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Le programme de la fête nationale du 15 mars

Le programme de la fête nationale du 15 mars

14 mars 2014 à 11 h 17 min 12 commentaires

Commémorations officielles et rassemblements politiques sont prévus samedi, jour de fête nationale commémorant le début de la guerre d’indépendance contre la domination des Habsbourg, le 15 mars 1848. En toile de fond, les élections législatives du 6 avril.

Le HVIM fait sa fête nationale devant le FMI

Le HVIM fait sa fête nationale devant le FMI

19 mars 2012 à 8 h 29 min 0 commentaire

Jeudi 15 mars, jour de fête nationale en Hongrie, un petit groupe de militants d’extrême-droite proche du Mouvement des 64 Comtés (HVIM) a joué les troubles fêtes lors de la manifestation antigouvernementale organisée par le collectif « Un million pour la liberté de la presse ». Plus tard, le groupe renforcé par des manifestants du Jobbik a pu marcher tranquillement jusqu’à la Szabadság Tér ou le chef du HVIM, László Toroczkai est entré dans le Bank Center pour remettre une pétition au responsable du FMI en Hongrie. En l’absence de ce dernier, les militants ont lancé des pétards et des fumigènes dans le bâtiment.

Tilos Rádió : « Match nul » au 15 mars

Tilos Rádió : « Match nul » au 15 mars

19 mars 2012 à 8 h 28 min 3 commentaires

Comme les années précédentes, la fête nationale qui commémore la révolution de 1848 contre les Habsbourg a été détournée par les différents mouvements politiques pour gonfler les muscles, dans la plus profonde désunion nationale. Le gouvernement et l’opposition ont tous deux rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

13 mars 2012 à 7 h 13 min 4 commentaires

Jeudi 15 mars, sous un soleil printanier, la Hongrie célébrera sa première fête nationale de l’année, commémorant la guerre d’indépendance et le soulèvement de 1848. Une révolution populaire qui revendiquait notamment les droits civiques et la liberté d’expression dans la presse. Un siècle et demi plus tard, et pour la deuxième année consécutive, une partie non négligeable de la population manifestera à partir de 15h sur Szabad sajtó út à Budapest, dans le but de défendre ces mêmes droits. Officiellement apolitique à l’origine, cette manifestation sera largement soutenue par les partis « de gauche » hongrois, et même par des délégations d’Europe occidentale.

Des « mercenaires » polonais pour la fête nationale hongroise !

Des « mercenaires » polonais pour la fête nationale hongroise !

13 mars 2012 à 7 h 09 min 13 commentaires

Zsolt Bayer, journaliste conservateur proche de la Fidesz a décidé de remettre le couvert. Après le grand succès de la « Békemenet » qui avait rassemblé plus de 100.000 sympathisants de Viktor Orbán le 21 janvier dernier, la « bande à Bayer » organisera une seconde « Marche de la Paix » ce jeudi 15 mars, jour d’une fête nationale qui risque, une nouvelle fois, de tourner à l’affrontement politique et qui sera, une nouvelle fois, célébrée dans la division la plus totale.

Un 23 octobre sans Viktor Orbán

Un 23 octobre sans Viktor Orbán

21 octobre 2011 à 22 h 00 min 0 commentaire

Ce dimanche, la Hongrie célèbrera sa troisième fête nationale de l’année (après le 15 mars et le 20 août). Le parti au pouvoir, la Fidesz, a annoncé il y a quelques jours que son traditionnel meeting du 23 octobre, au carrefour Astoria à Budapest, n’aurait pas lieu. C’est l’absence de son « héros national », le premier ministre Viktor Orbán, contraint de se rendre au Conseil européen, qui a motivé cette décision. N’en déplaise à la droite, le quartier sera libre pour la grande manifestation anti-gouvernementale prévue dimanche dans la capitale hongroise, sur Szabadsag Sajto utca à partir de 15h.

Source : Index.hu

Des hackers roumains s’en prennent au Magyar Hirlap

21 mars 2011 à 14 h 29 min 2 commentaires

Les relations diplomatiques hungaro-roumaines se sont améliorées ces dernières années et sont même globalement meilleures qu’elles n’ont jamais été auparavant. Mais les bisbilles entre les deux pays ne se sont pas arrêtées pour autant.

Une fête nationale officielle trop parfaite

16 mars 2011 à 6 h 47 min 1 commentaire

Comme l’ambiance était bonne en ce 15 mars pour la première fête nationale de l’année devant ce haut-lieu de la révolution de 1848 qu’est le Nemzeti Muzeum de Budapest ! Le temps était superbe – presque 20 degrés –, les chants, les poèmes et les danses folkloriques étaient au rendez-vous et le public venu en famille semblait ravi du spectacle. Tout était parfait… presque trop parfait. En effet, selon le site d’infos Origo.hu, un demi-millier de personnes, toutes jeunes et présentables, ont été rémunérées pour assister à la cérémonie, recevant chacune quelques 1.500-2.000 HUF. Soit un coût total d’environ un million de forint. Mais peut-être était-ce le prix à payer pour faire de belles images à la tv…

L’atteinte aux symboles hongrois en Roumanie n’aurait rien à voir avec Schengen

L’atteinte aux symboles hongrois en Roumanie n’aurait rien à voir avec Schengen

12 janvier 2011 à 17 h 22 min 0 commentaire

Les Hongrois de Roumanie viennent d’apprendre trois mauvaises nouvelles, coup sur coup, en ce début de semaine. La première, dans l’ancienne province hongroise de Transylvanie, touche à un symbole historique, une des trois fêtes nationales hongroises ; la seconde provient d’un acte de vandalisme contre leur ambassade à Bucarest. Mais attention, ces deux nouvelles ne peuvent pas être liées à la troisième, qui n’est autre que le report récent de l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen… Car s’il y a bien un partenaire des Roumains qui est pour leur entrée dans Schengen, et qui compte travailler dur à cet effet face aux vetos de la France et de l’Allemagne, c’est bien la Hongrie, qui vient tout juste de commencer à présider l’Union Européenne pour 6 mois. Le report de l’entrée dans l’espace Schengen de la Roumanie contrarie forcément la Hongrie Comme l’a déclaré le ministre des Affaires Etrangères Janos Martonyi lundi matin au Club Grande Europe à Paris, « les relations entre la Hongrie et la Roumanie (comme avec la Serbie d’ailleurs) n’ont jamais été aussi bonnes qu’en ce moment« . Et de poursuivre : « Cependant, les ministres de l’Intérieur français et allemand ont envoyé un message très clair : ils ne veulent pas des Roumains et des Bulgares dans Schengen. La souplesse de la part de notre présidence sur ce sujet sera donc très importante. Car il faudra bien trouver un compromis. Ceux qui remplissent les critères de l’entrée dans Schengen doivent rentrer un jour ou l’autre. Les Roumains les ont déjà remplis, les Bulgares, pas encore. » (Propos recueillis par François Gaillard – HU-lala). Ce n’est donc pas un secret, la Hongrie souhaite se débarrasser le plus vite possible de la responsabilité des frontières de l’espace Schengen sur sa partie orientale. Il convient cependant de rappeler, dans un premier temps, que l’entrée des Roumains dans Schengen ne peut se faire qu’avec celle des Bulgares. Aussi, selon plusieurs diplomates européens, l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen en mars 2011 ne serait pas possible à cause notamment du rapport d’évaluation négatif sur le contrôle de la frontière bulgare avec la Turquie. Quant au veto des Français, plus exactement celui de Nicolas Sarkozy et son ami Brice Hortefeux, il se base sur un point de vue contraire à celui des Hongrois. Il y a bien sûr le spectre populiste d’une « invasion barbare » de Roms venus de Roumanie et de Bulgarie qu’ils veulent retarder le plus possible (la liberté de circulation des Roumains et des Bulgares dans l’UE  restant étroitement contrôlée aux frontières, et l’obtention des Visas étant différente de celle des autres pays), mais pas  seulement. Diplomatie européenne oblige, on invoque plutôt les problèmes de systèmes judiciaires de corruption dans ces deux pays. Pas la peine de rappeler aux Roumains les affaires de corruption qui sortent régulièrement en France, donc, pour les faire rire jaune. Du côté des officiels roumains et du président Traian Basescu, on se dit très peiné et choqué, estimant que le problème n’était pas « le retard de quelques mois de l’entrée dans l’espace Schengen (…) mais l’acte en soi, qui est un abus » (propos rapportés par LPJ Bucarest). « Ou bien nous sommes des partenaires égaux ou bien nous ne le sommes pas ! Cette décision, qui est un précédent, institue un directorat qui décide au sein de l’UE, et ça, c’est inacceptable« , a ajouté le Président roumain. Le 15 mars hongrois ne se fête plus en Transylvanie En Transylvanie, plusieurs municipalités sont désormais obligées de revenir sur leur décision de proclamer le 15 mars, jour de commémoration de la guerre d’indépendance hongroise de 1848-49, comme jour de fête. Raison invoquée par les autorités roumaines : une telle décision relève de la compétence du Parlement roumain. Une chose est sûre cependant, cette brimade ne peut pas s’inscrire dans la déception de la Roumanie de ne pas entrer dans l’espace Schengen en mars prochain, comme c’était prévu. Des croix gammées sur l’ambassade de Hongrie à Bucarest « un acte isolé » selon l’ambassadeur A prendre plus dans le sens d’un simple fait divers, la police a saisi le procureur du tribunal de Bucarest en vertu des lois interdisant les organisations et les symboles à caractère fasciste, raciste ou xénophobe après avoir constaté un acte de vandalisme commis sur l’ambassade de Hongrie lundi matin. Inscrits sur le portail de l’ambassade de Hongrie à Bucarest, une croix gammée et des messages offensifs ont été découverts par le personnel. Selon l’ambassadeur Oszkár Füzes (photo), qui est resté prudent, « il s’agit d’un cas isolé, qui ne représente en aucun cas les relations entre nos deux pays et nous ne devons pas y prêter attention« . (LPJ Bucarest) Articles liés : Elargissement de l’espace Schengen : les velléités hongroises ne suffiront pas Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises

Un 20 août plus modeste cette année

2 juillet 2010 à 21 h 57 min 0 commentaire

Les feux d’artifice du 20 août auront bien lieu, mais seront réalisés plus modestement, sans le faste des années précédentes. L’affaire avait débuté par la création d’une page facebook réclamant la suppression des feux d’artifice afin de reverser l’argent qui leurs était alloués aux victimes des inondations qui ont touchées la Hongrie récemment. Ce groupe facebook (avec maintenant plus de 240 000 membres), créé par une restauratrice budapestoise a fait son chemin jusqu’au Parlement, où les députés étudièrent la question. Hier, après que l’Assemblée ait finalement pris sa décision, la porte-parole du gouvernement, Anna Nagy, a annoncé que les feux d’artifice du 20 août ne seraient pas annulés, mais que leurs coûts seraient moins importants que ceux des années passées.

Inondations : les larmes de crocodile des assurances

Inondations : les larmes de crocodile des assurances

30 juin 2010 à 16 h 42 min 0 commentaire

Le bilan financier des récentes inondations en Hongrie est déja désastreux, comme l’annonçait le Ministre de l’Intérieur il y a une dizaine de jours, avec une facture de 100 milliards de forints (348 millions d’euros) pour l’Etat. Les assurances, premières responsables de l’indemnisation des sinistrés, en ont profité dès la semaine dernière pour tenter d’esquiver l’impôt « extraordinaire » dont elles doivent faire l’objet d’ici à la fin de l’année pour réduire le déficit budgétaire. En parallèle, certaines propositions isolées naissent sur Internet et font leur bonhomme de chemin, dans les médias et jusqu’au Parlement, aussi anecdotiques ou saugrenues soient-elles.

Un 15 mars tout en douceur

Un 15 mars tout en douceur

16 mars 2010 à 3 h 44 min 0 commentaire

Hier, lundi 15 mars, la journée ensoleillée de fête nationale hongroise s’est déroulée sans surprises, sans heurts, à un moment clé d’une campagne électorale particulièrement faible à tous les niveaux. Avant le premier tour des législatives, dans un peu moins d’un mois, le 11 avril prochain, la sagesse et la séduction étaient donc de mise pour les trois principaux partis politiques hongrois. Espérons pour le MSzP que les sondages actuels sont plus représentatifs du destin parlementaire de la Hongrie, que l’applaudimètre du jour… MSzP : service minimum Le MSzP, encore aux affaires, et son leader de campagne, Attila Mesterhazy, ont dû marquer le coup malgré celui qu’ils prennent en ce moment au moral. Ils se sont réunis à un petit carrefour aux abords du Pilvax café, haut lieu de la révolution de 1848 et de l’indépendance de la Hongrie qui était célébrée hier. Les socialistes, à 20% d’intentions de vote actuellement et talonnés par Jobbik (selon Szonda Ipsos le 11 mars), sont donc restés très discrets mais dignes, à l’heure du repas de midi, en comité restreint dans les petites rues du 5ème arrondissement. Quelques centaines de personnes étaient présentes au moment du discours de celui qui a accepté de donner son visage à la déroute annoncée du parti au pouvoir. Mesterhazy a prévenu des dangers du romantisme des promesses électorales de l’extrême droite, en passe de devenir la seconde force politique du pays, et s’est inquiété des possibles alliances que la FIDESz pourrait envisager avec Jobbik lorsque le gouvernement aura besoin des deux tiers du Parlement pour faire voter une loi. Pour l’anecdote, on a pu s’apercevoir qu’à l’image du pays aux yeux de certains Hongrois sortis dans les rues de Budapest hier, le « Pilvax » lui-même n’a pas gardé son symbolisme magyar historique, pusqu’il est devenu un Irish pub depuis, arborant fièrement les couleurs de la Guiness. FIDESz : attention à ne pas prendre la grosse tête Un peu plus tard dans l’après-midi, entre 8000 et 10000 Hongrois se sont déplacés derrière le château de Buda, à Dozsa Gyorgy tér, où la FIDESz et son leader charismatique, Viktor Orban, ont allié sobriété et grandeur, histoire d’avoir, par avance, le triomphe modeste. Orban a pu apparaître dans un bain de soleil devant une foule placée sur le flan de colline, et profiter ainsi d’un espace grandiose à moindres frais. Pas d’écrans géants, pas de grands concerts, juste la foule au rendez-vous et Orban savourant sa popularité devant le château. Nul doute donc que cette campagne ne soit que du plaisir pour l’ancien Premier ministre, qui n’a ni besoin de défendre un programme, ni besoin de confrontation médiatique pour gagner haut la main. L’invitation de Mesterhazy faite à Orban à la télévision a d’ailleurs été écartée d’un revers de main par le directeur de campagne de la FIDESz, Péter Szijjarto : « la date de péremption d’un débat stérile avec vous est déja largement dépassée », a t-il répondu. Même chose pour les débats à l’assemblée sur les politiques publiques sociales, agricoles et économiques : les représentants FIDESz ne sont jamais venus aux débats organisés par le gouvernement actuel toute la semaine dernière. Cet excès de confiance pourrait cependant empêcher la FIDESz d’atteindre à elle seule les pleins pouvoirs, c’est-à-dire plus de 65% des sièges. Entre janvier et mars, le principal parti conservateur d’opposition est passé de 63 à 57% d’intentions de vote parmi les électeurs déja décidés. Jobbik : de bonnes raisons d’y croire En organisant son meeting au même moment que la FIDESz hier, Jobbik aurait pu également lui piquer son slogan de campagne (« itt az idő »). La bande à Gabor Vona a mis le paquet, tout en rationalisant « radicalement » son rassemblement derrière la basilique Saint Etienne, en plein centre ville : des milliers de sympathisants (environ 8000) adeptes de la mode à couleur sombre, des écrans géants, une mise en scène et des spectacles sophistiqués. La loi sur le financement des partis politiques n’a donc manifestement pas encore affecté ce jeune parti à l’ascension fulgurante, puisque ses affiches sont parmi les plus présentes au centre de Budapest et son « show » d’hier était de loin le plus coûteux. A noter, les membres de la Magyar garda se sont distingués avec le port de la collection « printemps-été » de leur uniforme: pantalon camouflage et bombers noirs. Juste avant le moment historique de son entrée au Parlement, le parti nationaliste se devait de tenir un discours toujours aussi radical, mais avec beaucoup plus de tenue politicienne et surtout un comportement résolument moins belliqueux de ses supporters. La reconnaissance démocratique qui leur est promise prochainement à de quoi les apaiser. Jobbik est d’ailleurs le parti qui risque de tirer le mieux son épingle du jeu des électeurs indécis, qui sont estimés à 38% encore aujourd’hui. Entre janvier et mars, les nationalistes sont passés de 12 à 17% dans les sondages, pour le moment apparemment au détriment de la FIDESz, car le MSzP semble stabiliser ses mauvais résultats. Ce score de Jobbik correspondrait à plus de trois fois le nombre de voix nécessaires pour entrer au Parlement (5%). crédits photos : coriander Articles liés : 15 mars: Orban prend du recul Un 15 mars en campagne Orban joue « la force tranquille » La FIDESz est dans la rue L’étau se resserre sur la FIDESz Législatives: la bataille peut commencer « Ensemble, tout devient possible » ? Jobbik enfin au régime de la loi sur le financement des partis Jobbik prêt à entrer au Parlement 1956, des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Orban, déja Premier ministre? L’Europe au Jobbik! Européennes: l’abstention et la droite Emeutes à la manif anti Bajnai

15 mars: Orbán prend du recul

15 mars: Orbán prend du recul

5 mars 2010 à 20 h 21 min 0 commentaire

Le kis körut de Budapest paraissait bien trop court pour que les trois principaux partis politiques y tiennent leurs meetings du 15 mars comme prévu. Cette fête nationale,  jour de révolution, est célébrée chaque année différemment selon les affinités politiques des Hongrois. A ce moment clé de la campagne des élections législatives, la FIDESz a décidé, mercredi, de déplacer son rassemblement de l’autre côté du Danube, à Dozsa György tér. Des dizaines de milliers de personnes y sont désormais attendues pour célébrer le plébiscite actuel de Viktor Orban dans les sondages. La raison avancée par le cabinet de campagne de l’ancien Premier Ministre est la promiscuité entre les rassemblements, tous concentrés entre Astoria et Déak tér. Avec sa popularité, Orban méritait bien plus d’espace, et de prestige. Son allocution en sera d’autant plus enjolivée qu’elle aura lieu avec le château de Buda en arrière-plan. Sans aucun doute, son image sera elle aussi bien plus télégénique de cette façon. Une autre raison officieuse pourrait s’ajouter à ce « déménagement » (FIDESz organisait ses meetings à Astoria depuis des années). A la droite de la FIDESz et des Démocrates-chrétiens, les nationalistes radicaux du Jobbik, toujours plus nombreux, auraient pu gêner. Articles liés: Un 15 mars en campagne Orban joue « la force tranquille » La FIDESz est dans la rue 1956, des commémorations à l’avant-goût électoral Emeutes à la manif anti Bajnai

Un 15 mars en campagne

Un 15 mars en campagne

3 mars 2010 à 12 h 17 min 0 commentaire

La première fête nationale hongroise de l’année, le 15 mars, aura lieu en pleine campagne électorale, moins d’un mois avant les élections générales. Une occasion de marquer le coup et se mettre en évidence pour Jobbik en embuscade dans les sondages, et de se faire discret ou de faire preuve de sérénité pour les autres. Au centre de Budapest ce jour-là, tout comme le 23 octobre dernier, les commémorations de la révolution de 1848 contre l’Autriche ne prendront certainement pas les allures de guérillas urbaines qu’elles ont pu avoir en 2008, 2007 ou 2006, puisque la position anti-gouvernementale des manifestations de la FIDESz et du Jobbik n’a déja plus lieu d’être.

La poudre aux yeux du 20 août

La poudre aux yeux du 20 août

14 août 2009 à 18 h 53 min 0 commentaire

La porte-parole du gouvernement Bernadett Budai a annoncé ce jeudi que le feu d’artifice du 20 août célébrant la canonisation du premier roi chrétien Szent Istvan (Saint Etienne) devrait couter 239 millions HUF (soit l’équivalent de 890 000 euros). A l’image de son magnifique Parlement et de sa place des Héros, la Hongrie a l’habitude d’avoir la folie des grandeurs lorsqu’il s’agit de célébrer la nation. Les Hongrois aiment, à tort ou à raison, chanter la Hongrie. Elle ne compte pas moins de trois fêtes nationales, mais une seule d’entre elles donne lieu à des feux d’artifices. Si les révolutions de 1848 (15 mars) et de 1956 (23 octobre) ont un impact éminemment politique, la célébration du 20 août est, elle, plus ancienne (1083), fédératrice et liée au rapport de la nation avec la chrétienté. La Hongrie a t-elle les yeux plus gros le ventre? Budai a insisté sur la rareté et la modernité des techniques utilisées pour ce spectacle qui se déroulera au dessus du Danube. Les feux seront tirés des trois endroits habituels : le Pont des Chaînes, le Pont Erzsébet et le mont Gellert. Au risque de tomber dans la démagogie, on peut croire que ce « show » pyrotechnique grandiose et coloré ne masquera cependant pas longtemps la noirceur économique du pays. Les prévisions du KSH bureau central des statistiques, sont récemment tombés : le PIB a reculé de 2,1% au deuxième trimestre de cette année. Les Budapestois méritent bien d’onéreux artifices pour noyer leurs craintes aux bords du Danube.