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Un centre de réfugiés incendié dans le sud-est de la Hongrie

13 novembre 2013 à 6 h 30 min 0 commentaire

Un centre d’accueil de demandeurs d’asile a été incendié et plusieurs fenêtres brisées, lundi, à Békéscsaba dans le sud-est de la Hongrie, a rapporté MTI. Le feu a détruit trois pièces d’habitation dans le centre de Békéscsaba, mais aucun blessé n’a été signalé dans l’établissement qui abrite 192 ressortissants étrangers en attente de traitement de leurs demandes d’asile, selon un communiqué du bureau local de l’immigration.

La Fidesz pense au droit du sol pour octroyer la nationalité hongroise

20 octobre 2011 à 12 h 53 min 0 commentaire

Mardi au parlement, Antal Rogan (député Fidesz), a proposé que la loi sur la citoyenneté hongroise soit amendée, de façon à ce que la nationalité hongroise soit accordée aux enfants étrangers nés en Hongrie et dépourvus d’autre nationalité.

Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche

Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche

2 février 2011 à 4 h 00 min 0 commentaire

Ce n’est pas tous les jours qu’un film à la fois français, roumain et hongrois sort en salle en France. « Morgen », du réalisateur Marian Crisan, raconte l’histoire d’un immigrant clandestin turc qui échoue dans un petit village roumain adossé à la frontière hungaro-roumaine et rencontre Nelu, un quarantenaire, vigile de supermarché, qui promet de l’aider à la franchir pour rejoindre l’Allemagne. Vous l’aurez compris, le film s’attaque au thème – très en vogue depuis « Welcome » – de l’immigration vers Union européenne. Ce film est particulièrement d’actualité alors que la Hongrie qui préside l’Union européenne tente à tout prix de repousser plus à l’Est cette fameuse frontière de sécurité de Schengen que l’immigrant turc veut franchir. L’idée de ce film est apparue à son réalisateur roumain en 2007 alors qu’il lisait un fait divers relatant l’arrestation de deux Turcs qui tentaient de passer cette frontière. Espérons que des cinémas hongrois le programment prochainement. Date de sortie en France : 2 février 2011 Réalisé par Marian Crisan Long-métrage

L’inexorable déclin du peuple magyar

L’inexorable déclin du peuple magyar

5 octobre 2010 à 13 h 28 min 3 commentaires

La population hongroise est passée sous le seuil hautement symbolique des 10 millions d’habitants. L’évènement, même s’il était attendu, est vécu comme un petit traumatisme en Hongrie et place ce pays face à de grands défis comme l’immigration et l’intégration de sa minorité rom.

Des Roms gagnent au jeu du chat et de la souris

Des Roms gagnent au jeu du chat et de la souris

10 septembre 2010 à 10 h 45 min 2 commentaires

Munis de leurs arrêtés de reconduite à la frontière, des Roms roumains ont décidé jeudi dernier de passer à pied la frontière dans un village franco-belge du Nord, sous le contrôle d’un huissier. Ils ont fait quelques pas sur le territoire belge avant de revenir en France. Cette opération organisée par deux avocats spécialistes du droit des étrangers avait pour objectif de contrer la politique française d’expulsion massive des Roms vers la Roumanie et la Bulgarie, par avion, et de démontrer que celle-ci allait à l’encontre de la logique de la construction européenne. Selon l’un des deux avocats, Me Berthe, « les Roms ont exécuté l’arrêté de reconduite, qui devient nul, et peuvent donc revenir en toute légalité, en tant que ressortissants européens, sur le sol français ». Comme tout citoyen d’un Etat de l’Union européenne, les Roms roumains et bulgares peuvent entrer en France sans formalité particulière et y rester trois mois sans avoir à justifier d’une activité. Au-delà, ils doivent avoir un emploi, suivre des études ou justifier de ressources suffisantes, et avoir une assurance maladie. Source : La Voix du Nord Articles liés : Tous les chemins mènent aux Roms (2/4) : « le temps des gitans » … dans l’Union Européenne Tous les chemins mènent aux Roms (3/4) : « l’effet papillon » du fait divers de Saint-Aignan Tous les chemins mènent aux Roms (4/4) : le point de vue de la presse hongroise, Sarkozy et la stratégie Berlusconi Soros critique la France pour les expulsions de Roms La ségrégation pour éviter « la guerre civile » En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus

Dossier : Tous les chemins mènent aux Roms (3/4)

Dossier : Tous les chemins mènent aux Roms (3/4)

7 septembre 2010 à 16 h 37 min 1 commentaire

L’effet papillon du fait divers de Saint-Aignan Comme nous l’avons vu dans les articles précédents du dossier, la discrimation à l’égard des Roms n’est certainement pas une spécificité hongroise et le  » pays des Droits de l’Homme » n’est pas un Eldorado. Quand les temps sont difficiles, on a tendance à chercher des boucs-émissaires et malheureusement, cette règle s’est une nouvelle fois vérifiée cet été. Rappel des faits. Dans la nuit du 16 juillet 2010, un jeune voleur rom se fait descendre par des gendarmes à Saint Aignan, dans le Loir-et-Cher. Le lendemain, des jeunes de sa communauté saccagent des bâtiments publics dans les environs. Dix jours après, c’est le président de la République en personne qui bombe le torse et annonçe une série de mesures coercitives à l’encontre de l’ensemble de la communauté tsigane (démantèlement de camps et expulsions manu militari des sans-papiers). Fin juillet, suite à une réunion de crise à l’Elysée sur la “question Rom”, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux promet que 700 Roms roumains et bulgares seront renvoyés “chez eux” d’ici la fin du mois d’août. Auparavant, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, était déja sorti du bois en déclarant à RFI que la question des Roms devrait être « une condition » pour l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen, prévu en mars 2011. Il en avait également profité pour critiquer ouvertement les Roumains de ne pas avoir su intégrer leurs propres citoyens. A cette provocation, la réponse roumaine ne s’est pas faite attendre, par l’intermédiaire de la ministre à la Justice, Catalin Predoiu. Bien que la Roumanie et la France soient tombées d’accord sur une coopération, Mme Predoiu a déclaré que cela ne voulait pas dire pour autant que la France pouvait “utiliser des bulldozers pour détruire des campements et blâmer publiquement la Roumanie”. Le 19 août, le premier vol de rapatriement de Roms fait grand bruit dans l’opinion publique et les médias, alors que depuis le début de l’année, une vingtaine de vols de ce genre ont déja eu lieu, expulsant près de 8000 membres de la communauté, dont la plupart sont Roumains. Quand Paris sape le « travail » de Bruxelles sur la question Rom Depuis, la France persiste à s’enfoncer dans la démesure et la communication à outrance sur le sujet. Logiquement, les réactions internationales pleuvent : la répression de la République est critiquée par les Nations-Unies et par l’Union Européenne. Le 31 août, le ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale Eric Besson, accompagné de Pierre Lellouche, sont envoyés à Bruxelles pour être auditionnés par la Commission sur ces expulsions. Cet été, selon Bruxelles, l’attitude des autorités françaises a donc été à rebrousse poil des efforts des institutions communautaires pour remédier aux difficultés d’une population pourtant européenne, mais non moins stigmatisée à travers le continent. Pourtant, le 29 juillet, un feu vert avait été donné à la France par Bruxelles, qui confirmait, comme le martèle aujourd’hui Eric besson, que ces expulsions étaient conformes au droit européen, à condition qu’elles soient décidées au cas par cas. A ce moment-là, le gouvernement français a compris que plus grand chose ne l’empêchait d’expulser les Roms de son territoire vers la Roumanie et la Bulgarie. Avec l’émeute de Saint-Aignan, il tenait enfin son alibi pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière et débarrasser la France de ceux qu’il juge comme des « traine-savates » venus de l’Est. Mais personne n’est dupe, en particulier la presse étrangère : cette communication sécuritaire, dans laquelle le président Sarkozy – ancien « premier flic de France » – pensait se sentir à l’aise, était bien sûr avant tout une aubaine pour le gouvernement, pour détourner l’attention de l’opinion publique du feuilleton qui secouait alors la République au début de l’été: l’affaire Woerth-Bettencourt. Le gouvernement aurait peut-être mieux fait de s’abstenir d’instrumentaliser ce fait divers, alors que la France n’est toujours pas en conformité avec les règles européennes. Viviane Reding, commissaire en charge de la justice et des droits fondamentaux des citoyens et le Conseil de l’Europe lui a notifié le 30 juin qu’elle violait sept articles de la Charte sociale européenne concernant les gens du voyage et les Roms : création d’un nombre insuffisant d’aires d’accueil, mauvaises conditions de vie et des dysfonctionnements de ces aires, accès insuffisant au logement des gens du voyage sédentarisés, procédures d’expulsion qui peuvent être mise en œuvre la nuit ou en hiver et comporter des violences injustifiées, discriminations liées à la loi du 3 janvier 1969 notamment concernant le droit de vote, manque de moyens mis en œuvre pour lutter contre l’exclusion sociale, difficultés d’accès au logement des Roms migrants en situation régulière… Rien que ca ! Mais la France n’a pas attendu de se faire rappeler à l’ordre par l’UE. Elle violait déja également ses propres codes. Notamment la loi « Besson », datée de 2000, qui oblige toute commune de plus de 5.000 habitants à se doter d’une aire d’accueil pour les gens du voyage. A l’heure actuelle, moins de la moitié des places d’accueil prévues sur toute la France sont ouvertes. Source : Résolution du Conseil de l’Europe adoptée le 30 juin 2010 Articles liés : Tous les chemins mènent aux Roms (1/4) Tous les chemins mènent aux Roms (2/4) : « le temps des gitans » … dans l’Union Européenne Tous les chemins mènent aux Roms (4/4) : le point de vue de la presse hongroise, Sarkozy et la stratégie Berlusconi Soros critique la France pour les expulsions de Roms La ségrégation pour éviter « la guerre civile » « Ne craignez rien Hongrois, les Tsiganes sont là » Toni Gatlif : la voix des Roms Wiesel : « La honte de votre nation » La « question rom » selon Bajnai Discrimination à l’école: Strasbourg surveille la Hongrie Aveux d’un suspect dans l’affaire des attaques anti-rom En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Ca sent la poudre chez les Roms Tensions communautaires en vue L’OPAC slovaque paie des Roms pour s’expatrier Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms Roms, le jour le plus long

Le seuil démographique des 10 millions est imminent

26 août 2010 à 21 h 40 min 9 commentaires

Comme l’an dernier à la même période, les statistiques démographiques de la nation hongroise sont bien tristes. Mardi, l’Institut Central de Statistique (KSH) rapportait que sur le premier semestre de cette année, la population de la Hongrie a décliné de 10 000 individus. Sans un solde migratoire positif, la baisse aurait été deux fois plus importante. La différence entre les naissances et les décès a en elle-même causé une baisse de 19 555 personnes de janvier à juin. Une baisse moins importante qu’en 2009 sur la même période, mais grâce à une immigration estimée à 9 600 individus, le déclin démographique est donc deux fois moindre. Avec près de 65 000 décès, la mortalité a baissé de 3,2% par rapport à la même période de l’année précédente, alors que la natalité est tombée  de 4,3%, avec un peu plus de 45 000 naissances. Dans ce pays, on continue donc de mourir plus qu’on ne naît (+20 000). Comme l’an passé, ces chiffres témoignent d’une structure de population en voie de vieillissement accéléré. La population a été évaluée en juillet à 10 004 000 personnes. Un redressement de la natalité tel que la Hongrie n’en a jamais connu -toujours aussi improbable alors que la crise perdure- ne suffirait même pas à inverser un déclin démographique amorcé au début des années 80. Sans apport migratoire massif, la population hongroise est condamnée à vieillir encore plus et à passer, dans les prochains mois, sous le seuil hautement symbolique des 10 millions d’âmes. Article lié : Bientôt moins de 10 millions d’habitants !

La mauvaise herbe du Mékong en banlieue de Budapest

La mauvaise herbe du Mékong en banlieue de Budapest

9 février 2010 à 13 h 43 min 0 commentaire

Il y a quelques jours, le portail d’informations hongrois Index.hu proposait un petit « topo » sur les narco-trafiquants Vietnamiens en Hongrie. En 2009, la police hongroise a débusqué 32 plantations de cannabis, rien qu’à Budapest. Les appartements, équipés pour la culture intensive, étaient occupés exclusivement par des Vietnamiens. La police estime qu’il en existe encore beaucoup d’autres, à Budapest et ailleurs en Hongrie. Ce coup de pied dans la fourmilière a d’ailleurs provoqué un phénomène migratoire de ces clandestins asiatiques vers l’Est du pays. D’après Norbert Rodler, de la BRFK, spécialisé dans la lutte anti-drogue, « les Vietnamiens » ont la main mise sur le marché de l’herbe en Hongrie. Les pionniers du trafic avaient commencé très fort, en vendant de l’héroïne dans la rue, mais ils se sont vite aperçus que l’herbe allait vite devenir une valeur sûre et beaucoup plus lucrative sur ce terrain, assez novice en la matière. A partir de là, « l’herbe vietnamienne » s’est produite de façon industrielle, tout en obtenant une qualité rivalisant avec les espèces hollandaises de base. Un trafic de drogue qui repose sur un trafic d’êtres humains… « Cela fait déjà cinq, dix ans que les Vietnamiens ont commencé à produire de la marijuana en Angleterre. Ce n’est qu’après la grande vague en 2007, 2008 en Tchéquie, qu’ils se sont également installés en Hongrie fin 2008. » – précise Rodler. On parle ainsi d’un réseau international de la drogue, avec des liens rapprochés en Europe centrale. A la tête de l’organisation, Index révèle que l’on trouve des hommes d’affaires, qui résident et travaillent légalement en Europe depuis plusieurs années. Ils investissent de l’argent dans le milieu lequel s’occupe de la distribution de la drogue et du trafic de la main d’oeuvre clandestine pour les cultures. Cependant, ces immigrés viendraient travailler en Europe de leur plein gré, de jeunes hommes la plupart du temps, envoyés par leurs familles pour 4000 euros en moyenne afin de renvoyer une bonne partie de ce qu’ils gagnent au Viêt Nam. Malheureusement, peu de ces jeunes clandestins trouvent un vrai job à leur arrivée, l’organisation de passeurs ne leur fournissant que des faux papiers, et rien d’autre. Souvent confrontés à la barrière de la langue, ils se retrouvent rapidement entre eux pour s’entre aider, alimentent le réseau et finissent par travailler dans un espace réduit, fermé, parfois mal ventilé et au milieu des substances illicites. … et sur un marché de l’immobilier très propice Les logements où sont installées leurs cultures sont toujours dans les arrondissements de la périphérie de Budapest. L’organisation loue des grandes demeures familiales (au moins 150 m2), à un prix souvent très avantageux. Ils profitent ainsi du plancher, assez stable, du marché de l’immobilier en banlieue, et en Hongrie en général. Les propriétaires hongrois, eux, se frottent d’ailleurs les mains de trouver des locataires quels qu’ils soient, et acceptent de ne jamais venir contrôler ce qui se passe dans leur propriété. Index raconte qu’après avoir pris leurs quartiers, les Vietnamiens transforment les lieux très vite. Ils vident la maison de tout ce qui encombre, et parviennent  à détourner l’électricité, en quantité industrielle, prétextant utiliser des machines à coudre. Le système d’aspiration et d’éclairage fonctionne donc, lui aussi illégalement.  L’odeur, très forte, de la marie-jeanne fraîche est alors aspirée et ne peut se répandre autour de la maison. Pour encore plus de discrétion, les occupants placent un voile sur les fenêtres, une cloison de bois juste devant, et des lampes programmées pour s’allumer et s’éteindre entre les plaques et les fenêtres. Ils donnent ainsi l’impression aux voisins de vivre là comme les autres. Douze tonnes pour douze milliards par an L’investissement est évidemment très rentable. «  L’année dernière deux tonnes d’herbe ont été saisies, laquelle arrive à maturité en deux mois. La récolte peut se faire six fois par an, elle atteint donc les douze tonnes. Et même si les Vietnamiens cassent les prix (disons mille forint par gramme), leur chiffre d’affaires est de 12 milliards HUF par an. » – explique Mr. Rodler. Tout en bas de l’échelle commerciale, le consommateur retrouve moins d’un gramme d’herbe à 2000 – 2500 HUF. Lorsque la chasse aux narco trafiquants vietnamiens a commencé en Tchéquie, ceux-ci se sont réorientés au centre de l’Est européen, à Budapest. Désormais en proie à des coups de filets hongrois, il se déplacent toujours vers l’Est, dans les campagnes de Borsod, Szabolcs et Csongrad. Malgré les rumeurs, il n’y pas de production d’herbe à Józsefváros (le 8ème arrondissement), mais c’est en partie là, selon la police, où ils stockent le matériel nécessaire à l’ouverture de nouveaux « jardins d’hiver ». Sur les lieux d’une culture, il y a toujours eu des informations sur un autre endroit de production. C’est comme ça que la police a pu faire le lien entre les différentes cultures et observer les livraisons. Parfois, il arrive aussi que ce soit les proprietaires qui préviennent la police après avoir vu l’état de leur maison. „ À chaque fois que nous sommes entrés dans une de ces maisons, la réaction des occupants était spéciale. Les „esclaves”, conscients d’encourir 10 ans de prison en cas d’arrestation (les dirigeants reçoivent en général une condamnation à perpétuité), tentent de s’échapper, même „en tongs”. En tout cas ils s’enfuient toujours et ne réagissent jamais avec violence.” conclue Rodler. Juli Sandor source: index.hu Articles liés: Le retour du champion par la case prison Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue? Toujours plus de coke à Budapest Drogue: nouvelle saisie des stups Saisie massive de marijuana à Budapest

Toujours plus d’étrangers

28 janvier 2010 à 16 h 29 min 2 commentaires

Le nombre de résidents étrangers en Hongrie a augmenté, a annoncé lundi Zsuzsanna Végh, directrice du Bureau de l’Immigration et de la Citoyenneté. 216 000 possèdent un permis résidence, un chiffre en augmentation de 15% par rapport à l’année précédente Mme Végh a ajouté que le nombre d’étrangers habitant en Hongrie devait être plus important que les chiffres officiels, car nombre d’entre eux ne sont pas enregistrés. La plupart des immigrés non enregistrés ne sont pas illégaux, mais des européens profitant de l’ouverture de la Hongrie à l’espace Schengen depuis la fin 2007. Environ deux tiers des étrangers en Hongrie proviennent d’un pays de l’Union Européenne, avec une majorité d’allemands, de slovaques et de roumains. Les autres viennent essentiellement d’Ukraine, de Serbie et de Chine. Toutefois, l’immigration clandestine est en hausse par rapport à l’année dernière. Une augmentation stable depuis 2004. En 2009, 10 fois plus d’afghans sont rentrés en Hongrie que l’année précédente et représentent les clandestins les plus nombreux à pénétrer le pays. Alors qu’en Europe, l’immigration clandestine a chuté de 20% l’année dernière, elle a agumenté de 29% en Hongrie par rapport à 2008. Le nombre de demande d’asile a augmenté de 50%. Seulement 4% des demandeurs d’asile ont obtenu le statut de réfugié en 2009. Les autres ont été déportés dans 23 différents pays. Articles liés: En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Noyés de la Tisza: 7 passeurs arretés Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Les Afghans au top des immigrants clandestins

Les Afghans au top des immigrants clandestins

25 janvier 2010 à 0 h 17 min 0 commentaire

MTI rapportait hier les nouvelles données de la police des frontières de la région de  Mosonmagyaróvár, Sopron et Györ. Selon elles, les origines géographiques de l’immigration clandestine en Hongrie ont récemment changé, avec, en haut de la liste, l’Afghanistan et non plus le Kosovo. Hegyeshalom, à la frontière du nord-ouest de la Hongrie avec l’Autriche, reste le point de passage privilégié des clandestins, devant Sopron. Fait nouveau dans la méthode cependant, ils sont de plus en plus nombreux à voyager vers l’ouest par voie ferroviaire. Ils se cachent moins souvent dans les camions. La police de la région a appréhendé 494 clandestins l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2008, et la quantité croissante de procédures engagées contre les passeurs (52) a presque triplé. Quelques raisons des changements migratoires Les Ukrainiens et les Moldaves qui fournissent la main d’oeuvre illégale d’Italie, d’Espagne ou du Portugal auraient  tendance à passer par la Slovénie, et non plus par la Hongrie. La fin récente de l’obligation d’obtenir un visa de l’Union européenne pour les ressortissants de plusieurs pays des Balkans n’a pas encore affecté les statistiques jusqu’à maintenant. Il y a une route migratoire spéciale pour les Afghans, à travers la Grèce, où on estime que 200.000 d’entre eux projettent de rejoindre l’Europe de l’ouest. Le tarif des passeurs pour un Afghan est généralement de 7,000 à 8,500 euros. Ceux-ci voyagent habituellement seuls. Selon la police, ils se différencient en cela des Kosovars, qui sont souvent en famille. Par contre, le tarif s’adapterait à leur situation en chutant à 4000-5000 euros par personne. Rappelons toutefois que l’immigration clandestine tourne souvent mal, avec de nombreux accidents de personnes, comme lors du naufrage d’une quinzaine d’Albanais du Kosovo il y a 3 mois dans la Tisza. L’an dernier, des ressortissants de 52 pays différents ont été convaincus d’immigration clandestine dans la région de Mosonmagyarovar. Articles liés: En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Noyés de la Tisza: 7 passeurs arretés Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus

13 janvier 2010 à 19 h 26 min 0 commentaire

La police française a fait une descente, hier, dans un camp de fortune proche de Strasbourg. 4 familles Roms de Hongrie « sans-papiers » ont été emmenées en centre de rétention, en attendant d’être expulsées vers la Hongrie. Elles avaient pourtant fait une demande d’asile politique en avril 2009. Ces familles avaient quitté la Hongrie au moment le plus fort de la vague de crimes anti-Roms qui frappait le pays l’an dernier. Leur demande d’asile en France a cependant été refusée. Malgré la vive réaction des associations de soutien aux sans-papiers sur place, les membres de cette communauté hongroise, indésirables dans l’hexagone, ont été placés dans des centres à Lyon, Metz et Lille aujourd’hui. Par contre, à l’espace Pierre cardin à Paris cette semaine, il semble bien qu’on ait ses papiers. Sources: www.alsace.france3.fr Articles liés : Ca sent la poudre chez les Roms Tensions communautaires en vue L’OPAC slovaque paie des Roms pour s’expatrier Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms Roms, le jour le plus long La France, fief de la dynastie Sarkozy?

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

19 décembre 2009 à 15 h 01 min 0 commentaire

La police du Kosovo a procédé, mercredi dernier, à l’arrestation de sept trafiquants d’êtres humains liés à la mort de seize clandestins, suite au chavirage de leur embarcation dans le sud de la Hongrie, il y a deux mois, a rapporté l’agence de presse Beta. La police kosovare a été secondée dans son enquête par la force de police européenne au Kosovo, Eulex, et par les polices serbe et hongroise. Les sept personnes arrêtées étaient originaires des régions de Pristina, Pec, Gniljane et Kosovska Mitrovica. La population du Kosovo est la plus jeune d’Europe, 1/3 est âgée de moins de 15 ans, et durement frappée par le chômage, dont le taux officiel est proche de 50%. Pour les candidats à l’immigration, la Hongrie est le plus court chemin pour atteindre l’espace Schengen puis l’Europe de l’Ouest où ils espèrent trouver un emploi. Le coût du voyage s’échelonne de 2000 à 3000 euros par personne, directement versés aux filières d’immigration illégale. Chaque année, plusieurs centaines d’entre eux sont arrêtés par la police hongroise, proche de la frontière avec la Serbie le plus souvent. Articles liés: Des corps au compte-goutte Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

25 octobre 2009 à 12 h 16 min 0 commentaire

Le chavirement d’une embarcation dans le Sud de la Hongrie aurait, selon toute vraisemblance, coûté la vie à une quinzaine de personnes, des Albanais du Kosovo qui venaient de franchir illégalement la frontière entre la Serbie et la Hongrie. Les polices hongroises et serbes ont commencé les opérations de repêchage des corps. Ce matin, deux corps avaient été retrouvés en aval de l’accident en Serbie, et un en Hongrie. Trois personnes rescapées, un père, Argon Rama, et ses deux fils ont été trouvées proche de la rivière en état d’hypothermie. Selon les propos d’Argon Rama, rapportés par le porte-parole du gouvernement kosovar, Albana Beqiri, le drame aurait eu lieu entre le 14 et le 16 octobre dernier et 18 ou 19 personnes se trouvaient à bord. « Il est possible que ces personnes tentaient de traverser la frontière avec l’aide de trafiquants d’humains. Nous explorons cette possibilité », a indiqué le porte-parole de la police du département de Csongrad, Janos Pal. L’enquête sur cette filière d’immigration clandestine a été confiée à la mission de l’Union Européenne au Kosovo, EULEX. Selon le quotidien albanais de Priština Koha Ditore, des trafiquants impliqués dans cet accident auraient d’ores et déjà été identifiés, sans que la police kosovare ait confirmé cette information. Au début du mois, la police hongroise avait arrêté deux groupes de clandestins kosovars : l’un, de 19 personnes accompagnées de deux trafiquants d’êtres humains de Slovaquie, et le second, de six personnes.Plus que jamais, la Hongrie apparaît comme un pays de passage privilégié vers l’Ouest par les émigrants issus des Balkans, mais aussi du Moyen-Orient et d’Asie. Le renforcement considérable des mesures de sécurité aux frontières Sud et Est de la Hongrie, avec l’entrée du pays dans l’espace Schengen, ne dissuade pas les candidats à l’émigration.