Mots-clés associés : "justice"

Le socialiste Gábor Simon placé en détention

Le socialiste Gábor Simon placé en détention

13 mars 2014 à 14 h 00 min 1 commentaire

Mercredi, le tribunal de Pest a placé en détention l’ancien vice-président du parti socialiste (MSZP), Gábor Simon, sur des soupçons de fraude fiscale.

Attaques anti-Roms : le gouvernement promet 70 millions HUF pour les victimes et leurs familles

Attaques anti-Roms : le gouvernement promet 70 millions HUF pour les victimes et leurs familles

10 mars 2014 à 9 h 59 min 1 commentaire

L’Etat hongrois s’engagerait à verser près de soixante-dix millions de forints en compensation aux familles des victimes des meurtres roms, soit environ 225 000 euros.

En Hongrie, les SDF seront-ils encore des délinquants ?

En Hongrie, les SDF seront-ils encore des délinquants ?

22 janvier 2013 à 17 h 52 min Comments are Disabled

Samedi en début de soirée, la police a délogé et arrêté un groupe de sans-abris et d’activistes du collectif « la Ville est pour tout le monde » (A Város Mindenkié) d’un immeuble appartenant à la mairie du VIIe arrondissement de Budapest. Ils manifestaient une nouvelle fois contre la politique anti-SDF menée par les autorités depuis fin 2010 en Hongrie. Ils n’ont pas encore eu d’amendes, ni de peines d’emprisonnement pour avoir occupé les lieux.

L’inceste échappe à la sévérité du nouveau Code Pénal hongrois

L’inceste échappe à la sévérité du nouveau Code Pénal hongrois

1 mars 2012 à 7 h 47 min 1 commentaire

Viktor Orbán avait prévenu dès le soir du premier tour de son élection : (Unité) Ordre et Sécurité ! L’élaboration du nouveau Code Pénal ratisse large et prévoit un durcissement radical des sanctions contre tous les crimes et petits délits, à l’exception de l’inceste, qui fera l’objet d’un allègement des peines d’emprisonnement.

Accouchement à domicile : Ágnes Geréb condamnée en appel

Accouchement à domicile : Ágnes Geréb condamnée en appel

15 février 2012 à 7 h 45 min 8 commentaires

Vendredi dernier, la Cour d’appel de Budapest a prononcé son verdict dans l’affaire Ágnes Geréb, obstétricienne et sage-femme connue en Hongrie pour être la pionnière de l’accouchement à domicile. Sa condamnation à deux ans de prison ferme a été confirmée.

Une nouvelle législation stupéfiante !

Une nouvelle législation stupéfiante !

13 février 2012 à 9 h 13 min 6 commentaires

Un nouveau projet d’aménagement du code pénal hongrois sur l’usage des drogues vient de faire son apparition, stipulant que les consommateurs (légalement appelés « toxicomanes ») seront mis en prison plutôt que dans des centres de désintoxication.

A qui profite le crime ?

15 octobre 2011 à 9 h 38 min 0 commentaire

Vendredi, le gouvernement hongrois a déposé un nouveau projet de loi « anti-criminalité » au parlement. Officiellement, il s’agirait d’interdire aux condamnés de profiter financièrement de leurs crimes grâce à une couverture médiatique. Selon les propos du secrétaire d’Etat Bence Retvari rapportés par MTI, un détenu ne pourra plus compter sur des interviews ou sur la sortie d’un livre ou d’un film basés sur son histoire pour faire de l’argent pendant ou après sa peine de prison. Selon le secrétaire d’Etat, ce projet vient lutter contre une pratique qui serait très répandue en Hongrie parmi les détenus et qui consisterait à recevoir de « fortes sommes d’argent » des médias en échange de leurs histoires. Compte tenu de l’état financier des médias en Hongrie, y compris du tabloïd Blikk, on en doute quand même un peu. Mais pour Retvari, il s’agit de déclarations de détenus « qui touchent la société en masse, et au-delà de l’argent c’est aussi la célébrité que ces criminels peuvent atteindre ». Le projet de loi prévoit ainsi qu’aucune forme de bénéfice ne pourra être envisagée pour le prisonnier, sa famille, ses amis ou encore ses créanciers dans le cadre d’informations divulguées aux médias. Difficile cependant de ne pas se faire l’avocat du diable lorsqu’on observe les méthodes actuelles du gouvernement hongrois tout-puissant, que ce soit sur le plan médiatique, politique, policier ou judiciaire. Sous couvert de la morale habituelle prêchée par les fidèles du Premier ministre, ce projet de loi est aussi certainement un nouveau moyen autoritaire de faire parler une justice à sens unique et de faire taire quiconque qui se risquerait à la remettre en cause.

En Hongrie, 60 jours de prison pour les petits délits

En Hongrie, 60 jours de prison pour les petits délits

14 octobre 2011 à 10 h 51 min 15 commentaires

Le gouvernement hongrois a annoncé le durcissement de son projet de loi concernant les petites infractions et autres délits, qui devrait entrer en vigueur en avril prochain. Ainsi, les répétitions de petits délits seraient jugées en comparution immédiate et passibles d’une peine de prison.

Un procès politique qui renforcerait Gyurcsány ?

Un procès politique qui renforcerait Gyurcsány ?

10 octobre 2011 à 18 h 41 min 2 commentaires

Après avoir vu son immunité parlementaire levée fin septembre, l’ancien Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány a été inculpé pour abus de pouvoir dans “l’affaire du casino de Sukoró”. De nombreux détails de la procédure ont néanmoins pu faire penser qu’il s’agirait d’un faux procès, dont le but ultime serait d’obtenir l’inéligibilité de Ferenc Gyurcsány. A force, cet acharnement judiciaire dans un climat social défavorable pour Viktor Orbán pourrait bien avoir un effet contre productif et renforcer la popularité de son ennemi juré au sein de l’opposition.

Des symboles du nazisme enterrés et déterrés cet été en Hongrie

13 septembre 2011 à 10 h 27 min 8 commentaires

L’info est apparue sur tous les grands sites d’actualités au début du mois : le nazi présumé Sandor Képiro est décédé « de sa belle mort » samedi 3 septembre à l’âge de 97 ans, quelques semaines après son acquittement dans le procès de la razzia de Novi Sad. Entre temps, le 19 août, c’est aussi en Hongrie que l’hymne de l’Allemagne nazie a rententi lors d’une cérémonie officielle, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. D’autres restes de cette sombre époque avaient d’ailleurs été retrouvés dans le Danube à Budapest au début de l’été.

Acquittement de Sandor Képiro

18 juillet 2011 à 23 h 01 min 0 commentaire

Ce matin, le tribunal de Budapest a acquitté Sandor Képiro, 97 ans, toujours en tête de liste des nazis criminels de guerre présumés. Le tribunal jugeait Sándor Képíró pour complicité d’actes de crimes de guerre et pour l’exécution sommaire de civils en tant que commandant d’une patrouille de gendarmerie en Voïvodine, à Novi Sad, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’était donc pas jugé pour la rafle des 1200 personnes – juives et serbes – qui sont mortes entre le 21 et le 23 janvier 1942, mais pour « seulement » 36 d’entre elles. En mai dernier, son procès avait été repoussé pour raisons médicales, mais la stratégie de sa défense se basait déja sur le témoignage de plusieurs historiens pour rendre les preuves historiques apportées par le Parquet incomplètes et invalides. Une stratégie payante puisque Béla Varga, président du tribunal, a finalement prononcé l’acquittement. Rentré en Hongrie en 1996, Sandor Képiro réussit donc à sortir du tribunal libre et par la grande porte, lui qui fut condamné à 10 ans de prison en 1944 par un tribunal militaire et à 14 ans d’emprisonnement par contumace en 1946 lorsqu’il était déja exilé en Argentine. Articles liés : Sándor Képiró, l’ancien Nazi de nouveau devant la justice La Hongrie, mauvais élève dans la traque de ses nazis La journée internationale de l’Holocauste et le contexte hongrois L’extradition du nazi Charles Zentai compromise Le criminel de guerre suspecté Charles Zentai ne sera pas extradé Le retour en Hongrie d’un ancien nazi Le nazi n°1 vit libre à Budapest Nier l’holocauste est désormais illégal en Hongrie Wiesel: « La honte de votre nation » Vers une criminalisation du négationnisme?

Le procès des meurtriers présumés de six Roms hongrois s’est ouvert

Le procès des meurtriers présumés de six Roms hongrois s’est ouvert

27 mars 2011 à 21 h 06 min 0 commentaire

Le procès contre les présumés coupables d’une série d’attaques racistes anti-Roms qui a coûté la vie à six personnes, dont une femme et un enfant de cinq ans, s’est ouvert vendredi matin au tribunal du département de Pest.

Attaques anti-Roms : le procès débutera à la fin du mois

Attaques anti-Roms : le procès débutera à la fin du mois

8 mars 2011 à 10 h 47 min 0 commentaire

Le procès à l’encontre des quatre hommes accusés d’avoir mené une série d’attaques meurtrières dirigées contre des membres de la minorité rom se déroulera à huis-clos devant la cour de justice du département de Pest, du 25 mars au 13 juillet, sur 34 jours d’audience. Arpad K., Istvan K., Istvan Cs. et Zsolt P., sont accusés d’avoir perpétré, entre juillet 2008 et août 2009, une série d’attaques racistes dans des villages de la Hongrie centrale et de l’Est, ayant couté la vie à six personnes, dont celle d’un enfant de cinq ans. Ils ont été capturés dans une discothèque à Debrecen, le 21 août 2010, trois semaines après l’attaque de Kisléta où une mère de famille a été tuée et sa fille grièvement blessée. Ces violences étant survenues au moment où Jobbik et la Magyar Garda étaient particulièrement actifs et en pleine ascension, les soupçons se sont rapidement portés sur l’extrême-droite hongroise, avant que des rumeurs, démenties par la suite, n’évoquent la piste des services secrets slovaques dans le but de discréditer la Hongrie à l’international. Il est apparu plus tard que plusieurs des accusés sont, ou ont été, liés aux services de sécurité hongrois. Ce procès, s’il est mené de façon juste, équitable et transparente, pourrait donc potentiellement déboucher sur un scandale politique. Articles liés : Amnesty international analyse les crimes racistes en Hongrie Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms Roms, le jour le plus long Meurtres anti-Roms, l’enquête avance doucement La théorie du complot rejetée Les « experts » chez les tziganes deux suspects dans les « commandos » anti-Roms Attentats anti-Roms, que fait la Police?

Dix mois de prison ferme pour des parents d’élèves absentéistes

Dix mois de prison ferme pour des parents d’élèves absentéistes

1 mars 2011 à 8 h 46 min 0 commentaire

Des parents d’écoliers ont été condamnés par le tribunal de Sajókaza à dix mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté MTI lundi.

Gyula Budai

La politique anti-corruption tourne à la chasse aux sorcières

24 février 2011 à 8 h 59 min 7 commentaires

Depuis des mois, il ne se passe pas un jour sans que les médias hongrois ne parlent des casseroles de l’ancienne coalition gouvernementale socialiste libérale. Le gouvernement conservateur a fait une priorité de la politique anti-corruption, et les journaux de droite, la Magyar Nemzet et le Magyar Hirlap en tête, en font leurs choux gras, cela va de soi. Une des dernières « affaires » traitait, la semaine passée, de contraventions au code de la route datant de 2004 – 2005, dont certaines personnalités avaient été exonérées. La belle affaire… Cet épisode anecdotique, qui a tout de même fait le tour des médias nationaux, illustre le fait que la FIDESz compte bien faire payer au MSzP le moindre de ses manquements à l’intégrité, coûte que coûte et dans les plus brefs délais. Le procès pour délit d’abus de pouvoir administratif a d’ailleurs commencé dès lundi. Il y a un an, un premier procès avait pourtant conclu qu’il y avait prescription.

Janos Zuschlag à son procès. crédit : szegedma.hu

Corruption : l’affaire Zuschlag, chronique d’ONG qui ont mal tourné

14 février 2011 à 10 h 07 min 1 commentaire

Le jugement exécutoire du procès de János Zuschlag, long de près de quatre ans, a été prononcé le 31 janvier dernier à Szeged, dans le sud de la Hongrie. L’ancien député MSzP (de 1998 à 2004) écope finalement de 6 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics en tant que coordinateur de fondations pour la jeunesse fantoches dans les années 2000. Retour sur une « étoile filante » de la politique hongroise, qui s’est très vite brûlé les ailes dans le climat de corruption ambiant. Il n’est aujourd’hui âgé que de 34 ans.

Miklós Tátrai, directeur de la gestion du patimoine national, Márta Fekszi Horváth, ancien secrétaire d'Etat au Ministère des Affaires Etrangères et l'ancien ambassadeur de Hongrie en Russie Árpád Székely ont subi un interrogatoire dans cette affaire.

Patrimoine immobilier de l’Etat hongrois : les affaires s’enchaînent

10 février 2011 à 14 h 51 min 1 commentaire

Un nouveau gros scandale de corruption datant de l’ère Gyurcsany éclate au grand jour et plombe l’image de l’opposition libérale. L’affaire de la vente « antidatée » en 2008 d’un immeuble de l’Etat hongrois à Moscou il y a plusieurs années. Des arrestations ordonnées par le Parquet ont déjà eu lieu en début de semaine. Le KEHI (Kormányzati Ellenőrzési Hivatal), institution de contrôle des gouvernements, vient de porter plainte. En 2009, certains responsables de cette vente étaient impliqués dans une autre grosse affaire louche : la vente de plusieurs châteaux appartenant à l’Etat à une obscure société française (du moins sur le net).

Photo du reportage d'Arte, "Insolents : rage de grafiti à Budapest" videos.arte.tv

La chasse aux tagueurs est ouverte

14 décembre 2010 à 6 h 25 min 1 commentaire

En marge de la réforme des retraites hier, une loi anti graffitis a été votée par le Parlement. Anecdotiques d’un point de vue expatrié peut-être, mais apparemment exaspérants pour certains habitants de Budapest, les tagueurs sont maintenant bel et bien dans la ligne de mire des autorités.  En tous cas, cette loi, qui prévoit jusqu’à un an de prison ferme pour les graffeurs sauvages est dans la veine « vieille école » des moeurs prônées par le gouvernement, qui a décidé de faire marcher droit les plus marginaux de ses administrés. Quoi qu’en dise le reportage de mai dernier sur Arte, intitulé Insolents : rage de graffiti à Budapest, il suffit de venir de Paris de Berlin ou encore de Montpellier, et d’habiter Budapest pour s’apercevoir que  la capitale hongroise n’a jamais été véritablement « sous les bombes » comme le chantait NTM dans les années 90… Et pour cause : les graffeurs des villes hongroises sont loin d’être les plus inspirés au monde. Mais ils sont aussi très loin d’être les plus nombreux. Néanmoins, la répression prévue par cette nouvelle loi les concernant est extrêmement sévère : jusqu’à un an ferme pour les graffeurs qui seront pris en flagrant délit ! On savait que les médias hongrois devaient bien réfléchir avant de s’exprimer librement, il y a donc maintenant de quoi réfléchir avant de s’exprimer sur un mur en Hongrie… surtout si on est sans-abri ! Car depuis que la municipalité de Budapest a fermement décidé de s’attaquer aux squatteurs dans les passages souterrains, les parias risquent de cumuler les peines cet hiver. C’est Gabor Tamas Nagy, député-maire Fidesz du très aisé et très historique 1er arrondissement de Budapest, qui a proposé cette loi anti graffitis. Avant qu’elles ne deviennent un fléau esthétique sur les murs de la colline du château de Buda, l’élu Fidesz a donc décidé de s’attaquer par la racine aux dérives urbaines de la culture occidentale contemporaine, et il a eu gain de cause au parlement, haut la main ! A la décharge des nantis de Buda, qui ne supportent pas les dégradations que provoque cette pseudo culture underground à Budapest, il faut mentionner que selon le reportage d’Arte, l’acharnement de la municipalité à vouloir nettoyer les graffitis a tout de même coûté 13 millions d’euros en 2009… Reportage d’Arte : videos.arte.tv Articles liés : Radios : Des quotas en 2011 ! Fini de rire pour les médias privés Le cauchemard des clochards continue Justice : sale temps pour les délinquants Le droit à l’IVG menacé par la Constitution Constitution : « Retour en force de l’ordre moral » La Hongrie voudrait concurrencer la dévotion polonaise ! Education : c’est reparti comme en 40? « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Orban

Justice : Sale temps pour les délinquants

Justice : Sale temps pour les délinquants

8 décembre 2010 à 14 h 30 min 0 commentaire

Élu pour 9 ans pour la première fois depuis le changement du système en 1989, le procureur général Péter Polt s’engage à mener une lutte acharnée et des restrictions impitoyables à l’encontre de toutes formes de délinquance. Le représentant de la Chambre nationale des avocats espère des mesures pareillement strictes pour éviter l’abus des droits des prisonniers. Articles liés : « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Orban Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue ?

Un ex-ministre en garde à vue

Un ex-ministre en garde à vue

8 novembre 2010 à 8 h 04 min 4 commentaires

Jeudi dernier, l’ancien secrétaire d’Etat au ministère de l’Agriculture du gouvernement Gyurcsany, Benedek Fülöp, a été placé en garde à vue pour une affaire de détournement de fonds. Fulop, qui a également occupé le poste de directeur adjoint de l’Agence Nationale des Biens Publics, MMV, est soupçonné par la Justice d’une fraude de plus de 30 millions de forints.

Expulsions de Roms : la France n’est toujours pas blanchie par l’UE

Expulsions de Roms : la France n’est toujours pas blanchie par l’UE

25 octobre 2010 à 21 h 08 min 2 commentaires

Les questions entourant la politique d’expulsion des Roms en France et ses répercutions européennes ne sont pas prêtes de se dissiper contrairement à ce qu’à pu affirmer, la semaine passée, Nicolas Sarkozy. Mardi dernier, le président français s’est félicité, en marge d’un sommet à Deauville en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel et du président russe Dmitri Medvedev, de l’annonce du retrait par la commission européenne de la procédure d’infraction envers la France « pour la simple raison, qu’il n’y avait de discrimination » à ce sujet. En réponse aux déclarations du président français, la commissaire européenne chargée de la Justice, Viviane Reding, a tenu à préciser que la procédure d’infraction contre la France concernant l’application de la directive de 2004 à propos de la liberté de circulation était juste temporaire. La procédure « restera ouverte jusqu’au moment où le gouvernement français adoptera sa législation ». Par ailleurs, Viviane Reding a ajouté que Bruxelles patientera quelques semaines pour se prononcer sur le caractère discriminatoire ou non de ces expulsions. Les propos de Nicolas Sarkozy ont également provoqué un tollé du coté de Budapest. Dans un texte transmis au Monde mercredi, Rob Kushen, le directeur du Centre Européen pour les Droits des Roms (CEDR), basé dans la capitale hongroise, s’est empressé mercredi de démentir l’idée selon laquelle la France se trouverait exonérée par la Commission Européenne. Il a même laissé entendre que la procédure devrait reprendre de plus belle car « les preuves de discrimination étaient évidentes ». Cette intervention de Rob Kushen fait suite à celle du financier américain d’origine hongroise Georges Soros, l’un des principaux soutiens du CEDR, qui, cet été, avait vivement critiqué la politique du gouvernement français à l’égard de la population Rom. Articles liés : Des Roms gagnent au jeu du chat et de la souris Dossier : Tous les chemins mènent aux Roms (1/4) Tous les chemins mènent aux Roms (2/4) : « le temps des gitans » … dans l’Union Européenne Tous les chemins mènent aux Roms (3/4) : « l’effet papillon » du fait divers de Saint-Aignan Tous les chemins mènent aux Roms (4/4) : le point de vue de la presse hongroise, Sarkozy et la stratégie Berlusconi Soros critique la France pour les expulsions de Roms La ségrégation pour éviter « la guerre civile » En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus

La Légion étrangère renvoie un de ses « moutons noirs » en Hongrie

La Légion étrangère renvoie un de ses « moutons noirs » en Hongrie

19 octobre 2010 à 13 h 36 min 0 commentaire

Balazs Szücs, ancien militaire hongrois engagé dans la Légion étrangère française en 2009, n’a pas eu la même chance que le père du président français en 1944. Mardi dernier, aux portes du premier régiment étranger à Aubagne, Szücs a été interpellé par la police de Marseille. Le légionnaire hongrois de 24 ans était recherché sous le coup d’un mandat européen émis par la Justice hongroise  pour une série d’escroqueries. Manifestement, le temps où l’on pouvait trouver refuge dans la Légion française sans montrer patte blanche est révolu : « le temps n’est plus où l’on pouvait trouver refuge à la Légion et bénéficier d’une sorte d’immunité dès l’attribution d’une nouvelle identité ou d’une nationalité fictive. Les mandats européens sont systématiquement exécutés par l’Armée en général et les légionnaires en particulier ne veulent plus conserver des moutons noirs« , a rapporté la semaine dernière le quotidien Le Parisien de source sûre. Articles liés : Vers une refonte de la défense hongroise 200 soldats hongrois de plus en Afghanistan Travaux forcés à perpét’ pour les mercenaires hongrois Trois « Rambos » magyars aux assises de Dakar

Serbie : l’interminable procès Taton

Serbie : l’interminable procès Taton

9 septembre 2010 à 22 h 19 min 0 commentaire

La reprise du procès des 15 jeunes Serbes, inculpés pour avoir battu à mort le supporter toulousain Brice Taton en septembre 2009, était prévue la semaine dernière. Elle a néanmoins encore été repoussée au 8 novembre prochain, en raison de l’absence des témoins convoqués par la Haute Cour de Belgrade. Ce drame dû à la violence de hooligans prend décidément beaucoup de temps à être jugé. C’est la seconde fois que la justice serbe reporte la 3ème session du procès pour des raisons similaires. Lors des deux premières sessions, en avril et en juin derniers, seuls les parents de la victime et les inculpés avaient été entendus. L’annonce du report du procès a provoqué de vifs remous dans la salle, notamment de la part de la famille de Brice Taton et de son avocat Slobodan Ruzic. Inquiet face à la tournure des événements, ce dernier craint une « autocensure » de la part des témoins, qui semblent effrayés de dire ce qu’ils ont vu. Selon Ruzic, une centaine de personnes se trouvaient pourtant présents sur les lieux du drame. La justice serbe, dont on avait souligné la rapidité, sans doute hâtivement, dispose maintenant d’un mois pour entendre les témoins récalcitrants dans cette affaire. Un verdict devrait alors être prononcé avant la fin de l’année. Articles liés : Issue du procès Taton en juin Ouverture du procès Taton à Belgrade Hooligans : souriez, vous êtes filmés! Hooliganisme : un fléau le long du Danube La Hongrie: terre bénie des hooligans? Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

Serbie : Issue du procès Taton en juin

Serbie : Issue du procès Taton en juin

10 mai 2010 à 3 h 24 min 0 commentaire

Le procès « Brice Taton », dans lequel 15 personnes sont inculpées pour avoir passé à tabac et tué ce supporter toulousain à l’issue d’un match d’Europa League opposant le Partizan Belgrade à Toulouse, reprendra 17 juin prochain, a indiqué la Haute Cour de justice de Belgrade. La première partie de l’audience qui a duré une semaine a été consacrée à la lecture de l’acte d’accusation ainsi qu’à la déclaration des inculpés. Présents lors du procès, ceux-ci se sont déclarés, comme tout un chacun, innocents et irresponsables dans ce drame. Après témoignages, il semble que deux des prévénus aient été les « organisateurs » de cette attaque mortelle. Le premier d’entre eux, Ivan Grkovic, a immédiatement nié ce qui lui est reproché, tandis que le second, Dejan Puazigaca, est en cavale, en Croatie ou au Kosovo, selon des sources policières serbes. Selon toute vraisemblance, le procès connaîtra son issue le 23 juin après la déclaration de témoins protégés dans cette affaire. Les parents de Brice Taton, absents pour le début du procès du fait des perturbations du trafic aérien lié à l’éruption du volcan Eyjafjöll, seront présents à l’audience et attendent un geste fort de la part de la justice serbe. Selon l’acte d’accusation lu par la procureur devant le tribunal, l’agression ayant entrainé la mort de Taton, était un acte prémédité. Les inculpés risquent donc des peines de prison ferme allant jusqu’à 40 ans. Articles liés : Ouverture du procès Taton à Belgrade Hooligans : souriez, vous êtes filmés! Hooliganisme : un fléau le long du Danube La Hongrie: terre bénie des hooligans? Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

La Garda en garde à vue, pas de meilleure pub pour Jobbik ?

La Garda en garde à vue, pas de meilleure pub pour Jobbik ?

21 avril 2010 à 5 h 43 min 0 commentaire

Mardi 20 avril 2010, MTI annonçait que la police et la justice hongroises ont commencé à engager des poursuites contre le chef de la Magyar Garda, milice d’extrême-droite proche de Jobbik, ainsi que deux de ses associés. Ils sont accusés d’entretenir l’organisation, pourtant interdite et dissoute par décision judiciaire depuis le 2 juillet 2009. Après cette annonce, les têtes de la Garda seront peut-être mises en garde à vue une nouvelle fois, mais de là à être condamnées, c’est une autre histoire. Quant à l’interdiction elle-même, si elle n’est pas effectivement appliquée partout en Hongrie, c’est à se demander si elle ne sert pas plutôt les intérêts du marketing politique de Jobbik. Depuis cette « interdiction », plusieurs rassemblements massifs de ces « gardes » en uniformes ont eu lieu en plein centre de Budapest. Pourquoi le centre de la capitale, alors que Jobbik et ses « gardistes » sont bien plus appréciés dans les campagnes paupérisées telles que le Nord-Est du pays, où la tension communautaire entre extrémistes et tsiganes est souvent à son comble ? Parce c’est là que les caméras des télés nationales se trouvent. Jobbik et la victimisation de la Garda Deux jours seulement après cette fameuse décision de justice, deux ou trois centaines de membres de la Garda remettaient l’uniforme par provocation lors d’un sitting pacifique sur la pelouse de Gödör à Erzsébet tér. Ils ont été délogés après plusieurs heures, dans les gaz lacrymogènes, bénéficiant ainsi d’une couverture médiatique hors du commun pour ce type d’événement. Cette opération avait attiré encore plus de policiers et de journalistes que d’extrémistes (voir photo). Ce jour-là, Gabor Vona lui-même avait été « embarqué au poste » devant les caméras de télévision pour avoir porté l’uniforme. Le jeu en valait bien sûr la chandelle pour le leader de Jobbik, puisque sa publicité faite par Budapest dans les campagnes hongroises valait largement ce léger désagrément. Quelques jours plus tard, encore un coup de pub, mais au niveau européen cette fois. Lors de la première session du Parlement Européen à Strasbourg après les élections européennes de juin, Csanád Szegedi (voir photo), l’un des trois eurodéputés Jobbik de l’hémicycle, portait le même uniforme en signe de protestation. « Le seul problème avec cela« , selon l’eurodéputé FIDESz Tamás Deutsch ce jour-là, « c’est que tout le monde le (prenait) pour un réparateur ou un technicien avec son accoutrement« . Le laisser-faire des autorités Le 23 octobre dernier, la Magyar Garda en avait également profité pour rassembler plusieurs milliers de membres en uniformes sous leurs bombers, cette-fois au « temple du retour » qui jouxte Szabadsag tér. L’idée était alors de rejoindre, après un garde à vous démonstratif devant les journalistes, le meeting de Jobbik se tenant quelques rues plus loin. Lors de cette marche qui fût encadrée par à peine une vingtaine de policiers, aucune arrestation, ni aucun heurt n’a été remarqué. Peut-être la Garda avait-elle eu l’autorisation légale, à cette occasion, de se réunir fièrement, tout de noir vêtue avec une attitude militaire… Mais dans ce cas, la loi peut-elle être vraiment prise au sérieux? Le 15 mars dernier, autre fête nationale hongroise qui commémore une révolution, le meeting préelectoral de Jobbik se tenait encore dans le même quartier, derrière la basilique Szent Istvan sur Bajcsi-Zsilinszki ut. Rebelote, les « gardistes » ont préféré porter leur uniforme paramilitaire dans sa version bombers et avec des pantalons de camouflage. L’extrême droite, un « bouc-émissaire » gênant en Hongrie ? Ironie du sort: la veille du 23 octobre 2009, le Comité Helsinki en Hongrie pour la surveillance du respect des droits de l’homme avait déclaré le port de cet uniforme paramilitaire illégal, jugeant que l’acte en soi devrait donner le droit à la police de dissoudre tout rassemblement de cette nature. A entendre Krisztina Morvai au Parlement européen (voir video ci-dessous à 1 min 30sec), la question du respect des droits de l’homme en Hongrie peut se retourner comme une crêpe, surtout depuis 2006 et les violences policières à l’encontre des émeutiers, mais également à l’encontre de plus d’un millier de manifestants pacifiques, pour la plupart sympathisants de la FIDESz à l’époque, le grand parti vainqueur des élections ce mois-ci. Depuis son mandat d’eurodéputée obtenu l’an dernier, la figure « sympa » de Jobbik, qui est justement juriste experte des droits de l’homme, s’est souvent illustrée en anglais à Bruxelles et à Strasbourg, fustigeant la situation démocratique très préoccupante de la Hongrie selon elle. En s’efforçant de museler son extrême-droite grandissante, la Hongrie pourrait bien en subir les effets pervers par son système policier et judiciaire qui laisse souvent à désirer. (Lire aussi pour mieux comprendre : le ministre de la Justice jète l’éponge) Forgacs VS Vona, une Justice impuissante Le site Internet de la police hongroise indiquait hier que plus de cent témoins ont été interrogés au cours d’une enquête concernant l’entretien de l’organisation d’extrême droite, parmi lesquels des membres fondateurs de la Garda ainsi que d’anciens membres. Quoique dise cette « enquête », la Garde Hongroise continue de faire l’innocente et de se revendiquer comme un « mouvement » regroupant des individus souhaitant recevoir une éducation traditionelle hongroise… Autant dire une association, et donc pas une organisation de miliciens… Une manière comme une autre, plutôt subtile, de ne pas se sentir concernée plus que ça par la condamnation dont elle fait l’objet. Bien que l’enquête ait révélé plusieurs caractéristiques qui font penser à une organisation paramilitaire, dotée d’une hiérarchie quasi-militaire, la Justice hongroise semble justement bien désarmée pour l’interdire de fait. Condamner sérieusement ses animateurs, qui bénéficieront de surcroît de la légitimité démocratique importante de Jobbik au Parlement dès la semaine prochaine (vraisemblablement aux alentours de 17% des voix dimanche) semble bien difficile et l’effet d’annonce de la police paraît du même coup assez anecdotique. Le soutien publiquement apporté à la Magyar Garda par Jobbik et son leader, Gabor Vona, est d’ailleurs sans failles. Vona a donc compris qu’il avait tout à y gagner. Lorsqu’au début de ce mois-ci, le nouvel intérimaire à la Justice, Imre Forgacs, l’a menacé de poursuites pour avoir affirmé qu’il portera l’uniforme à son entrée au Parlement, Vona, parLire la suite

Ouverture du procès Taton à Belgrade

Ouverture du procès Taton à Belgrade

14 avril 2010 à 13 h 13 min 1 commentaire

Le procès des 15 personnes poursuivies pour le meurtre de Brice Taton, le jeune supporter toulousain battu à mort  par des hooligans au centre de Belgrade, en septembre dernier lors du match Partizan Belgrade – TFC en Europa league, se déroulera du 21 au 30 avril prochain dans la capitale serbe. Un temps annoncée à huis-clos, l’audience sera finalement ouverte au public. Des 15 personnes suspectées d’avoir participé à l’assassinat du français, deux d’entre eux, toujours en cavale, manqueront à l’appel. Les accusés encourent une peine allant de 20 à 40 ans de prison. L’avocat de la famille a, dernièrement, fait part à la presse de ses inquiétudes à quelques jours de l’ouverture de l’audience. Me Guy Debuisson craint un procès incomplet dans lequel les 13 accusés pourraient décharger une grande partie des tords sur le dos des deux suspects en fuite et s’en sortir à moindre mal. Selon l’enquête, les deux fuyards auraient d’ailleurs été des meneurs dans cette affaire. Quoiqu’il en soit, on ne pourra pas reprocher à la justice serbe sa lenteur. Le procès s’ouvre tout juste 7 mois après le passage à tabac de Brice. Pour rappel, la justice française avait mis 3 ans pour juger le hooligan allemand, Markus Warnecke, coupable d’avoir agressé le gendarme David Nivel, en 1998 en marge de la Coupe du Monde de football. Article lié : Hooligans : souriez, vous êtes filmés! Hooliganisme : un fléau le long du Danube La Hongrie: terre bénie des hooligans? Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

Les banques hongroises également accusées à Chicago

Les banques hongroises également accusées à Chicago

29 mars 2010 à 20 h 36 min 0 commentaire

Y aurait-il un acharnement anti-hongrois dans la plus grande ville polonaise du monde? L’association des survivants et des descendants de victimes de la déportation des juifs en Hongrie vers Auschwitz en 1944, qui ont porté plainte contre MAV il y a presque deux mois, « en profite » désormais pour s’attaquer aux banques hongroises. La Banque Nationale Hongroise, OTP, Erste Bank, la Banque Creditanstalt et MKB, sont poursuivies pour s’être octroyées les ressources des juifs déportés, à hauteur de 2 milliards de US dollars de dommages et intérêts. Pour Péter Feldmajer, à la tête de la Fédération juive hongroise, cette nouvelle plainte pourrait bien être justifiée. Au centre de cette nouvelle affaire, se trouve la question de savoir si les banques peuvent, a posteriori, être considérées comme successeurs légaux des biens déposés de leur plein gré par les personnes qui ont ensuite été déportées. Toutefois, la Banque nationale de Hongrie a une responsabilité claire pour tous les dépôts qui ont été effectués, selon Feldmajer, qui s’est exprimé à MTI hier. D’après un décret du gouvernement hongrois en 1944, les juifs ont dû déposer leurs actifs aux banques, ainsi que leur or et leurs objets de valeurs. Ceux-ci ont ensuite été transférés à la Banque nationale de Hongrie, a t-il ajouté. La plainte ayant été déposée jeudi dernier, l’agence de presse MTI n’avait toujours pas obtenu de réaction de la part des banques hongroises concernées, qui ont été un peu « prises par surprise ». Article lié : MAV : un procès historique à Chicago

MÁV : un procès historique à Chicago

MÁV : un procès historique à Chicago

29 mars 2010 à 17 h 36 min 0 commentaire

La compagnie nationale des chemins de fer hongrois MÁV, n’avait certes pas besoin de cette énième casserole. Le 9 février dernier, un collectif de 95 héritiers de victimes du génocide juif en Hongrie a porté plainte à Chicago contre la MÁV pour son rôle dans la déportation de 437000 juifs vers Auschwitz, entre mars et octobre 1944. Depuis la fin de semaine dernière, le procès est fixé dans l’Illinois au 22 avril prochain. Avec ses grèves à répétition, son service qui laisse souvent à désirer, et sa gestion catastrophique depuis des années, la réputation de la MÁV est pourtant très loin d’arborer un slogan du type « le travail rend libre ». Bien que cette plainte, déposée 66 ans après les faits, soit jugée abusive par de nombreuses personnalités juives hongroises,  le procès aura bel et bien lieu, et ce ne sont pas moins de 250 milliards de forints qui sont aujourd’hui réclamés en dommages et intérêts à la compagnie nationale qui croule sous un deficit lui aussi historique. MAV, performante dans les années 40 Pour un habitué des Trains à Grande Vitesse français, il est clair que les trains hongrois ne sont pas très rapides, c’est le moins que l’on puisse dire… Pourtant, à l’époque, lorsqu’il s’agissait de déporter plus de 400 000 personnes dans les derniers mois de la guerre, la MÁV a fait très vite… le record en la matière dans l’histoire de l’holocauste (147 trains affrétés en 56 jours), rien que ça! Pour les plaignants américains et israéliens d’aujourd’hui, amener cette affaire dans un tribunal est le résultat d’un travail de longue haleine… 9 ans d’enquête pour constituer ce dossier, dont l’issue judiciaire aux Etats-Unis sera sans aucun doute suivie de très près en Hongrie. Articles liés: Le TGV à Keleti en 2020? Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV Grève des cheminots de la MAV

Travaux forcés à perpét’ pour les mercenaires hongrois

Travaux forcés à perpét’ pour les mercenaires hongrois

29 mars 2010 à 16 h 28 min 3 commentaires

Le procès des trois « Rambos magyars à Dakar » a bien eu lieu samedi. L’AFP rapportait hier qu’ils écopent de la peine maximale pour l’assassinat par étranglement de leur chauffeur sénégalais en 2006. Tel est le verdict des Assises de Dakars pour les trois hongrois : « Travaux forcés à perpétuité » au Sénégal, qui entend donc bien utiliser les capacités physiques de ces anciens militaires hongrois reconvertis, selon l’accusation, en experts de guerre au service de différentes rébellions dans des zones de conflits privilégiées. Leurs avocats auraient plaidé l’appât du gain, pour expliquer qu’ils avaient quitté Budapest pour faire fortune dans les mines d’or et de diamants de Sierra Leone, pays lui-même « miné » par sa guerre civile longue d’une décennie, officiellement terminée en 2001. Pour atteindre leur but, tous les moyens auraient été bons, y compris le meurtre. On était alors loin de l’escapade « baba cool » (voir illustration) des Martin Circus en Afrique occidentale. Article lié : Trois « Rambos » magyars aux assises de Dakar

Trois « Rambos » magyars aux assises de Dakar

Trois « Rambos » magyars aux assises de Dakar

25 mars 2010 à 16 h 42 min 2 commentaires

Trois ressortissants hongrois, présentés comme des « mercenaires » chasseurs de primes en Afrique de l’Ouest, s’apprêtent à être jugés samedi par la Cour d’assises de Dakar, pour le meurtre d’un chauffeur sénégalais. Ces militaires se seraient rendus il y a 4 ans en Afrique pour y proposer leurs « services » dans des zones de conflits. Cependant, après avoir découvert leur première victime, des gardes forestiers sénégalais les ont rattrappés in extremis à la frontière, alors qu’ils partaient pour la Sierra Leone. Selon le site sénégalais d’information nettali.net, l’audience, qui devait déja avoir lieu mardi, pourrait également être à nouveau repoussée à lundi 29 mars, si le problème d’interprète hongrois de la défense n’est pas réglé. En effet, le Consulat tarde à dépêcher un interprète dans ce dossier. « Nous avons reçu une lettre du Consulat qui nous a assurés que l’interprète Hongrois Yves Marlière sera présent. Tout le monde est pris de court par cette absence. Nous avons mis ce temps à profit pour trouver un interprète mais, en vain » a expliqué cette semaine le juge Amadou Baal. Un safari jusqu’en Sierra Leone? Géza Gal (29 ans, dit « Mercury »), Zoltan « Nazy » (32 ans) et Tamas Feher (34 ans) sont accusés d’avoir tué Aly Diop Niang par strangulation, « avant de le jeter dans un buisson ». Ils venaient alors de louer son 4X4 et ses services de chauffeur en prétextant vouloir faire un safari. Gal serait « déserteur de la Légion étrangère française ». Quant à celui que la presse appelle « Nazy » sérieusement, il pourrait s’agir de « Nagy », également  « déserteur de l’armée hongroise ». Les trois hommes seraient arrivés au Sénégal en passant par Paris et Casablanca, avec pour terminus de leur périple la Sierra Leone, ses pierres et métaux précieux, et les restes de sa guerre civile ravageuse (120 000 morts et des dizaines de milliers de mutilés entre 91 et 2001). Le 18 avril 2006, ils louent le 4X4 avec chauffeur à une centaine de kms au nord de Dakar. Ils seront rattrappés trois jours plus tard en Casamance, proche de la Guinée. Non armés, tout juste équipés d’un GPS et d’un kit de survie, ils détenaient aussi des instructions tactiques sur les guérillas en terrain d’Afrique équatoriale. Mercenaire en Afrique un secteur prometteur pour l’Armée hongroise? Après avoir dit être en stage dans un corps d’élite de l’armée britannique (dont l’appartenance dépendrait d’un exercice qui consiste à se faire héliporter à Richard Toll et à traverser le territoire sénégalais sans se faire intercepter), ils ont dit vouloir se rendre en Sierra Leone pour travailler comme agents de sécurité dans les mines de diamants. Mais selon l’accusation, ils auraient surtout envisagé la Sierra Leone et un séjour préalable dans les deux Guinées (Bissau et Conakry), pour y proposer des prestations de guerre. Pour la Justice sénégalaise, il est également très probable que les mercenaires présumés prévoyaient d’utiliser la Casamance comme base de repli pour leurs activités dans la région, et aider à l’organisation de la rébellion casamançaise en échange. Selon un de leurs avocats, « ils étaient de passage au Sénégal pour se rendre en Sierra Leone en vue d’y chercher du travail, et s’ils ont « étouffé » le chauffeur pour lui voler son véhicule, ce dernier n’était pas mort dans la voiture. Il était encore en vie avant qu’ils ne l’abandonnent dans un buisson ». Les plaidoyers s’annoncent donc délicats à Dakar samedi ou lundi pour ces « Rambos » hongrois, puisqu’ils risquent d’écoper d’une peine allant de cinq ans de prison à une condamnation à perpétuité.

Balatonring : un imbroglio à la hongroise

Balatonring : un imbroglio à la hongroise

12 mars 2010 à 21 h 40 min 0 commentaire

Le Balatonring n’échappe pas à la règle hongroise des grands projets de construction qui attirent de grands soupçons de corruption. Vendredi 26 février des ONG anti corruption ont contacté Bruxelles pour attirer l’attention des autorités sur une manoeuvre irrégulière de l’Etat hongrois dans ce dossier. Depuis, les deux dernières semaines ont été marquées par des estimations de mauvaise augure sur ce projet de construction d’un nouveau circuit hongrois. Le désengagement progressif de l’Etat le plonge désormais dans l’incertitude.

Pour la journée de la femme, 5 policiers acquittés dans une affaire de viol collectif

Pour la journée de la femme, 5 policiers acquittés dans une affaire de viol collectif

9 mars 2010 à 17 h 07 min 0 commentaire

Hier, lundi 8 mars, avait lieu la 100ème « journée internationale de la femme » . Les femmes du monde entier étaient censées être à l’honneur, sauf une, dans un tribunal de Budapest. Après trois ans, le procès qui opposait cette plaignante à des policiers dans une affaire de viol s’est soldé par l’acquittement des « gardiens de la paix ». Une cerise de plus sur le gâteau de la police en 2007 En mai 2007, Zsanett E. avait porté plainte contre 5 policiers âgés de 24 à 34 ans, pour l’avoir violée et l’avoir laissée se faire violer en plein centre ville de la capitale. A l’époque, ce scandale tombait très mal pour la police de Budapest, qui s’était illustrée quelques semaines plus tôt par le détournement d’une partie du butin d’un hold-up avorté à Széna tér, et avait commis de nombreuses violences sur des innocents, mêlés malgré eux aux émeutes des commémorations du 23 octobre, sept mois plus tôt. Avec ce nouveau dérapage, qui n’éclata dans les journaux que des semaines après les faits, toute la hiérarchie de la Police en avait pris pour son grade. Aux soupçons de pots de vin dont elle faisait l’objet depuis longtemps, la gestion désastreuse des émeutes et les nombreuses plaintes portées contre elle pour violences injustifiées avaient certainement décidé les enquêteurs à étouffer l’affaire. Mais lorsque la presse s’en est nourrie, la parole de la jeune femme de 21 ans s’est très vite opposée à celle de ses bourreaux présumés. Les policiers accusés ont toujours nié les faits, et les enquêtes réalisées auprès de leurs proches, quant à leurs personnalités, ont toutes révélé qu’aucun d’eux ne serait capable de commettre un crime sexuel. Après la « Balkanisation » de la Mairie de Levallois-Perret, celle de la police de Budapest Les articles de presse de l’époque s’en donnaient à coeur joie sur les détails donnés par Zsanett E. dans sa version des faits. En bref, elle avait raconté que des policiers en uniforme l’avaient brusquement sortie de sa voiture alors qu’elle circulait sur Muzeum körut dans la nuit. Interpellée pour non port de la ceinture de sécurité, elle a également expliqué aux journalistes qu’étant la petite amie de Zsolt Késmárki, guitariste-chanteur des Hooligans, groupe de rock connu en Hongrie, ils avaient d’abord tenté de la racketter. Ils l’ont ensuite conduit en voiture à deux pas de là, dans une ruelle sombre où elle aurait été violée et forcée de pratiquer des fellations par trois d’entre eux, les deux autres étant restés en retrait à la fois pour guetter et contempler le spectacle. Une enquête « bâclée » par la victime Dans l’heure qui a suivi son agression, Zsanett s’est rendue à un commissariat de quartier, mais a refusé d’y décliner sa véritable identité par peur des représailles. Elle a décidé d’en référer plus tard au Ministère, mais bien trop tard pour effectuer des tests vaginaux. Des tests ADN ont été effectués depuis sur les cheveux retrouvés dans la voiture de police, mais aucun des cheveux de Zsanett, qui portait d’ailleurs des rajouts, n’a été confondu. Ses accusations ont alors rapidement été mises en doute par les enquêteurs, et c’est vers le passé récent de la jeune femme qu’ils se sont tournés. Ils y ont découvert que Zsanett s’était rendue coupable d’un vol d’un demi-million de forints chez le bijoutier où elle travaillait des mois plus tôt. Ce dernier avait décidé de ne pas la poursuivre et de lui donner le temps de rembourser, mais commençait à s’impatienter. Les rouages du système judiciaire comme couverture Avec leur parole contre la sienne, les policiers ont eu, à ce moment-là, la défense typique d’agresseurs sexuels, selon l’avocat de Zsanett, en niant les faits et en prétextant qu’il était « trop facile » d’accuser après que l’on ne puisse plus récolter de preuve. La victime présumée, qui ne pouvait alors effectivement plus rien prouver, sinon son mal-être, n’a cependant pas laissé tomber face à la Police et aux méandres de la Justice hongroise, et a continué les poursuites. Une véritable attitude de victime, malgré sa version jugée « incohérente », et son profil quelque peu « suspect ». Mais c’était sans compter sur le temps, qui allait forcément jouer en sa défaveur. Pour jouer la montre et noyer le poisson, les institutions judiciaires et policières sont aussi assez fortes en Hongrie, comme a pu le prouver de nombreuses affaires criminelles qui ont fini par pourrir (l’affaire la Razia de Novi Sad du nazi Sandor Képiro ou l’affaire Irén Kálmán, une journaliste sauvagement violentée en juin 2007 , pour ne citer que les affaires les plus médiatiques). Cela ne veut cependant pas dire que les policiers sont coupables pour autant, la présomption d’innocence étant aussi en vigueur en Hongrie, et surtout pour eux! Un peu moins de trois ans après, la Justice a donc rendu son verdict. Sans grande surprise, les « gardiens de la paix » sont innocentés. Un verdict qui n’est cependant pas encore totalement définitif, puisqu’un appel en Cour supérieure est encore possible.

Prévenir les futurs « tueurs nés » hongrois

Prévenir les futurs « tueurs nés » hongrois

25 février 2010 à 0 h 15 min 0 commentaire

A la demande du Premier ministre Gordon Bajnai, le ministre intérimaire à la Justice Imre Forgács doit rendre, d’ici quelques jours, un décret sur le renforcement du contrôle de la détention d’armes à feu en Hongrie. Loin de vouloir, dans un style très français, attirer l’attention sur une montée particulière de l’insécurité avant les éléctions, le gouvernement a simplement pris conscience de certaines aliénations contemporaines qui commencent à s’avérer dangereuses. Après la récente fusillade à l’université de Pécs en novembre dernier, l’arrestation à Budapest, il y a deux semaines, d’un jeune déséquilibré s’apprêtant à tirer sur tout ce qui bouge dans sa fac, a alerté les autorités quant à la possible propagation d’un effet de mode. Le prototype : un jeune dépressif, souvent frustré et accro à la consommation comme mode d’approche du monde qui l’entoure, et bien entendu fasciné par les armes à feu comme moyen de palier à un complexe d’infériorité.  A partir de là, le gouvernement hongrois pense avoir affaire à assez de « potentiels » comme celui-là en Hongrie pour que la question d’un raffermissement catégorique de la législation sur la vente et le port d’armes se pose actuellement. « Nous ne pouvons pas permettre le port d’arme à des malades, représentant une menace pour la société, sous le simple prétexte d’en avoir un usage sportif » a sermonné Bajnai… Le jeune budapestois, mentionné plus haut, qui prévoyait d’abattre 22 personnes pour « fêter » ses 22 ans, avait un permis et une licence dans un club de tir. Pour Forgács, les dispositions psychologiques et la détention d’armes doivent aller de pair. L’inverse nous aurait surpris. A propos de trafic d’armes, la police a d’ailleurs découvert le plus gros stock d’armes illégal jamais vu en Hongrie, dans l’est du pays il y a seulement quelques jours. József Bencze, aux commandes de la Police nationale, a également récemment rappelé que l’année dernière avait déja été un bon cru dans la lutte contre la criminalité. En haut des réussites de la police en 2009, il y a principalement l’arrestation des « tueurs de Roms en séries », fruit d’une enquête de douze mois qui compte 11 victimes, dont 6 morts et 5 blessés graves dans différents villages.  Bencze s’est aussi adressé à la société hongroise dans son ensemble, pour qu’elle soit unie dans la défense de ses personnes âgées, naturellement plus vulnérables à la criminalité. Ne faudrait-il cependant pas prévenir la criminalité elle-même plutôt que de se satisfaire de l’arrêter partiellement? Un premier pas a été franchi par Forgács dans ce sens. Il a reconnu par exemple que la dégradation du sentiment de sécurité, pourtant fort chez les Hongrois, ne s’était pas interrompue, surtout dans les petits villages. D’abord en raison de la crise financière, qui cause la multiplication des petits délits, mais surtout par la popularité grandissante de l’extrémisme politique. Rappelons enfin que certains tueurs hongrois sont devenus célèbres dans le monde entier. Et qu’ils soient bien réels, comme la Comtesse Erzsébet Bathory, ou légendaires, comme le diabolique Keyser Söze du film Usual Suspects, l’ »intelligence » qui découle de leur « déséquilibre » a réussi à susciter la fascination. Articles liés : « Bowling for Budapest »? Tensions communautaires en vue Fusillade à l’université de Pécs Premières arrestations dans l’affaire des meutres anti-Roms Munitions de Kalashnikov dérobées à Ferencvaros

Discrimination à l’école: Strasbourg surveille la Hongrie

Discrimination à l’école: Strasbourg surveille la Hongrie

15 février 2010 à 16 h 18 min 0 commentaire

MTI rapportait vendredi que la Cour européenne des Droits de l’Homme, à Strasbourg, demande des comptes au gouvernement hongrois quant à de possibles discriminations et ségrégations des Roms dans son système éducatif. Deux Roms hongrois de 23 ans, habitant le village de Kesznyeten (au nord est du pays), se sont tournés vers Strasbourg après que plusieurs tribunaux hongrois aient sous-estimé le bien-fondé de leurs plaintes. Une association avait déja porté plainte pour discrimination à l’école contre l’Etat hongrois en septembre dernier. Au cours de leur scolarité, les deux hommes ont été placés dans une classe spéciale de l’école municipale, entre 1994 et 2002, sous prétexte qu’ils avaient des troubles de l’apprentissage. Le diagnostic avait été reconfirmé plus tard, et même surévalué en 2000. L’avocat des deux « cancres » a fait valoir que l’inscription de ses clients dans la classe spéciale relevait de la ségrégation et de la discrimination en raison de leur origine Rom. L’avocat a demandé une expertise pédagogique et psychologique indépendante, qui a établi que leur degré de difficulté d’assimilation ne justifiait pas un placement dans une telle classe. La section en question consiste en un programme d’études raccourci, sans apprentissage des sciences, ni des langues étrangères, avec des enseignants qui n’auraient aucune formation pédagogique particulière. L’enquête de la Cour européenne des Droits de l’Homme se penchera sur les procédures pénales hongroises et vérifiera si ce genre de dossiers est traité en vertu d’un cadre juridique approprié. Il y a un peu plus de deux mois, l’Etat hongrois a déja eu affaire à cette même Cour, et a été condamné pour atteinte à la liberté d’expression. L’affaire en question concernait la condamnation, à tort par un tribunal hongrois,  de l’historien Laszlo Karsai qui avait qualifié un article du Magyar Nemzet d’antisémite des années plus tôt. Articles liés: La « question Rom » selon Bajnai En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus La Hongrie condamnée pour atteinte à la liberté d’expression Tensions communautaires en vue L’OPAC slovaque paie des Roms pour s’expatrier Discrimination scolaire: l’Etat hongrois mis en cause Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants!

Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV

Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV

11 février 2010 à 7 h 03 min 0 commentaire

L’affaire BKV continue, c’est le moins que l’on puisse dire. A travers certains hauts fonctionnaires municipaux de Budapest, elle prend même une tournure exclusivement politique. Mises en examen, gardes à vue, assignations à résidence, démissions… avant les législatives, ce scandale de corruption au sein d’un service public est devenu le cheval de bataille populiste des politiques et des médias de l’opposition, qui profitent de cette aubaine pour s’assurer une victoire d’une facilité historique. Cette affaire symbolise aujourd’hui le décalage entre les salaires mirobolants des dirigeants et la gestion calamiteuse dans beaucoup d’entreprises du secteur public depuis déja un bon moment en Hongrie.

La taxe foncière fait « pschit »

La taxe foncière fait « pschit »

9 février 2010 à 19 h 20 min 0 commentaire

La Cour constitutionnelle a rejeté, fin janvier, le nouvel impôt sur la propriété privée proposé par le gouvernement Bajnai et validé par le Parlement l’été dernier. Il semblerait que Bajnai et Oszko aient raté un joli coup.

Le retour du champion par la case prison

Le retour du champion par la case prison

6 février 2010 à 13 h 05 min 0 commentaire

La Hongrie a obtenu l’extradition de Péter Farkas cette semaine par la Principauté d’Andorre. L’ex champion olympique de lutte gréco-romaine à Barcelone reviendra donc de force au pays pour purger sa peine de 7 ans de prison ferme, à laquelle il a été condamné en novembre 2008, puis par contumace en décembre dernier. Les deux frères Farkas avaient été arrêtés par la police en 2004, parce qu’ils cultivaient des milliers de pieds de cannabis chez leur mère, dans le 18ème arrondissement de Budapest. Ensemble, ils s’étaient enfuis pendant les délibérations du tribunal lors de leur premier jugement. Arrêté le 26 décembre en Andorre, le retour de l’ancien lutteur devra se faire dans un délai légal de 30 jours. En attendant, beaucoup soulignent que l’affaire a été particulièrement montée en épingle du fait de l’accumulation des éléments médiatiques. Un ancien champion olympique, reconverti en botaniste en herbe trafiquant, qui se fait la belle pendant son jugement et entame une cavale de deux ans… Il est vrai que le scénario inspire et peut faire vendre du papier. Cependant, la couverture médiatique et la lourde peine, exemplaire, dont les péripéties de Péter Farkas ont fait l’objet, ne démontrent t-elles pas, au contraire, une certaine immaturité en Hongrie dans l’appréhension de ce type de phénomène? Si l’intérêt des médias n’est pas surprenant, on a toutefois du mal à imaginer que dans l’Ouest de l’Europe par exemple, un sportif de haut niveau ayant basculé dans le « star system » se fasse pincer et juger à 7 ans de prison ferme pour traffic de cocaïne à son premier essai. L’affaire Farkas semble alors être, en Hongrie, un bon moyen de communiquer sur la lutte anti-drogues. Dommage pour le champion qui en fait les frais, et pour ses futurs co détenus qui devront certainement le laisser tranquille, sous peine de faire l’expérience douloureuse d’une ceinture arrière. Articles liés: Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue? Fin de cavale pour Farkas le lutteur Cavale d’un botaniste olympique

Le sort de deux détenus inquiète la presse britannique

Le sort de deux détenus inquiète la presse britannique

25 janvier 2010 à 7 h 15 min 0 commentaire

Les deux hommes d’affaires britanniques, Michael Turner, 27 ans, et Jason McGoldrick, 37 ans, sont accusés d’avoir escroqué 134 clients, il y a six ans à Budapest. La justice hongroise a émis des mandats d’arrêts européens à leur encontre au mois d’août dernier. Les deux compères se sont rendu aux autorités hongroises le 2 novembre espérant, un peu « innocemment », être amenés à comparaître devant le tribunal. Au lieu de cela, ils ont été menottés et jetés directement en prison. Ce qui est en cause ici, c’est l’utilisation abusive du Mandat d’Arrêt Européen (MAE). Il a été conçu dans le cadre des mesures anti-terroristes, dans l’atmosphère ultra-sécuritaire post-11/09/2001, avec pour objectif d’accélérer et de simplifier les mesures d’extradition d’individus suspectés de crimes graves et de terrorisme. 9000 ont été émis en Europe au cours de l’année 2007. Il parait donc évident que cette mesure est largement détournée pour traiter des cas mineurs, comme il paraît être le cas avec ces deux britanniques dont la fraude portant sur un montant de £ 18.000 « seulement » ne les place, à priori, pas dans la position de dangereux terroristes. « Ce mandat d’arrêt est inapproprié et doit être ré-examiné », a déclaré Lord Dartmouth, un membre du Parlement européen. « J’ai été traité avec une courtoisie exemplaire … mais ce n’est pas le sujet. Ils ont été extradés sur la base qu’ils allaient être poursuivis en justice, et en fait ce qui se passe c’est que les autorités sont seulement en train de rassembler les preuves », a-t-il déclaré à l’issue d’une visite à Budapest la semaine dernière. « La loi hongroise est en complète harmonie avec la proposition cadre de la Commission européenne régissant la délivrance du mandat d’arrêt européen« , lui a rétorqué Gabriella Skoda, porte-parole du parquet à Budapest. « En Hongrie, vous pouvez émettre un mandat d’arrêt européen à l’étape de l’enquête, sans que la procédure ne conduise à une accusation. » Un système « difficile, bureaucratique et notoirement lent » Le quotidien anglais The Guardian, qui suit l’affaire de près, a qualifié le système pénal hongrois de « difficile, bureaucratique et notoirement lent. » Et pour cause, Turner et McGoldrick pourraient rester emprisonnés jusqu’à deux années sans être inculpés. The Guardian met aussi en cause leurs conditions de détention jugées « difficiles » : Après plus de 80 jours de détention, ils n’ont été interrogés qu’une seule fois par la police, n’ont droit qu’à une heure d’exercice par jour, à une douche par semaine, et à une visite par mois.

Jobbik enfin au régime de la loi sur le financement des partis

Jobbik enfin au régime de la loi sur le financement des partis

20 janvier 2010 à 18 h 13 min 0 commentaire

Le Bureau du Procureur général (Legfőbb Ügyészség) étudie en ce moment les comptes de Jobbik Magyarországért Mozgalom. hvg.hu rapporte que le parti radical nationaliste , qui prospère comme jamais sur le plan électoral, n’a pas encore publié son bilan 2009, ni tous ses autres bilans depuis 6 ans. En Hongrie, les partis politiques sont pourtant tenus par la loi de préparer et de publier leur bilan chaque année. Jobbik ne l’a jamais fait depuis sa création en 2003. On se demande ce que la Justice attendait jusqu’à maintenant… Peut-être n’a t-elle tout simplement pas été mandatée car Jobbik n’était pas assez pris au sérieux, ou peut-être a t-on laissé faire pour réagir au moment propice.  Comment ce parti d’extrême droite, à l’assise populaire de plus en plus forte, finance t-il son ascension dans le paysage politique hongrois? Affaire à suivre, mais il semble désormais que pour certains, Jobbik représente une menace. Articles liés: Jobbik prêt à entrer au Parlement Un 24 octobre fondateur pour Jobbik Le sondage déconcertant de la semaine L’Europe au Jobbik! La popularité grandissante de la Magyar Garda

Solyom rencontre Imre Forgacs, l’intérimaire à la Justice

Solyom rencontre Imre Forgacs, l’intérimaire à la Justice

20 janvier 2010 à 17 h 22 min 2 commentaires

Le Président hongrois Laszlo Solyom a tenu sa première rencontre avec le nouveau ministre de la Justice hier. Imre Forgacs a été nommé pour remplacer Tibor Draskovics, qui a démissionné en décembre dernier. Forgacs a présenté au Président ses objectifs de ministre pour les 3 mois qui restent à tuer avant l’élaboration du nouveau gouvernement. Draskovics a quant à lui migré à Londres pour intégrer la firme multinationale de consulting financier PriceWaterhouseCoopers. Compte tenu du temps qui lui est imparti, Forgacs a donc un programme très réduit: mettre l’accent sur la sécurité publique lors des élections législatives à venir, les organiser et, moins impératif, préparer la présidence de l’UE de la Hongrie au premier semestre 2011.

Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue?

Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue?

14 janvier 2010 à 6 h 09 min 1 commentaire

La Hongrie vient de demander à la principauté d’Andorre l’extradition de son champion olympique de lutte greco-romaine, Péter Farkas. La médiatisation de l’affaire et le verdict provoquent une remise en question de la politique anti-drogue en Hongrie et de son efficacité. Il avait fui son pays lors de son premier jugement, en novembre 2008 pour culture de cannabis en grande quantité. Sous le coup d’un nouveau jugement par contumace à sept ans de prison fermes le 10 décembre dernier, il a été repéré et arrêté en Andorre, puis mis en détention depuis le 26 décembre. Le droit international stipule que la durée maximale de détention avant extradition est de 40 jours. Avec les 7 ans fermes qui l’attendent en Hongrie, on comprend que le lutteur reconverti en trafiquant en herbe se sente mieux en compagnie des loups des Pyrénées. Peut-être sa cavale a t-elle alourdi sa peine, déja conséquente du fait de la quantité industrielle des plants retrouvés chez sa mère en 2004. Avec ce dernier verdict, à la hauteur de la médiatisation de l’affaire, le cas Farkas soulève le débat de la pénalisation des drogues en Hongrie. Bien qu’il soit logique que la loi prévienne la diffusion à grande échelle de la drogue dans la jeunesse, il semble que la Hongrie ait un système pénal assez inadapté dans ce domaine. Loin de faire face à la réalité d’un pays de plus en plus traversé et pénétré par des drogues réputées plus « dures », donnant lieu à une économie parallèle bien plus juteuse, les autorités hongroises sont « à l’ouest », sans pour autant avoir les moyens de ses partenaires occidentaux pour lutter, notamment contre les puissants réseaux albanais. Géographiquement, la Hongrie se retrouve coincée entre une demande et une offre sans cesse croissantes dans le traffic d’héroïne. A titre d’exemple, en 2009, sept ans de prison fermes ont été recquis contre un sans-abri pour avoir immolé sa compagne à la gare routière de Népliget. A Kisvarda, un homme qui a sauvagement violé une femme a écopé de la même peine. Idem pour un autre qui a tenté de tuer sa mère à Veszprém… En 2010, la Hongrie prévoit de renforcer son Code pénal au chapitre drogues, précisément en ce qui concerne les cultivateurs de grosses quantités de cannabis, qui risqueront de se retrouver derrière les barreaux, non pour 7, mais pour 10 ans. Articles liés: Le retour du champion par la case prison Fin de cavale pour Farkas le lutteur Cavale d’un botaniste olympique

Fin de cavale pour Farkas le lutteur

Fin de cavale pour Farkas le lutteur

28 décembre 2009 à 17 h 13 min 0 commentaire

Péter Farkas (« loup » en magyar) croyait avoir trouvé dans les Pyrénées un terrain propice à sa cavale : c’est raté. Condamné par contumace le 10 décembre dernier à sept ans de prison ferme pour plantation massive de cannabis, l’ex champion hongrois de lutte greco-romaine a été interpellé dans un hôtel en Andorre samedi soir.

Le nazi n°1 vit libre à Budapest

Le nazi n°1 vit libre à Budapest

27 décembre 2009 à 16 h 53 min 4 commentaires

Depuis le début du procès d’Ivan Demjanjuk à Munich ce mois-ci, le prochain sur la liste des traqueurs de nazis n’est autre que Sandor Képiro, ancien capitaine de la gendarmerie hongroise. Il est accusé d’avoir dirigé la razzia de Novi Sad de son propre chef, trois jours durant en janvier 1942. Ironie du sort, après 50 ans d’exil en Argentine, Képiro, 95 ans, vit depuis 1996 dans la quiétude du 2ème arrondissement de Budapest, juste en face de la synagogue Léo Frankel. La razzia de Novi sad Juste avant l’Holocauste, la capitale de Voïvodine traversée par le Danube comptait 4000 juifs parmi ses 80000 habitants. Le 21 janvier 1942, l’administration d’Hitler n’a même pas eu besoin de faire pression sur les autorités hongroises ou serbes pour que l’extermination des juifs, des tziganes et de certains autres serbes commence à Novi Sad. Au contraire, c’est Budapest qui va mettre un terme au massacre deux jours plus tard et condamner les responsables en 44, dont le plus gradé d’entre eux, Sandor Képiro. C’est une petite rébellion de la communauté juive de Novi Sad qui a servi de prétexte à la vague d’arrestations individuelles, de tortures et d’exécutions menées par la gendarmerie hongroise et un régiment de l’armée serbe. Pendant trois jours, la répression a gagné les rues de la ville, mais elle s’est rapidement concentrée sur les bords du Danube gelé, où ont été jetés les corps de plus de 1200 victimes. Les premiers procès Lors de son premier jugement Képiro affirme avoir demandé une preuve écrite de l’ordre donné par son commandant. Aujourd’hui encore, c’est sa seule ligne de défense face à l’accusation d’avoir pris l’initiative isolée d’organiser des rafles meurtrières massives. En 1944, le tribunal militaire le dégrade et le condamne à dix ans de prison, mais il va échapper à sa peine. Quelques semaines après son procès, les allemands envahissent la Hongrie, cassent le verdict et réhabilitent Sandor Képiro. En 1946, alors qu’il est exilé à Buenos Aires depuis la fin de la guerre, la justice hongroise, sous le régime communiste, le condamne à 14 ans de prison. Ce n’est qu’à la chute du bloc soviétique qu’il reviendra au pays. Un dernier procès embarrassant Lorsqu’il lui arrive d’être à nouveau interrogé, Képiro continue à nier en bloc sa responsabilité, en affirmant qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres de sa hiérarchie. Il n’a cependant jamais nié avoir participé au massacre, au contraire, des témoins auraient rapporté qu’il s’en vante. Depuis septembre dernier, la Serbie a réclamé son extradition. Il a été entendu par la justice hongroise le 14 septembre dernier, mais aucune procédure n’a encore été lancée, comme si ses deux premiers jugements n’avaient aucune valeur. La justice hongroise prend ostensiblement son temps pour étudier le dossier: deux ans pour décider si Képiro doit être jugé. Avec un peu de « chance » , Képiro sera peut-être mort d’ici-là et la Hongrie évitera de remettre son antisémitisme vicéral sur le devant de la scène. La collaboration hongroise est d’autant plus difficile à assumer que les arrestations et les déportations ont bien plus souvent été l’oeuvre de la gendarmerie hongroise que de la Gestapo elle-même. Le protégé du quartier Pour un chasseur de nazis chevronné comme Efraïm Zuroff, le directeur du centre Simon Wiesenthal, Sandor Képiro est le dernier gros poisson à capturer. Pourtant, bien que celui-ci habite tranquillement à Budapest depuis 13 ans maintenant, il ne l’a découvert qu’il y a trois ans. Comment le vieil homme a t-il fait pour rester aussi discret? Dans son quartier, beaucoup d’habitants le connaissent. Nombre d’entre eux estiment qu’il aurait fallu agir plus tôt et qu’il faut désormais laisser le vieillard tranquille. Tenter d’approcher Képiro n’est également pas chose facile… il est protégé par ses voisins, qui n’hésitent pas à proférer des menaces à l’encontre des étrangers qui viennent frapper à sa porte. La est certainement le secret de la discrétion du nazi hongrois: un retour aux sources pour mieux se fondre dans un milieu où, 67 ans plus tard, les pratiques résistantes sont inversées. Articles liés : Tensions communautaires en vue La Hongrie condamnée pour atteinte à la liberté d’expression Le retour en Hongrie d’un ancien nazi Wiesel: « la honte de votre nation »

Cavale d'un botaniste "olympique"

Cavale d'un botaniste "olympique"

10 décembre 2009 à 12 h 13 min 0 commentaire

Un tribunal de Budapest a condamné, ce jeudi, Peter Farkas, ancien champion olympique  hongrois de lutte greco-romaine, à 7 ans de prison ferme. Le médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, absent lors du procès, avait été arrêté en 2004 pour avoir cultivé des milliers de pieds de cannabis au domicile de sa mère à Budapest. Un premier procès avait eu lieu en novembre 2008. Peter Farkas et son frère Karoly avaient profité de la tendresse du dispositif de sécurité du palais de justice pour se faire la belle pendant le procès. Avec un troisième complice, les deux frères sont toujours en cavale à l’heure qu’il est. Selon les médias hongrois, le champion olympique, usant d’une fausse identité, se trouverait en Thaïlande, un choix de pays à la fois classique et surprenant pour une personne qui consomme, mais aussi cultive des substances illicites. En Thailande, la seule possession d’une certaine quantité de stupéfiants suffit à établir les crimes de traffic, voire de vente. Ils sont passibles de la peine capitale. Article lié : Saisie massive de marijuana à Budapest

Ophélie: un an après, l’enquête est au point mort

Ophélie: un an après, l’enquête est au point mort

8 décembre 2009 à 9 h 12 min 0 commentaire

Le 4 décembre dernier a marqué le premier anniversaire de la disparition d’Ophélie Bretnacher, une étudiante française à Budapest. Un an après, on ne connaît toujours pas les circonstances exactes qui ont conduit à sa mort. Son père, Francis Bretnacher, dénonce les lenteurs de la police et de la justice, en France comme en Hongrie, et continue de réfuter la thèse officielle : le suicide de sa fille. Il y a un an, le 4 décembre 2008, aux alentours de 3h du matin, Ophélie Bretnacher, une étudiante Erasmus de 22 ans, disparaissait alors qu’elle rentrait d’une soirée dans une discothèque de Pest. Des caméras de surveillance avaient suivi sa trace jusqu’aux abords du Danube au niveau du pont Lánchíd (le pont des chaînes)… puis plus rien. Après deux mois-et-demi marqués par une intense mobilisation de ses proches et par les nombreuses fausses pistes et spéculations quant à son sort, on retrouvait le corps immergé de la jeune fille, plusieurs kilomètres en aval de Budapest, dans un bras mort du fleuve, à Csepel. « Je suis atterré par le comportement de l’État français » – Francis Bretnacher Dans une interview accordée au quotidien lorrain l’Est Républicain, daté du jeudi 3 décembre, Le père d’Ophélie, Francis Bretnacher a dénoncé avec virulence les manquements et les disfonctionnements de l’enquête, côtés français et hongrois : « [...] nous sommes confrontés à la lenteur de la justice française. Et puis, on m’a fait comprendre que l’affaire avait déjà coûté beaucoup d’argent et qu’il fallait arrêter les frais. L’Europe de la justice n’est hélas pas pour demain. Ma fille en a fait l’expérience. Je suis atterré par le comportement de l’État français qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité et la justice pour nos enfants. Dès le départ, la Hongrie a privilégié la thèse du suicide et ne voulait pas perdre de temps. Ils ont mis un mois à déclencher une enquête criminelle. » « La thèse de l’homicide ne peut pas être écartée » – Francis Bretnacher Ce fait divers, devenu l’ « Affaire Ophélie » tant il a suscité d’émoi en France mais aussi en Hongrie, a engendré une mobilisation extrêmement forte, pour retrouver la jeune fille dans un premier temps, puis pour faire surgir la vérité, après que son corps ait été retrouvé. A ce jour, l’enquête est toujours officiellement en cours, mais en réalité elle est au point mort. « L’enquête n’a pas avancé depuis l’autopsie pratiquée en France. [...] il ne se passe plus rien. » [...] Elle n’a pas exploité l’ensemble des pistes. Celle de l’homicide ne peut pas être écartée. », a déploré M. Bretnacher, dans la même interview. Des questions en suspens En effet, des zones d’ombres subsistent et les questions des proches d’Ophélie restent sans réponses. Pour ses amis et sa famille, la thèse du suicide ne colle tout simplement pas avec le personnage d’Ophélie, décrite comme une jeune femme gaie, dynamique et pleine de projets. Pour la police hongroise, la jeune fille s’est noyée en tombant du pont, par accident ou par suicide. La découverte du corps quelques kilomètres en aval du pont Lánchíd puis son autopsie a semblé confirmer la thèse de la police, mais elle n’écarte pas pour autant toutes les zones d’ombres et ne convainc toujours pas les proches d’Ophélie qui opposent plusieurs arguments à cette thèse et penchent vers la piste de l’homicide : Elle a été retrouvée dans un bras mort du Danube, légèrement à contre-courant, dans un endroit si improbable qu’il n’avait pas été sondé au cours des opérations de recherche, mais en revanche aisément accessible depuis la terre. En outre, Ophélie, qui pratiquait la natation en compétition, était une excellente nageuse. Et puis, comment expliquer la présence d’un hématome sur sa cuisse ? La mauvaise communication entre les polices hongroises et françaises entretient la suspicion. Les résultats de la contre-expertise sur son taux d’alcoolémie n’ont pas été transmis par la Hongrie à la France, pas plus que les échantillons de diatomées, des algues qui pourraient révéler des informations sur la cause et le lieu de la noyade. Auparavant, le corps d’Ophélie avait été retenu en Hongrie pendant un mois après l’autopsie, sans justification de la part des autorités hongroises. Comment l’expliquer ? Autant de questionnements soulevés par le comité de soutien à Ophélie Bretnacher, qui restent, pour le moment, sans réponses. Comité de soutien à Ophélie Bretnacher L’interview intégrale de Francis Bretnacher pour l’Est républicain Article lié : Ophélie: sa famille dépose plainte pour meurtre Rebondissement dans l’affaire Ophélie

Le Ministre de la Justice jette l’éponge

Le Ministre de la Justice jette l’éponge

8 décembre 2009 à 8 h 56 min 0 commentaire

Tibor Draskovics a donné sa démission à Gordon Bajnai mardi dernier, estimant que sa mission législative était accomplie, et que l’agenda allait être désormais bien plus dominé par la politique des partis que par des questions d’ordre technique. Cet été, Draskovics avait subi une énorme déconvenue, dont l’opposition s’était allègrement emparée pour réclamer sa démission. C’est maintenant chose faite.

La Hongrie condamnée pour atteinte à la liberté d'expression

La Hongrie condamnée pour atteinte à la liberté d'expression

2 décembre 2009 à 12 h 38 min 0 commentaire

La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg a délibéré mardi sur l’affaire opposant l’historien Laszlo Karsai et la justice hongroise. En 2006, cette dernière avait condamné l’historien pour diffamation à l’encontre d’un certain « B.T » et de la presse de droite, qui avaient soutenu le projet controversé de l’installation d’une statue célébrant la mémoire de Pal Teleki, ancien premier ministre hongrois et collaborateur de l’Allemagne nazie. Cette semaine, la justice européenne, saisie par Karsai depuis, a tranché en faveur de ce dernier. Rappel des faits En 2004, Laszlo Karsai, 59 ans, avait fustigé par voie de presse interposée, un article signé par « B.T ».  Par la même occasion, l’historien s’en était pris à la presse proche de la droite, qui avait lancé une campagne en faveur de l’installation d’une statue de l’ancien premier ministre Pal Teleki. Ce projet pouvait être facilement critiqué, du fait que Pal Teleki avait collaboré ouvertement avec l’Allemagne nazie, et avait participé à la promulgation des lois antisémites en Hongrie. Suite à la publication de l’article de Karsai, qui qualifiait les propos de « B.T. » d’antisémites, ce dernier l’avait alors traîné devant la justice hongroise pour diffamation. L’historien fut alors condamné en 2006 par la Cour suprême, qui l’a obligé à publier un rectificatif de ses propos, ainsi qu’à payer les frais de justice. Un rebondissement attendu Saisie par Laszlo Karsai, la Cour européenne des Droits de l’Homme a finalement condamné la Hongrie pour atteinte à la liberté d’expression. Les juges ont notamment relevé que le plaignant avait publié son article dans l’espace du débat qui porte sur l’acceptation de son passé par la Hongrie. Selon les mêmes juges, le fameux « B.T » s’était lui-même ouvert à la critique en publiant également son opinion. L’article 10 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, relatif à la liberté d’expression, s’est alors vu appliqué sans caution. En conséquence, 4.000 euros (1 million de Forints) devront être alloués à l’historien Laszlo Karsai pour dommage moral. Entre liberté d’expression et intolérance, la possibilité d’une utopie européenne? On ne sait ce qu’auraient décidé les juges dans le cas contraire, c’est-à-dire dans le cas de propos teintés d’antisémitisme tolérés au nom de la liberté d’expression… L’Europe se construit et c’est un bien, mais sur quel modèle? La question de la place de la critique dans la société se pose donc aujourd’hui, en tout cas en Hongrie. Censure ou tolérance, tolérance et censure, chacune de ces deux occurrences ont deux bords extrêmes, et leur point d’équilibre varie : l’intolérance constructive constituerait alors, peut-être, la possibilité d’une utopie. Franck Fontaine, 01/12/09 Article lié: Tensions communautaires en vue

Le retour en Hongrie d'un ancien nazi

Le retour en Hongrie d'un ancien nazi

13 novembre 2009 à 18 h 01 min 0 commentaire

L’Australie vient d’autoriser, sous la pression de la justice hongroise, l’extradition de Charles Zentai, ancien officier de la police hongroise pro-nazie et naturalisé australien depuis son arrivée au pays des kangourous en 1950. A 88 ans, il est accusé d’avoir torturé, puis tué un jeune juif à Budapest en 1944. A l’origine, c’est le centre Simon Wiesenthal, une organisation qui s’efforce de retrouver les anciens criminels nazis depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, qui a mis la main sur Zentai. Pour sa défense, ce dernier dit qu’au moment des faits qui lui sont reprochés, il avait déja quitté Budapest avec son régiment. C’est sur ce seul argument d’emploi du temps que le fils du criminel présumé entend aujourd’hui faire appel de la décision de Canberra pour que son père reste au chaud auprès des surfers de Perth.

Le DVSC mouline, Bodnar prend du sursis

Le DVSC mouline, Bodnar prend du sursis

26 septembre 2009 à 18 h 26 min 0 commentaire

Hier, le Debreceni VSC a peiné face au 10ème du championnat. De mauvaise augure avant de recevoir l’Olympique Lyonnais à Budapest mardi prochain. Côté faits-divers à Debrecen, Laszlo Bodnar a assez vite récupéré de son “choc psychologique” dû à son accident d’il y a un mois. Pour avoir tué un cycliste sur la route, il écope d’un an de prison avec sursis.

Discrimination scolaire : L’Etat hongrois mis en cause

Discrimination scolaire : L’Etat hongrois mis en cause

20 septembre 2009 à 20 h 01 min 1 commentaire

Quelques jours seulement après une lourde condamnation à l’encontre des deux parents d’écoliers absentéistes, une association militant en faveur des enfants défavorisés a annoncé poursuivre en justice l’Etat hongrois pour discrimination à l’école, a rapporté Népszabadság, jeudi dernier. Scandalisée de voir les écoles violer la loi relative à l’égalité des chances et continuer à discriminer les enfants Roms en toute impunité, la fondation »Chance for Disadvantaged Children » a déclaré déplacer son combat sur le terrain juridique et attaquer l’Etat hongrois en justice. La directrice de la fondation, Erzsebet Mohacsi, a justifié cette initiative par le fait que les employés des ministères concernés restent passifs malgré les nombreux rapports et études sociologiques les alertant sur cette question. Selon elle, depuis plusieurs années aucune mesure n’a été prise à l’encontre des écoles pratiquant la discrimination, et les enfants Roms continuent d’être systématiquement séparés pour recevoir une éducation « au rabais ». Les lourds investissements de l’Etat hongrois dans le cadre de son « Programme d’intégration » pour combattre les discriminations à l’école se heurtent au fait que la société hongroise supporte, ou tout au moins s’accommode, de ces discriminations. Selon les sociologues, les aides financières accordées à certaines écoles envoient un signal négatif aux parents d’élèves de la classe moyenne qui préfèrent inscrire leurs enfants dans des écoles bénéficiant d’une meilleure réputation. Vendredi 11 septembre, le quotidien Népszabadság rapportait la condamnation, inédite dans l’histoire de la justice hongroise, de deux parents d’élèves absentéistes à 16 mois de prison ferme. Article lié : Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants

Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants !

Emprisonnés pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants !

14 septembre 2009 à 14 h 16 min 0 commentaire

Les parents de deux écoliers Roms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi. Jamais auparavant en Hongrie deux parents n’avaient été condamnés à de la prison ferme simultanément pour une telle raison. Les deux condamnés sont parents de six enfants dont un nourrisson de trois mois. Deux d’entre eux, scolarisés à Sajókaza, dans le nord-Est de la Hongrie, ne se rendaient plus à l’école. L’association pour les libertés civiques « Társaság a Szabadságjogokért » (TASZ) a fait parvenir au président hongrois Laszlo Solyom une pétition dans laquelle il lui demandent d’intervenir en faveur des parents condamnés. Selon cette association, c’est l’école, où les enfants se sentaient mal, qui est à blâmer. « Sans doute en raison de leur origine Rom, ils [les deux enfants] étaient dévalorisés et ont été victimes de violences à plusieurs reprises. », argumente-t-elle. Cette affaire relance un vif débat sur la difficile intégration des enfants Roms dans le système scolaire hongrois. Certains pointant l’incapacité du système hongrois à les accepter quand d’autres dénoncent l’irresponsabilité parentale et une absence de volonté d’intégration de la part de la minorité Rom dans la société hongroise. Sajókaza est un bourg de 3000 habitants situé à 30km au Nord-Est de Miskolc. Cet ancien centre minier qui n’a pas résisté aux restructurations économiques est aujourd’hui frappé par le chomage. Un tiers de sa population est Rom et vit en périphérie du village dans des conditions misérables : leurs maisons sont délabrées, privées d’eau courante et d’installations sanitaires. Presque la totalité d’entre eux est sans-emploi et et survit avec les aides de l’Etat. Les parents de deux écoliers Roms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi. Les parents de deux écoliers Roms ont été condamnés chacun à 16 mois de prison ferme pour l’absentéisme scolaire de leurs enfants, a rapporté le quotidien Népszabadsag dans son édition de vendredi. Jamais auparavant en Hongrie deux parents n’avaient été condamnés à de la prison ferme simultanément pour une telle raison. Les deux condamnés sont parents de six enfants dont un nourrisson de trois mois. Deux d’entre eux, scolarisés à Sajókaza, dans le nord-Est de la Hongrie, ne se rendaient plus à l’école. L’association pour les libertés civiques « Társaság a Szabadságjogokért » (TASZ) a fait parvenir au président hongrois Laszlo Solyom une pétition dans laquelle il lui demandent d’intervenir en faveur des parents condamnés. Selon cette association, c’est l’école, où les enfants se sentaient mal, qui est à blâmer. « Sans doute en raison de leur origine Rom, ils [les deux enfants] étaient dévalorisés et ont été victimes de violences à plusieurs reprises. », argumente-t-elle. Cette affaire relance un vif débat sur la difficile intégration des enfants Roms dans le système scolaire hongrois. Certains pointant l’incapacité du système hongrois à les accepter quand d’autres dénoncent l’irresponsabilité parentale et une absence de volonté d’intégration de la part de la minorité Rom dans la société hongroise. Sajókaza est un bourg de 3000 habitants situé à 30km au Nord-Est de Miskolc. Cet ancien centre minier qui n’a pas résisté aux restructurations économiques est aujourd’hui frappé par le chomage. Un tiers de sa population est Rom et vit en périphérie du village dans des conditions misérables : leurs maisons sont délabrées, privées d’eau courante et d’installations sanitaires. Presque la totalité d’entre eux est sans-emploi et survit avec les aides de l’Etat.

Premières arrestations dans l'enquête des meurtres anti-Roms

24 août 2009 à 12 h 55 min 2 commentaires

Samedi dernier, à 2 heures du matin, dans un bar du centre de Debrecen, six Hongrois ont été arrêtés par la police dans le cadre de l’enquête des meurtres anti-Roms, ouverte depuis juillet 2008. Quatre d’entre-eux ont été placés en détention provisoire dès dimanche. La police a retrouvé des preuves accablantes contre ces individus, âgés de 28 à 42 ans, qui les accusent d’avoir participé aux attaques des 12 derniers mois, ayant fait six morts et cinq blessés graves. Cependant, les accusés nient toujours les faits. Une enquête qui porte enfin ses fruits C’est Jozsef Bencze, chef de la police nationale, qui a lui-même tenu les médias au courant tout le week-end. Les quatres criminels présumés formeraient selon lui, sinon la totalité, la tête de ce mini commando anti-Rom. La police avait commencé à les surveiller après le dernier assaut dans une habitation tsigane de Kisleta, le 3 août dernier, tuant Maria, 45 ans, et blessant grièvement sa fille adolescente par balles pendant leur sommeil. Depuis, ils ont été confondus dans neuf affaires criminelles anti-tsiganes, notamment grâce aux analyses d’ADN prélevés sur les lieux des crimes. Des armes, des munitions, et des cartes indiquant des coordonnées précises quant aux cibles qui furent visées ont été retrouvées lors des perquisitions effectuées à leurs domiciles. L’écoute de plusieurs de leurs conversations téléphoniques avant et après les meurtres a aussi été à la base de leur inculpation. Une arrestation “prématurée” mais nécessaire Leur arrestation immédiate a été motivée par des preuves indiquant qu’ils allaient frapper de nouveau, dans un avenir proche. Sans la découverte de cartes explicites dans leurs véhicules, la police les auraient certainement surveiller un peu plus longtemps afin d’établir si des complices pouvaient s’ajouter à ce sinistre “quatuor”. Selon Bencze, les quatre accusés, soit dit-en-passant tous les quatres videurs dans deux bars de Debrecen, projetaient une prochaine attaque contre des gitans d’un village de la région de Nograd. Le profil raciste n’est pas encore officiellement établi Selon Népszabadsag, deux des tueurs sont frères, dont l’un aurait admis avoir eu des motivations racistes. Mais, pour Bencze, cela ne suffirait pas à donner un caractère purement raciste à leurs assassinats. Selon MTI cette fois, l’expert et le fournisseur en explosifs, en armes et en munitions de la bande était soldat de la mission hongroise de la KFOR au Kosovo jusqu’en 2008. Enfin, un autre fut déja suspecté d’avoir pris part à l’incendie criminel de la synagogue de Debrecen en 1995. Les réactions politiques Après que les médias étrangers aient commencé à se mêler de l’affaire anti-Roms, celle-ci a pris depuis quelques mois une ampleur inhabituelle en Hongrie. Par conséquent, la pression montante des politiques sur la police n’est certainement pas pour rien dans cette arrestation, qui intervient au moment même où la récompense aux infos venait de doubler, passant ainsi à un million de forints. Très consensuel à l’instar de sa fonction, le président hongrois Laszlo Solyom a déclaré qu’après ces arrestations, “le pays tout entier devrait exprimer son soulagement”, ajoutant que le retour au calme et la confiance en la loi et en l’ordre se doivent de revenir là où les drames ont eu lieu. Le Premier Ministre Bajnai a salué le travail des quelques 120 personnes qui ont concouru à résoudre selon lui la plus grande affaire de meurtres en série du pays de ces dernières années. De son côté, la communauté Rom de la région de Szabolcs reste méfiante, et continue de faire patrouiller certains de ses membres dans les villages à forte population tsigane, convaincue que certains coupables courent toujours. Articles liés : Roms, le jour le plus long Meurtres anti-Roms, l’enquête avance doucement La théorie du complot rejetée Les « experts » chez les tziganes deux suspects dans les « commandos » anti-Roms Attentats anti-Roms, que fait la Police?

Meurtres anti-Roms, l'enquête avance doucement

12 août 2009 à 19 h 54 min 0 commentaire

La police a annoncé hier avoir avancé dans son enquête sur les meurtres de personnes issues de la communauté Rom, qui touchent depuis plusieurs mois la Hongrie. L’oeuvre macabre serait le fait d’un groupe de 4 personnes que la police recherche activement. Cependant, certains membres auraient quitté la bande jusqu’à ce que celle-ci ne soit constituée plus que d’une seule personne, ont annoncé les enquêteurs. « Certains auteurs des crimes commis ont dû se rendre compte de la gravité de leurs actes, et ont probablement changé d’avis et décidé de ne plus participer aux meurtres » a expliqué la police, en ajoutant que ceux qui ont quitté le groupe seraient jugés avec plus de clémence. La police considère l’individu « restant » comme expérimenté, très compétent avec des armes à feu et préparant ses actions de façon minutieuse. Depuis juillet dernier ce sont 9 attaques qui eurent lieu contre les Roms de Hongrie , avec pour conséquences 6 décès. La dernière victime, une femme de 45 ans a été abattue dans sa maison, au Nord-Est du pays. La police qui a reçu l’aide du FBI pendant quelques mois, n’a à ce jour qu’une liste de 3 suspects. Lundi dernier, après avoir rencontré le Premier Ministre Bajnai, le Président Laszlo Solyom a annoncé publiquement son soutien et celui de tous les hongrois à la communauté rom. Articles liés: Roms, le jour le plus long La théorie du complot rejetée dans l’affaire des meurtres anti-Roms Attentats anti-Roms, que fait la police?

Rebondissement dans l'affaire Ophélie

Rebondissement dans l'affaire Ophélie

24 juillet 2009 à 8 h 17 min 1 commentaire

Le tabloïd hongrois Blikk continue d’en faire ses choux gras. En Une mardi, c’est encore son père, Francis Bretnacher, qui s’exprimait sur les circonstances de la mort d’Ophélie. Selon lui et les nouvelles analyses d’un médecin légiste, l’étudiante Erasmus française serait morte dix heures après ce qui a été originellement constaté. Pour Mr. Bretnacher, cela exclue la thèse du suicide et montre qu’elle aurait été détenue contre son gré dans un lieu inconnu de 2 heures du matin jusqu’à midi. A la suite de ces déclarations, une porte-parole de la police de Budapest, Eva Tafferner, a indiqué que l’enquête est encore en cours et que les inspecteurs continuent de recueillir les avis de nombreux spécialistes. Ophélie Bretnacher avait disparu la nuit du 4 décembre dernier, et les dernières images d’elle vivante ont été prises par les caméras de vidéo surveillance entre le club Portside sur Dohany utca et l’entrée du Pont des Chaînes, sur le Danube. Son sac à main fût retrouvé le soir même sur le pont, tandis que son corps n’allait l’être que le 12 février, dans un renfoncement des docks Mahart, sur l’île de Csepel, au sud de la ville. Articles liés: Ophélie : un an après, l’enquête est toujours au point mort La famille d’Ophélie Bretnacher porte plainte pour meurtre

La rébellion de la Magyar Gárda

La rébellion de la Magyar Gárda

6 juillet 2009 à 19 h 28 min 4 commentaires

Deux jours après la dissolution officielle de la Magyar Garda, l’organisation n’a pas manqué de faire parler d’elle. Victimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest, elle a réussi un gros “coup” – du moins médiatique – en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières. La vie s’est arrêtée plus de 4 heures au centre de la capitale, tout autour de Déak tér, d’Andrassy ut à Astoria. Voir le diaporama. Samedi 17h, Erzsébet tér, sur la pelouse de l’espace privé du Gödör Klub. D’ordinaire c’est la jeunesse un peu bobo de Budapest qui s’y prélasse. Mais ce samedi, la population avait soudainement changée. Les “soldats” de la Magyar Garda ne sont d’ailleurs pas aussi jeunes que ce que les dirigeants de Jobbik affirmaient il y a deux ans, à sa création. Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées (lire la Garde hongroise est morte, vive la Garda). Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à se manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart). Depuis la décision de justice de jeudi dernier, qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation du week-end était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque. La police avait bien pensé à boucler les lieux habituels des échauffourées des ultra nationalistes, Szabadsag tér et la Basilique St Istvan par exemple, où le mariage de la semaine a dû se faire à huis clos. Ils n’avaient cependant pas prévu un rassemblement si gros et aussi organisé autour d’un espace privé. Cela dit, les lieux prévisibles n’étaient pas très éloignés du vrai rassemblement. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise. Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. L’organisation militante du Jobbik pour cet évènement s’est également montrée très efficace, avec son propre service de presse et ses propres médecins, qui n’ont cependant assurer qu’une petite partie des soins. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois… Articles liés : La Garde hongroise est morte, vive la Garda Les liaisons dangereuses de la police avec l’extrême droite Attentats anti-Roms: que  fait la police? Vers une criminalisation du négationnisme? Emeutes à la manif anti Bajnai L’Europe au Jobbik!

La Garde hongroise est morte, vive la Gárda

La Garde hongroise est morte, vive la Gárda

2 juillet 2009 à 16 h 45 min 1 commentaire

La Cour d’Appel de Budapest a confirmé aujourd’hui la dissolution de la Garde hongroise. La Gárda avait fait appel d’une décision de justice en décembre 2007 qui avait jugé l’organisation liberticide. C’est bel et bien terminé pour la Garde en tant qu’association officielle. Le Jobbik avait créé la « Magyar Gárda » en juin 2007 pour « préparer spirituellement et physiquement la jeunesse hongroise aux situations extraordinaires qui demanderaient la mobilisation du peuple ». Concrètement et officiellement, la Garde dont les membres étaient habillés en uniformes ressemblants à ceux des Croix-Fléchées, organisait des parades aux allures martiales, ouvertement anti-roms, lors de rassemblements politiques du Jobbik ou dans des villages à forte communauté tziganes après que ceux-ci aient été touchés par de violents meurtres xénophobes. La Garde qui refusait de reconnaitre aux Roms les mêmes droits qu’aux hongrois avait lancé une campagne contre les « criminels tziganes » et n’hésitait pas à faire des amalgames plus que douteux. Lors de la décision de justice initiale en décembre 2007, un membre du tribunal avait expliqué que « les membres de l’Association culturelle et traditionnelle de la Garde hongroise ont créé une atmosphère de crainte, alors que ses activités — comme les défilés de ses membres et les discours de ses dirigeants au sein des villes ou villages habités par les Tziganes — violent la dignité de la minorité tzigane ». La Cour d’Appel a confirmé aujourd’hui que loin de résoudre des conflits, la Gárda a « fait naître de nouvelles tensions ». La Cour a statué que les activités de la Garde hongroise outrepassaient ses droits en tant qu’association et étaient liberticides envers la communauté rom. Deux raisons selon la justice, pour confirmer la dissolution de la Magyar Gárda. Nul doute que le millier de membres de la maintenant défunte Garde ne vont pas se convertir au libéralisme, mais continuer leurs activités de façon officieuse, comme ce fut déjà le cas pour certaines de leurs « actions » non revendiquées officiellement. La Garde hongroise est morte, vive la Garde hongroise.

Deux suspects dans les "commandos" anti-Roms

27 avril 2009 à 11 h 35 min 0 commentaire

Selon Jozsef Bencze, chef de la police nationale hongroise, ce sont des traces ADN retrouvées sur les lieux d’un des récents crimes à l’encontre de victimes tziganes qui pourraient aujourd’hui confondre deux individus déjà fichés à la police. Après le nouveau meurtre par balles de mercredi dernier et sous la pression croissante des ONG pour les droits des Roms, la police semble être enfin dans l’obligation de fournir des résultats dans ces enquêtes. Premier signe de la bonne volonté des autorités, la prime aux infos significatives concernant les assassinats de Nagycsécse, Tatárszentgyörgy, et en particulier le plus récent, de Tiszalök, a été augmentée de 10 à 50 millions HUF samedi dernier. Proposition du nouveau Premier Ministre lui-même, Gordon Bajnai. La veille, Bencze confiait au quotidien Nepszabadsag de nouveaux éléments de l’enquête aux sept récentes attaques meurtrières de nature similaire. La dernière d’entre elles, à Tiszalök, pourrait selon lui être liée aux autres. Le fait que les crimes ne peuvent être l’oeuvre d’un seul individu a également été établi. L’analyse des deux types d’ADN retrouvés sur les lieux d’une des attaques devrait rapidement confirmer cette thèse et peut-être aider à retrouver “l’équipe” de coupables au grand complet. Toujours selon Bencze, les Roms de ces localités ont dû avoir affaire à des individus très familiers des armes et bénéficiant de facilités logistiques leur permettant d’opérer et de disparaître rapidement, de nuit et sur des terrains peu praticables. La nature même des attaques prouve qu’elles émanent d’organisations bien huilées. La police a mobilisé environ 70 agents sur ces affaires, dont certains experts de sa section criminelle. A ce jour, 2 000 personnes vivant dans les environs des drames ont déjà fait l’objet d’interrogatoires.

Vers une criminalisation du négationnisme?

23 avril 2009 à 18 h 58 min 0 commentaire

Samedi dernier plusieurs centaines de manifestants d’extrême droite, subtil melting-pot composé de la Magyar Garda, du Jobbik et de néo-nazis, manifestaient dans les rues de Budapest pour exprimer ouvertement leur négationnisme et critiquer l’hégémonie sioniste. Lundi, le Ministre de l’Education István Hiller a demandé aux parlementaires de créer une loi visant à criminaliser le négationnisme, tout en soulignant que c’est déjà le cas dans plusieurs pays européens. Si le texte passe, ces manifestations seraient alors illégales. Le Fidesz a demandé la création d’une enquête parlementaire visant à savoir pourquoi les forces de l’ordre ont encadré la manifestation plutôt que de l’avoir dispersée. Le chef de la police hongroise a demandé un rapport sur l’incident aux forces de l’ordre de la capitale. Chose plus ou moins étonnante lorsque l’on sait que le parti conservateur a souvent tissé des liens idéologiques avec l’extrême droite (MIEP et Jobbik), notamment en n’hésitant pas à faire des amalgames entre communistes (aujourd’hui « socialistes », MSzP) et « juifs », tout en jouant avec certains symboles (la grande Hongrie). De nombreux juifs étant, après la deuxième guerre mondiale, devenus dignitaires communistes, le ressentiment à l’égard des juifs après la chute du régime a augmenté, à travers ces amalgames avec les communistes qui à l’époque n’étaient pas à leur plus grande côte de popularité. Et le travail du Fidesz, historiquement opposé au MSzP, les traitant de communistes a attisé ce feu d’antisémitisme entretenu par l’extrême droite. Cet antisémitisme de l’extrême droite hongroise est donc un mélange de conservatisme social et religieux (le MIEP représente ce courant d’extrême droite religieuse), de nationalisme, d’anticommunisme, mais également d’antisionisme, même si leurs préoccupations sont beaucoup plus nationales qu’internationales. En ce sens, l’antisémitisme visant les « juifs » hongrois se transforme en antisémitisme plus global (avec par exemple ces manifestations pronant le négationnisme) et un racisme envers certaines communautés, notamment tziganes, comme en témoigne la série de meurtres de ces derniers mois. Notons que le Fidesz a tout de même essayé de se démarquer politiquement et publiquement des mouvements d’extrême droite, même si cela ne s’est pas toujours traduit socialement. Que le Fidesz demande à la police de faire une enquête, cela semble toutefois être quelque chose de positif et d’important. Car le laissez-faire accordé à la police n’est pas étranger à certains choix ou absence de choix politiques. Néanmoins, nous sommes en droit de nous demander pourquoi. Il semble très douteux que le Fidesz s’oppose à ce projet de loi criminalisant le négationnisme, malgré leur opposition à la coalition au pouvoir SzDSz-MSzP. Ce projet de loi touche donc quelque chose de plus vaste qu’une « simple » criminalisation du négationnisme : un coup majeur de l’échiquier politique est joué, forçant le Fidesz à retrouver une position et atténuant les forces de l’extrême droite qui devenaient de plus en plus puissantes. Malgré le faible nombre de partisans d’extrême droite sur le plan numérique, l’augmentation des coups médiatiques (création de la Garde Hongroise – Magyar Garda – se réclamant des croix-fléchées, nombreuses manifestations et installation de stands sur certaines places de Budapest), l’avait renforcée. Il est difficile de dire quelles seront les conséquences de cette loi dont le texte n’est pas encore établi. Un affaiblissement, sans doute, du Jobbik et du MIEP, qui ne pourront plus faire valoir certaines de leurs revendications, ni inviter des personnes comme David Irving, célèbre négationniste britannique interdit de séjour dans de nombreux pays. Il parait également évident qu’ils auront certaines réponses à offrir et que les revendications scandées lors de leurs rassemblements futurs ne seront peut être pas ouvertement négationnistes mais existeront bel et bien. Peut-on imaginer que la gauche, en voulant bloquer l’extrême droite, va venir en aide au Fidesz en leur permettant de reprendre une place à la fois plus libérale et plus nationaliste ?