de réagir face à la répression moscovite qui suivit les manifestations. Cette dernière fit plus de 3000 morts à Budapest. 33 ans plus tard, en 1989, alors que l’Union Soviétique se trouve secouée de toutes parts, le président hongrois Matyas Szuros profite du rassemblement populaire commémorant la révolution de 1956, pour proclamer la 4ème République de Hongrie. Plus de 80 000 Hongrois, rassemblés autour du Parlement, célèbrent l’indépendance de leur pays. Articles liés : Rencontre surprise avec l’égérie de 56 Orban, déja Premier Ministre? Le sondage déconcertant de la semaine

Gordon à New York, la suite

Gordon à New York, la suite

25 septembre 2009 à 14 h 47 min 0 commentaire

Mercredi, après avoir siégé à la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies, le Premier Ministre hongrois Gordon Bajnai donnait une conférence ouverte au public à l’université Columbia, pour expliquer la situation économique actuelle de la Hongrie. Auparavant,  il a rencontré le Secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon, la direction des banques JP Morgan et Citigroup, et bien sûr “l’oncle Sam” d’origine hongroise, l’investisseur Georges Soros. “La Hongrie a de nouveau gagné la confiance des marchés et prouve encore qu’elle est un pays économiquement viable” a affirmé le Premier Ministre devant un auditoire composé d’une petite centaine de personnes, majoritairement des intellectuels hongrois vivant aux Etats-Unis. Il a cependant déclaré que le plus gros défi des Hongrois est de se relancer sur le marché du travail (un Hongrois sur deux est aujourd’hui “officiellement” sans emploi). En comparant la crise actuelle à un tsunami dans lequel “meurent ceux qui ne peuvent se raccrocher à rien”, Bajnai a mis l’accent sur le renforcement du système social et de ses bases : travail et retraites. “Un partenaire crédible pour les américains” “La Hongrie a un message à apporter”a répondu Bajnai lorsqu’il fut interrogé sur l’impact que sa visite à New-York pourrait avoir. Et d’ajouter : “il est important que je vienne affirmer que nous avons opéré des changements et que nous sommes un partenaire crédible pour les Américains”. “Si vous quittez cette pièce en vous disant que la Hongrie vit des jours meilleurs, que vous le dites à vos amis, c’est un plus pour la Hongrie” a t-il conclu. La politique intérieure quelque peu esquivée Le nombre de participants à cette conférence n’était peut-être pas assez important pour y voir des opposants et mettre Bajnai face à certaines contradictions. Par exemple, aucune question quant à l’impossibilité d’un partenariat avec les Etats-Unis, eux-mêmes dans une situation de l’emploi catastrophique, ne lui fut posée. Le fait que la vie politique en Hongrie représente un peuple de moins en moins solidaire n’a pas été abordé non plus. Enfin, il manquait la problématique de l’échéance des législatives de 2010, qui ne peut, en toute logique électorale, que faire reculer les candidats et leurs programmes sur les réformes engagées. Un Premier Ministre (presque) droit dans ses bottes C’est justement pour poursuivre les réformes de son mieux que « l’incorruptible » Gordon a promis d’endosser la responsabilité de son poste jusqu’au bout, sans entrer dans la course électorale. Il a d’ailleurs également profité de cette occasion new yorkaise pour annoncer qu’il démissionnerait si le budget qu’il propose n’était pas accepté par le Parlement en novembre prochain. Cette démonstration d’intégrité n’aurait étonné personne s’il n’avait pas rajouté immédiatement que l’acceptation du dit budget était déja quasiment « dans la poche ».  Après que les journaux hongrois aient fait de cet excès de langage leurs gros titres, Népszabadsag révélait hier que l’intéressé s’agacait de l’amplification faite de sa petite phrase et du non-professionalisme dont la presse hongroise se rendait ainsi coupable. Sources et photo : Mirjam Donath Articles liés : Bajnai à New York Bajnai garde le cap

Nouveaux votes rigoristes au Parlement

26 mai 2009 à 16 h 07 min 0 commentaire

En cette période de crise économique, les lois « sociales » pleuvent au parlement hongrois.

Émeutes à la manif anti-Bajnai

Émeutes à la manif anti-Bajnai

15 avril 2009 à 14 h 15 min 0 commentaire

Comme souvent en présence de la Magyar Garda, milice organisée du parti d’extrême-droite Jobbik, la manifestation qui s’opposait mardi à l’élection parlementaire de Gordon Bajnai Premier Ministre et qui revendiquait des élections nationales anticipées, a sombré dans la violence et les gaz lacrymogènes. La police avait, comme d’habitude, fermé tous les accès à la place Kossuth Lajos dès le matin, mais les plus décidés des manifestants se sont tout de même frayé un passage à travers les barrières de sécurité l’après-midi, pour finalement en découdre avec la brigade anti-émeutes aux portes du ministère de l’Agriculture. Celui-ci n’était pas visé par hasard, puisque la « Garde Magyare » y avait lâché des douzaines d’oies auparavant, pour rappeler la faillite du groupe volailler Hajdú-Bét en 2003, alors filiale du consortium Wallis dirigé à l’époque par le même Gordon Bajnai, aujourd’hui à la tête du gouvernement pour un an. Cette faillite avait entraîné celle de centaines d’éleveurs d’oies dans tout le pays. Récit classique d’une manif hongroise qui dégénère… Cependant, les hostilités ne se sont pas arrêtées à de purs actes symboliques. Équipés de lunettes de skis et de foulards aux couleurs du drapeau Arpad, les plus féroces des mécontents incluaient la bagatelle d’environ 300 membres de la Garda. Assaillant continuellement la police par des jets d’objets en tous genres, celle-ci n’a pu que les repousser timidement que jusqu’à Bajcsy-Zsilinszky út sans pour autant réussir à les disperser. Une ambulance a été attaquée très courageusement au passage. A l’issue de ce début de soirée mouvementé, on ne pouvait compter que 12 arrestations seulement, ainsi que 15 policiers et 10 civils blessés. L’action du Jobbik loin de faire l’unanimité. Lorsque Gábor Vona, leader du Jobbik, a souhaité s’adresser aux 7000 personnes présentes peu avant 17h00, fin de la manifestation, les organisateurs l’en ont tout simplement empêcher. Mais c’était sans compter sur la tenacité du « Gábor », qui a forcé le passage sur scène pour s’adresser, plus modestement, à sa Magyar Garda. Beaucoup de manifestants lui ont alors tourné le dos pour s’en aller du côté du château de Buda, afin de remettre au Président László Sólyom leur pétition réclamant des élections législatives anticipées. A noter, la Radio et la TV nationales Hongroises, souvent taxées par les manifestants de n’être que l’organe de communication des gouvernements, ont pris la peine, lors de leurs journaux du soir, d’énoncer point par point les revendications énumérées dans leur pétition. Les organisateurs de la manifestation ont eux, de leur côté, annoncé qu’ils continueraient de protester publiquement jusqu’à ce que le Parlement soit dissout.