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Soirée francophone ce vendredi à l’Akvarium (ex-Gödör Klub)

23 mars 2012 à 7 h 57 min 0 commentaire

La soirée francophone à l’Akvarium se fera essentiellement en compagnie du groupe culte Belge « Jaune Toujours », dont le mélange de styles explosif et urbain, chanté en plusieurs langues, est apprécié par le public et la presse bien au-delà des frontières belges. Avec l’énergie d’un groupe de rock (sans guitares !), le plaisir d’improvisation d’un combo de jazz, l’ouverture d’esprit de la musique du monde et le charisme des musiciens de rues, ils considèrent l’état du monde de façon poétique et pertinente. Ajoutons à cela une pincée d’autodérision typiquement bruxelloise et la recette est complète. C’est le groupe Rock roumain « Toulouse Lautrec » qui ouvrira cette soirée gratuite, à 21 heures. Clip Jaune Toujours Live @ Belgavox : « Ici Bruxelles »

Le mois le plus francophone de l’année

Le mois le plus francophone de l’année

9 mars 2012 à 8 h 57 min 0 commentaire

Comme tous les ans au mois de mars, la francophonie fait sa fête en Hongrie. Retrouvez le programme complet : francophonie.hu Parmi la multitude d’événements organisés à Budapest, on peut retenir le concert de Mélanie Pain samedi soir à l’A38. L’occasion pour elle de découvrir le « meilleur bar du monde » selon les lecteurs – électeurs de Lonely Planet (il semblerait que les internautes Hongrois aient pris la chose très au sérieux et qu’ils aient voté en masse). Ce concert sera aussi l’occasion d’un retour inédit de Mélanie en Hongrie, puisque la chanteuse est également l’une des voix (au charmant accent français) de Nouvelle Vague, un groupe programmé dans tous les festivals de l’organisation Sziget (Volt, Balaton Sound…) ces dernières années. Vendredi 24 mars à l’Akvárium (anciennement Gödör Klub), les Psycho Mutants – groupe  franco-hongrois de rockabilly-punk originaire de Pécs – seront en terrain conquis. Faisons leur confiance pour accueillir comme il se doit les roumains francophiles Toulouse-Lautrec, trois rockeurs « beaux gosses » qui remplissent régulièrement les salles de concert de Bucarest. Vendredi 30 mars, pour conclure en beauté dans la langue française, la bande Des Papous dans la tête de France Culture viendra – comme tous les ans depuis 2008 – à l’Institut Français pour jouer avec les mots devant le public francophone de Budapest. Le lendemain matin, les amateurs pourront revenir à l’IFB pour les rencontrer et créer leur propre texte autour des 10 mots de la francophonie 2012. Parmi les artistes et les écrivains de l’équipe de Françoise Treussard, la « papou » franco hongroise Eva Almassy (photo) sera encore de la partie pour cette récréation littéraire inédite. Articles liés : La récré littéraire des Papous dans la tête (interview avec Eva Almassy, mars 2011) Soirée rock français à l’A38 (Psycho Mutants, mars 2011) Journées du Film francophone, deuxième ! (février -mars 2012)

La fin de l’insouciance des nuits budapestoises ?

La fin de l’insouciance des nuits budapestoises ?

23 février 2011 à 9 h 13 min 3 commentaires

La tribune libre de Vincze Il y a un mois j’étais au Balkan Beat à Gödör, grand rendez-vous mensuel des nuits budapestoises sur fond de musiques tsiganes. Ma soirée a été gâchée par une « razzia » : policiers et experts en sécurité venus en nombre pour inspecter les lieux. Ça a été comme un choc : est-ce le début de la fin du Budapest que j’aime tant depuis une dizaine d’années maintenant ? Cela a enclenché quelques disputes avec mes amis hongrois présents : « Mais tu es parano, Budapest a toujours été comme ça, ça ne peut pas changer…« . Vendredi soir dernier, rebelote à Szoda, sur Wesselényi utca. Budapest la nuit, c’est toute une histoire, avec sa sérénité, son insouciance, son atmosphère toute particulière, ses ambiances si différentes et originales d’un lieu à un autre. Des dizaines d’endroits que j’ai aimés ont aujourd’hui disparu, comme le Kultiplex, l’ancien West Balkan derrière le Corvin Mozi, le premier Tüzrakter. Mais à chaque fois de nouveaux lieux ouvrent, avec une âme, une déco toujours plus créative, des expos, des programmes culturels et politiques. Chaque printemps, c’est la même excitation, les mêmes discussions dans les Kocsma : « Il paraît que le West Balkan n’ouvrira plus. – Si, ils ont trouvé un nouveau bâtiment, il y a une grosse soirée d’ouverture de prévue la semaine prochaine… et tu as entendu parler de ce nouveau kert…« . Sans normes de sécurité, avec très souvent des montages administratifs et financiers plus que bancals, ces kert, kocsma, kavézo, bars de nuits, sörözö, borozo, bisztro mais aussi klub, szinhaz, mozi, salles de concert, etc, donnent un sentiment de liberté et offrent un panel d’expériences conviviales et culturelles sans égal en Europe. Que de formidables soirées, rencontres, discussions politiques et philosophiques et aussi promenades nocturnes d’un lieu à un autre, d’une ambiance à une autre, dans le calme, le respect… l’insouciance. Ce qui m’avait marqué la première fois que je suis venu à Budapest, c’était le calme des personnes, on sentait une certaine sérénité. Mes amis hongrois ont grandi avec cette liberté, qui pour eux est tout à fait normale et naturelle. Pas d’interdit, alors pourquoi dépasser ses limites ? Pourquoi ne pas respecter ces lieux et les personnes qui les fréquentent. Les seules qui dépassent ces règles culturelles sont le plus souvent des étrangers, français et anglais en tête. C’est ce qui explique le fait qu’il n’y a jamais eu de drame malgré l’absence de normes… jusqu’à la tragédie nouveau West Balkan du 16 janvier dernier. Une soirée mal organisée, avec un gros buzz facebook, qui plus est avec un public trop jeune (majorité de mineurs, de plus en plus occidentalisés)… ont été les ingrédients de cette tragédie qui offre un prétexte formidable pour permettre aux autorités de reprendre le contrôle sur la vie nocturne de Budapest. Je voudrais croire mes amis hongrois et leur optimisme, mais j’ai bien peur que l’on assiste à un processus déjà vu dans beaucoup de villes occidentales et que ce soit le début de la fin de cet âge d’or de la vie nocturne de Budapest. Articles liés : Emission du 5 février sur Tilos Radio : les clubs s’organisent Budapest serre la vis à ses noctambules Un « deuil » un peu spécial EKBSZ, l’association des clubs de Budapest West Balkan : la mort du « phoenix » des clubs Budapest : soirée mortelle à West Balkán

Budapest serre la vis à ses noctambules

Budapest serre la vis à ses noctambules

31 janvier 2011 à 0 h 50 min 1 commentaire

Ce n’est pas une surprise depuis « l’affaire West Balkán ». Dans un communiqué paru sur MTI et sur le site officiel de la Fidesz, les autorités de Budapest annoncent qu’il va y avoir du changement très prochainement dans la vie nocturne de la capitale hongroise. Une réglementation plus cloisonnée concernant les événements considérés « grand public » et des contrôles plus stricts et plus fréquents dans les clubs. Les bars ne seront également pas épargnés par cette nouvelle politique. Quant aux organisateurs d’évènements, responsables qui ont justement étés montrés du doigt après le drame du 15 janvier dernier, ils devront eux aussi, bien sûr, respecter un code éthique tout nouveau pour eux.

The Inspector Cluzo vendredi au Gödör Klub

The Inspector Cluzo vendredi au Gödör Klub

18 novembre 2010 à 11 h 28 min 0 commentaire

On pourrait ranger The Inspector Cluzo dans la famille des groupes qui passent un peu inaperçus en France mais qui font un tabac à l’étranger. Ce duo rock guitare-batterie qui nous vient des Landes a acquis une solide réputation à force de prestations scéniques furieuses. D’où leur surnom de « French Bastards ». Les batârds joueront dès ce jeudi soir à Pécs, au Pécsi Est Café avant de mettre le feu vendredi à Budapest, au Gödör. Après avoir disparu de la circulation  pendant un an, le groupe de Pécs Psycho Mutants, bien connu du public budapestois et habitué du Gödör Klub, revient avec sous le bras des nouvelles compositions et un second album. Le groupe de rock affublé d’un accordéon et d’une trompette clôturera la partie live de la soirée. C’est ensuite DJ Kanada Kaosz qui assurera le mix pour prolonger la soirée jusqu’à très tard. Prix d’entrée : 800/1000 HUF Plus d’infos : Retrouvez le programme du Gödör Klub The Inspector Cluzo sur MySpace : Ici Psycho Mutants sur MySpace : Ici

Danse – théâtre : In ’n’ Out, le critique et le critiqué sur une même scène

Danse – théâtre : In ’n’ Out, le critique et le critiqué sur une même scène

22 octobre 2010 à 14 h 49 min 0 commentaire

Par Veronika Andre Critique ironique du média, parodie de show télévisé et danse contemporaine avec un soupçon de stand-up comedy. C’est ainsi que l’on peut décrire « In ’n’ Out » la pièce de danse présenté par Ádám Zambrzycki et Dániel Szász. Le spectacle aura lieu les dimanche 24 et lundi 25 Octobre à Gödör Klub, sur la scène contemporaine, SPICC Színpad. A ne pas rater ! L’histoire relatée par cette pièce est très contemporaine : c’est une caricature des émissions du type « Nouvelle Star » pour danseurs, où tous les participants du show sont représentés par eux-mêmes. Dans cette pièce multi-cartes, Zambrzyczki et Szász jouent à la fois un danseur qui essaie de présenter plusieurs styles de danse, un ou même plusieurs juges qui se caractérisent par leur flegmatisme et leur manque de professionnalisme notoire, un chorégraphe auto-thuriféraire (comprendre un « lèche-cul » qui se flatte lui-même), tout cela avec un sens du rythme bouleversé. C’est bien sûr ce grand mélange des genres qui réussit la performance de rendre le spectacle amusant, ironique et bourré d’autodérision tout en étant léger à la fois. Ádám Zambrzycki, ancien danseur de Pál Frenák, danseur et partenaire des plus grandes figures de la danse contemporaine hongroise (comme Yvette Bozsik, Kata Juhász, Gábor Goda, Krisztián Gergye, etc.) a fondé sa compagnie en 2003 sous le nom Zadam Társulat. Au début, la danse contemporaine n’occupait qu’une partie de leurs créations, de leurs performances, mais depuis 2005, et jusqu’à nos jours, la compagnie crée principalement des pièces de danse indépendante, en intégrant toujours d’autres branches de l’art contemporain. In ’n’ Out est le « descendant » de la chorégraphie Out ’n’ Initiation présentée en 2009, à l’époque avec Attila Gergely. La composition s’appuie sur le caractère  des danseurs ainsi que sur leurs personnages. Le changement des artistes implique bien sûr des modifications, voire une certaine rénovation de la production tout en gardant le thème et le style de la chorégraphie initiale, ce qui justifie un nouveau nom pour une nouvelle pièce… In ‘n’ Out – « Le monde entier est un théâtre » Gödör Klub – SPICC Színpad 24. Octobre 2010. (dimanche) 20h 25. Octobre 2010. (lundi) 20 :30 Durée : 55min Prix : 300 HUF Autres articles culturels de l’auteur : L’expo Rops à Budapest interdite aux moins de 18 ans Expo : Botero, l’artiste de „la masse” à Budapest

CocoRosie pour adoucir les moeurs de Budapest

CocoRosie pour adoucir les moeurs de Budapest

26 juillet 2010 à 2 h 06 min 0 commentaire

Les soeurs américaines, non moins parisiennes de CocoRosie seront ce soir à 20h sur Erzsébet tér, à Gödör Klub. Pour 3900 forints à l’entrée (13,50  euros), Budapest aura la chance de goûter au lyrisme expérimental né il y a 7 ans, sur la butte Montmartre… Depuis La Maison de mon rêve et surtout Noah’s Ark (2005), du « déjanté gentil » au poétique, CocoRosie continuent de faire de l’environnement une cacophonie source d’inspiration, mais aussi source de succès musicaux et commerciaux. Inoffensives mais efficaces, les « Amélies made in US » répondent au proverbe selon lequel la musique  » adoucit les moeurs ». Pour des artistes de cette valeur, le lieu du concert pourrait s’avérer un peu trop « petit », mais il est prévisible que seul le public « bobo » soit massivement au rendez-vous. Comme sur Radio Nova à Paris à leurs débuts, leurs singles les plus connus ont certainement été diffusés en Hongrie depuis, sur Tilos ou Radio Café à Budapest. Actuellement en tournée pour la présentation de leur quatrième album, Grey Oceans, les soeurs Cassidy limiteront certainement leur performance à celà. Souvent présenté comme « inclassable », le style psyché « freak folk » de CocoRosie enchantera cette douce soirée d’été quoi qu’il en soit. myspace de CocoRosie

Un « Balkan Beats » pour fêter le printemps

Un « Balkan Beats » pour fêter le printemps

19 mars 2010 à 19 h 31 min 0 commentaire

La soirée mensuelle Balkan Beat a bien choisi son soir ce mois-ci. Demain, samedi 20 mars, à la veille du printemps, avec la Slovaquie comme invitée spéciale, on s’éloigne des Balkans. Sauf qu’à Gödör Klub, la spécialité, c’est la réconciliation culturelle. En effet, le club hongrois célèbre d’autant mieux la saison des amours en invitant la « meilleure ennemie » de la Hongrie, la Slovaquie. Pour ce qui est du son yougoslave, l’habitué Bosniaque Berlinois Dj Robert Soko assurera la permanence.

« Ceux qui marchent debout » à Gödör Klub

« Ceux qui marchent debout » à Gödör Klub

16 mars 2010 à 2 h 57 min 0 commentaire

Dans le cadre de la fête de la francophonie qui se déroule depuis le 5 mars et jusqu’au 27 dans les principales villes de Hongrie, le groupe de ska-funk-raggae français « Ceux qui marchent debout » pose ses amplis au centre culturel Gödör Klub à Budapest mardi soir. CQMD, pour les connaisseurs, n’est vraiment pas un groupe comme les autres. Ils jouent une musique funky à base d’instruments de la Nouvelle-Orléans des années 1920 : un trombone, un sousaphone, une trompette, un banjo, une caisse claire et une grosse caisse. C’est notamment à ce groupe que l’on doit le grand retour des fanfares françaises. D’ailleurs, la très fameuse « Fanfare en Pétard » et « les Touffes Krétiennes » sont les héritiers directs de CQMD. Pour les fans nombreux en Hongrie de ces deux groupes, qu’ils ont déjà eu l’occasion de voir à Budapest et en province, cette soirée au Gödör sonnera donc un peu comme un retour aux origines. C’est le groupe hongrois « Malacka és a tahó » qui aura la lourde tâche d’ouvrir la soirée, avec son  « Pork’N’Roll » bien à lui. Une fois n’est pas coutume, c’est Fenetour, le meilleur ambassadeur de la musique francophone en Hongrie, qui assure la programmation. Plus d’infos : Gödör Klub Fenetour Articles liés : Mars, mois de la francophonie en Hongrie ! Joke, un peu « private » Les Hurlements D’Léo à Gödör Klub

Joke, un peu « private »

Joke, un peu « private »

2 mars 2010 à 8 h 34 min 1 commentaire

C’est fête de la Francophonie ce soir à Gödör Klub, avec Joke qui mélange hip-hop, punk rock et raggamufin, sur un accompagnement très cuivre. Ces petits Beasties de la fanfare viennent de la banlieue parisienne pour « raper » français dans le terrier pluriculturel et particulièrement francophile d’Erzsébet tér, à Budapest. Créé il y a 15 ans, Joke est un groupe fidèle à son oeuvre, avec des albums auto produits, et surtout des centaines de concerts en France, en Algérie et dans les Balkans. Méconnus dans les bacs donc, mais loin d’être ignorés sur scène. Ce soir à Gödör, malgré la gratuité, il n’est pas sûr que beaucoup de magyars entendent leurs textes socialement engagés. Dommage, mais qu’importe, ils démontreront au moins que le français est une langue majeure pour le « ipop », comme ils disent.

Les Hurlements D’Léo à Gödör Klub

Les Hurlements D’Léo à Gödör Klub

3 février 2010 à 21 h 23 min 0 commentaire

Jeudi soir les huit bordelais des Hurlements D’Léo prendront d’assaut la scène de Gödör Klub en plein centre de Budapest, pour une soirée résolument placée sous le signe du punk-rock festif. Quoique, définir la musique des Hurlements D’Léo, HDL pour les connaisseurs, c’est un peu comme tenter de résoudre la quadrature du cercle, on peut s’en approcher mais sans jamais y parvenir complètement. Eux la définissent parfois comme de la Java-chanson-punk-caravaning. Leur dernier album, « 13 ans de caravaning » est sorti l’an passé et rassemble sur deux cd un best of et des inédits. Ils seront accompagnés par Folk Error, Maszkura és a Tücsökraj et de DJ Jutasi. Fenetour à la prog’ C’est une nouvelle fois Fenetour qui se fait l’ambassadeur de la musique hexagonale en Hongrie. On lui doit déjà la venue en terre magyare de musiciens et de groupes comme le trompettiste de jazz Erik Truffaz, les Touffes Krétiennes, le Peuple de l’herbe ou encore la Fanfare en pétard. Parmi beaucoup d’autres. Le lendemain, vendredi 5, les vrais fans de HDL et ceux qui ont manqué le show au Gödör Klub auront droit à une séance de rattrapage, en province cette fois, à Pécs, au Pecsi Est Café. Prix du ticket d’entrée : 1200 HUF Renseignements : http://www.godorklub.hu/ Le site officiel des Hurlements D’Léo : http://www.hurlements.com/ Pour tout connaître de la programmation de Fenetour : http://www.fenetour.com/

Diapo: Tiersen était-il au fond du « trou » ?

3 décembre 2009 à 16 h 43 min 0 commentaire

Selon les impressions recueillies à la fin de son concert, Yann Tiersen et son « band » ont proposé une performance décevante au public budapestois, pourtant venu en nombre samedi dernier à Gödör Klub. Malgré son intention de jouer des titres plus « rock » que le style un peu mielleux d’ »Amélie » qui lui colle à la peau, Yann Tiersen a donné l’image d’un artiste peu énergique, voire ennuyé. L’organisation avait oublié de prévoir des chaises pour s’asseoir. Mais la mise en scène esthétique, contrastant le goût douteux de l’artiste, portant un t-shirt des Brigades Rouges à l’occasion de son passage « à l’est », ont tout de même permis de réaliser quelques bons clichés, à voir ci-dessous : photos : Mucsanyi Aron

Yann Tiersen à Gödör Klub

Yann Tiersen à Gödör Klub

23 novembre 2009 à 12 h 54 min 0 commentaire

Le musicien français Yann Tiersen débarque ce samedi à Gödör Klub, le « trou » culturel du centre de Budapest. Le breton à la «gueule d’ange» et aux «cheveux dans le vent», connu malgré lui via les succès planétaires de deux films, «Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain» et «Good Bye Lenin !»,  revient en Hongrie, après une première prestation remarquée à Sziget Fesztival en 2005. N’en déplaise aux fans absolus des mélodies romantiques de la BO d’ «Amélie», Yann Tiersen accompagné du groupe Orka, devrait mettre, cette fois-ci, «le feu» à Budapest avec une musique résolument plus rock. En 2006, à Sziget,  les fans du breton se dandinaient sur une musique douce et lancinante, rêvant langoureusement d’une ballade entre amoureux sur la butte Montmartre. Samedi soir, la «Tiersen atmosphère» sera bien là, mais pour donner la fièvre. Qu’elle soit rock ou classique, calme ou plus enervée, la musique de Yann Tiersen, multi-instrumentaliste de talent, sait envoûter le public avec des mélodies incomparables aux influences diverses. Le groupe hongrois Triton assure la première partie à partir de 20h, Yann Tiersen fera son apparition à partir de 21h30. Le prix de la place est de 4900 forints si vous avez réservé votre ticket à l’avance, et de 5900 forints à l’entrée de Gödör Klub. Cela ne devrait guère décourager les admirateurs, et surtout les admiratrices, de l’auteur-compositeur interprète français.

Le Balkan Beat du mois

17 août 2009 à 12 h 46 min 0 commentaire

Pour les survivants de Sziget encore assoifés de rythme festif, la soirée Balkan Beat du mois d’août se tient ce soir sur Erzsébet tér à Gödör Klub, avec notamment à l’affiche à partir de 22h, les Hongrois de Romano Drom et Terne Chave de la République Tchèque. Le Dj berlinois Robert Soko, sera là pour finir « sa » soirée jusqu’à l’aube. Balkan Beat est un projet de soirées slaves  initié par Soko, lui-même Croate de Bosnie, à Berlin il y a quelques années. Adopté par Gödör à Budapest, club spécialisé dans les événements tziganes et slaves de la capitale, les soirées Balkan Beat s’organisent également de plus en plus dans d’autres grandes villes européennes. Avec son entrée libre, c’est un petit événement à vivre absolument… A la seule condition de ne pas être cloué au lit après être passé sous le rouleau compresseur Sziget. Article lié : La rébellion de la Magyar Garda Athe Sam, les tziganes sont là

Le « revival » de Suzanne Vega

Le « revival » de Suzanne Vega

24 juillet 2009 à 12 h 10 min 1 commentaire

Samedi soir, la chanteuse folk américaine Suzanne Vega chantera à Budapest, sur la scène extérieure de Gödör Klub. Suzanne Vega. Ce nom n’est certainement pas inconnu bien qu’il soit difficile d’y associer un visage, voire même de lui attribuer une chanson. Ce patronyme pourrait évoquer Pulp Fiction, le film culte de Tarentino, dans lequel le gangster Vincent Vega affirme être le cousin de Suzanne Vega. Celle-ci est cependant très loin du personnage incarné par Travolta. Pour situer Suzanne, il faudrait s’attarder un instant sur  un site de musique en ligne pour redécouvrir les 2 singles qui ont longtemps trotté de façon lancinante dans la tête de bien des automobilistes au tuner bloqué sur radio Nostalgie, à savoir « Luka » et « Tom’s Diner ». On s’aperçoit alors vite qu’en réalité, il est impossible d’ignorer Suzanne Vega. Cette Californienne de 50 ans fût une  révélation de la scène pop folk des années 80. Son premier album éponyme, qui date de 1985, fît connaître sa jolie frimousse et sa voix angélique à travers le monde. « Luka » et « Tom’s Diner » sont des morceaux que nous avons tous entendu au moins une fois dans nos vies. Le genre de mélodie que l’on sifflote régulièrement et inconsciemment.  Cela dit, Suzanne Vega n’a pas seulement composé ces deux chansons dans sa longue carrière. Elle est l’auteur de 9 albums qui furent souvent bien accueillis à leur sortie. Sa popularité s’est toutefois légèrement étouffée à partir du début des années 90 et plus aucun de ces morceaux ne suscita un engouement comparable à ses deux premiers tubes. Vega est une artiste discrète et authentique qui a su, par ailleurs, conserver ses fans dans de nombreux pays. A l’inverse de nombreux chanteurs has been, elle n’a jamais forcé son succès en exposant sa vie privée dans les tabloïds ou en participant à des émissions TV, voire de « télé réalité ». Dans une société où l’artiste est devenu plus vendeur que créateur, elle fait donc figure d’exception, au risque de laisser son nom tomber dans l’oubli. En première partie, le Hongrois Adam Dévényi chauffera la salle à partir de 19h30. Malgré le prix un peu prohibitif du spectacle (4800 HUF en prévente, 5800 à l’éntrée), les vrais fans devraient se déplacer ce samedi au Gödör pour voir Suzanne sur scène. Cela nous changera de la radio.

La rébellion de la Magyar Gárda

La rébellion de la Magyar Gárda

6 juillet 2009 à 19 h 28 min 4 commentaires

Deux jours après la dissolution officielle de la Magyar Garda, l’organisation n’a pas manqué de faire parler d’elle. Victimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest, elle a réussi un gros “coup” – du moins médiatique – en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières. La vie s’est arrêtée plus de 4 heures au centre de la capitale, tout autour de Déak tér, d’Andrassy ut à Astoria. Voir le diaporama. Samedi 17h, Erzsébet tér, sur la pelouse de l’espace privé du Gödör Klub. D’ordinaire c’est la jeunesse un peu bobo de Budapest qui s’y prélasse. Mais ce samedi, la population avait soudainement changée. Les “soldats” de la Magyar Garda ne sont d’ailleurs pas aussi jeunes que ce que les dirigeants de Jobbik affirmaient il y a deux ans, à sa création. Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées (lire la Garde hongroise est morte, vive la Garda). Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à se manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart). Depuis la décision de justice de jeudi dernier, qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation du week-end était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque. La police avait bien pensé à boucler les lieux habituels des échauffourées des ultra nationalistes, Szabadsag tér et la Basilique St Istvan par exemple, où le mariage de la semaine a dû se faire à huis clos. Ils n’avaient cependant pas prévu un rassemblement si gros et aussi organisé autour d’un espace privé. Cela dit, les lieux prévisibles n’étaient pas très éloignés du vrai rassemblement. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise. Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. L’organisation militante du Jobbik pour cet évènement s’est également montrée très efficace, avec son propre service de presse et ses propres médecins, qui n’ont cependant assurer qu’une petite partie des soins. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois… Articles liés : La Garde hongroise est morte, vive la Garda Les liaisons dangereuses de la police avec l’extrême droite Attentats anti-Roms: que  fait la police? Vers une criminalisation du négationnisme? Emeutes à la manif anti Bajnai L’Europe au Jobbik!

Athe Sam festival, les tziganes sont là

Athe Sam festival, les tziganes sont là

9 juin 2009 à 17 h 56 min 1 commentaire

« Nous sommes là », Athe Sam en roma, est le nom du festival qui a commencé depuis hier à Gödör, au coeur de Budapest, à Erzsebet ter. Pour la troisième année consécutive, le plus important festival Gypsy d’Europe, proposera de nombreux concerts, mais également des pièces de théâtre, films, expositions, discussions, lectures, et djs. Le tout entièrement gratuit car les organisateurs « veulent que tout le monde puisse avoir accès au festival ».