Mots-clés associés : "Fidesz"

Source : Index.hu

Le Fidesz a-t-il encore sa place au Parti Populaire Européen ?

5 juin 2014 à 12 h 00 min 8 commentaires

La démission de Viktor Orban du PPE serait « dans la logique des choses », en raison de son opposition à la nomination à la présidence de la Commission européenne de Jean-Claude Juncker ainsi qu’en raison en raison de sa « défense de conceptions anti-européennes et nationalistes ».

Un substitut au projet de mémorial du Fidesz ?

Un substitut au projet de mémorial du Fidesz ?

27 mars 2014 à 7 h 15 min 20 commentaires

Une chose est certaine, l’œuvre de Prolidepp ne plaira pas à tout le monde : la Hongrie représentée sous la forme d’un chien Puli (ndlr : le fameux chien des bergers hongrois) se faisant chevaucher par un berger allemand portant un casque de la Wehrmacht, tandis qu’Adolf Hitler tente d’amadouer le Puli hongrois en lui tendant un morceau de viande panée…

La Bekemenet du 23 octobre 2012 (HU-lala.org).

La manifestation pro-Orbán vise un million de participants samedi

24 mars 2014 à 5 h 57 min 2 commentaires

Les organisateurs de la « Marche de la paix » (Békemenet) espèrent rassembler un million de personnes pour clamer leur soutien à la coalition gouvernementale conservatrice, cléricale et populiste du Premier ministre Viktor Orbán, à Budapest samedi 29 mars, soit 8 jours avant les élections législatives.

Hongrie : des élections « libres mais pas équitables » ?

Hongrie : des élections « libres mais pas équitables » ?

11 mars 2014 à 11 h 34 min 3 commentaires

Le redécoupage des circonscriptions électorales favorise grandement les conservateurs-chrétiens Fidesz-KDNP au pouvoir pour les élections législatives qui se dérouleront le 6 avril.

Le FIDESZ fait la chasse aux « infidèles »

Le FIDESZ fait la chasse aux « infidèles »

7 mars 2014 à 7 h 41 min 0 commentaire

Deux politiciens membres du Fidesz, Zoltán Révfy et Lajos Búcsú, en ont été renvoyés récemment. Le motif ? Leur vote opposé à la réélection du député Róbert Zsigó.

Une parodie du magazine pro-Fidesz qui paraîtra au printemps.

Magyar Krónika : le nouveau mensuel pro-Fidesz

14 janvier 2014 à 5 h 42 min 1 commentaire

C’est le 1er ministre hongrois Viktor Orbán lui-même qui a présidé la première réunion de rédaction de la nouvelle revue mensuelle « Magyar Krónika », dont le 1er numéro doit paraître au mois de mai.

Bajnai se couche, Mesterhazy prend la main, Gyurcsany revient dans le grand jeu

Bajnai se couche, Mesterhazy prend la main, Gyurcsany revient dans le grand jeu

9 janvier 2014 à 8 h 15 min 1 commentaire

Les négociations entre les partis d’opposition de gauche, en vue des élections législatives du mois d’avril, ont pris une nouvelle tournure : le parti socialiste MSZP et la plate-forme PM-Egyutt2014 ont trouvé un accord mercredi et feront front commun contre la Fidesz du 1er ministre Orban.

Photo : Bela Szandelszky, AP

Automne 2006 : l’heure du règlement de compte a sonné

23 septembre 2013 à 8 h 00 min 17 commentaires

Le procès de l’ancien chef de la police nationale László Bene, de l’ancien chef de la police de Budapest Péter Gergényi, ainsi que de 12 autres policiers a débuté mardi au tribunal de Budapest. Ils sont accusés d’avoir fait un usage disproportionné de la force à l’encontre de manifestants qui réclamaient le départ du 1er ministre socialiste Ferenc Gyurcsany à l’automne 2006.

SONDAGE – l’électorat hongrois se motive un peu en vue des élections de 2014

SONDAGE – l’électorat hongrois se motive un peu en vue des élections de 2014

2 septembre 2013 à 7 h 22 min 2 commentaires

Selon un sondage de l’institut Ipsos publié à la mi-août, 44% des électeurs se sont déclarés certains en août d’exprimer leurs suffrages lors de l’élection législative à venir au printemps 2014, contre 38% pour le mois de juillet. La Fidesz au pouvoir reste grande favorite du scrutin.

Avec « panache », la Hongrie rejette le rapport Tavares

8 juillet 2013 à 10 h 20 min 9 commentaires

Le Parlement européen a adopté le rapport Tavares, dénonçant un risque grave d’atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie en Hongrie. Immédiatement après cela, le Parlement hongrois a adopté une résolution qui vise à dénoncer la fois le contenu du rapport, l’ingérence de l’Union européenne, et l’inégalité de traitement dont souffrirait la Hongrie. Le début d’une escalade inédite ?

Sondages : la Fidesz loin devant

Sondages : la Fidesz loin devant

2 juillet 2013 à 8 h 15 min 4 commentaires

Selon les deux instituts de sondage Tarki et Ipsos, le parti Fidesz du 1er ministre Viktor Orban était soutenu au mois de juin par un quart de l’électorat total et par près de la moitié des électeurs décidés à aller voter.

Qui a vu ma brouette? photo : www.kisafold.hu

Parlement hongrois : les leçons de savoir-vivre du Fidesz

1 juillet 2013 à 8 h 11 min 1 commentaire

Le Fidesz regroupe deux tiers des députés hongrois, maintenus ensemble par une discipline de vote en acier trempé. Cette situation ultra-majoritaire lui permet de prendre de grandes décisions de manière unilatérale, sans être entravé par l’opposition. Elle lui permet aussi de poser de sérieux verrous aux débats à l’assemblée. Lors de l’adoption de la loi sur les terres agricoles, les manifestations trop voyantes de l’opposition ont été sanctionnées, un peu comme on sanctionnerait des enfants turbulents dans une cour de récréation. Au piquet !

Gordon Bajnai - photo montage : pestisracok.hu

Gordon Bajnai face à l’affaire Hajdú-Bét

20 juin 2013 à 9 h 08 min 4 commentaires

A la Une en ce moment dans les médias hongrois, l’affaire Hajdú-Bét met le feu à la politique hongroise. Candidat sérieux de l’opposition face à Viktor Orbán pour 2014, Gordon Bajnai est en première ligne dans les événements qui ont conduit l’entreprise Hajdú-Bét – l’une des plus importantes entreprises avicoles de Hongrie – à la faillite en 2004. Le scandale, latent depuis plusieurs années, est d’autant plus grand que le technocrate libéral, ancien Premier ministre par intérim de mars 2008 à avril 2010, est accusé d’avoir créé une société offshore à Chypre, selon les derniers documents publiés par Magyar Nemzet, quotidien proche du gouvernement conservateur.

Budapest : La municipalité s’octroie la gestion de l’île Margit

Budapest : La municipalité s’octroie la gestion de l’île Margit

29 mai 2013 à 11 h 02 min 0 commentaire

Un projet de loi soumis au parlement hongrois vendredi dernier par le ministre de l’Administration et de la Justice, Tibor Navracsics, devrait mettre prochainement Margit Sziget sous le contrôle de la mairie Fidesz de Budapest, et non plus sous celui de la mairie MSzP du XIIIème arrondissement.

« La Hongrie va mieux » ?

« La Hongrie va mieux » ?

24 mai 2013 à 7 h 54 min 3 commentaires

Le parti Fidesz au pouvoir en Hongrie lance aujourd’hui une série de conférences publiques intitulée « la Hongrie va mieux ». Organisée à travers le pays, cette campagne, que l’on pourrait qualifier de préélectorale, fait la promotion de l’action gouvernementale. Dans l’opposition, l’ancien Premier ministre par intérim Gordon Bajnai fustige quant à lui une politique pour les plus riches et mise sur un système d’imposition plus juste.

Viktor Orbán : faire de l’austérité, sans en avoir l’air…

Viktor Orbán : faire de l’austérité, sans en avoir l’air…

21 mai 2013 à 7 h 27 min 1 commentaire

Le 1er ministre hongrois s’en est une nouvelle fois pris à l’Union européenne et à la politique d’austérité qu’elle veut imposer à la Hongrie. Le même jour, le ministre de l’économie annonçait un gel des dépenses de près de 100 milliards de forint.

Trafikmutyi, ou le scandale des concessions des bureaux de tabac*

Trafikmutyi, ou le scandale des concessions des bureaux de tabac*

7 mai 2013 à 6 h 38 min 6 commentaires

Lutter contre le tabagisme en diminuant le nombre de lieux de ventes et en interdisant leur accès aux mineurs, voici l’objectif légitime avancé par le gouvernement pour réorganiser la distribution de cigarettes en Hongrie. Des familles modestes, des chômeurs et des petits propriétaires étaient censés profiter de cette redistribution des cartes. Finalement, il apparaît que la plupart des concessions de débits de tabac seront attribuées à des proches du parti au pouvoir, la Fidesz. Suscitant une vague d’indignation dans tout le pays.

Démission de la vice-présidente de la Banque centrale de Hongrie

Démission de la vice-présidente de la Banque centrale de Hongrie

17 avril 2013 à 15 h 30 min 2 commentaires

Júlia Király, vice-présidente de la Banque nationale hongroise (MNB), a présenté sa démission au président de la République János Áder. Elle a expliqué sa démarche par le nouveau mode de processus décisionnel à la direction de la MNB, Selon elle l’institution monétaire hongroise assure de moins en moins la justesse de ces décisions. Avec cette démission, elle a l’intention de montrer la gravité de la situation actuelle au sein de la Banque centrale, récemment reprise en main par M. Matolcsy, ancien ministre de l’économie et fidèle de Viktor Orbán. Mme Király a rempli cette fonction de vice-présidente depuis 2007 et sa démission prendra effet le 22 avril. Cette économiste reconnue avait d’abord travaillé dans plusieurs banques commerciales et avait été conseillère de la Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orbán, au début des années 90. B.V Sources  : portfolio.hu, index.hu Articles liés : Matolcsy vire, interdit, règne MNB : Une nomination sous haute tension György Matolcsy, un banquier dangereux pour la Hongrie

Prix de l’énergie : la campagne de signatures va bon train

9 avril 2013 à 7 h 53 min 0 commentaire

Le Fidesz a lancé son projet de collecte des signatures à la fin du mois de mars afin de populariser son « combat » pour imposer des baisse de tarifs aux fournisseurs de gaz et d’électricité. En deux semaines, le parti a réussi à collecter 310 mille signatures. Vendredi, des activistes du parti au pouvoir Fidesz ont été agressé dans le 17è arrondissement de Budapest alors qu’ils collectaient des signatures. Le délinquant de 52 ans a été identifié quatre heures plus tard par la police. Un activiste a également subit une tentative d’agression samedi, dans le 3è arrondissement. Sources : NOL ; MNO ; index.hu

Energie : les entreprises luttant contre la réduction des charges ont empoché des milliards

Energie : les entreprises luttant contre la réduction des charges ont empoché des milliards

3 avril 2013 à 8 h 50 min 1 commentaire

Traduction d’un article d’András Kovács paru le 14 mars 2013 dans le quotidien proche du gouvernement « Magyar Nemzet » sous le titre « Milliárdokat vágtak zsebre a rezsicsökkentés ellen fellépo cégek ».

Sondages : la popularité des partis politiques au mois de mars

Sondages : la popularité des partis politiques au mois de mars

2 avril 2013 à 7 h 59 min 0 commentaire

La cote de popularité des partis politiques hongrois au mois de mars, selon trois instituts de sondage : Ipsos, Tarki et Nézöpont. Les élections législatives auront lieu au printemps 2014. Fidesz-KDNP = parti conservateur du 1er ministre conservateur Viktor Orban MSZP = parti socialiste Jobbik = parti d’extrême-droite Együtt 2014 = mouvement de l’ancien 1er ministre libéral Gordon Bajnai LMP = parti écologiste DK = Coalition démocratique de l’ancien 1er ministre Ferenc Gyurcsany Source : MTI Réalisation graphique : HU-lala.org

Rue de la Constitution

L’ État de droit menacé en Hongrie

11 mars 2013 à 8 h 52 min 16 commentaires

Le parlement hongrois débute ce lundi une session de deux jours au terme de laquelle pourrait être votée la 4ème modification de la constitution en vigueur depuis le 1er Janvier 2012. Selon plusieurs associations civiles, ces amendements porteraient gravement atteinte à l’Etat de droit en Hongrie.

Source : MTI / Réalisation graphique  HU-lala.org

Moins d’1 électeur sur 4 soutient la Fidesz au pouvoir

20 février 2013 à 8 h 22 min 3 commentaires

Le parti conservateur du 1er ministre Viktor Orban se positionne largement en tête des intentions de vote, selon l’ensemble des instituts de sondage. Mais avec une abstention représentant plus de la moitié de l’électorat, moins d’un quart des électeurs iraient voter pour la Fidesz si des élections devaient se tenir le week-end prochain en Hongrie.

La lutte contre l’évasion fiscale, un règlement de comptes… politique ?

La lutte contre l’évasion fiscale, un règlement de comptes… politique ?

22 janvier 2013 à 14 h 31 min Comments are Disabled

Le projet d’impôt rétroactif sur les capitaux hongrois placés à l’étranger, annoncé par le Bureau du Premier ministre Viktor Orbán la semaine dernière, a été accueilli avec un certain enthousiasme dans la presse en Hongrie, surtout dans les journaux de droite. A gauche, les critiques jugent la proposition plus rhétorique et populiste qu’efficace en matière de lutte contre l’exil fiscal. D’un point de vue politicien, c’est en tout cas une façon symbolique pour la Fidesz de jeter le discrédit sur l’opposition.

Hongrie : la bataille pour la terre ne fait que commencer

Hongrie : la bataille pour la terre ne fait que commencer

16 octobre 2012 à 9 h 00 min 5 commentaires

« Oligarchie », « oligarques », ce sont les mots qui agitent depuis plusieurs semaines toute la classe politique, la presse et la société en Hongrie. Des proches du 1er ministre Viktor Orbán sont accusés de faire main-basse sur les précieuses terres agricoles hongroises.

Le parti socialiste bat la Fidesz à Sopron

Le parti socialiste bat la Fidesz à Sopron

9 octobre 2012 à 8 h 02 min 6 commentaires

Après la victoire de son candidat lors des élections locales intermédiaires dans un bastion de la Fidesz dimanche dernier, le parti socialiste se prend à rêver à 2014.

La Danse du paon : une nouvelle danse hongroise est née

La Danse du paon : une nouvelle danse hongroise est née

25 septembre 2012 à 8 h 13 min 70 commentaires

Connaissiez-vous la Danse du Paon ? Pour ma part, je vous avoue que non. Une nouvelle danse hongroise inventée par notre Premier ministre Viktor Orbán, à l’imagination toujours aussi fertile. Si j’ai bien compris, elle se caractérise par un pas tantôt à droite, tantôt à gauche, en avant ou en arrière, le tout agrémenté (en option) d’une roue par ci par là. Mais rien à voir avec la csárdás aux mouvements et rythmes si charmants. Il s’agirait plutôt de gestes saccadés, parfois burlesques, qui me rappelleraient davantage la Danse des Canards. Le but : tromper l’ennemi en alternant flatteries, appels du pied et ruades repoussades. Je n’invente rien : c’est Viktor Orbán lui-même qui a lancé l’expression, apparemment assez fier de sa trouvaille (voir la vidéo ci-dessous).

Sondage : la Fidesz toujours devant, les abstentionnistes en majorité absolue

Sondage : la Fidesz toujours devant, les abstentionnistes en majorité absolue

3 septembre 2012 à 8 h 18 min 11 commentaires

Le nombre d’électeurs indécis et ne souhaitant pas participer aux prochaines élections a continué d’augmenter en Hongrie, à 53%, selon un sondage Ipsos à la mi-août publié jeudi. Le Fidesz a très légèrement augmenté son avance sur le parti socialiste MSZP, à 17% contre 14%. Parmi les électeurs décidés, le parti conservateur au pouvoir est soutenu par 37%, contre 31% pour les socialistes. Le parti d’extrême-droite Jobbik recueille le soutien de 8% de l’ensemble des répondants, en baisse de 2 points de pourcentage par rapport au mois précédent, et de 19% des électeurs décidés. Le parti vert LMP a le soutien de 3% des répondants – sous le seuil électoral des 5% – et de 5% des électeurs décidés. La Coalition démocratique DK de l’ancien 1er ministre Ferenc Gyurcsany a le soutien de 2% de l’ensemble des répondants. Un autre son de cloche chez l’institut Nezöpont Les résultats sont différents entre Ipsos et Nezöpont, ce qui peut s’expliquer par le fait que les deux instituts utilisent des méthodologies différentes et par le fait que Ipsos est plutôt proche du parti socialiste tandis que Nezöpont est proche de la Fidesz. Selon un sondage mené par l’institut Nezöpont à la même période, l’alliance Fidesz-KDNP conserve une solide avance sur les autres formations politiques au mois d’août. La droite radicale Jobbik se positionne en principal parti d’opposition, devant le parti socialiste MSZP. Dans l’ensemble de l’échantillon, 30% des répondants soutiennent le Fidesz, 13% le Jobbik, 10% le MSZP et 6% le parti LMP. DK n’atteignant pas le seuil parlementaire de 5%. Source : MTI

Elie Wiesel répudie la plus haute distinction de l’Etat hongrois

Elie Wiesel répudie la plus haute distinction de l’Etat hongrois

19 juin 2012 à 10 h 23 min 162 commentaires

L’écrivain américain et lauréat du prix Nobel de la paix d’origine hongroise Elie Wiesel a informé le président du Parlement hongrois qu’il répudiait une récompense attribuée par la République de Hongrie en 2004, en signe de protestation contre la réhabilitation de « figures qui ont collaboré fortement avec le régime fasciste pendant la guerre ».

Viktor Orban et Viktor Ponta, Premier ministre roumain depuis le 7 mai 2012, à Bucarest, 1er juin 2012

Victor Orbanescu ou Ubu, roi de Hongrie ?

18 juin 2012 à 10 h 19 min 13 commentaires

On se souvient que, dans les années 70-80, alors que son peuple crevait littéralement de faim, Nicolae Ceaucescu avait eu la manie de raser des villages entiers ou quartiers historiques de sa capitale pour y bâtir des horreurs et (à Bucarest) édifier un palais gigantesque. Bien sûr, nous n’en sommes pas là, fort heureusement, dans la Hongrie de Viktor Orbán en 2012. Malgré tout, nous n’en sommes peut-être pas non plus si loin…

Sondage : la Fidesz déçoit, le MSZP se renforce

Sondage : la Fidesz déçoit, le MSZP se renforce

13 juin 2012 à 7 h 38 min 13 commentaires

Beaucoup croyaient le parti socialiste hongrois (MSZP) hors-course, pourtant les chiffres publiés il y a quelques jours par l’institut Ipsos montrent le contraire. Entre début mai et début juin, la Fidesz n’a montré qu’une très légère progression en passant de 16% à 17% des intentions de vote, le MSZP a quant à lui réussi la performance de passer de 12% à 15% des intentions de vote. Le Jobbik, le LMP et la DK récoltent quant à eux à respectivement 9, 6 et 2% des intentions.

54% de l’électorat hongrois se détournent des partis politiques

54% de l’électorat hongrois se détournent des partis politiques

17 mai 2012 à 7 h 41 min 11 commentaires

Le premier trimestre de cette année 2012 n’a pas fait évoluer les rapports de force entre les différents partis de manière significative, selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos et diffusé par l’agence de presse MTI mercredi. La popularité des principaux partis a légèrement diminué, au profit du camp des indécis. La popularité de la Fidesz au pouvoir a baissé de 3 points par rapport au mois de mars, ne recueillant que 16% d’opinions favorables au sein de l’échantillon total, devant le parti socialiste (MSZP) à 13% et l’extrême-droite Jobbik à 9%.

Crédit : MTI

Les jeux sont faits…. Ce sera János Áder

17 avril 2012 à 8 h 20 min 6 commentaires

NDLR : Le chef de fraction du Fidesz, Janos Lazar, a annoncé lundi soir que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán avait nommé Janos Ader, un co-fondateur de son parti le Fidesz, comme candidat au poste de président de la république. Sa mission sera de « consolider la nouvelle Constitution ». Cette nomination sera soumise au vote du parlement le 2 mai.

Même à droite, la pression monte pour obtenir la démission du président Pál Schmitt

Même à droite, la pression monte pour obtenir la démission du président Pál Schmitt

29 mars 2012 à 23 h 33 min 3 commentaires

C’était le désaveu que tout le monde attendait : les doyens de l’Université de Semmelweis ont décidé, jeudi, de retirer au président hongrois son titre de doctorat décerné en 1992. La pression sur Pál Schmitt vient désormais de tous les bords, y compris de son propre camp, puisque Magyar Nemzet a publié ce jeudi un éditorial appelant à sa démission.

Le président plagiaire ne démissionnera pas !

Le président plagiaire ne démissionnera pas !

29 mars 2012 à 11 h 50 min 3 commentaires

La commission universitaire chargée d’examiner la thèse plagiée du président de Hongrie Pál Schmitt a rendu son rapport mardi. « Blanchi » par la commission, il a déclaré mercredi qu’il n’envisageait pas de démissionner.

Tilos Rádió : « Match nul » au 15 mars

Tilos Rádió : « Match nul » au 15 mars

19 mars 2012 à 8 h 28 min 3 commentaires

Comme les années précédentes, la fête nationale qui commémore la révolution de 1848 contre les Habsbourg a été détournée par les différents mouvements politiques pour gonfler les muscles, dans la plus profonde désunion nationale. Le gouvernement et l’opposition ont tous deux rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

13 mars 2012 à 7 h 13 min 4 commentaires

Jeudi 15 mars, sous un soleil printanier, la Hongrie célébrera sa première fête nationale de l’année, commémorant la guerre d’indépendance et le soulèvement de 1848. Une révolution populaire qui revendiquait notamment les droits civiques et la liberté d’expression dans la presse. Un siècle et demi plus tard, et pour la deuxième année consécutive, une partie non négligeable de la population manifestera à partir de 15h sur Szabad sajtó út à Budapest, dans le but de défendre ces mêmes droits. Officiellement apolitique à l’origine, cette manifestation sera largement soutenue par les partis « de gauche » hongrois, et même par des délégations d’Europe occidentale.

La taxe canine fait un flop

La taxe canine fait un flop

12 mars 2012 à 11 h 04 min 7 commentaires

La taxe canine est sans doute la taxe la plus amusante et la plus absurde qu’a promulgué le gouvernement de Viktor Orbán. Introduite début janvier, elle a suscité un grand nombre de moqueries et de critiques. Les journalistes d’Index.hu ont mené une petite enquête afin de déterminer le succès de cet impôt et le résultat est bien décevant : à ce jour, seulement 3 municipalités ont introduit cette taxe !

Le nationalisme kitsch de la télé hongroise

Le nationalisme kitsch de la télé hongroise

8 mars 2012 à 7 h 59 min 4 commentaires

Diffusée depuis octobre dernier sur M1, la première chaîne publique hongroise, « Hongrie, je t’aime ! » (Magyarország, szeretlek !) une émission hebdomadaire truffée d’images d’Epinal, pose encore la question de l’instrumentalisation de la culture à des fins politiques dans la Hongrie de Viktor Orbán. Propagande et production d’identité nationale Il s’agit d’un jeu d’origine hollandaise cuisiné à la sauce hongroise. Composé de quizz historiques et culturels soumis à des « pipoles » locaux, dont la plupart sont notoirement acquis à la cause de la Fidesz, ce jeu est en grande partie consacré à ce que les Hongrois ont apporté au monde, notamment par leurs découvertes et leurs inventions. Le contenu intellectuel concentré ressemblerait donc comme deux gouttes d’eau au fameux spot promotionnel concocté l’an dernier par l’équipe de communication de la présidence hongroise de l’Union européenne. Sauf qu’ici, la cible n’est plus l’étranger, mais le Magyar. Sous couvert de méthodes pédagogiques, l’objectif  de « Hongrie, je t’aime ! » est de donner au pays une image naturellement positive de lui-même. « Ce programme est-il un déguisement de la droite au pouvoir, ou est-ce un simple divertissement qui vise à entretenir la mémoire collective et produire de l’identité nationale ? » s’interroge le quotidien de gauche Népszava. Selon Index.hu, pourtant souvent critique et parfois même satirique,  « cette émission n’est pas politisée ». A déguster : les deux premières minutes de l’émission, avec la version hongroise de Why can’t we be friends, du groupe de funk californien des 70’s, « War ». Un « je t’aime ! » ridicule qui coûte cher S’intéresser aux valeurs culturelles, traditionnelles et historiques de sa patrie, c’est bien, mais la fin justifie-t-elle les moyens financiers de ce divertissement ? Produit par le service public, il coûterait 19 millions de forints par diffusion (environ 65 000 euros). Le double aurait été investi à son lancement, une campagne de communication assez conséquente en terme d’investissements. A titre de comparaison (bien que la fréquence, la durée, la composition de l’émission soient différentes), le budget de Questions pour un champion sur France 3 est de 20 000 euros par diffusion. D’autre part, malgré son budget, Magyarország Szeretlek ! (qui dure plus d’une heure) ne laisse pas de place à la publicité. En admettant qu’il ne contienne pas de message politique direct, il sert au moins un intérêt idéologique. Une idéologie totalement décrédibilisée par l’emballage de l’émission, emprunté aux programmes commerciaux. Ce « nationalisme kitsch » ne valorise pas la télévision hongroise, bien au contraire. Et les pages de publicité n’échappent pas non plus au patriotisme magyar, en particulier lorsqu’il s’agit de marques nationales : Quel intérêt général ? Au-delà du fait que MTV n’est pas un média indépendant, la question de l’intérêt général national se pose ; une notion difficile à cerner en Hongrie, en raison d’un rapport déformé à la nation. Avant 1991, la question de la nation a volontairement été écartée au profit de l’idéologie communiste. Depuis, la gauche hongroise et les intellectuels libéraux ont eu du mal à définir clairement leur relation à la patrie, elle était résumée simplement au refus de symboles nationaux, jugés trop « nationalistes ». Pendant ce temps, la FIDESZ et l’extrême droite naissante dans les années 2000 se sont approprié le privilège des symboles de la fierté hongroise, comme le port de la cocarde les jours de fête nationale. Aujourd’hui, la Fidesz au pouvoir a rendu les symboles nationaux inséparables des symboles politiques. L’Art de la politique et la Politique des arts Avec ce jeu télévisé censé (re)dorer l’image du pays, l’instrumentalisation politique de la culture sur le petit écran est à la fois plus insidieuse et plus grossière que ce que l’on peut voir en ce moment à la galerie nationale. Les exemples de confusion entre créations artistiques et politique gouvernementale sont nombreux depuis l’arrivée de Viktor Orbán au pouvoir. Tous les moyens sont bons pour imposer « l’authentique » culture hongroise et pour instaurer la mythologie nationale qui va avec. A l’image du Nouveau Théâtre offert à Gyorgy Dörner et feu István Csurka, il s’agit de revaloriser la culture « agrarienne » (du terroir), la véritable culture magyare selon la droite hongroise, au détriment de la culture « urbaniste » (bourgeoise et « enjuivée » selon les termes employés par l’extrême droite). Parallèlement à l’exposition Des Héros, des Rois et des Saints, à la galerie nationale du château de Buda, l’exposition des illustrations de la nouvelle Constitution hongroise est un autre symbole fort de cette tendance : 15 tableaux commandés fin 2011 par Imre Kerényi, le commissaire personnel du Premier ministre, qui imposent l’interprétation subjective de la Fidesz comme récit officiel de l’Histoire contemporaine et de l’actualité politique hongroise. Certaines de ces croûtes sont d’ailleurs des chefs d’œuvre de réécriture de l’Histoire. Du côté des autorités, on n’hésite pas à instaurer une dialectique malsaine entre culture et politique : selon la nouvelle loi fondamentale hongroise, « l’Académie hongroise des Arts » (qui n’était jusque-là qu’une association privée de créateurs nationalistes et fidèles à Viktor Orbán) est aujourd’hui située au même rang d’importance que l’Académie hongroise des Sciences. En janvier dernier, à propos de l’exposition et de l’émission Magyarország Szeretlek, le quotidien slovaque SME jugeait la culture étatique hongroise « de plus en plus risible » : « On remplace la réalité par une mythologie politiquement motivée (…) Cette façon maniaque d’assurer son auto-promotion évoque l’image d’un paranoïaque complexé, qui a sans cesse besoin d’être convaincu de sa propre importance et ne souffre aucune critique ». Le style est peut-être exagéré, mais les lecteurs slovaques diront que c’est de bonne guerre. Alexis Laki et Hu-lala Articles liés : Médias publics (récents) La manif’ de l’opéra vue par la télévision publique hongroise 2012 sous le signe de la contestation Interview avec Attila Mong (1/2) Culture et politique : « Csak a szél » remet les Roms en selle Des croûtes pour sublimer la Constitution La Fidesz offre un théâtre à l’extrême droite Débat imaginaire entre le philosophe et le politique (chronique de Cécile Vrain) VRP hongrois (chronique de Cécile Vrain) La Hongrie : « Un monde de possibilités »

Nouvelle leçon de morale hongroise : pas de sexe avant le mariage !

Nouvelle leçon de morale hongroise : pas de sexe avant le mariage !

1 mars 2012 à 7 h 49 min 24 commentaires

Une organisation créée le week-end dernier, « l’Association Hongroise des Sciences pour la Famille » (Magyar Családtudományi Társaság), s’est donnée pour mission de combattre les relations prénuptiales, avec la bénédiction du gouvernement et les fonds de l’Union européenne !

Eglises : la « golden liste » allongée

Eglises : la « golden liste » allongée

28 février 2012 à 9 h 25 min 2 commentaires

Le parlement a voté lundi en faveur d’un allongement de la liste des 14 Eglises et communautés religieuses officiellement reconnues en Hongrie.

István Csurka enterré en héros

István Csurka enterré en héros

20 février 2012 à 7 h 15 min 1 commentaire

Le dramaturge et politicien István Csurka a eu droit à un bel hommage samedi pour ses funérailles à Kerepesi, le cimetière « VIP » de Budapest. En présence de nombreuses personnalités politiques de la Fidesz et de l’extrême-droite hongroise, il a été enterré dans l’espace réservé aux héros de 1956. Les visiteurs du « Père Lachaise » local peuvent donc dorénavant compter Istvan Csurka parmi les figures emblématiques de la nation hongroise.

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

16 février 2012 à 9 h 54 min 6 commentaires

Dans son édition de mardi, le journal Népszava a révélé que Viktor Orbán envisagerait de pousser Pál Schmitt à démissionner de sa fonction de président de Hongrie. Le chef du gouvernement aurait par ailleurs l’intention de le remplacer par l’actuel ministre des Affaires étrangères, János Martonyi.

La Hongrie, laboratoire du pire… mais pourquoi pas du meilleur ?

La Hongrie, laboratoire du pire… mais pourquoi pas du meilleur ?

14 février 2012 à 7 h 47 min 6 commentaires

Tribune libre de Vincze Szabo, doctorant à l’Université d’économie de Budapest
Depuis début janvier, on a assisté à une véritable déferlante médiatique anti-Orbán dans les médias occidentaux, en particulier en France. Avec beaucoup d’approximations, d’erreurs factuelles et d’analyses, tout y est passé : une nouvelle dictature en Europe, un énième « retour aux heures les plus sombres de l’histoire », des insinuations de fascisme, d’antisémitisme et même – à travers une caricature de Plantu dans le Monde – un parallèle entre Hitler et Orbán !

De Miskolc à Budapest : la marche des «affamés»

De Miskolc à Budapest : la marche des «affamés»

10 février 2012 à 8 h 12 min 5 commentaires

A New York et à Madrid on s’indigne, en Hongrie, on a faim mais on souffre en silence. Enfin, pas toujours…C’est dans un froid glacial que les participants à la « marche de la faim » ont commencé leur périple, lundi matin. Derrière le slogan « Du travail, du pain ! », ce sont quelques douzaines de citoyens et quelques maires du département de Borsod-Abaúj-Zemplén qui participent à cette marche pour dénoncer la misère qui frappe le nord-est de la Hongrie. Un ouvrier fondeur de Diósgyor aujourd’hui au chômage, Imre Miklós Tóth, est à l’origine de cette action. Le suicide de son ami au chômage et surendetté a été la goutte de trop pour lui.

Csepel fait sa chasse aux sorcières

Csepel fait sa chasse aux sorcières

1 février 2012 à 8 h 40 min 7 commentaires

Après avoir appelé le peuple hongrois à prier pour Viktor Orbán [1], le maire du XXème arrondissement de Budapest, Szilárd Németh, s’est fixé une nouvelle mission : démasquer les vilains communistes.

Le côté obscur de la « Marche de la Paix »

Le côté obscur de la « Marche de la Paix »

24 janvier 2012 à 9 h 30 min 60 commentaires

Sur la photo, la réussite de la manifestation pro-gouvernementale à Budapest samedi ne fait aucun doute. Plus de 100000 personnes étaient là, et certains passionnés parlent même d’un million. Mais bien au-delà des chiffres, la réalité « ubuesque » de la gouvernance de Viktor Orbán était elle aussi bien présente dans ce rassemblement, notamment à travers sa tonalité anti Union européenne (« UERSS »). En effet, c’est pourtant grâce à des procédés hérités de l’époque communiste que le gouvernement et les organisateurs ont réussi leur coup : des cars entiers ont été affrétés dans tout le pays et même dans certaines provinces de l’ancienne Grande Hongrie pour acheminer les manifestants à Budapest.

Crédit : SzegedMa.hu

Manifestation monstre de soutien à Orbán

23 janvier 2012 à 7 h 29 min 44 commentaires

Samedi après-midi a eu lieu la « Békemenet » (marche de la paix), une manifestation d’une ampleur exceptionnelle pour soutenir le gouvernement organisée par des hommes de presse proche de la Fidesz. La foule est partie de la place des Héros à 16h pour atteindre la place Kossuth deux heures plus tard. Le nombre de participants a dépassé les 100.000, du jamais vu ces 20 dernières années.

La Hongrie sous le signe de Dieu, officiellement…

La Hongrie sous le signe de Dieu, officiellement…

19 janvier 2012 à 11 h 13 min 53 commentaires

Avec la nouvelle constitution qui est entrée en vigueur ce 1er janvier, le gouvernement de Viktor Orbán tente d’imposer une chape de plomb idéologique à un pays qu’il craint de voir lui échapper… Avec, toutefois, de maigres chances de succès.

Au "Ré-enterrement des martyrs de 1956", le 16 juin 1989

Viktor Orbán ou la revanche de la « vraie » Hongrie

9 janvier 2012 à 9 h 10 min 14 commentaires

La carrière d’un grand dirigeant politique débute souvent par un acte fondateur, un symbole fort sur lequel il va pouvoir bâtir sa « légende ». Pour Viktor Orbán, c’est le 16 juin 1989 qu’il a lieu. Ce jour-là, les jeunes cadres de la FIDESz – une association d’étudiants libéraux et anticommunistes dont il est l’un des membres fondateurs – sont invités à participer à la commémoration du « réenterrement des martyrs » de l’insurrection de Budapest de 1956, contre l’avis d’une partie des organisateurs qui entend ménager l’Union soviétique agonisante.

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

5 janvier 2012 à 8 h 00 min 1 commentaire

La constitution hongroise a été signée lundi dernier par le Président de la République Pal Schmitt qui la considère comme le premier pas décisif vers l’avenir. Voici un petit aperçu des différentes analyses des journaux hongrois face à cet événement.

Budapest Gay Pride 2008 (HU-lala)

Le mariage gay ne risque pas de voir le jour de si tôt en Hongrie

12 décembre 2011 à 9 h 10 min 2 commentaires

Les groupes de défense des homosexuels hongrois ont fait appel au Parlement européen et au Conseil de l’Europe afin de protester contre le nouveau projet de loi du gouvernement de défense de la famille qui rendrait, entre autre, le mariage gay impossible.

Des « croûtes » pour sublimer la Constitution

Des « croûtes » pour sublimer la Constitution

13 novembre 2011 à 23 h 58 min 2 commentaires

Parmi les 15 illustrations de la nouvelle loi fondamentale qui entrera en vigueur en janvier prochain en Hongrie, plusieurs sont sujets à polémique depuis leur publication dans la presse. Hormis les aspects esthétique et politique de la démarche qui sont déjà très discutables, beaucoup parlent « d’art de l’absurde » concernant les thèmes abordés par certains tableaux.

Manifestation contre la loi sur les médias le 14 janvier 2011 à Budapest (Corentin Léotard)

Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie

2 novembre 2011 à 11 h 44 min 22 commentaires

Selon une étude réalisée par le Nézöpont Intézet, 45% des Hongrois seraient prêts à remplacer le système démocratique actuel par un système autoritaire – de droite ou de gauche – qui leur assure une prospérité plus rapide.

Szabad Sajto utca, Budapest, 23 octobre 2011 crédit photo : Egymillióan a magyar sajtószabadságért

Manifestation de dizaines de milliers d’opposants à Viktor Orbán

24 octobre 2011 à 12 h 50 min 16 commentaires

A Budapest hier après-midi, ils étaient plus de 20 000 selon l’AFP (beaucoup plus selon la presse hongroise) à avoir profité de la fête nationale pour manifester contre le gouvernement de Viktor Orbán. Parmi les nombreuses commémorations du 55ème anniversaire de la révolution de 1956 dans toute la capitale, on retiendra surtout ce gigantesque rassemblement anti-gouvernemental. Malgré le crachin au pied du pont Erzsébet (photo) l’appel à manifester du collectif  « Un million pour la liberté de la presse » lancé sur Facebook et intitulé « Je n’aime pas ce régime » (Nem Tetszik a Rendszer !) a de nouveau connu un large succès. C’était le second rassemblement du genre après celui du 15 mars dernier à l’occasion de l’autre fête nationale de Hongrie, qui commémore la révolution de 1848. La fête nationale, l’occasion d’une grande manif’ Le choix des fêtes nationales n’est évidemment pas anodin pour s’opposer massivement à Orbán, dans ce pays où l’union pour une cause est si difficile à obtenir. Ici, comme lorsque Ferenc Gyurcsány gouvernait, c’est encore l’union contre un homme et son gouvernement qui fédère le plus. Des orateurs, dont certains membres de partis d’opposition tels que le MSzP et le LMP, se sont succédés à la tribune toute l’après-midi pour dénoncer les innombrables actes « anti-démocratiques » du gouvernement hongrois. Parmi les représentants d’ONG pour les droits et libertés civils, Balázs Denes, directeur de TASZ, a décrit l’éxécutif actuel comme un gouvernement « qui promulgue une idiotie après l’autre ». Au même moment, Viktor Orbán, le Premier ministre qui faisait l’objet de cette manifestation, s’était rendu au Conseil européen à Bruxelles. En son absence, son parti, la Fidesz, a décidé au dernier moment de ne pas tenir son traditionnel meeting au carrefour d’Astoria, situé à quelques centaines de mètres de là. Une bonne chose en quelque sorte, puisque de cette manière, il n’y avait aucun risque d’affrontement entre manifestants. Articles liés : Un 23 octobre sans Viktor Orban Manifestation gigantesque de l’opposition pour dénoncer la loi sur les médias (16 mars 2011) Constitution : les points qui font mal La démocratie hongroise est affaiblie, mais pas en danger (TASZ) (janvier 2011) Constitution : « Retour en force de l’ordre moral » L’Europe peut-elle faire plier Orbán le «tout-puissant» ? Castration du quatrième pouvoir en Hongrie  

Un 23 octobre sans Viktor Orbán

Un 23 octobre sans Viktor Orbán

21 octobre 2011 à 22 h 00 min 0 commentaire

Ce dimanche, la Hongrie célèbrera sa troisième fête nationale de l’année (après le 15 mars et le 20 août). Le parti au pouvoir, la Fidesz, a annoncé il y a quelques jours que son traditionnel meeting du 23 octobre, au carrefour Astoria à Budapest, n’aurait pas lieu. C’est l’absence de son « héros national », le premier ministre Viktor Orbán, contraint de se rendre au Conseil européen, qui a motivé cette décision. N’en déplaise à la droite, le quartier sera libre pour la grande manifestation anti-gouvernementale prévue dimanche dans la capitale hongroise, sur Szabadsag Sajto utca à partir de 15h.

La Fidesz pense au droit du sol pour octroyer la nationalité hongroise

20 octobre 2011 à 12 h 53 min 0 commentaire

Mardi au parlement, Antal Rogan (député Fidesz), a proposé que la loi sur la citoyenneté hongroise soit amendée, de façon à ce que la nationalité hongroise soit accordée aux enfants étrangers nés en Hongrie et dépourvus d’autre nationalité.

Szobor Park crédit Hulala (DR)

Un impôt pour les « cocos »

19 octobre 2011 à 17 h 16 min 6 commentaires

Mardi 14 octobre, la député Fidesz Maria Wittner a proposé un projet de loi au Parlement, instaurant un impôt “historique” sur les retraites versées aux anciens responsables communistes et aux fonctionnaires qui se sont rendus coupables d’exactions et de représailles envers les insurgés de 1956 en Hongrie.

La Fidesz offre un théâtre à l’extrême droite

La Fidesz offre un théâtre à l’extrême droite

11 octobre 2011 à 19 h 26 min 9 commentaires

Jeudi dernier, on apprenait que le Nouveau Théâtre de Budapest (Új Színház) avait pour nouveau directeur un personnage très controversé des planches et de la scène politique hongroises : l’acteur György Dörner.

Un procès politique qui renforcerait Gyurcsány ?

Un procès politique qui renforcerait Gyurcsány ?

10 octobre 2011 à 18 h 41 min 2 commentaires

Après avoir vu son immunité parlementaire levée fin septembre, l’ancien Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány a été inculpé pour abus de pouvoir dans “l’affaire du casino de Sukoró”. De nombreux détails de la procédure ont néanmoins pu faire penser qu’il s’agirait d’un faux procès, dont le but ultime serait d’obtenir l’inéligibilité de Ferenc Gyurcsány. A force, cet acharnement judiciaire dans un climat social défavorable pour Viktor Orbán pourrait bien avoir un effet contre productif et renforcer la popularité de son ennemi juré au sein de l’opposition.

Új Magyar Szó (http://maszol.ro/)

LMP accuse le Fidesz de faire main-basse sur la presse de Transylvanie

14 juin 2011 à 10 h 03 min 3 commentaires

Les députés du groupe parlementaire LMP (Lehet Más a Politika) Gergely Karácsony et Dávid Dorosz estiment que « Le Fidesz exporte sa politique de division » en achetant les maisons de presse hungarophones de Transylvanie, ont rapporté les quotidiens Népszabadság et 168 Óra.

Vu à Budapest, mai 2011. Crédit photo : Sakari Huttunen pour HU-lala

La Hongrie a financé sa campagne anti-IVG avec des fonds européens !

10 juin 2011 à 14 h 04 min 15 commentaires

Le gouvernement hongrois aurait financé la campagne incitant les femmes à recourir à l’adoption plutôt qu’à l’avortement avec des fonds européens destinés au « progrès social et à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Saisie par l’eurodéputée socialiste française Sylvie Guillaume, la Commission européenne a exigé de la Hongrie qu’elle y mette un terme, sous peine de sanctions.

Ministère hongrois de l'économie

Le sytème d’impôt proportionnel sur le revenu bientôt gravé dans le marbre de la loi ?

6 juin 2011 à 7 h 08 min 4 commentaires

Le gouvernement hongrois envisage d’inscrire dans une loi, nécessitant la majorité des deux-tiers du parlement pour être ratifiée puis modifiée, le principe d’un impôt proportionnel sur le revenu.

Les Hongrois majoritairement mécontents du bilan du gouvernement Orbán

2 juin 2011 à 18 h 51 min 10 commentaires

Selon l’institut de sondage Medián, plus de 60% des hongrois seraient insatisfaits des politiques économiques menées par Viktor Orbán. Un quart des fidèles supporters du parti de droite du premier ministre (FIDESz) estiment que le pays est mené dans la mauvaise direction.

Ferenc Gyurcsány, « le cul entre deux chaises »

Ferenc Gyurcsány, « le cul entre deux chaises »

27 mai 2011 à 10 h 43 min 0 commentaire

Malgré sa démission du poste de Premier ministre hongrois en mars 2008 et sa discrétion jusqu’aux élections d’avril 2010, Ferenc Gyurcsány s’impose aujourd’hui comme le grand agitateur du parti socialiste MSzP. Néanmoins, les nouvelles démarches politiques qu’il engage dans l’opposition depuis les grandes réformes du gouvernement de Viktor Orbán sont encore difficiles à saisir, et encore plus difficiles à prévoir.

Vu sur le site internet d'Euronews

Gyöngyöspata : l’heure du debriefing

17 mai 2011 à 10 h 58 min 5 commentaires

Après s’être laissé déborder sur sa gauche par le LMP et sur sa droite par Jobbik, le gouvernement tente de régler ses comptes sur l’affaire des milices à Gyöngyöspata. L’homme d’affaires américain qui a organisé l’« évacuation » spectaculaire des Roms lors du week-end de Pâques à quitté la Hongrie par peur de représailles, selon le Budapest Times.

La Hongrie, pour le pire… et le meilleur

La Hongrie, pour le pire… et le meilleur

16 mai 2011 à 13 h 51 min 4 commentaires

Je ne vais pas m’étendre sur les problèmes des ces dernières semaines en Hongrie. Vous avez entendu parler des dérives démocratiques [erratum : autoritaires] avec la réforme de la Cour constitutionnelle, des médias ou encore le vote de la nouvelle constitution et ses délires mystiques et religieux. De même, vous avez entendu parler du plan de rigueur, qui commence à être de plus en plus critiqué. Enfin, peut-être plus inquiétant, l’extrême misère que rencontre une bonne partie de la population hongroise, les risques de famine et la récupération démagogique, sur fond de conflits inter-ethniques, par l’extrême droite… Tout cela a été pas mal diffusé en Europe et une fois de plus l’image de la Hongrie n’en est pas sortie grandie. Mais, objectivement, il y a vraiment de quoi être inquiet !

Crédit photo : Sakari Huttunen

Le gouvernement hongrois lance une campagne contre l’avortement

9 mai 2011 à 8 h 52 min 31 commentaires

« La vie du fœtus sera protégée dès sa conception ». L’article II de la partie Liberté et Responsabilité de la nouvelle Constitution hongroise a provoqué de nombreux débats. Si cet article n’implique pas automatiquement une remise en cause future du droit à l’avortement, une nouvelle campagne publicitaire nous donne un premier aperçu de ses possibles applications.

Attila Mesterházy, président du parti socialiste hongrois

Ce que l’oppposition dit de la Constitution

27 avril 2011 à 13 h 58 min 1 commentaire

Les réactions de l’opposition à la ratification de la nouvelle Constitution par le Président Pál Schmitt ne se sont pas fait attendre. En voici la teneur, pour l’essentiel, rapportées par l’agence MTI.

L'Euro-manifestation syndicale le 9 Avril à Budapest (HU-lala)

Vers de nouvelles mesures d’austérité ?

26 avril 2011 à 23 h 12 min 0 commentaire

Le plan d’économies Széll Kálmán, annoncé il y a à peine deux mois, ne devrait pas suffire à atteindre les objectifs de réduction de déficit budgétaire que s’est fixé le gouvernement hongrois. C’est en tout cas sur ce postulat que repose le programme de convergence 2011-2015, adressé le 15 avril aux institutions européennes.

La Constitution a été ratifiée par le président Schmitt

25 avril 2011 à 19 h 41 min 1 commentaire

C’est fait, il ne manquait plus que la signature du Président Pal Schmitt. La nouvelle Constitution hongroise a été ratifiée en ce lundi de pâque à midi, en dépit des vives critiques qui se sont élevées aux niveaux international comme national.

Moszkva tér : le nouveau combat de l’opposition

Moszkva tér : le nouveau combat de l’opposition

20 avril 2011 à 19 h 41 min 9 commentaires

Après les luttes contre la mise en place de plans d’austérité et l’adoption de la nouvelle constitution, le MSZP mène une nouvelle bataille, qu’il espère cette fois remporter. Le parti socialiste tente effectivement de réunir des signatures contre la future transformation de la place « Moszkva tér » en « Széll Kálmán tér ».

Budapest, samedi 9 avril (Léotard/HU-lala)

« La prochaine étape, les grèves »

20 avril 2011 à 12 h 24 min 1 commentaire

« Dialogue !», crient ceux qui brûlent de parler. Tout le monde n’a pas affaire avec les syndicats hongrois. Leurs sympathisants sont peu nombreux, leurs adhérents encore moins. Pourtant, nous les entendons et les voyons de plus en plus dans les rues. HU-lala a donc rencontré Péter Fiedler, syndicaliste de la LIGA (Confédération Démocratique des Syndicats Libres) afin de comprendre la situation actuelle en Hongrie, du point de vue des syndicats.

Constitution : les points qui font mal

Constitution : les points qui font mal

19 avril 2011 à 10 h 47 min 6 commentaires

« Ultra-conservatrice ». C’est le qualificatif qui revient le plus souvent dans la presse francophone pour désigner la Constitution adoptée lundi par le parlement hongrois. En Hongrie même, les opposants à cette nouvelle Loi fondamentale – rédigée par la seule coalition gouvernementale Fidesz-Kdnp – sont nombreux.

Szent-Istvan, premier roi apostolitique et fondateur du Royaume de Hongrie

Retour en force de l’ordre moral en Hongrie

18 avril 2011 à 22 h 26 min 3 commentaires

Le coup de théâtre qui aurait contrecarré les plans du gouvernement n’a pas eu lieu et, sans surprise, la nouvelle Loi fondamentale hongroise a été adoptée par le parlement lundi.

Une remise en cause du droit à l’avortement en Hongrie ?

Une remise en cause du droit à l’avortement en Hongrie ?

18 avril 2011 à 18 h 59 min 5 commentaires

La présentation du projet de Constitution au mois de décembre dernier a suscité une vive inquiétude quant à l’éventualité d’un durcissement de la législation sur l’avortement. Les déclarations contradictoires récentes de la majorité parlementaire n’ont pas levé les doutes quant au contenu du texte final qui devrait voir le jour dès ce mois d’avril.

Le maître Gyurcsány et son élève Mesterházy sur les bancs du Parlement (www.pesterlloyd.net)

Chez les socialistes, le patron c’est Gyurcsány !

11 avril 2011 à 21 h 50 min 2 commentaires

À la suite d’un vote au sein du groupe parlementaire socialiste (MSZP), Ferenc Gyurcsány a recueilli 27 soutiens sur 58, contre seulement 16 pour son président, Attila Mesterházy, ce qui prouve une nouvelle fois sa popularité au sein du premier parti d’opposition.

Le président du groupe parlementaire Fidesz, János Lázár en compagnie de Viktor Orbán

Vers une dépénalisation du port d’armes en Hongrie ?

5 avril 2011 à 15 h 09 min 4 commentaires

Par Antoine Bouffard Vendredi dernier, le président du groupe parlementaire de la Fidesz, János Lázár, s’est prononcé en faveur de la dépénalisation du port d’armes en Hongrie lors d’une réunion du groupe parlementaire. Selon lui, la loi sur la possession et le port d’arme, reconnue pour sa complexité, protège actuellement mieux les agresseurs que les victimes d’agression. La modification de cette loi serait donc un moyen de protéger le citoyen. Tout citoyen disposant d’une autorisation peut aujourd’hui posséder un pistolet à air comprimé en Hongrie. Le débat lancé par le gouvernement porte sur la possibilité ou non d’étendre ce droit aux armes de catégorie supérieure. Dans l’Union européenne, c’est aujourd’hui en République tchèque que la loi sur le port d’arme est la plus libérale : toute personne majeure n’ayant pas de casier judiciaire peut en porter une. C’est d’ailleurs le modèle que recommande le rédacteur en chef du magazine Kaliber, Gábor Vass : « si un individu est honnête, je peux tout à fait imaginer qu’il puisse obtenir un permis de port d’arme, comme en République tchèque. ». L’institut national de criminologie semble sceptique concernant cette proposition, rappelant que les armes à feu ne protègent pas en général d’attaques soudaines, commises de plus par des individus familiarisés avec les armes à feu. Il n’est toutefois pas question de légaliser le port d’armes, que M. Lázár considère en effet comme dangereux, mais d’aboutir à une loi plus équilibrée. C’est également l’avis de Péter Szijártó, le porte-parole de Viktor Orbán et du premier ministre lui-même, qui précise que le gouvernement souhaite parvenir à un modèle moins radical que la législation américaine. Articles liés : Aux armes et caetera… Prévenir les futurs « tueurs nés » hongrois « Bowling for Budapest »? Tensions communautaires en vue Fusillade à l’université de Pécs Premières arrestations dans l’affaire des meutres anti-Roms Munitions de Kalashnikov dérobées à Ferencvaros

Une fête nationale officielle trop parfaite

16 mars 2011 à 6 h 47 min 1 commentaire

Comme l’ambiance était bonne en ce 15 mars pour la première fête nationale de l’année devant ce haut-lieu de la révolution de 1848 qu’est le Nemzeti Muzeum de Budapest ! Le temps était superbe – presque 20 degrés –, les chants, les poèmes et les danses folkloriques étaient au rendez-vous et le public venu en famille semblait ravi du spectacle. Tout était parfait… presque trop parfait. En effet, selon le site d’infos Origo.hu, un demi-millier de personnes, toutes jeunes et présentables, ont été rémunérées pour assister à la cérémonie, recevant chacune quelques 1.500-2.000 HUF. Soit un coût total d’environ un million de forint. Mais peut-être était-ce le prix à payer pour faire de belles images à la tv…

Budapest, le 10 mars 2011 (HU-lala)

Manifestation à Budapest contre les mesures «anti-pauvres»

14 mars 2011 à 19 h 28 min 1 commentaire

Jeudi soir, environ cent manifestants se sont rassemblés à Budapest pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une politique « anti-pauvres » menée par le gouvernement hongrois. Ils étaient quelques dizaines de personnes dans le centre de la capitale au coin de Baross utca et du Nagy Körut à exprimer leur colère contre les politiques mises en place par le gouvernement et la municipalité à l’encontre des plus démunis, aux cris de « a szegények nem bűnözők » (les pauvres ne sont pas des criminels), »a törvény a gazdagoké » (la loi est pour les riches), et « a város mindenkié » (la ville est à tout le monde). Depuis son arrivée à la mairie, le conservateur Istvan Tarlos, a pris plusieurs mesures « d’urbanisme » qui, dans les faits, permettent à la police de harceler les sans-abris : loi sur « l’usage inapproprié des espaces publics », interdiction de fumer et boire de l’alcool dans les souterrains, et interdiction de « faire les poubelles ». Rapidement, quelques policiers ont été dépêchés sur place pour interpeller les manifestants qui ont symboliquement commencé à « faire les poubelles », un geste illégal depuis peu à Budapest. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés puis conduits et retenus au poste de police local pendant quelques heures. Le recensement des sans-abris effectué le 3 février dernier et publié il y a quelques jours indique que près de 8.000 personnes sont sans-abris à Budapest et environ 30.000 dans l’ensemble de la Hongrie. Articles liés : Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi » Le cauchemar des clochards continue La loi d’urbanisme qui rend les sans-abris insomniaques

Le 20 août 2009 au Gödör Klub (HU-lala)

Orbán veut une police forte pour sauver la Hongrie « au bord de l’abîme »

6 mars 2011 à 21 h 51 min 14 commentaires

Le premier ministre hongrois a réaffirmé sa volonté de « rétablir l’ordre et la sécurité » dans un pays « au bord de l’abîme », au cours d’un discours devant 1.800 nouveaux agents de police, dimanche sur la place des Héros à Budapest, a rapporté MTI.

Traduction automatique de google sur l'illustration d'Origo : "ce sera la fin de la Hongrie"

Santé : la Hongrie relance le projet de loi anti-tabac

28 février 2011 à 13 h 34 min 1 commentaire

Il y a une semaine, une proposition de loi préparée par 15 députés FIDESz a été déposée au Parlement, concernant l’interdiction de fumer dans les bars (kocsma), les cafés, les discothèques, ainsi que dans les restaurants en Hongrie. Deux jours plus tard, le groupe parlementaire Fidesz soutenait cette proposition, qui a logiquement trouvé l’appui de Miklós Szócska le secrétaire d’État à la Santé. Après plusieurs tentatives depuis 2007, cette législation déjà adoptée dans la plupart des pays d’Europe occidentale pourrait bien voir enfin le jour dès le mois de juillet en Hongrie, notamment grâce à l’unité de la FIDESz, parti omnipotent au Parlement.

Sauvetage de BKV : les bons amis font les bons comptes

Sauvetage de BKV : les bons amis font les bons comptes

27 février 2011 à 14 h 12 min 1 commentaire

Mardi soir lors d’une émission sur HírTv, István Tarlós, maire de Budapest, a affirmé qu’au mois de mars, l’État hongrois verserait une somme de 19 milliards de forints (70 millions d’euros) à la compagnie de transports publics de Budapest (BKV). En échange, la capitale céderait au moins deux de ses immeubles à l’État. Lorsque István Tarlós disait, au mois de janvier, que BKV ferait inévitablement faillite au printemps, faute d’une aide de ses amis du gouvernement Fidesz, il était facile d’y voir un mélange de bluff et de larmes de crocodile. La promotion du très jeune Dávid Vitézy (photo) à la tête du nouveau Centre des Transports de Budapest (BKK) semble aussi faciliter beaucoup de choses dans les relations entre l’Etat et BKV. En effet, le protégé de Tarlós vient d’une famille très proche du premier ministre Orbán. Le jeune Vitézy se dit d’ailleurs optimiste quant à l’obtention des 30 milliards de forints (plus de 110 millions d’euros) qu’il réclame pour combler le déficit annuel des transports publics de Budapest.

Gyula Budai

La politique anti-corruption tourne à la chasse aux sorcières

24 février 2011 à 8 h 59 min 7 commentaires

Depuis des mois, il ne se passe pas un jour sans que les médias hongrois ne parlent des casseroles de l’ancienne coalition gouvernementale socialiste libérale. Le gouvernement conservateur a fait une priorité de la politique anti-corruption, et les journaux de droite, la Magyar Nemzet et le Magyar Hirlap en tête, en font leurs choux gras, cela va de soi. Une des dernières « affaires » traitait, la semaine passée, de contraventions au code de la route datant de 2004 – 2005, dont certaines personnalités avaient été exonérées. La belle affaire… Cet épisode anecdotique, qui a tout de même fait le tour des médias nationaux, illustre le fait que la FIDESz compte bien faire payer au MSzP le moindre de ses manquements à l’intégrité, coûte que coûte et dans les plus brefs délais. Le procès pour délit d’abus de pouvoir administratif a d’ailleurs commencé dès lundi. Il y a un an, un premier procès avait pourtant conclu qu’il y avait prescription.

Zsolt Semjén et Viktor Orban le 14 février

Avortement : le KDNP ne lâche pas l’affaire

23 février 2011 à 0 h 14 min 12 commentaires

Le leader du parti chrétien-démocrate, Zsolt Semjén, a affirmé samedi qu’il avait reçu la garantie de la Fidesz que la nouvelle Constitution inclura la protection de la vie foetale…tout en promettant que cela n’aboutira pas à une restriction du droit à l’avortement. « Nous avons obtenu l’assurance de la part de la Fidesz que le principe de la protection de la vie fœtale sera inscrite dans la nouvelle Constitution« , a affirmé Zsolt Semjén, le leader des chrétiens-démocrates du KDNP, samedi dans les colonnes du Magyar Nemzet. Lors de la réunion du groupe parlementaire Fidesz-KDNP qui s’est tenue il y a une dizaine de jours, Viktor Orban avait pourtant douché les espoirs des chrétiens-démocrates en déclarant qu’il ne comptait pas rédiger une Constitution qui irait à l’encontre des réalités sociales actuelles. Qui croire ? Selon les déclarations de Semjén, la Constitution pourrait donc indiquer que « Le fœtus est une vie humaine depuis sa conception et bénéficie du droit à la protection ». Le chef des chrétiens-démocrates se veut pourtant rassurant – sans y parvenir – en promettant qu’il ne s’agit là que d’une déclaration de principe qui n’appellera pas de changement de la législation actuelle sur le droit à l’avortement…à moins que la majorité de la société y soit favorable. La version finale de la Constitution n’a pas encore été rédigée, donc on ne peut que spéculer sur son contenu final. « Si la vie commence dès la conception, alors il n’y a plus d’avortement », titrait le Népszabadsag, dans son édition de mardi. Selon l’auteur de l’article, un changement de Constitution dans ce sens aurait des conséquences graves – par exemple, en cas de danger pour la mère, quelle vie choisir ? – et la législation sur l’avortement devrait être modifiée, en dépit des promesses des politiciens. Articles liés : Le droit à l’IVG menacé par la future Constitution Constitution (1/2): la Fidesz est prête à lâcher du lest Constitution (2/2): pendant ce temps dans l’opposition… Consultation pour la nouvelle Constitution : une « prime citoyenne » aux familles nombreuses ? Le gouvernement veut promouvoir le mariage Constitution : « Retour en force de l’ordre moral » Religion : Orbán en rajoute une couche au Vatican La Hongrie voudrait concurrencer la dévotion polonaise !

Entre les Hongrois et leurs institutions, la confiance ne règne pas !

Entre les Hongrois et leurs institutions, la confiance ne règne pas !

21 février 2011 à 22 h 49 min 1 commentaire

Les Hongrois font preuve d’une grande défiance vis-à-vis de leurs institutions, selon un sondage commandé et publié lundi par le quotidien Népszabadság. Huit Hongrois sur dix n’auraient pas confiance dans leur classe politique…

Budapest Pride 2008 (HU-LALA)

La police de Budapest dément avoir interdit la Gay Pride

16 février 2011 à 22 h 56 min 0 commentaire

La préfecture de police de Budapest n’aurait pas interdit la Gay Pride hongroise, mais seulement une extension de son parcours habituel, selon le site d’infos Hungary around the clock. Oh surprise, il apparaît finalement que la Gay Pride pourrait avoir lieu à Budapest le 18 juin ! En effet, peu après que les organisateurs ont annoncé la décision de la préfecture de police de Budapest d’annuler la manifestation, la porte-parole de cette dernière, Katalin Fanni Horváth, a affirmé que seule l’extension du parcours proposé par les organisateurs avait été réfusée. Selon elle, l’évènement pourra avoir lieu à la date prévue, sur son parcours habituel, le long de l’avenue Andrassy, de la place des héros jusqu’à Erzsébet tér. Ce n’est pas la version relatée hier par les organisateurs qui affirmaient que l’ensemble du programme avait été interdit par la police de Budapest. Alors, malentendu entre les deux parties ? Désinformation volontaire de la part de la police ou des organisateurs ? Intervention gouvernementale pour recadrer la préfecture ? En quelques heures hier, l’affaire a provoqué un tollé comme seuls certains sujets sensibles peuvent les créer. Où chacun joue sa partition : la police qui ne communique pas, ou mal, contrairement aux concernés qui se scandalisent, la presse qui se rue sur l’ « affaire »…qui trouve finalement une issue. Mais restons prudents, tant que tout le sac de nœuds n’a pas été démêlé. Malgré les multiples pressions subies en interne par ses alliés chrétiens-démocrates et par l’extrême-droite, jamais la Fidesz n’aurait osé – ou été assez stupide pour – bannir la « grand-messe » du mouvement gay, avec la certitude d’écorcher encore un peu plus son image européenne déjà bien abîmée. Articles liés : La Gay Pride de Budapest n’aura pas lieu Budapest serre la vis à ses noctambules Gays : La Constitution est aussi la leur ! Constitution : « Retour en force de l’ordre moral » La débandade de l’Hétéro Pride à Budapest Budapest : une « hétéro pride » pour laisser la gay pride en paix ? De Bratislava à Budapest, les extrémistes radicaux s’entendent sur les homos Ce qu’il reste de la Budapest Pride

Le gouvernement veut promouvoir le mariage

Le gouvernement veut promouvoir le mariage

16 février 2011 à 8 h 53 min 4 commentaires

De moins en moins de mariages, de plus en plus de divorces, une société en pleine déstructuration ! Voici l’équation du gouvernement conservateur hongrois, bien décidé à redonner ses lettres de noblesse à une institution qu’il croit en pleine déliquescence : le mariage. Alors que les tractations sont allées bon train tout le weekend pour savoir si, oui ou non, la  Constitution en cours de préparation doit mettre l’accent sur les valeurs chrétiennes de la Hongrie, le gouvernement vient de mettre en application une nouvelle mesure destinée à promouvoir l’importance du mariage. Ainsi, les jeunes couples se verront remettre de manière symbolique, le jour de leur mariage civil, un certificat destiné à donner du corps et de l’âme à leur union, contenant des citations de Szent Istvan, du comte István Szechényi et de l’écrivain Sandor Marai. L’objectif affiché de cette mesure ? Réaffirmer que « les valeurs du mariage sont importantes pour la communauté nationale« , a indiqué le secrétaire d’Etat aux affaires sociales, à la famille et à la jeunesse Miklos Soltész. « La population est passée sous le seuil de 10 millions d’habitants, les gens se marient de moins en moins et les familles se désintègrent« . Bref, selon Miklos Soltész, en Hongrie tout fout le camp ! « Je voudrais que les gens ne croient pas que le mariage est un contrat de courte durée« , a-t-il ajouté. Un premier couple a déjà fait l’objet de cette mesure. Vendredi,  Demeter Mónika et Zoltán Skita ont eu l’honneur de recevoir le précieux certificat des mains du secrétaire d’Etat, au cours de leur mariage dans les bureaux de l’état civil de la commune d’Óbuda, au nord de la capitale. Derrière cette mesure apparemment anecdotique, se trouve le projet partagé par la coalition Fidesz-KDNP de replacer la cellule famille traditionnelle au cœur de la structure sociale. On le sait déjà, la Constitution en cours de préparation pourrait définir le mariage comme « L’union naturelle entre un homme et une femme », en discriminant au passage les couples vivant en union libre et les couples homosexuels. Une institution tombée en disgrâce ? Effectivement, le nombre de mariages est en chute libre, diminuant de presque la moitié depuis 1990. Sur la même durée, le taux de divorces a régulièrement augmenté, tant et si bien qu’un couple qui se marie aujourd’hui a 1 risque sur 2 de divorcer. En cela, les pratiques hongroises sont très similaires à celles observées en France. Pourtant, malgré ce que laissent supposer ces chiffres, l’image du mariage en Hongrie reste encore très positive. Selon les études de l’Institut hongrois de recherche démographique, seulement une personne sur cinq estime actuellement qu’il s’agit d’une « institution dépassée ». L’explication est donc ailleurs. Le faible nombre de mariages ces dernières années – comme celui des naissances – cache en réalité, plutôt qu’un rejet de l’institution, une incapacité sociale et matérielle à la mettre en œuvre. D’où un ajournement de ses projets personnels à des temps meilleurs…si ce n’est un renoncement. Il est peu vraisemblable qu’un bout de papier y change quoi que ce soit… Articles liés : Consultation pour la nouvelle Constitution : une « prime citoyenne » aux familles nombreuses Constitution : « Retour en force de l’ordre moral » La Hongrie voudrait concurrencer la dévotion polonaise ! La laïcité remise en question dans les écoles hongroises La Gay Pride de Budapest n’aura pas lieu

Consultation pour la nouvelle Constitution : une « prime citoyenne » aux familles nombreuses ?

Consultation pour la nouvelle Constitution : une « prime citoyenne » aux familles nombreuses ?

16 février 2011 à 8 h 43 min 5 commentaires

Voilà un nouvel épisode polémique de la préparation de la nouvelle Constitution hongroise. Ces jours-ci, le Conseil National de Consultation spécialement dépêché pour l’occasion, envoie un questionnaire en 12 points à chaque citoyen. Une belle preuve de souci démocratique, si ce n’était le caractère populiste, voire clientéliste, d’une des 12 questions qui y est posée. Celle-ci – la question n°4 exactement – porte sur la possibilité pour les parents d’obtenir un droit de vote supplémentaire pour chacun de leurs enfants mineurs. La méthode de « consultation » était déjà très critiquable, la voila sur le point de devenir scandaleuse.

La rue de la Constitution

Constitution (1/2): la Fidesz est prête à lâcher du lest

13 février 2011 à 22 h 01 min 0 commentaire

La prochaine Constitution devrait-elle vraiment inclure la protection de la vie fœtale, du mariage et de la famille, comme le prévoit son brouillon initial ? Refroidie par le tollé européen suscité par sa loi sur les médias, la Fidesz hésite. Au grand dam de ses alliés du parti chrétien-démocrate (KDNP).

Viktor Orbán au Conseil euopéen à Bruxelles, le 4 février 2011

La gauche libérale attaque Orbán à Bruxelles

10 février 2011 à 6 h 00 min 2 commentaires

Après presque un an dans l’ombre de la Fidesz de Viktor Orbán, l’opposition de gauche libérale hongroise ne se remet pas de sa défaite par K.O aux élections l’an dernier. Depuis quelques mois, elle a timidement tiré la sonnette d’alarme sur les réformes constitutionnelles importantes que la « supermajorité » au Parlement allait offrir à Orbán. Depuis le début de la présidence hongroise, elle en profite pour « débattre » sur le terrain européen, mais pas toujours de façon très glorieuse. Quant à l’ancien premier ministre démissionnaire Ferenc Gyurcsány, il refait surface en partie grâce à l’Europe, avec un premier jet d’attaques personnelles sur Orbán et sa présidence de l’UE cette semaine.

Gyurcsany s’entête à vouloir réincarner l’opposition

Gyurcsany s’entête à vouloir réincarner l’opposition

9 février 2011 à 12 h 22 min 1 commentaire

Le traditionnel discours à la nation de début d’année du premier ministre, lundi, était bien fade. Un paquet d’annonces vagues, sans réelles propositions concrètes : « 2011 sera l’année du renouvellement, 2012 celle du décollage, 2013 celle de la reprise économique, et 2014, celle de l’enrichissement » a déclaré Viktor Orban en direct sur HirTV, à 15h. Le 18 février prochain, il recommencera à l’occasion du premier anniversaire de son gouvernement (même si ce dernier n’a pris ses fonctions qu’en avril 2010). Du côté de l’opposition aussi, on compte faire un discours ce jour-là. Et c’est la figure historique du MSzP, l’ancien premier ministre Ferenc Gyurcsany, qui s’est imposé le premier, en grillant la politesse à l’actuel président du parti, Attila Mesterhazy.

Jobbik en campagne le 15 mars 2010 (Hu-lala)

Jobbik repart en campagne

8 février 2011 à 1 h 24 min 2 commentaires

Le mouvement pour une meilleure Hongrie a manifesté jeudi soir à Lak, dans le Nord-est de la Hongrie, pour y exploiter un fait divers particulièrement sordide.

Viktor Oban et son porte-parole, le 28 décembre 2010 crédit : hirado.hu

Pour les toutous d’Orbán, « le fric c’est chic »

7 février 2011 à 12 h 13 min 4 commentaires

Les porte-paroles remplissent bien souvent une tâche ingrate, celle de défendre bec et ongles toutes les positions de leur chef, et par tous les moyens, y compris les moins scrupuleux. Dans le cas de Péter Szíjjártó, porte-parole personnel du premier ministre Orbán et non moins député de la majorité Fidesz, le blog Vastagbőr a récemment rapporté qu’il était assez bien payé pour effectuer le travail de sape de l’opposition. En s’amusant à faire un rapide calcul, on s’aperçoit néanmoins que ses salaires cumulés dépassent le plafond récemment fixé par le gouvernement dans le secteur public, et qu’il n’est pas le seul.

Retraites : la Fidesz gagne son pari du « tout public »

Retraites : la Fidesz gagne son pari du « tout public »

3 février 2011 à 13 h 13 min 3 commentaires

Seuls 102.000 cotisants, soit un peu plus de 3% d’un total de 3,1 millions de personnes, ont décidé de rester fidèle à leur caisse de retraite privée, selon les chiffres définitifs communiqués par l’Administration centrale de l’assurance-pension nationale (ONYF). Sur ce « coup » jugé communiste par certains, le gouvernement fait sauter la banque et permet de renflouer les caisses de l’Etat avec une rentrée estimée à 2500 milliards de forints (9 milliards 270 millions d’euros).

Le 1er février en Hongrie, c’est le « No Orbán Day »

Le 1er février en Hongrie, c’est le « No Orbán Day »

1 février 2011 à 11 h 10 min 0 commentaire

Dans un pays où le communisme inspire souvent la répulsion, les communistes hongrois (ou ce qu’il en reste) n’ont pas peur des mots et des effets d’annonce. Ainsi, le parti marxiste Zöld Baloldal (ZB) organise aujourd’hui à 17h, le « NO ORBAN DAY » devant le siège du parti Fidesz (au 18, Szentkirályi utca à Budapest). L’évènement trouve son origine dans un groupe Facebook autour de l’intellectuel Gáspár Miklós Tamás. Il est bien sûr largement inspiré du « No Berlusconi day » qui a eu lieu en Italie en décembre 2010 et en décembre 2009.

Jour de mobilisation pour « la liberté de la presse hongroise »

Jour de mobilisation pour « la liberté de la presse hongroise »

14 janvier 2011 à 0 h 19 min 2 commentaires

La mobilisation populaire en faveur du retrait des lois relatives à la réforme du système médiatique en Hongrie n’a pas été bien virulente jusqu’à ce jour. C’est un euphémisme. Ce vendredi soir, une manifestation est prévue à Budapest sur Kossuth tér, et dans d’autres villes, comme Pécs. A ce jour, près de 7.000 internautes ont rejoint le groupe Facebook « Tüntetés a magyar sajtószabadságért » (manifestation pour la liberté de la presse hongroise) et ont prévu de descendre dans la rue. Et même s’il est probable, comme il se passe souvent avec ce type d’évènements Facebook, que moins de la moitié de ces « e-contestataires » ne passe effectivement à l’action, l’on pourrait quand même assister ce soir à la plus importante manifestation contre la réforme des médias. Et peut-être même au plus large mouvement d’opposition depuis le retour au pouvoir de la Fidesz de Viktor Orban, en mai dernier. Un autre groupe Facebook créé par Fölkel Robert, « Egymillióan a magyar sajtószabadságért », rassemble lui plus de 70.000 fans. Ce qui ne représente encore que 7% de l’objectif final, peu réaliste, d’un million de soutiens -c’est d’ailleurs la signification du nom du groupe « Un million pour la liberté de la presse »- mais qui constitue tout de même un score non-négligeable. 25.000 personnes ont rejoints le groupe sur les seuls deux premiers jours. Dans l’hebdomadaire Magyar Narancs, Babarczy Eszter, bénévole participant au projet, précise que ce mouvement n’a pas de rapport avec celui des étudiants organisateurs de la manifestation du 20 décembre, le jour même du vote du dernier volet de la loi sur les médias. Elle estime que « Nous ne sommes pas une communauté politique. Nous sommes réunis ponctuellement avec un but : détruire cette loi sur les médias. Il n’est pas réaliste d’espérer réunir un million de membres sur un total de 2,8 millions d’utilisateurs de Facebook en Hongrie. Mais avec 200.000 membres, nous pourrions alors être considéré comme une masse politique définie et que les politiciens ne pourraient pas ignorer. » Souhaitons leur bonne chance. Page Facebook « Tüntetés a magyar sajtószabadságért » Page Facebook “Egymillióan a magyar sajtószabadságért” Site officiel : Egymillióan a magyar sajtószabadságért Articles liés : Manifestation de soutien aux journalistes de la radio nationale hongroise Adoption de la loi sur les médias : « cause toujours… » La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! L’Europe peut-elle faire plier Orbán le «tout-puissant» ? Edito : Comedia dell’arte

Des multinationales qui pleurent dans les jupons de Bruxelles

Des multinationales qui pleurent dans les jupons de Bruxelles

6 janvier 2011 à 13 h 06 min 5 commentaires

Le 15 décembre dernier, 15 multinationales installées en Hongrie – dont 13 groupes industriels d’origine allemande, autrichienne, néerlandaise et française – se sont plaintes dans une lettre adressée à la Commission Européenne, concernant la taxe exceptionnelle dite « de crise » qui leur est imposée par le gouvernement hongrois depuis cet automne.

« Que la lumière soit faite »… à Esztergom

« Que la lumière soit faite »… à Esztergom

20 décembre 2010 à 0 h 07 min 1 commentaire

Jeudi 16 décembre, le prestataire d’électricité a enfin rallumé tous les éclairages publics d’Esztergom. A cause d’impayés s’élevant à 80 millions de forints (presque 300 000 euros) auprès de la compagnie Tivi, la ville avait été plongée dans le noir pendant plusieurs jours fin novembre. Début décembre, pour des raisons de sécurité publique, la lumière était revenue, mais pas dans tous les quartiers. La raison du retour total de la lumière en début de semaine dernière reste obscure, mais les élus Fidesz n’ont pas manqué de tenir la nouvelle mairesse pour responsable des 3 accidents, dont un mortel, qui se sont produits au cours de cette quinzaine. Depuis les élections municipales, la mairie d’Esztergom est devenue un des plus grands théâtres tragi-comiques de Hongrie. La gestion calamiteuse des affaires municipales avant l’arrivée d’Eva Tétényi  (indépendante) au pouvoir a éclaté au grand jour, et les scandales internes entre l’équipe Fidesz du député actuel (l’ancien maire Tamas Meggyes ) et Eva Tétényi n’ont cessé de pleuvoir. Cette dernière souffre d’un travail de sape qui l’empêche tout bonnement de travailler. L’ambiance aux Conseils municipaux a tourné au grotesque à chaque fois. A cet imbroglio politique local, les dettes de la ville ont aussi fait parler d’elles, à tel point que les rues n’ont pas été éclairées, au moment de l’année où les journées sont les plus courtes. Les conditions du blackout Dans la nuit du 24 au 25 novembre, les réverbères d’Esztergom, dont ceux de l’artère principale, se sont subitement éteints. Cela faisait près d’un an que la ville accumulait les impayés auprès de Tivi, son prestataire d’électricité. Le 26 novembre, la ville a été placée sous l’autorité d’un commissaire aux comptes, selon une décision du Tribunal du « megye » (département) de Komarom-Esztergom. Depuis, c’est la société Cont(o)-roll de Budapest qui est chargée de cette tâche. Cette mesure, qui précède généralement la mise sous tutelle d’une commune, induit qu’un audit soit effectué par Cont(o)-roll. Pour régler cette situation, le groupe Fidesz du conseil municipal a émis l’idée de contracter un nouveau crédit. Mais Eva Tétényi a refusé. Cette mesure signifie également que les conseillers municipaux ne verront pas la couleur de leurs primes pendant la période de la procédure. Selon Tamas Meggyes, qui ne manque apparemment pas de culot, la nouvelle mairesse doit assumer les responsabilités de ce qu’il considère comme « une faillite inévitable » de la ville. Le comble de la démocratie locale, est qu’un élu d’extrême droite ait entrepris de réconcilier tout le monde. Andrea Stámusz (Jobbik) a annoncé qu’après avoir collecté des signatures d’habitants, il les avait envoyé au Premier ministre Viktor Orban afin qu’il appelle les siens – les élus du parti majoritaire, la Fidesz – à coopérer avec Tétényi (photo ci-contre). De son côté, Eva Tétényi s’est voulue rassurante pour ses administrés. Même si la ville ne dispose toujours pas des fonds nécessaires pour régulariser sa situation, la mairesse a tout de même réussi à engager des pourparlers avec Tivi et E. ON pour que l’éclairage revienne dans les rues. Eclaircissements sur les micmacs de l’ancien maire A propos de lumière, ce sont surtout les agissements de Tamas Meggyes qui auraient bien besoin d’éclairage. Aujourd’hui député et conseiller municipal, il avait signé, lors de son mandat de maire, un contrat plus que juteux avec l’une de ses “amies”. Cette dernière percevait 1% sur chaque transaction immobilière effectuée par la municipalité. Ventes et achats. Sur les ventes, on l’entend bien, plus l’affaire représente un montant important mieux c’est pour elle mais aussi pour Esztergom. Mais sur les achats, c’est là où le bât blesse. Car ici aussi, plus le montant est élevé, plus l’amie du maire touche d’argent. Et la ville dans tout ça ? Elle a fait l’acquisition de terrains pour des prix scandaleusement onéreux, sans réelle justification, comme par exemple des terrains proches de la résidence secondaire de Meggyes. Hormis lui assurer sa tranquillité, l’achat de ces terrains n’était pas franchement utile à la municipalité. A noter également des appartements bradés, de mauvaises transactions pour Ezstergom, mais qui se sont révélées être très avantageuses pour les acheteurs, qui n’étaient autres que Meggyes lui-même et un conseiller municipal Fidesz. Bien entendu, la fameuse “amie” de Meggyes n’était pas la seule sur ces coups immobiliers : le notaire en charge des aspects juridiques des transactions et trois directeurs d’autres services se sucraient au passage. Articles liés : A Esztergom, l’imbroglio municipal continue La Fidesz mauvaise perdante à Esztergom

Source : Median.hu

La fin de l’état de grâce pour la Fidesz ?

16 décembre 2010 à 22 h 42 min 1 commentaire

Seraient-ce les premiers signes de morcellement que l’on verrait apparaître dans l’opinion publique ? Si la droite au pouvoir reste loin devant les autres partis en termes de popularité, pour la première fois depuis son arrivée triomphale au pouvoir, un sondage Median indique que l’insatisfaction gagne du terrain : près de la moitié des électeurs estime que le pays va dans la mauvaise direction. Avec 44% d’opinion favorable dans l’ensemble de l’électorat au début de ce mois de décembre, le grand parti de la droite conservatrice reste très largement en tête, devant le MSZP (13%), Jobbik (7%) et LMP (3%). Parmi l’ensemble des sympathisants, la Fidesz recueille 64% d’opinion favorable, contre 20% pour les socialistes, 11% pour l’extrême-droite et 4% pour les verts-libéraux. Mais derrière ces chiffres se cachent pourtant des signes d’insatisfaction croissante vis-à-vis du gouvernement. Près de la moitié de l’électorat (48%) estime que le pays va dans une mauvaise direction, contre 39% un mois plus tôt. A l’opposé, seulement 37% de l’électorat estime que le pays est bien dirigé, contre 45% un mois après les législatives. Une partie des électeurs qui se disent favorables à la Fidesz, considère donc néanmoins qu’elle dirige mal le pays. Ce sont ces électeurs qui, à terme, pourraient se détourner du parti de Viktor Orban et venir grossir les rangs, déjà bien garnis, de l’électorat désabusé qui ne soutient aucun parti (30%). Au début du mois de décembre, 3 électeurs sur 10 ne soutenaient aucun parti politique, alors qu’ils étaient un quart (25%) au moment de l’arrivée au pouvoir de la Fidesz, début mai. Dans le même temps, la part de l’électorat en faveur de la Fidesz a baissé de 6 points, de 50% à 44%. Une évolution qui semble profiter aux socialistes Des trois partis d’opposition, c’est le parti socialiste qui a tiré le plus de bénéfices des évolutions de l’opinion depuis l’élection d’avril, passant de 12% de soutien des électeurs sympathisants d’un parti, un mois après sa défaite aux élections législatives, à 20% au début du mois. Dans le même laps de temps de six mois, l’extrême-droite n’a pas su profiter de sa position de parti parlementaire d’opposition, stagnant à 11%, tout comme le LMP, à 4%. Tous les politiciens majeurs du pays voient leur côte diminuer, à l’exception du porte-parole du premier ministre Péter Szíjjártó et du socialiste Attila Mesterházy qui gagnent tous deux un petit point, à 38% et 23% respectivement. Viktor Orban et le Président Pal Schmitt restent les deux personnalités politiques les plus appréciées, avec 54% et 52% d’opinions favorables, en légère baisse de 2 points chacun. Une politique agressive  de centralisation des pouvoirs Si ce sondage de l’institut Median n’explique pas les raisons de cette hausse de la proportion d’insatisfaits, il est probable que les récentes évolutions politiques, allant toutes dans le sens d’une accaparation des pouvoirs au profit d’un seul parti majoritaire, en soient la cause : Une nationalisation « sauvage » des caisses de retraite privées qui va pénaliser trois millions de salariés ; Une réforme des médias très contestée, notamment par la frange la plus jeune et libérale de l’électorat de droite ; La limitation des pouvoirs de la Banque centrale. Autant de signes qui sont peut-être interprétés par une partie des citoyens hongrois comme une volonté de la Fidesz d’asseoir son pouvoir personnel pour longtemps, plus que comme des mesures  prises dans l’intérêt collectif de l’ensemble de la société.