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ATV suspend son boycott du Jobbik… 11 ans après

ATV suspend son boycott du Jobbik… 11 ans après

12 mai 2014 à 13 h 59 min 1 commentaire

La chaîne d’informations privée ATV a été contrainte de mettre fin à son boycott du parti d’extrême-droite. La chaîne liée à la gauche hongroise a été contrainte d’abandonner sa position par la commission électorale qui l’avait déjà sanctionné à deux reprises.

Photo : MTI / Kollányi Péter

Jobbik Vs Antifa : rencontre du 3e type à Londres

27 janvier 2014 à 8 h 30 min 8 commentaires

Le parti d’extrême-droite hongrois a été malmené par des groupes antifascistes, dimanche dans la capitale britannique, où il était venu pour attirer les votes des dizaines de milliers de jeunes hongrois exilés.

Jobbik et le Congrès juif mondial : l’erreur de traduction d’Euronews

Jobbik et le Congrès juif mondial : l’erreur de traduction d’Euronews

8 mai 2013 à 8 h 33 min 17 commentaires

La chaîne de télévision internationale d’information en continu a suivi de près l’évolution du Congrès juif mondial qui s’est déroulé à Budapest le week-end dernier, sous l’angle privilégié des tribulations du parti d’extrême-droite Jobbik, qui s’est montré particulièrement remuant à cette occasion.

Jobbik veut faire « descendre la politique dans la rue »

10 septembre 2012 à 7 h 37 min 4 commentaires

Le parti ultra-nationaliste se concentrera sur les questions liées au coût de la vie, à la sécurité publique et aux soins de santé pendant la session d’automne du Parlement, a déclaré samedi le leader de Jobbik, Gabor Vona, à la suite d’une réunion de deux jours des députés du groupe. « Les gens devraient vraiment sentir que l’État garantit ces trois choses pour eux« , a-t-il déclaré. Vona a aussi expliqué que la majorité des deux-tiers détenus par la coalition Fidesz-KDNP empêchait Jobbik d’atteindre ses objectifs politiques au parlement et que cela nécessitait donc de « faire descendre la politique dans la rue« . « Nous avons toujours amené la politique dans la rue, nous le ferons encore plus à partir de maintenant. Nous voulons rencontrer les gens directement, et nous tiendrons également nos forums citoyens en extérieur à l’avenir« , a déclaré Vona. Il faut donc s’attendre à de nouvelles manifestations de l’extrême-droite dans les rues de Budapest et ailleurs dans le pays cet automne.

Crédit : hu-lala

Jobbik brûle le drapeau européen

16 janvier 2012 à 16 h 17 min 11 commentaires

Le parti d’extrême-droite a rassemblé plusieurs centaines de sympathisants samedi après-midi devant le siège de la Commission européenne à Budapest, pour réclamer la sortie de la Hongrie de l’UE.

Baston à Gyöngyöspata !

6 décembre 2011 à 8 h 37 min 18 commentaires

Mercredi après-midi, une altercation a éclaté entre deux groupes d’individus à Gyöngyöspata. La dispute s’est rapidement changée en mêlée générale entre les hommes qui se sont armés d’outils. Trois personnes ont été légèrement blessées selon Levente Lázár, le porte-parole de la police du comitat de Heves.

Jobbik, un parti « pornolitique » qui donne des leçons de citoyenneté

Jobbik, un parti « pornolitique » qui donne des leçons de citoyenneté

11 octobre 2011 à 19 h 03 min 6 commentaires

Le parti d’extrême droite Jobbik a déposé mardi au Parlement un projet de loi électorale inédit. Il s’agirait de restreindre le droit de vote à ceux qui ont un niveau minimum d’éducation, comme l’a annoncé son leader Gabor Vona, lors d’une conférence de presse.

Hejöszalonta, avril 2011 (HU-lala/Corentin Léotard)

La fin des milices ? Pas si sûr…

18 avril 2011 à 23 h 27 min 1 commentaire

Après de longues semaines d’inaction vis-à-vis des associations d’autodéfense liées à Jobbik , le gouvernement hongrois a finalement tapé du poing sur la table en fin de semaine dernière. Sans résultat probant jusque-là…

Le nouveau programme du Jobbik : Béla IV au secours de la Hongrie

Le nouveau programme du Jobbik : Béla IV au secours de la Hongrie

18 avril 2011 à 8 h 06 min 7 commentaires

Gábor Vona, le président du groupe parlementaire Jobbik vient de présenter la nouvelle ligne directrice du parti : le plan Béla IV. Au programme, 30 points pour organiser le « sauvetage du pays », avec notamment la mise en place d’une Union centre-européenne, a rapporté Index.

La Magyar Garda le 23 octobre 2009 (HU-lala)

Gabor Vona fait son show en uniforme au Parlement

15 février 2011 à 10 h 30 min 0 commentaire

Hier, le président de Jobbik Gábor Vona s’est rendu au Parlement en portant un gilet faisant partie de l’uniforme de la Magyar Gárda, en signe de « protestation contre la dégradation de la sécurité publique », provoquant l’interruption de la séance par le président du Parlement, István Újhelyi. Selon István Újhelyi, Gábor Vona a commis une violation du droit, tandis que le député Fidesz László Kövér a affirmé qu’il n’existe pas de mesures pour des cas pareils. Tout cela était cousu de fil blanc – Vona ayant annoncé son acte à l’avance -, le député socialiste Zsolt Török a appelé la police après qu’il ait aperçu plusieurs hommes portant le gilet de Magyar Gárda dans l’enceinte parlementaire. La police communiquera des informations complémentaires ce mardi. Récemment, Jobbik a multiplié les critiques à l’encontre de la Fidesz au pouvoir, l’accusant de laxisme vis-à-vis de la « criminalité tsigane ». Articles liés : Jobbik repart en campagne Plusieurs centaines de manifestants demandent la libération de Budaházy Selon Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La ségrégation pour éviter « la guerre civile » Orbán prend ses distances avec l’extrême-droite Tensions communautaires en vue

Jobbik en campagne le 15 mars 2010 (Hu-lala)

Jobbik repart en campagne

8 février 2011 à 1 h 24 min 2 commentaires

Le mouvement pour une meilleure Hongrie a manifesté jeudi soir à Lak, dans le Nord-est de la Hongrie, pour y exploiter un fait divers particulièrement sordide.

Manifestation Jobbik, le 23 octobre 2010 (Hulala)

Selon Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement

17 novembre 2010 à 10 h 18 min 5 commentaires

Le parti d’extrême-droite Jobbik a rassemblé ses sympathisants sur Kossuth tér, devant le parlement, mardi soir, pour protester contre l’omnipotence de Viktor Orban et de son parti la Fidesz et contre sa volonté de réécrire la Constitution hongroise. Décidément, la politique de la Fidesz fait l’unanimité contre elle au sein des autres partis à sa gauche et à sa droite. Après la grande manifestation organisée par le parti socialiste (MSZP) il y a tout juste deux semaines, c’est l’extrême-droite qui est descendu dans la rue pour dénoncer la mainmise de la Fidesz sur le pouvoir et sa volonté de réécrire la Constitution de manière unilatérale. « Actuellement il n’y a pas de démocratie dans ce pays« , a déclaré le président du Jobbik, Gabor Vona, au cours du rassemblement, accusant aussi le parti du premier ministre, la Fidesz, de « s’emparer de la Constitution« . Le député européen Jobbik, Csanad Szegedi (connu pour avoir osé porter l’uniforme de la Magyar Garda dans l’enceinte du parlement européen) a quant à lui déclaré que les députés de Jobbik ne soutenaient pas une Constitution qui n’est pas en accord avec la Szent Korona (la Sainte-Couronne hongroise). Gabor Vona a aussi estimé qu’au lieu de traquer la Magyar Garda, Viktor Orban devrait plutôt mettre l’ancien premier ministre Ferenc Gyurcsany en prison. « Nous ne les laisserons pas faire de nous des Palestiniens dans notre propre pays« , a prévenu Gabor Vona. Le premier ministre hongrois avait demandé au parti d’extrême-droite de renoncer à cette manifestation, ce à quoi Gabor Vona a répliqué dans son discours : « La rue était à nous et elle le restera !« . N’oublions pas qu’il y a en jeu le titre de « meilleur parti d’opposition » qui se joue entre le MSZP et Jobbik, qui a d’ailleurs bâtit une partie de sa réputation à force de grands show urbains. Mihaly Karolyi Vs Miklos Horthy Prétextant de l’anniversaire de l’entrée de Miklos Horthy dans Budapest à la tête de l’armée nationale contre-révolutionnaire, le 16 novembre 1919, le parti d’extrême-droite a aussi exigé le retrait de la statue du « traître » Mihály Károlyi, érigée à côté du Parlement. Dans la conscience collective hongroise actuelle, Mihály Károlyi, président de la République démocratique hongroise de 1918 à 1919, est tenu pour responsable du traité de Trianon qui a entériné les pertes territoriales du Royaume de Hongrie après la première guerre mondiale. Jobbik a proposé d’ériger à la place une statue de Miklos Horthy, qui a mis fin à la République des Conseils du communiste Béla Kun, en instaurant un régime autoritaire très conservateur de 1920 à 1944. Articles liés : La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! Une manif anti-gouvernementale à la Budapest Sportaréna

La ségrégation pour éviter « la guerre civile »

La ségrégation pour éviter « la guerre civile »

2 septembre 2010 à 12 h 28 min 2 commentaires

Jobbik, cela est bien connu, n’est pas ce qu’on pourrait appeler un fervent partisan du multiculturalisme. Lors d’une conférence de presse mercredi, le parti d’extrême-droite a exposé ses solutions très concrètes face à l’échec de l’intégration des Roms en Hongrie. Pour Jobbik, le constat est sans appel : la politique d’intégration de la minorité rom dans la société hongroise, menée depuis la fin de la période communiste, est un échec que les partis précédemment au pouvoir n’ont pas eu le courage d’affronter. Selon son leader, Gabor Vona, le multiculturalisme et plus spécifiquement la cohabitation entre Hongrois ethniques et Roms est la faiblesse principale de la Hongrie. « Nous avons besoin de nouvelles solutions si nous voulons éviter la guerre civile« , a-t-il estimé devant les journalistes présents à la conférence de presse. Ses solutions ? La ségrégation par la création de « zones de criminalité », où seraient parqués, sous surveillance policière, les délinquants. Très concrètement, Jobbik a proposé, par la voix de son député Csanad Szegedi, la mise en place d’une première « zone d’ordre public », dans la ville de Miskolc. Une zone bouclée où ses résidents seraient enregistrés et placés sous la surveillance permanente de la gendarmerie locale, dans le but de venir à bout des « éléments criminels » et de les forcer à l’intégration. Ce vaste programme prévoit aussi la création de prisons autonomes où les détenus subviendraient eux-mêmes à leurs besoins. Jobbik n’oublie pas non plus les enfants roms, ces délinquants en devenir (Sic!), avec la création de pensionnats où « la ségrégation serait un outil éducationnel plus productif ». La ghettoïsation pour le bien des Roms, en quelque sorte. Il est peu sûr que les principaux concernés goûtent cette sollicitude à leur égard comme il se doit… Un peu de la même façon que Laurent Fabius avait affirmé, en France dans les années 80, que « Le Pen pose les bonnes questions mais donne les mauvaises réponses », le tableau dressé par Jobbik ne fait pas débat en Hongrie, mais c’est sur les solutions à apporter que l’opposition socialiste et le parti de droite au pouvoir divergent. Les socialistes du MSZP estiment que le gouvernement FIDESZ de Viktor Orban ne se distance pas suffisamment de l’extrême droite et ont menacé de « rapporter » l’affaire à Bruxelles pour dénoncer son « silence cynique sur des questions qui mettent en danger la démocratie. » s’il ne prenait pas position plus clairement. Dans un communiqué, la FIDESZ a estimé pour sa part que la solution « n’est pas de créer des ghettos, mais d’avoir une législation stricte et une police forte ». Elle a intimé à Jobbik, ses petits frères turbulents de l’extrême-droite, d’ « examiner la Constitution hongroise avant d’émettre des propositions si outrageantes. » Pour Jobbik, à problème simple, réponse simple. C’est sans doute la grande force de ce parti et la principale raison de son succès que de proposer des solutions  rapides et radicales à des questions complexes, voire parfois considérées comme insolubles par le reste de la classe politique. Articles liés : Tensions communautaires en vue L’ordre et la sécurité, mais pas ceux de la Magyar Garda La « question Rom » selon Bajnai Discrimination scolaire: l’Etat hongrois mis en cause

Jobbik ne marche pas si droit

Jobbik ne marche pas si droit

20 mars 2010 à 17 h 04 min 0 commentaire

Cette semaine, l’info hongroise était encore une fois en pleine effervescence « grâce » au parti politique d’extrême droite Jobbik. En pleine campagne électorale, Jobbik communique beaucoup plus que son rival direct dans les sondages pour la place de dauphin au Parlement (le parti socialiste MSzP), mais ses cadres s’exposent du même coup à un effet boomerang, et les casseroles commencent à apparaître. Après la rumeur selon laquelle son leader, Gábor Vona, entretiendrait une relation extra conjugale, ce sont maintenant les moeurs festives de son porte-parole, András Király, qui font la Une des journaux. Photos et vidéos à l’appui, la blogosphère hongroise a eu sa tête en une journée, puisqu’il a immédiatement démissionné, et qu’il ne reste aucune trace de lui sur les pages officielles de Jobbik.hu. András Király était pourtant connu pour être un bon garçon, élévé au bon grain de la campagne de Széged, dans une famille de 8 enfants. Des parents sympathisants du MIÉP, parti de droite dite « hungarista », une éducation dans un lycée catholique de Széged, puis des études en communication à l’université de Pázmány à Pilicsaba, non loin de Budapest. Tout, chez le jeune András, pouvait faire croire à Jobbik qu’il disait vrai lorsqu’il évoquait la droiture de ses moeurs et la profondeur de sa foi chrétienne, à sa prise de fonction au poste de responsable de la filière du parti à Pilicsaba en 2006. Seulement voilà : il semblerait qu’à Pázmány, établissement catholique mais néanmoins assez libéral, András Király ait développé un certain goût pour quelques dérives de comportement occasionnelles, en particulier lorsqu’il se trouve à l’étranger : la consommation d’alcool sans modération (mais cela est loin d’être répréhensible en Hongrie, sauf au volant), l’attrait pour les joyeux rassemblements de la communauté gay, et, encore plus surprenant, l’usage de stupéfiants tels que le cannabis. Un porte-parole qui pète les plombs à l’étranger Devenu porte-parole de Jobbik l’été dernier, András Király, assez naïf, ne se doutait peut-être pas que ses souvenirs de vacances au Canada (apprécier les photos) allaient être publiés à un moment crucial de la campagne. Lorsque plusieurs blogs ont commencé à le contacter cette semaine, Kiraly a admis s’être rendu à la gay pride de Toronto et y avoir fumé de l’herbe, mais il a prétexté que ce déplacement était destiné à des « recherches ». Après avoir promis de s’exprimer sur ses trouvailles, l’expert en communication des nationalistes n’a plus dit un mot et s’est retiré des affaires du parti aussitôt, pour enfin disparaître du paysage médiatique. Comme si les photos de ce Hongrois au Canada ne suffisaient pas, certains internautes sont allés voir plus loin, sur youtube, les exploits filmés de ce personnage manifestement très expressif lorsqu’il est dans un état second. Par exemple, on peut l’admirer, outre-atlantique, faisant le malin, importunant et insultant en anglais (avec son fort accent) un vieil homme qui aurait laissé tomber un papier dans la rue, ou encore le voir hurler dans sa langue maternelle sur des ouvriers lors d’un voyage en Grèce, travailleurs qu’il traite allégrement d’ »enc.lés ». Si on cherche à traduire poliment et rapidement : « hey! travaille plus vite ouvrier! Travaille plus vite sinon les Spartiates vont te massacrer!  » ( » Na te Helóta! Te munkás helóta geci. Dolgozzál serényebben mert jönneka  spártaiak és lemészárolnak a gecibe baszd meg! ») leur at-il lancé. Pour Vona, Jobbik étouffe l’affaire Après avoir vu et surtout entendu ça, on pourrait se dire ironiquement qu’on a beaucoup d’humour chez Jobbik, mais ce n’est pas le cas. La démission d’András Király n’est que la version officielle du parti, qui a certainement dû faire preuve d’intolérance à l’égard de son comportement jugé extrême. A l’heure où le parti radical nationaliste doit faire preuve de professionalisme pour répondre de sa popularité au Parlement, la tolérance du jeune Kiraly envers les drogues et l’homosexualité n’est pas de bon goût pour les têtes du Parti. Pourtant, Jobbik, parti aux valeurs traditionnelles, sait oeuvrer dans le sens de la censure lorsqu’un scandale touche un de ses leaders. Au début du mois, son candidat au poste de Premier ministre, Gabor Vona, a été éclaboussé par une rumeur selon laquelle il aurait plusieurs maîtresses. L’information provient d’une source qui prétend avoir piraté son profil IWIW, le facebook hongrois, à partir duquel des photos et des correspondances privées prouveraient la véracité de la rumeur. Le journal Magyar Hírlap, qui pendant un temps flirtait avec Jobbik, mais qui s’est rallié à la cause de la FIDESz depuis, s’est alors emparé de l’affaire. Jobbik a aussitôt nié en bloc ces allégations, sur le site de leur nouvelle revue officielle, barikad.hu, évoquant une manipulation de la « coalition MSzP-FIDESz » pour discréditer Jobbik. Depuis, l’affaire ne trouve plus un grand écho dans les médias hongrois. Si Vona ne risque rien espérons pour Kiraly que l’affaire se limitera à son éviction du parti et que les supporters les plus extrèmes du Jobbik oublieront son cas rapidement. Articles liés: La Magyar Garda a sa pornstar! Ce qu’il reste de la Budapest Pride Législatives: la bataille peut commencer « Ensemble, tout devient possible » ? Jobbik enfin au régime de la loi sur le financement des partis Jobbik prêt à entrer au Parlement 1956, des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Orban, déja Premier ministre? L’Europe au Jobbik! Européennes: l’abstention et la droite Emeutes à la manif anti Bajnai    

Un 15 mars tout en douceur

Un 15 mars tout en douceur

16 mars 2010 à 3 h 44 min 0 commentaire

Hier, lundi 15 mars, la journée ensoleillée de fête nationale hongroise s’est déroulée sans surprises, sans heurts, à un moment clé d’une campagne électorale particulièrement faible à tous les niveaux. Avant le premier tour des législatives, dans un peu moins d’un mois, le 11 avril prochain, la sagesse et la séduction étaient donc de mise pour les trois principaux partis politiques hongrois. Espérons pour le MSzP que les sondages actuels sont plus représentatifs du destin parlementaire de la Hongrie, que l’applaudimètre du jour… MSzP : service minimum Le MSzP, encore aux affaires, et son leader de campagne, Attila Mesterhazy, ont dû marquer le coup malgré celui qu’ils prennent en ce moment au moral. Ils se sont réunis à un petit carrefour aux abords du Pilvax café, haut lieu de la révolution de 1848 et de l’indépendance de la Hongrie qui était célébrée hier. Les socialistes, à 20% d’intentions de vote actuellement et talonnés par Jobbik (selon Szonda Ipsos le 11 mars), sont donc restés très discrets mais dignes, à l’heure du repas de midi, en comité restreint dans les petites rues du 5ème arrondissement. Quelques centaines de personnes étaient présentes au moment du discours de celui qui a accepté de donner son visage à la déroute annoncée du parti au pouvoir. Mesterhazy a prévenu des dangers du romantisme des promesses électorales de l’extrême droite, en passe de devenir la seconde force politique du pays, et s’est inquiété des possibles alliances que la FIDESz pourrait envisager avec Jobbik lorsque le gouvernement aura besoin des deux tiers du Parlement pour faire voter une loi. Pour l’anecdote, on a pu s’apercevoir qu’à l’image du pays aux yeux de certains Hongrois sortis dans les rues de Budapest hier, le « Pilvax » lui-même n’a pas gardé son symbolisme magyar historique, pusqu’il est devenu un Irish pub depuis, arborant fièrement les couleurs de la Guiness. FIDESz : attention à ne pas prendre la grosse tête Un peu plus tard dans l’après-midi, entre 8000 et 10000 Hongrois se sont déplacés derrière le château de Buda, à Dozsa Gyorgy tér, où la FIDESz et son leader charismatique, Viktor Orban, ont allié sobriété et grandeur, histoire d’avoir, par avance, le triomphe modeste. Orban a pu apparaître dans un bain de soleil devant une foule placée sur le flan de colline, et profiter ainsi d’un espace grandiose à moindres frais. Pas d’écrans géants, pas de grands concerts, juste la foule au rendez-vous et Orban savourant sa popularité devant le château. Nul doute donc que cette campagne ne soit que du plaisir pour l’ancien Premier ministre, qui n’a ni besoin de défendre un programme, ni besoin de confrontation médiatique pour gagner haut la main. L’invitation de Mesterhazy faite à Orban à la télévision a d’ailleurs été écartée d’un revers de main par le directeur de campagne de la FIDESz, Péter Szijjarto : « la date de péremption d’un débat stérile avec vous est déja largement dépassée », a t-il répondu. Même chose pour les débats à l’assemblée sur les politiques publiques sociales, agricoles et économiques : les représentants FIDESz ne sont jamais venus aux débats organisés par le gouvernement actuel toute la semaine dernière. Cet excès de confiance pourrait cependant empêcher la FIDESz d’atteindre à elle seule les pleins pouvoirs, c’est-à-dire plus de 65% des sièges. Entre janvier et mars, le principal parti conservateur d’opposition est passé de 63 à 57% d’intentions de vote parmi les électeurs déja décidés. Jobbik : de bonnes raisons d’y croire En organisant son meeting au même moment que la FIDESz hier, Jobbik aurait pu également lui piquer son slogan de campagne (« itt az idő »). La bande à Gabor Vona a mis le paquet, tout en rationalisant « radicalement » son rassemblement derrière la basilique Saint Etienne, en plein centre ville : des milliers de sympathisants (environ 8000) adeptes de la mode à couleur sombre, des écrans géants, une mise en scène et des spectacles sophistiqués. La loi sur le financement des partis politiques n’a donc manifestement pas encore affecté ce jeune parti à l’ascension fulgurante, puisque ses affiches sont parmi les plus présentes au centre de Budapest et son « show » d’hier était de loin le plus coûteux. A noter, les membres de la Magyar garda se sont distingués avec le port de la collection « printemps-été » de leur uniforme: pantalon camouflage et bombers noirs. Juste avant le moment historique de son entrée au Parlement, le parti nationaliste se devait de tenir un discours toujours aussi radical, mais avec beaucoup plus de tenue politicienne et surtout un comportement résolument moins belliqueux de ses supporters. La reconnaissance démocratique qui leur est promise prochainement à de quoi les apaiser. Jobbik est d’ailleurs le parti qui risque de tirer le mieux son épingle du jeu des électeurs indécis, qui sont estimés à 38% encore aujourd’hui. Entre janvier et mars, les nationalistes sont passés de 12 à 17% dans les sondages, pour le moment apparemment au détriment de la FIDESz, car le MSzP semble stabiliser ses mauvais résultats. Ce score de Jobbik correspondrait à plus de trois fois le nombre de voix nécessaires pour entrer au Parlement (5%). crédits photos : coriander Articles liés : 15 mars: Orban prend du recul Un 15 mars en campagne Orban joue « la force tranquille » La FIDESz est dans la rue L’étau se resserre sur la FIDESz Législatives: la bataille peut commencer « Ensemble, tout devient possible » ? Jobbik enfin au régime de la loi sur le financement des partis Jobbik prêt à entrer au Parlement 1956, des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Orban, déja Premier ministre? L’Europe au Jobbik! Européennes: l’abstention et la droite Emeutes à la manif anti Bajnai

Jobbik prêt à entrer au Parlement

Jobbik prêt à entrer au Parlement

23 décembre 2009 à 18 h 24 min 0 commentaire

C’est le président de Jobbik, Gabor Vona, qui représentera le parti d’extrême droite aux prochaines élections législatives pour le poste de Premier Ministre. Ce dernier a déclaré jeudi dernier que son objectif minimum était de battre le parti actuellement au pouvoir, le MSzP, qu’il accuse au passage d’avoir floué les intérêts hongrois. Quant à la « nouvelle star » de Jobbik, l’eurodéputée Krisztina Morvai, elle devrait vraisemblablement prendre les commandes du parti au moment des élections. Avec Gabor Vona en tête et fort de son dernier succès électoral, Jobbik s’apprête à faire son entrée historique au Parlement hongrois. Selon la rhétorique du président Vona, le « changement » tant attendu par la population doit être marqué par la représentation la plus grande possible de son parti à l’assemblée, car les partis qui l’occupent depuis 20 ans ont largement déçu. Autre pilier de l’argumentation nationaliste, savoir si la Hongrie restera la nation des Hongrois, en protégeant ses ressources, ou si elle se laissera gérer par d’autres. Pour le reste, qui n’est pas moins prévisible, il faut attendre le 16 janvier et la publication de son programme électoral, dont le seul critère sera, sans aucun doute, de représenter les intérêts du peuple hongrois.

La rébellion de la Magyar Gárda

La rébellion de la Magyar Gárda

6 juillet 2009 à 19 h 28 min 4 commentaires

Deux jours après la dissolution officielle de la Magyar Garda, l’organisation n’a pas manqué de faire parler d’elle. Victimisée par la décision de la Cour d’appel de Budapest, elle a réussi un gros “coup” – du moins médiatique – en arrivant à réunir autour d’elle quelques milliers de sympathisants, dans un espace surprise qui gêna particulièrement les opérations policières. La vie s’est arrêtée plus de 4 heures au centre de la capitale, tout autour de Déak tér, d’Andrassy ut à Astoria. Voir le diaporama. Samedi 17h, Erzsébet tér, sur la pelouse de l’espace privé du Gödör Klub. D’ordinaire c’est la jeunesse un peu bobo de Budapest qui s’y prélasse. Mais ce samedi, la population avait soudainement changée. Les “soldats” de la Magyar Garda ne sont d’ailleurs pas aussi jeunes que ce que les dirigeants de Jobbik affirmaient il y a deux ans, à sa création. Quelques 200 membres sont d’abord arrivés “en civils” pour ensuite se vêtir à la manière des Croix Fléchées (lire la Garde hongroise est morte, vive la Garda). Entourés d’un nombre important de supporters parés de toute la panoplie de l’extrême droite hongroise (masques à gaz sur crânes rasés, drapeaux Arpad, Grande Hongrie représentée partout) tout ce beau monde a commencé à se manifester de façon provocatrice envers la clientèle du bar (jets de divers objets, insultes homophobes et antisémites pour la plupart). Depuis la décision de justice de jeudi dernier, qui interdit les rassemblements de la Garda, cette manifestation du week-end était bien sûr anticipée par les forces de l’ordre… enfin presque. La police avait bien pensé à boucler les lieux habituels des échauffourées des ultra nationalistes, Szabadsag tér et la Basilique St Istvan par exemple, où le mariage de la semaine a dû se faire à huis clos. Ils n’avaient cependant pas prévu un rassemblement si gros et aussi organisé autour d’un espace privé. Cela dit, les lieux prévisibles n’étaient pas très éloignés du vrai rassemblement. La police anti émeute a donc réagi, mais un peu tardivement, pour voir à son arrivée un charmant sitting pacifique de bonshommes en blanc et noir, tous coudes soudés entonnant des hymnes pour réveiller la nation hongroise. Une demi-heure plus tard, les policiers ont reçu l’ordre d’éparpiller la foule, voire de la repousser, tout en devant extirper les hors-la-loi de la Magyar Garda. Cela a pris plus de 4 heures, avec au final 17 blessés légers (principalement par les gaz lacrymogènes), et 200 personnes interpelées, parmi lesquelles figurait le président du Jobbik Gabor Vona, remis en liberté dès le lendemain. Entre les touristes badauds interloqués par les saluts nazis et les provocations plus ou moins violentes à l’encontre de la police, on sentait tout de même une tension plus que palpable. L’organisation militante du Jobbik pour cet évènement s’est également montrée très efficace, avec son propre service de presse et ses propres médecins, qui n’ont cependant assurer qu’une petite partie des soins. Insolite enfin, l’endroit choisi par la Garde pour sa démonstration : Gödör Klub, haut lieu de la musique tsigane et balkanique, qui quelques heures plus tard fêtait la soirée Balkan Beat du mois… Articles liés : La Garde hongroise est morte, vive la Garda Les liaisons dangereuses de la police avec l’extrême droite Attentats anti-Roms: que  fait la police? Vers une criminalisation du négationnisme? Emeutes à la manif anti Bajnai L’Europe au Jobbik!