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Attaques anti-Roms : le gouvernement promet 70 millions HUF pour les victimes et leurs familles

Attaques anti-Roms : le gouvernement promet 70 millions HUF pour les victimes et leurs familles

10 mars 2014 à 9 h 59 min 1 commentaire

L’Etat hongrois s’engagerait à verser près de soixante-dix millions de forints en compensation aux familles des victimes des meurtres roms, soit environ 225 000 euros.

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

22 février 2012 à 9 h 47 min 6 commentaires

Csak a szél, le dernier film du jeune réalisateur hongrois Bennedek (Bence) Fliegauf séduit les critiques tout comme le jury de la Berlinale 2012. Il y a remporté l’Ours d’argent pour le Grand Prix du Jury la semaine dernière et succède donc au réalisateur culte hongrois Béla Tarr. Son film engagé, touchant et politique ravive les braises de la vague d’attentats anti-Roms de 2008-2009 et relance le débat de l’intégration des communautés Rom en Hongrie, jusqu’aux portes de la Berlinale.

Rapport d’Amnesty : le gouvernement hongrois se défend

Rapport d’Amnesty : le gouvernement hongrois se défend

14 novembre 2010 à 22 h 57 min 5 commentaires

Dans un communiqué sur son site internet, le ministère hongrois de la justice a contesté le rapport d’Amnesty International publié mercredi dernier, selon lequel la Hongrie était « incapable de protéger » sa population rom. « La Hongrie dément fermement certaines déclarations, notamment celles dénonçant les autorités hongroises comme « incapables de protéger les communautés vulnérables. [...] Les autorités hongroises travaillent activement pour détecter les crimes commis à l’encontre de tout citoyen hongrois, qu’il soit Rom ou non,  et les meurtriers d’individus roms ont déjà été inculpés au mois d’août, grâce à l’efficacité du travail des enquêteurs. », peut-on lire dans ce communiqué. Le ministère de la justice estime que si « la capacité de la Hongrie a protéger ses citoyens a été affaiblit », c’est en raison d’une « mauvaise gouvernance ces dernières années ». Une façon de se décharger sur les socialistes, au pouvoir de 2002 à 2010. Si le gouvernement reconnaît que de tels crimes ont eu un « impact extrêmement négatif sur l’ensemble de la société hongroise », il tient à préciser qu’ « ils sont exceptionnels, sans précédent, et extrêmement rares en Hongrie », ajoutant qu’ils ont été condamnés par toutes les figures politiques démocratiques. Dans ce communiqué, les autorités hongroises rappellent aussi que l’intégration européenne de la minorité rom est l’une des priorités de la présidence hongroise de l’Union européenne. Article lié : Amnesty international analyse les crimes racistes en Hongrie

Amnesty international analyse les crimes racistes en Hongrie

Amnesty international analyse les crimes racistes en Hongrie

11 novembre 2010 à 10 h 01 min 16 commentaires

Dix jours seulement après les violentes critiques de l’ONU adressées à la Hongrie, Amnesty International a publié mercredi un rapport intitulé “Violent attacks against Roma in Hungary” qui revient sur la série de crimes qui ont visés les Roms hongrois en 2008 et 2009. Ces rapports destinés à mettre la pression sur la Hongrie deux mois avant sa prise de présidence de l’Union européenne trouvent peu d’échos dans le pays. En général, ils sont l’œuvre de fonctionnaires ignorant les réalités locales et qui se bornent à « presser les autorités hongroises de mettre fins aux discriminations à l’encontre de la minorité rom ». Cette fois-ci pourtant, il ne s’agit pas seulement d’une litanie de déclarations de bonnes intentions mais Amnesty se concentre sur l’impact psychologique de ces agressions sur l’ensemble des communautés Roms de Hongrie et sur leur traitement judiciaire par les autorités hongroises. Les chiffres de la police…et ceux des ONG AI évalue dans son rapport que les agressions à caractère raciste sont sous-estimées en Hongrie. « Le fait que les crimes à caractère raciste ne soient pas recensés et ne fassent pas l’objet d’enquêtes ni de poursuites, que leurs auteurs présumés ne soient pas punis et qu’aucune forme de réparation ne soit offerte aux victimes revient à abandonner la communauté rom de Hongrie à son sort », a déclaré Mme Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Selon la police hongroise, il y a eu 12 attaques à caractère raciste contre des Roms en 2008 et six en 2009. Contre 17 en 2008 et 25 en 2009, selon les ONG. Il y aurait donc eu quatre fois plus d’agressions racistes l’année dernière que ce que prétend la police. Ceci tient au fait que beaucoup de victimes préfèrent ne pas les déclarer aux autorités par crainte de représailles… et par crainte des autorités elles-mêmes. La seconde raison est que les motivations raciales ne sont pas systématiquement prises en compte par la police. Selon Mme Duckworth, « Les autorités hongroises ont le devoir d’empêcher les discriminations et de veiller à ce que justice soit rendue pour les victimes de crimes haineux. Ce devoir comprend l’obligation d’enquêter afin de déterminer si ces agressions, entre autres, ont été motivées par des préjugés ou des sentiments racistes ou de haine à l’égard d’une ethnie« . Le chef du gouvernement Viktor Orban n’est ni raciste, ni haineux à l’endroit des Roms. Mais a-t-il la volonté de mener une vraie politique d’inclusion des Roms ? Politiquement, il n’a pas grand-chose à y gagner politiquement dans l’immédiat sur le plan intérieur. Par contre, au niveau européen, cela lui donnerait une respectabilité dans des cercles qui sont encore méfiants à son endroit. Rester ensuite la question de savoir si le gouvernement a les moyens financiers de mettre en place cette politique d’inclusion… Articles liés : Roms : L’ONU s’en mêle à son tour Les Roms sont encore discriminés en Hongrie, indique le Conseil de l’Europe Concernant les crimes racistes de 2008-2009 : Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms Roms, le jour le plus long Meurtres anti-Roms, l’enquête avance doucement La théorie du complot rejetée Les « experts » chez les tziganes deux suspects dans les « commandos » anti-Roms Attentats anti-Roms, que fait la Police?

Aveux d’un suspect dans l’affaire des attaques anti-rom

5 mars 2010 à 13 h 25 min 0 commentaire

L’affaire des attaques anti-Roms, « oubliée » par les médias depuis plusieurs mois, semble se réveiller. La police vient d’annoncer que le suspect principal de l’enquête ouverte en juillet 2008, Árpád K, a avoué avoir ouvert le feu sur plusieurs maisons qu’il savait habitées par des familles roms. Selon la police, le suspect a dit être d’accord pour participer à une reconstitution des faits qui lui sont reprochés, à savoir: avoir tiré au fusil sur plusieurs maisons du village de Galgagyörk le 21 juillet 2008. Même si personne n’a été blessé, cet acte fut l’un des premiers d’une série d’attaques visant la communauté rom depuis bientôt 2 ans en Hongrie. Le suspect a expliqué n’avoir eu aucune intention meurtrière. Les premières arrestations dans le cadre de l’affaire des meurtres anti-Roms avaient eu lieu il y a tout juste plus de six mois. Aujourd’hui, la police pense que 4 individus ont commis les 6 meurtres à l’encontre de Roms au cours de 9 attaques, ces deux dernières années. Les enquêtes sont toujours en cours, et le climat de violence est toujours présent comme en atteste les récentes menaces à l’encontre du Conseil National Rom. Articles liés: Ca sent la poudre chez les Roms Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms