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Zsolt Borkai élu à la tête du Comité Olympique Hongrois

Zsolt Borkai élu à la tête du Comité Olympique Hongrois

21 novembre 2010 à 19 h 15 min 0 commentaire

Comme prévu, le candidat unique Zsolt Borkai a été élu président du Comité Olympique Hongrois, samedi. Agé de 45 ans, le maire Fidesz de Györ depuis 2006 est aussi connu pour être un ancien gymnaste médaillé d’or au cheval d’arçon aux JO de Séoul (1988). Il succède à la tête du « MOB » à Pal Schmitt, aujourd’hui Président de la République de Hongrie. Le successeur de Laszlo Solyom n’abandonne cependant pas tout à fait un comité qu’il a dirigé pendant 21 ans puisqu’il en devient le président d’honneur.

Un an après, Solyom remet ça en Slovaquie

Un an après, Solyom remet ça en Slovaquie

20 août 2010 à 4 h 24 min 0 commentaire

Les symboles de la nation sont décidément chers à l’ancien président hongrois. Selon le quotidien slovaque Uj Szo en début de semaine, et rapporté par MTI, Laszlo Solyom s’apprêterait, dimanche, à récidiver sa tentative « d’intrusion » en territoire slovaque, juste après la fête nationale hongroise du 20 août. Comme l’an dernier, où sa visite avait été perçue comme une provocation aux yeux du gouvernement slovaque de l’époque en pleine crise diplomatique entre Budapest et Bratislava, il voudrait se rendre à une cérémonie de dépôt de gerbes au pied de la statue de Saint-Etienne (Szent Istvan) à Komarno, dans le sud (magyarophone) de la Slovaquie. Le 21 août 2009, Solyom devait participer aux côtés des représentants de la communauté hongroise de Slovaquie à l’inauguration d’une statue de Szent István,  premier roi apostolique de Hongrie, dont la canonisation fait l’objet de la fête nationale hongroise, qui a lieu aujourd’hui. Mais ce jour-là, le président hongrois s’était vu refuser l’entrée à la frontière slovaque, véritable première entre deux pays membres de l’Union Européenne et de l’espace Schengen. A l’époque, la Slovaquie venait d’instaurer une loi qui obligerait la minorité hongroise du pays à ne parler que le slovaque dans l’espace public. S’en est suivi une série de provocations entre les deux pays, qui ont fini par en référer à Bruxelles et à l’OSCE, dont les rapports ne se sont finalement pas opposés à la loi. Reste donc à savoir si Solyom, en tant que simple citoyen hongrois et européen désormais, pourra entrer en territoire slovaque cette année sans pour autant trop faire parler de lui. A l’inverse de son prédécesseur Robert Fico, il semblerait que la nouvelle Premier ministre slovaque, Iveta Radičová, récemment élue en partie grâce à sa coalition avec la formation politique de la minorité hongroise Most-Hid, ne s’opposera pas au « droit » de l’ancien président hongrois. Articles liés : Pal Schmitt, nouveau président « sur mesure » Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Double citoyenneté : le projet avance Les minorités resurgissent comme par magie Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Des élections austro-hongroises dans la presse française

Des élections austro-hongroises dans la presse française

26 avril 2010 à 0 h 54 min 0 commentaire

Une magnifique perle de l’AFP à Vienne a fait des petits dans toute la presse francophone en ligne dès dimanche matin, annonçant dans le titre d’une de ses dépêches la victoire de Heinz Fischer aux présidentielles… en Hongrie. AFP – « Présidentielles en Hongrie : le sortant Heinz Fischer grand favori » En effet, il y avait également des élections en Autriche hier, mais bien des présidentielles et non des législatives comme chez les voisins Hongrois. Et comme prévu, c’est le président sortant qui est reconduit à sa fonction honorifique. Si Laszlo Solyom s’informait ce dimanche matin en français, il s’est peut-être étouffé avec sa tartine en apprenant d’emblée qu’il venait d’être remplacé par son homologue Autrichien. Non partisan et favorable aux élections anticipées, la reconduction de Solyom à la présidence de la République sera également soumise au vote du Parlement en août prochain. L’assemblée étant largement acquise à la Fidesz de Viktor Orban depuis hier, c’eût été un coup dur pour Solyom. Articles liés : La « petite perle » de l’AFP et du Figaro sur Budapest Solyom avec huit mois de retard Le président hongrois refoulé de Slovaquie Emeutes à la manif anti-Bajnai

Lech Kaczynski, des funérailles en comité restreint

Lech Kaczynski, des funérailles en comité restreint

19 avril 2010 à 23 h 38 min 0 commentaire

La Pologne a enterré, ce dimanche, son couple présidentiel  dans la cathédrale de Wavel, non loin de Cracovie. Parmi les chefs d’Etat qui ont pu assister à la cérémonie, le plus prestigieux d’entre eux n’est autre que le Russe Dimitri Medvedev. Le président hongrois Lazslo Solyom et son Premier ministre Gordon Bajnai ont également pu s’y rendre en voiture. Ce dernier n’a décidément que des hommages à rendre en fin de mandat. Outre quelques chefs d’Etats de quelques pays voisins, ou presque, tels que le tchèque Klaus, le slovaque Gasparovic, l’ukrainien Ianoukovitch et le roumain Basescu, entre autres, le cortège de Kaczynski et de sa femme Maria  a été suivi par plus de 150 000 personnes. L’événement a également été retransmis par les télévisions du monde entier. Cependant, les autres nombreux dirigeants étrangers et têtes couronnées qui devaient être présents, n’ont pas pu venir. Ils ont été bloqués dans leurs pays respectifs à cause d’un trafic aérien au point mort ce week-end. L’Europe centrale… et la Russie Malgré les  nombreuses polémiques à ce sujet, Lech Kaczynski a bien été inhumé à Wavel aux cotés des rois et des héros nationaux polonais. Mais le président de la Pologne n’a eu droit qu’à des funérailles nationales tant la délégation internationale, hier, faisait peine à voir. Le président des Etats-Unis, Barack Obama n’a pas été le seul à devoir renoncer à son déplacement.  Aucun dirigeant d’Europe de l’Ouest n’était présent en Pologne. Seul « grand » de ce monde à avoir assisté aux funérailles, le président russe, Dimitri Medvedev, dont la délégation a pu atterrir, samedi, à l’aéroport de Cracovie. Sa présence symbolique a été appréciée par les Polonais qui voient là l’espoir d’une réconciliation entre la Pologne et ce qu’elle a longtemps considéré comme son grand « bourreau » slave. Articles liés : Couronnement posthume pour Kaczynski Gordon « flash-back » La Pologne décapitée dans un crash

Nier l’holocauste est désormais illégal en Hongrie

Nier l’holocauste est désormais illégal en Hongrie

11 mars 2010 à 9 h 19 min 6 commentaires

Hier mercredi, le Président de la République de Hongrie Laszlo Solyom a signé une loi faisant de la négation et de la minimisation de l’holocauste un délit passible de trois années d’emprisonnement. Le parti socialiste au pouvoir à l’origine du texte de loi, la communauté juive de Hongrie et l’Association hongroise antifasciste (MEASZ) ont accueilli avec satisfaction la signature du président Solyom. La Fédération des communautés juives de Hongrie (Mazsihisz) a estimé que cette loi serait un outil déterminant pour combattre un antisémitisme en hausse. Après un parcours un peu chaotique, le texte de loi avait été approuvé par le Parlement en février, avec 197 voix contre 142 abstentions. Il avait été rejeté une première fois par des tribunaux jugeant qu’il portait atteinte à la liberté d’expression. Puis l’opposition de droite, la FIDESz, avait tenté, mais sans succès, de faire amender le texte en ajoutant à l’holocauste des crimes perpétrés par le régime pro-nazi des Croix-fléchées (les Nazis hongrois) ET le régime communiste. Elle s’était donc abstenu lors du vote. « Qui ne connaît pas l’Histoire se condamne à la revivre. », a dit Karl Marx. Il va donc falloir que ceux qui ignorent ou contestent l’Histoire apprennent au moins l’histoire officielle de l’holocauste. Légiférer de la sorte, c’est reconnaître l’existence d’une histoire officielle et c’est là que le bât blesse, car pour beaucoup, cela constitue une entorse à la liberté d’expression, au nom de l’historiquement correct. Entre devoir de mémoire et liberté d’expression une telle loi était-elle indispensable ? Ne risque-t-elle pas d’être contre-productive en donnant trop d’importance aux délires négationnistes et en faisant de leurs auteurs des martyrs ? Ce sont les arguments avancés par les détracteurs de cette loi. Ainsi soit-il ! En visite en Hongrie au mois de décembre dernier, l’écrivain francophone Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986, avait dressé le constat d’une recrudescence de l’antisémitisme en Hongrie et plaidé pour une législation rendant illégale toute négation de l’holocauste. « Où que j’aille dans le monde et que la Hongrie est mentionnée, le mot qui suit est antisémitisme. », avait-t-il affirmé. « Je vous presse de faire plus que de dénoncer les éléments antisémites et les expressions racistes dans la vie politique et dans certaines publications hongroises. Je pense qu’ils font honte à votre nation et engendrent la peur de la communauté juive et des autres minorités, comme les Roms. […] Je vous demande, pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de la France et de l’Allemagne en déclarant que le négationnisme n’est pas seulement indécent, mais aussi illégal ? Dans ces deux pays, les négationnistes vont en prison. » Les vœux de M. Wiesel ont été exaucés. Articles liés Wiesel: « La honte de votre nation » Vers une criminalisation du négationnisme?

La FIDESz est dans la rue

La FIDESz est dans la rue

31 janvier 2010 à 22 h 38 min 0 commentaire

On le sait, sur le papier, le parti de droite actuellement dans l’opposition, la FIDESz, part largement vainqueur des élections législatives hongroises qui se tiendront les 11 et 25 avril prochain. Sur les murs de Budapest aussi. Effectivement, en ce début de campagne –elle a été officiellement lancée le 22 janvier dernier par le président Laszlo Solyom- difficile de savoir pour un budapestois qu’elle a des concurrents. Ses affiches électorales sont partout : à chaque station de métro, sur les boulevards et les grands carrefours. « Itt az idö » peut-on lire dessus, « C’est le moment ». Articles liés : Législatives : la bataille peut commencer

Radar de l’Otan, nouvel act

Radar de l’Otan, nouvel act

26 janvier 2010 à 16 h 57 min 0 commentaire

La Cour suprême a  ordonné la suspension de la construction du radar de l’OTAN prévu sur une colline dominant la ville de Pécs, située dans le Sud de la Hongrie proche de la frontière croate, a fait savoir la mairie de la ville à l’agence de presse MTI lundi. C’est une belle victoire pour les groupes de pressions et les associations écologistes locales qui sont mobilisées depuis plusieurs années pour empêcher l’implantation de cette installation militaire, dont on craint les possibles conséquences sanitaires et environnementales. Le mouvement de protestation avait déjà obtenu l’interdiction de la construction de cette installation militaire sur un premier site, la colline Zengö. Cette décision, datée du 20 janvier s’inscrit dans le cadre d’un recours en justice des ONG opposées au projet. Elle intervient malgré les déclarations du ministère hongrois de la Défense, au mois de décembre dernier, selon lesquelles la construction du radar de l’OTAN aurait bien lieu, sur la colline Tubes. Articles liés : Pécs et ses irréductibles Hongrois refoulent l’OTAN

Législatives : la bataille peut commencer

Législatives : la bataille peut commencer

25 janvier 2010 à 0 h 01 min 2 commentaires

Le Président hongrois László Sólyom a annoncé vendredi les dates des élections législatives : les deux tours se dérouleront le 11 puis le 25 avril.  Cette annonce donne aussi le départ d’une campagne électorale volontairement écourtée. A trois mois exactement du « verdict », plus rien ne semble pouvoir empêcher la FIDESz de s’emparer du pouvoir. Cela ne laisse que peu de temps, 79 jours exactement, aux partis pour faire campagne, et c’est exactement ce que souhaitait le Président Sólyom. Si le premier weekend d’avril n’était pas tombé sur Pâques, nul doute que c’est une semaine plus tôt que les Hongrois auraient eu à voter, soit 72 jours après le lancement officiel de la campagne électorale, le minimum autorisé par la Constitution hongroise. Le Président qui avait déclaré en décembre dernier, donc un peu tard, que des élections anticipées auraient été dans l’intérêt du pays, espère ainsi trouver une porte de sortie à l’instabilité politique, aux querelles politiciennes et à la division nationale qui ont particulièrement marqué la vie politique hongroise de ces dernières années. Vers un Parlement tripartite L’issue de ce scrutin législatif laisse peu de place au doute. Tous les sondages sans exception effectués ces derniers mois prévoient une large victoire de la FIDESz, le parti de droite dans l’opposition, devant le parti socialiste MSzP actuellement au pouvoir et le Jobbik de la droite radicale. Si les sondages disent vrai et que l’état de l’opinion publique n’évolue que peu, seuls ces trois partis entreront au Parlement. Parmi les petits partis, seuls les centristes du Forum Démocratique Hongrois (MDF) peuvent espérer envoyer des députés au Parlement. Les libéraux du SzDSz, eux, n’atteindront vraisemblablement pas le seuil fixé à 5% des suffrages, quoi qu’en disent leurs dirigeants. Les derniers sondages en date, réalisés par l’institut Median ne viennent que confirmer des chiffres annoncés depuis plusieurs mois : deux-tiers des votes au second tour en faveur de la FIDESz, contre seulement 20% en faveur du MSzP. Sauf coup de théâtre, un scénario qu’aucun commentateur sérieux en Hongrie n’ose même envisager, les socialistes seront donc chassés du pouvoir après deux mandats successifs. Il faut dire que le second a été complètement plombé d’entrée de jeu par une « gaffe » de l’ancien premier ministre Ferenc Gyurcsany qui avait avoué, malgré lui, avoir menti délibérément sur la situation économique du pays pour assurer sa réélection. Les relativement bons résultats obtenus sur le plan de la macro-économie par le gouvernement de l’indépendant Gordon Bajnai, successeur de Gyurcsany contraint de démissionner en avril 2009, ne sont pas de nature à faire oublier ce dérapage, même deux ans après. Le mieux que pourra faire Attila Mesterhazy, le jeune économiste de 35 ans qui sert de candidat aux socialistes, c’est de « limiter la casse ». Le baptème parlementaire du Jobbik Finalement, la seule véritable inconnue, c’est l’ampleur de la percée de l’extrême-droite emmenée par le Jobbik. Il est crédité de 5% à 10% des intentions de vote, ce qui devrait lui assurer plusieurs sièges parlementaires, pour la première fois de sa jeune histoire des députés au Parlement hongrois. Il ne semble cependant pas qu’il puisse rééditer son exploit des élections européennes tenues en juin 2009, où il avait fait une percée triomphale obtenant près de 15% des voix. L’autre gagnante, aux côtés de la FIDESz, pourrait bien être l’abstention dont les analystes craignent qu’elle soit très élevée, autour de 50% si l’on en croit les différents instituts de sondage. L’impression que tout est déjà joué et les ressentiments d’une grande partie de la population hongroise vis-à-vis non pas du seul MSzP mais de l’ensemble de la classe politique. Rappelons-nous cependant que les sondeurs hongrois avaient beaucoup surévalué le taux d’abstention lors des législatives de 2006, de presque 15%. Articles liés : Solyom rencontre Imre Forgacs, l’intérimaire à la Justice Solyom avec 8 mois de retard Ensemble, tout devient possible ? Le SzDSz y croit encore Le MSzP a trouvé son martyr Orban déjà Premier Ministre ?

Solyom rencontre Imre Forgacs, l’intérimaire à la Justice

Solyom rencontre Imre Forgacs, l’intérimaire à la Justice

20 janvier 2010 à 17 h 22 min 2 commentaires

Le Président hongrois Laszlo Solyom a tenu sa première rencontre avec le nouveau ministre de la Justice hier. Imre Forgacs a été nommé pour remplacer Tibor Draskovics, qui a démissionné en décembre dernier. Forgacs a présenté au Président ses objectifs de ministre pour les 3 mois qui restent à tuer avant l’élaboration du nouveau gouvernement. Draskovics a quant à lui migré à Londres pour intégrer la firme multinationale de consulting financier PriceWaterhouseCoopers. Compte tenu du temps qui lui est imparti, Forgacs a donc un programme très réduit: mettre l’accent sur la sécurité publique lors des élections législatives à venir, les organiser et, moins impératif, préparer la présidence de l’UE de la Hongrie au premier semestre 2011.

« Ensemble, tout devient possible » ?

« Ensemble, tout devient possible » ?

4 janvier 2010 à 7 h 13 min 0 commentaire

Le 1er janvier a été l’occasion pour les principaux protagonistes de la vie politique hongroise de transmettre leurs vœux à leurs concitoyens pour l’année qui commence et de leur faire part de leurs (bonnes) résolutions. Un point commun, tous jouent l’apaisement et promettent le changement. Pour la Hongrie, l’année 2010 sera avant tout l’année des élections générales qui se tiendront au printemps prochain et dont tout le monde espèrent qu’elles marqueront la fin de l’instabilité politique et de la division nationale qui secouent le pays depuis plusieurs années. Dans une allocution à  la  télévision nationale  Vendredi 1er janvier, le Président hongrois Laszlo Solyom a souhaité que l’année 2010 soit celle du renouveau pour son pays. « L’année électorale 2010, offre une chance de prendre un nouveau départ dans la vie politique et les affaires publiques », a déclaré M. Solyom. Il a plaidé pour que le gouvernement et l’opposition adoptent un nouveau ton et modèrent leurs querelles. Selon lui, ce nouveau départ passe obligatoirement par une réconciliation sociale. Le Président a pris acte des désillusions de ses compatriotes vis-à-vis du changement de régime dans les années 1990 qui était censé leur apporter un niveau de vie égal à celui de l’Europe de l’Ouest. Concernant les élections à venir, il a préconisé que «chaque électeur décide en son âme et conscience quel gouvernement choisir « . Une sérénité pré électorale de circonstance Le même jour, le leader de la Fidesz, Viktor Orban, a déposé sur son site internet un message sur la même tonalité, arguant que la Hongrie devrait subir un renouvellement total. « Nous devons formuler ce qui a été mal fait et ce qui devrait être fait différemment à l’avenir”, a-t-il écrit. Ce « renouvellement total » tant espéré par Orban consisté évidemment en un changement de gouvernement en faveur de son parti, dont les derniers sondages créditent presque les deux-tiers des intentions de vote. Du côté de la majorité  socialiste, le candidat aux élections à qui revient la tâche titanesque d’éviter une déroute historique au Printemps prochain, Attila Mesterhazy, a botté en touche sur la chaîne de télévision privée RTL Klub. Il est temps, selon lui, que les politiciens hongrois travaillent ensemble pour le pays. « Nous devons arrêter la vendetta politique et découvrir les bases nationales », a- dit Attila Mesterhâzy. Un appel à la clémence qui a peu de chances d’être entendu par ses adversaires…aussi « bonnes » soient leurs résolutions. Articles liés : Solyom avec 8 mois de retard Le MSzP a trouvé son « martyr » Orbán déjà Premier Ministre?

Voïvodine: une autonomie de façade?

Voïvodine: une autonomie de façade?

19 décembre 2009 à 17 h 21 min 0 commentaire

Le Parlement régional de Voïvodine a entériné, lundi dernier, son nouveau statut, plus autonome, approuvé par le Parlement serbe un peu plus tôt. Parallèlement à cela, une nouvelle loi renforcera les institutions propres à chaque minorité ethnique. En visite dans le Nord de la Serbie, le Président hongrois, Laszlo Solyom, a rendu hommage à l’attitude positive de Belgrade. Depuis le coeur de la minorité hongroise de Subotica (en hongrois, Szabadka), le Président de la République de Hongrie s’est félicité des gestes positifs des autorités serbes envers les minorités de Voïvodine, qui représentent plus du quart de ses deux millions d’habitants. En plus d’une autonomie élargie de cette province, la Serbie s’est en effet dotée d’une nouvelle loi élargissant les compétences des « Conseils ethniques », les organes représentatifs des différentes minorités. « Cette loi est une énorme opportunité pour les minorités de Serbie d’atteindre une auto-gouvernance culturelle complète. C’est une avancée extrêmement significative vers l’autonomie. », a réagit Laszlo Solyom. Dans un discours prononcé depuis une école secondaire locale, Solyom a aussi qualifié cette loi d’ « exemplaire » , ajoutant même que « cette chance serait inconcevable dans certains autres pays multiethniques. » Il a aussi encouragé les membres de la communauté hongroise a revendiquer leur origine ethnique en allant s’enregistrer sur les listes électorales. Selon la nouvelle loi, 118.000 signatures sont nécessaires pour que la minorité hongroise se dote de son Conseil national. Cela ne devrait être qu’une formalité, puisque le nombre de Hongrois s’éleve à près de 300.000 en Serbie. Un tout autre son de cloche Dans une interview accordée cette semaine au Courrier des Balkans, le président de l’Union démocratique des Hongrois de Voïvodine, Pal Sandor, a pour sa part dénoncé le nouveau statut de la Voïvodine, qu’il qualifie d’ « imposture ». Même si le poids de son parti est désormais marginal, il est une figure historique et influente au sein même de la minorité hongroise. Il insiste sur le fait que la capitale serbe contrôlera toujours financièrement la province, puisque le budget alloué à la Voïvodine reste une prérogative de Belgrade. « Nous ne récolterons que 7% du revenu national brut alors que nous en réalisons 43% ! », s’insurge-t-il. « Le président du Parlement de la province est hongrois, mais il ne s’agit là que d’une vitrine. Les Hongrois n’ont pas de véritable poids politique. […] Il y aura autant d’autonomie que les Serbes en décideront, comme bon leur semblera. » Pal Sandor juge aussi sévèrement la situation au quotidien de la minorité en Serbie. « On vient de profaner 46 tombes dans un cimetière catholique hongrois. Les Hongrois sont constamment soumis à une pression psychologique que j’appelle « psycho-terreur ». Il existe un conflit de basse intensité sur tout le territoire de Voïvodine. » Petit éclairage historique La région multiethnique de  Voïvodine avait jouit d’une quasi-indépendance du temps de la Yougoslavie de Tito avant de devenir une région sinistrée par le pillage systématique de ses ressources par Belgrade et par sa mise en coupe réglée par Slobodan Milosevic, à partir de la fin des années 80. Bien qu’elle n’ait pas été le théâtre direct de combats, sa composition multiculturelle a grandement souffert de l’afflux de réfugiés serbes de Croatie et de Bosnie, puis de la guerre au Kosovo. Ces dernières années, les tensions communautaires ont été exacerbées et les incidents à caractère ethnique se sont multipliés, notamment entre des jeunes Hongrois et des réfugiés serbes. Après l’entrée dans l’Union européenne de la Slovaquie -en même temps que la Hongrie- puis de la Roumanie le 1er janvier 2007, les Hongrois de Serbie constituent, à l’exception des 150.000 Hongrois d’Ukraine, la dernière minorité hongroise importante du bassin des Carpates, encore non-intégrée à l’Union européenne. L’implication slovaque Au début du mois, une rencontre entre le Président slovaque, Ivan Gasparovic, et le Premier ministre serbe Mirko Cvetkovic, a été l’occasion pour les deux pays, voisins de la Hongrie, de resserrer leurs liens et de réaffirmer leur position diplomatique commune en ce qui concerne le Kosovo, à savoir le respect scrupuleux du droit international, et la non reconnaissance de l’indépendance kosovare. Au contraire, la Hongrie avait été un des premiers Etats à reconnaître le Kosovo comme un Etat indépendant. La position intransigeante de la Slovaquie s’explique avant tout par le fait qu’elle craint que le précédent du Kosovo n’encourage les revendications autonomistes des quelques 500.000 Hongrois du sud du pays. Un rapprochement des deux pays qui n’est cependant pas forcément dommageable pour les Hongrois de Voïvodine car, cette région abritant aussi une minorité slovaque d’environ 50.000 individus, la Slovaquie partage finalement des intérêts convergents avec la Hongrie. Article lié : La Voïvodine un peu plus autonome

Solyom sort de sa réserve

Solyom sort de sa réserve

17 décembre 2009 à 16 h 04 min 0 commentaire

A bientôt 68 ans, le Président Laszlo Solyom est long à la détente. Très fidèle à la réserve que lui impose sa fonction symbolique, il a attendu jusqu’à cette semaine pour déclarer publiquement que la Hongrie se porterait mieux si la majorité parlementaire avait opté pour des élections législatives anticipées, dès la démission du Premier Ministre Ferenc Gyurcsanyi… en avril dernier. C’est l’hebdomadaire Heti Valasz, qui rapporte aujourd’hui les propos du Président : « Avoir remplacé le Premier Ministre à l’époque n’a fait qu’agrandir le fossé entre la gestion de la crise à court terme, et la relance à long terme (…) Le gouvernement minoritaire de Gordon Bajnai n’a ni le temps, ni l’argent pour stimuler l’économie et mener à bien des réformes de relance. » Pour Solyom, bien que le gouvernement intérimaire ait réussi à répondre aux attentes immédiates du FMI, notamment en procédant à des coupes dans les dépenses publiques et dans le déficit budgétaire, la structure générale du système des services publics a gardé son ancien mode de fonctionnement, et c’est bien là le problème. Le Président a également mis l’actuel succès du parti nationaliste Jobbik sur le compte de l’ordre constitutionnel du pays, mis à mal par le discrédit  qui frappe ses institutions. Selon lui, les élections législatives de l’an prochain promettent un nouveau départ pour la Hongrie, et il a confirmé qu’il les appellerait le plus tôt possible, en avril probablement. A la question de savoir s’il acceptera un nouveau mandat de Président (5 ans), il répond sagement : « si quelqu’un est appelé à un tel poste, il a pour obligation morale d’examiner en profondeur cette offre. Mais encore faut-il lui proposer. » Pour l’heure, son mandat arrivera à son terme en août prochain.

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

31 octobre 2009 à 17 h 44 min 0 commentaire

Hier, le président hongrois, Laszlo Solyom, était en visite officielle à Tirana pour rencontrer son homologue albanais, Bamir Topi. Après leur rencontre, ce dernier a déclaré que l’Albanie accueille les investisseurs hongrois à bras ouverts. Une nouvelle « amitié économico-diplomatique » sur fond de rapprochement avec l’Union Européenne, où la Hongrie compte bien profiter de sa position d’intermédiaire privilégié. L’Albanie attend les investisseurs hongrois, principalement dans les secteurs prometteurs du tourisme, de l’énergie, et sur le développement de ses infrastructures. L’ouverture de l’Albanie, ainsi que sa bonne forme démographique en font un pays très propice au développement. Des ingrédients qui promettent un marché très juteux à la Hongrie. [slide] photos : coriander « Donnant-donnant » oblige dans ce genre de rencontre, les deux chefs d’Etat sont également tombés d’accord sur leur soutien mutuel au programme visant à lever l’obligation d’obtenir un visa pour les Albanais souhaitant se rendre dans l’Union Européenne. Le développement est donc la clé du rapprochement de l’Albanie avec l’UE, et Budapest semble être le bon interlocuteur pour lancer ce processus. Solyom disait d’ailleurs hier, que si l’Albanie réussi à répondre aux critères de l’Union assez rapidement, ses ressortissants pourraient être exemptés de visa pour entrer dans les pays membres dès l’été prochain.

Critical Mass, entre lobby cycliste et effet de mode

Critical Mass, entre lobby cycliste et effet de mode

28 septembre 2009 à 12 h 00 min 0 commentaire

Le rassemblement de mardi soir dernier à l’Hôtel de Ville de Budapest a réuni environ 20 000 manifestants. Au vu du nombre croissant de cyclistes dans la capitale hongroise, le groupe de pression Critical Mass renforce ses revendications et cible de plus en plus ses actions. Le 22 septembre, journée mondiale sans voitures, était bien sûr un bon prétexte pour se montrer, mais cette année, l’impact politique devait être beaucoup plus important. Les milliers de cyclistes étaient mardi en centre ville pour protester à nouveau contre le rejet, par la mairie, de l’aménagement d’une seconde piste cyclable sur le pont Margit, actuellement en cours de rénovation. « Le plus gros Critical Mass au monde » « Le Critical Mass de Budapest est devenu le plus gros du monde » avance Gabor Bihari, organisateur. En 2008, l’autre grande occasion, le « jour de la Terre », le 20 avril, avait déja rassemblé quelques 80 000 personnes à vélo. Des personalités politiques aussi reconnues que le Président de la République de Hongrie Laszlo Solyom, ou le maire de Budapest Gabor Demszki, participent régulièrement aux événements Critical Mass. Dans le contexte de la semaine dernière, ce dernier s’est cependant bien gardé de sortir de l’Hôtel de Ville en bicyclette. 5 ans de lobbying La force électorale de ce mouvement a fini par ne pas échapper à l’attention des politiques. Mardi dernier, le ministre de l’Economie Csaba Molnar et le porte-parole du gouvernement Domokos Szollar sont allés symboliquement du Parlement à Gödör Klub sur Déak tér (1km) à vélo, pour annoncer la mise en place du petit-frère hongrois du Vélov’ lyonnais et du Vélib’ parisien à Budapest. Le coût du programme est estimé à 1,3 milliards HUF( 4,8 millions €), dont 900 millions (3,4 millions €) proviendront conjointement de l’Etat et de l’UE. Un système de 73 bornes dispatchées dans tout le centre de la capitale accueillera 1000 bicyclettes, dont l’usage sera gratuit pour une première demi-heure par jour. La seconde demi-heure sera facturée 300HUF, coût actuel d’un ticket de transport. Au-delà d’une heure d’utilisation, les Budapestois devront payer 600HUF supplémentaires par demi-heure.  Pour l’instant, peu importe leurs noms ; côté cyclistes, on ose espérer que ce millier de vélos municipaux seront disponibles prochainement. En amont de cette annonce, 5 années de lobbying intensif permettent aux organisateurs de Critical Mass de la prendre au sérieux. Margit hid et Nagy Körut au centre des préoccupations Le contentieux majeur entre la ville et l’ONG se trouve sur le trottoir sud du pont Margit. Pour relier Buda et Pest dans les deux sens correctement, la rénovation du pont prévoit une piste à double sens sur le trottoir nord, mais le projet de la piste d’en face a été récemment annulé. D’où le contentieux actuel : si Critical Mass argumente que certains cyclistes de Buda retourneront à leur voitures, découragés de devoir porter leur vélo jusqu’en haut des escaliers pour accéder au trottoir nord du pont, la municipalité rétorque que les 22 millions d’euros servant à la rénovation du pont ne doivent pas être gaspillés inutilement. En d’autres termes, une seule piste cyclable suffit. L’organisation de Critical Mass a un autre cheval de bataille à Budapest : le Nagy körut, boulevard périphérique intérieur de Pest, sur lequel l’installation d’une piste cyclable ne coûterait pas plus cher selon Critical Mass. L’investissement serait d’autant plus fructueux qu’un espace réservé aux cyclistes sur le körut rendrait le comportement des automobilistes moins sauvage et leur prouverait qu’utiliser le vélo a des vertus plus nombreuses et diverses qu’ils ne se l’imaginent. De l’effet de mode à l’appartenance à une classe Pour les jeunes budapestois, faire du vélo c’est non seulement plus propre pour l’environnement, en améliorant la circulation urbaine, mais aussi cela concourt à garder la forme tout en étant chic. « Tout le monde s’y met dans nombre de villes européennes » argumente enfin Gabor Bihari. A Budapest, l’engouement chez les garçons de 20-35 ans pour les vélos de course va jusqu’à porter des casquettes « vintage » de coureurs des années 80 et les maillots publicitaires qui vont avec. Chez les filles, le vélo style rétro est devenu un accessoire indispensable d’avril à octobre, comme en témoigne un blog devenu rapidement très populaire. Y apparaître est un gage de démarcation sociale : on y est cool, raffinée et intelligente, on arrive enfin à constituer la classe « bobos » manquante jusqu’alors à Budapest. On peut aussi y voir la réalisation d’une certaine intégration européenne, en reliant le style budapestois à celui de Copenhague, d’Amsterdam, de Paris ou de Berlin, entre autres. Article lié : Les pédales de Critical Mass sur le pont

Slovaquie: Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois

Slovaquie: Bruxelles plutôt favorable aux Hongrois

9 septembre 2009 à 11 h 29 min 0 commentaire

Jacques Barrot, commissaire européen en charge de la Justice, a apporté son soutien à la Hongrie dans l’affaire de la loi linguistique slovaque.  La loi, entrée en vigueur depuis le 1er septembre, interdit l’utilisation de la langue hongroise publiquement (administrations et médias). La tension entre les deux pays a escaladé lorsque l’entrée du Président hongrois sur le territoire slovaque a été interdite par les autorités de ce pays le 21 août dernier. Les Premiers Ministres hongrois et slovaque se rencontreront demain, pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose. Le Ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Balazs, à l’issue de sa rencontre avec Jacques Barrot à Bruxelles hier, a affirmé que le commissaire européen partageait le point de vue hongrois dans l’affaire sur de nombreux points. Barrot a conseillé au gouvernement hongrois de discuter du problème avec Leonard Orban, commissaire européen chargé du multilinguisme. Peter Balazs a déclaré aux journalistes hongrois présents que son gouvernement n’y manquerait pas. Parmi les autres instances européennes qui s’occupent de l’affaire, l’OSCE, à travers son Haut-Commissaire aux minorités nationales, Knut Vallebaek, avait déclaré la loi conforme. Celui-ci a toutefois rajouté qu’il avait identifié trois problèmes avec cette loi: la langue majoritaire est protégée au dépend d’une langue minoritaire, elle s’implique et empiète trop dans la vie courante, et elle permet d’appliquer des mesures punitives inadéquates. Peter Balazs a déclaré que la Présidence suédoise de l’UE suit de très près l’affaire et fait pression sur les deux pays pour que ce conflit soit résolu. L’Union Européenne n’ayant que très peu de moyens légaux pour résoudre ce problème, c’est bien la Hongrie et la Slovaquie qui devront entre elles, trouver une solution. C’est donc demain, avec la rencontre des PM hongrois et slovaque, Bajnai et Fico, à Szecseny en Hongrie, que pourra s’amorcer la résolution du litige. Est également prévu à la fin du mois, une table ronde avec un représentant des Nations Unies. Articles liés: En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue La Hongrie se plaint de la loi sur la langue d’Etat slovaque Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise

Le Premier Ministre slovaque bientôt reçu en Hongrie

Le Premier Ministre slovaque bientôt reçu en Hongrie

31 août 2009 à 19 h 29 min 0 commentaire

Le Premier ministre slovaque Robert Fico sera prochainement accueilli en Hongrie par Gordon Bajnai, a annoncé hier le Ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Balazs. Cette rencontre au sommet aura pour but de détendre des relations magyaro-slovaques excessivement tendues depuis juillet dernier. Le lieu et la date exacts de l’entrevue entre les deux chefs de gouvernement n’ont pour l’instant pas été déterminés. Mais les sujets de discorde, eux, ne manqueront pas. Bajnai et Fico s’attarderont particulièrement sur la loi linguistique qui, adoptée en juillet par le Parlement de Bratislava, a marqué le début de la « guerre froide » entre les deux pays. La nouvelle législation, qui rentrera en vigueur à partir du 1er septembre, impose notamment l’usage unique du slovaque dans l’ensemble des espaces publics. Le texte s’avère très contraignant pour la minorité hongroise présente en Slovaquie. Le gouvernement hongrois s’est d’ailleurs profondément insurgé contre cette loi. Les deux premiers ministres devraient également longuement s’entretenir sur la très médiatique « Affaire Sólyom ». Le 21 août dernier, le Président hongrois s’était vu interdire l’entrée sur le territoire slovaque alors qu’il devait se rendre à Komarno dans le cadre d’une visite privée. Cette décision, que le gouvernement slovaque a légitimé par des motifs « historiques », a provoqué un nouveau coup de blizzard dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Certains excités ont même tenté une attaque aux cocktails molotovs à l’encontre de l’ambassade slovaque dans la nuit du 25 août, mais aucun dommage n’a été constaté. La rencontre entre Bajnai et Fico marquera sans doute un nouveau tournant dans la difficile relation qu’entretiennent les deux nations voisines. A Bruxelles, beaucoup auront les yeux rivés sur la Hongrie le jour de l’entrevue. Les instances européennes espèrent que le conflit se réglera vite de façon bilatérale et que des compromis seront consentis par les deux gouvernements. Dans le cas contraire, l’Union Européenne devra se saisir et régler ces affaires  afin d’éviter un dangereux envenimement des relations diplomatiques en Europe Centrale.  Un envenimement qui serait du plus mauvais effet pour illustrer l’homogénéité politique de l’UE. Articles liés: Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise

Le Président hongrois refoulé de Slovaquie

Le Président hongrois refoulé de Slovaquie

24 août 2009 à 15 h 47 min 0 commentaire

Le Président de la République de Hongrie László Sólyom s’est vu refuser l’accès au territoire slovaque par les autorités du pays alors qu’il se rendait en visite privée dans la ville de Komarno, vendredi 21 août dernier, en pleine crise diplomatique entre les deux pays. Le fait est inédit entre deux pays membres de l’Union Européenne : suite à un communiqué diplomatique émanant du Premier Ministre slovaque Robert Fico indiquant que le Président hongrois n’était pas le bienvenu en Slovaquie, László Sólyom a du annuler in extremis sa visite dans la ville frontalière slovaque de Komarno. Il devait participer aux côtés des représentants de la communauté hongroise de Slovaquie à l’inauguration d’une statue de Saint-Etienne (Szent István),  premier roi apostolique de Hongrie. Transmis le jour même, le communiqué stipulait qu’en cas d’entrée sur le territoire slovaque, M. Solyom « ignorerait le droit international. Cela dénoterait une arrogance brutale, et surtout un manque de respect pour la République slovaque ». « Il n’est pas bienvenu en Slovaquie », avaient réagi deux jours plus tôt à l’annonce de la visite présidentielle les trois plus hauts personnages de l’Etat – le Président, le Premier Ministre et le Président du Parlement – qui ont justifié leur refus en prétextant une menace pour la sécurité du pays. D’importants effectifs de police avaient d’ailleurs été déployés côté slovaque. Le premier ministre slovaque Robert Fico a aussi expliqué sa décision en invoquant une raison de calendrier : le 21 août correspond à l’anniversaire de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie, dont la Hongrie était l’un des membres. « La visite doit avoir lieu le jour où il y a 41 ans, les troupes hongroises sont aussi entrées sur le territoire de la Tchécoslovaquie d’alors, afin d’y arrêter le processus de démocratisation », a-t-il argumenté. Bien que Robert Fico ait précisé que le Président hongrois ne serait pas stoppé physiquement à la frontière, László Sólyom à préféré ne pas pénétrer sur le territoire de la Slovaquie. Dans une conférence de presse tenue symboliquement au milieu du pont sur le Danube qui relie les deux pays,  le Président hongrois a condamné « une situation sans précédent, inexcusable et inexplicable dans les relations entre deux pays alliés ». D’autant que les deux territoires appartiennent désormais à l’espace Schengen, qui prévoit la libre circulation de tous les ressortissants des pays de l’UE qui en sont membres. Considérant que cette provocation ne peut rester sans réponse, il a ajouté que la diplomatie hongroise allait peser de tout son poids pour porter l’affaire au niveau international. Du côté de Budapest aujourd’hui même, le Ministre des Affaires Etrangères, Péter Balazs, a annoncé en avoir déja référé à ses homologues européens, et souhaite régler le problème au Parlement à Strasbourg. L’ambassadeur slovaque, Peter Weiss, préconisait le contraire hier sur la chaîne privée TV2. Selon lui, la Hongrie, maligne, ne devrait pas jouer à ce petit jeu au niveau européen, mais bien en défaire face-à-face, de façon bilatérale dans un langage politiquement correct, avec son voisin Slovaque. Cet incident intervient en pleine crise diplomatique entre les deux voisins depuis l’adoption par le Parlement slovaque d’une loi linguistique qui doit entrer en vigueur ce 1er septembre et qui, selon Budapest,  bafoue les droits de la minorité hongroise. Les deux pays entretiennent des relations exécrables depuis l’entrée au gouvernement slovaque du parti nationaliste et xénophobe de Jan Slota, Slovenská národná strana (SNS). Ce parti est violemment hostile à la minorité magyare qui compte plus d’un demi-million d’individus, soit 10% de la population totale du pays, établis dans le Sud au contact de la frontière hongroise. Article lié : La Slovaquie veut faire taire « sa » minorité hongroise Voir reportage France 24

Meurtres anti-Roms, l’enquête avance doucement

12 août 2009 à 19 h 54 min 0 commentaire

La police a annoncé hier avoir avancé dans son enquête sur les meurtres de personnes issues de la communauté Rom, qui touchent depuis plusieurs mois la Hongrie. L’oeuvre macabre serait le fait d’un groupe de 4 personnes que la police recherche activement. Cependant, certains membres auraient quitté la bande jusqu’à ce que celle-ci ne soit constituée plus que d’une seule personne, ont annoncé les enquêteurs.