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A Budapest, des néo-nazis célèbrent l’amitié germano-hongroise

A Budapest, des néo-nazis célèbrent l’amitié germano-hongroise

12 février 2012 à 15 h 52 min 7 commentaires

Un rassemblement néo-nazi s’est tenu samedi 11 février dernier sur les hauteurs de Budapest. Réunis à l’initiative de plusieurs organisations « hungaristes » et nationales-socialistes, 300 sympathisants et militants d’extrême-droite ont rendu hommage aux soldats allemands et hongrois tombés devant les Russes lors de la bataille de Budapest en 1945.

La guerre de Budapest n’a pas eu lieu

La guerre de Budapest n’a pas eu lieu

9 mars 2010 à 22 h 44 min 0 commentaire

Le bruit des bottes de la jeunesse européenne néo-nazie n’a finalement pas résonné sur les pavés de la place des Héros de Budapest, samedi dernier. Ce sont au contraire des associations antifascistes qui ont investi ce haut-lieu de la capitale hongroise pour manifester leur opposition aux « discriminations, à la violence et à l’extrémisme » et pour honorer les victimes du nazisme, juives et tsiganes. Les néo-nazis hongrois, en étroite collaboration avec leurs homologues allemands, planifiaient un vaste rassemblement, l’un des plus grands d’Europe. Face à eux, des associations antifascistes promettaient une contre-manifestation pour leur faire barrage. Pour une raison qui reste inconnue, il semble que ce sont les organisateurs hongrois du rassemblement qui aient annulé l’évènement alors que, chose rare, ils étaient parvenus à obtenir l’accord des autorités hongroises. Comment ? En enregistrant leur groupuscule comme parti politique et en maquillant leur parade en un rassemblement de campagne électorale. C’est donc face à un adversaire physiquement absent que se sont rassemblés sur la place des Héros, les militants antifascistes de Budapest. Selon les organisateurs, 5000 personnes ont assisté à l’évènement, sur toute la journée. Le chiffre est peut-être légèrement exagéré, mais il indique tout de même un relatif succès pour ce mouvement qui peine toujours à mobiliser, et dont, tout dans la communication contraste avec celle toujours bien huilée des différents mouvements non néo-nazis de l’extrême-droite hongroise, du Jobbik au HVIM, en passant par l’incontournable Magyar Garda. A force de mobilisations, ces derniers ont appris à maitriser l’art de susciter l’intérêt de la presse hongroise, en assurant chaque fois un spectacle haut en couleurs, à base de drapeaux, de chants et aussi parfois de dérapages violents. La « contre-manifestation » a été à peine perturbée lorsque deux individus affichant ostensiblement des symboles de l’extrême-droite hongroise se sont approchés de descendants de victimes du nazisme, en train de se recueillir. Après un bref échange avec l’un des organisateurs, ils se sont pliés aux ordres des quelques agents de police en faction, qui les ont prié de s’en aller sans plus de provocations (Voir photo). Au lieu d’un haut lieu… Quelques dizaines de néo-nazis ont fait le voyage ce weekend depuis leur terre germanique, malgré l’annulation de l’évènement, pour « profiter de la ville », selon l’un d’eux. C’est ainsi que la petite troupe s’est rassemblée en fin d’après-midi, mais bien loin du centre de la ville, par-delà le Nagy körut (le Grand boulevard). Sans doute avaient-ils espéré une ambiance plus solennelle et plus grandiloquente que celle du kocsma (bar) miteux où ils s’étaient terrés, surveillés à la culotte par deux camions de police, pour honorer la mémoire des combattants  nazis de la bataille de Budapest. Celle qui a effectivement eu lieu. Articles liés : Les néo-nazis se défilent à Budapest ? Le nazi n°1 vit libre à Budapest Le retour en Hongrie d’un ancien nazi

Les néo-nazis se défilent à Budapest?

Les néo-nazis se défilent à Budapest?

1 mars 2010 à 22 h 42 min 0 commentaire

Plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de néo-nazis hongrois, allemands et des pays voisins avaient prévu de défiler samedi 6 mars sur la place des héros de Budapest pour commémorer le « Jour de l’honneur ». Mais malgré l’accord officiel des autorités hongroises, les organisateurs ont finalement annulé le rassemblement. La police hongroise avait tout d’abord interdit son déroulement, officiellement pour des raisons logistiques, comme il est coutume de procéder pour empêcher les mouvements néo-nazis. Mais, par un tour de passe-passe, le Front National-socialiste hongrois (NS Front) a pu obtenir l’autorisation de la cour de justice hongroise pour sa manifestation, maquillée en ralliement de campagne électorale. Il s’est en effet enregistré en parti politique sous le doux nom de Parti Révolutionnaire National (Nemzeti Forradalmi Párt) afin de bénéficier d’une législation plus souple en matière de regroupement en période électorale. Le NFP a depuis annulé sa parade, communiquant jeudi dernier via son site internet que « L’évènement ne pourra se dérouler de façon normale. Après avoir examiné les circonstances, la direction du parti a décidé son annulation ». Plusieurs groupes anti-fascistes avaient annoncés qu’ils organiseraient des contre-manifestations. Aucune explication plus claire n’a été apportée à ce jour par le parti pour justifier ce revirement. Parmi les hypothèses plus sérieuses, on peut imaginer, comme cela a été déclaré par le NFP, que le gouvernement de Bajnai a émis des pressions sur le parti afin de ne pas ternir la réputation du pays à l’étranger, car il est certain qu’un tel rassemblement ne serait pas passé inaperçu dans le reste de l’Europe. Il est aussi plausible que le Jobbik, la principale force d’extrême-droite, ait joué un rôle dans cette affaire, en intervenant auprès du groupuscule afin de ne pas se retrouver dans la situation inconfortable de devoir condamner cette action. En ce fameux « Jour de l’honneur », des soldats hongrois et leurs alliés nazis encerclés dans le château de Buda par l’armée rouge ont tenté un ultime baroud d’honneur, dans les derniers jours de la seconde guerre mondiale, en février 1945. La journée de samedi devrait donc être calme à Budapest, à moins que les néo-nazis européens ne renoncent pas à leur pèlerinage et profitent de leurs billets d’avion low-coast pour venir faire un peu de tourisme dans la capitale hongroise… Articles liés : « Tomcat » et le subterfuge Rudolf Hess Le nazi n°1 vit libre à Budapest