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Une décennie dans l’UE vue par la presse hongroise

Une décennie dans l’UE vue par la presse hongroise

3 mai 2014 à 9 h 35 min 8 commentaires

Le 10e anniversaire de son entrée dans l’UE est passé pratiquement inaperçu dans la Hongrie dirigée par le parti euro-critique Fidesz. Quel bilan tire la presse hongroise de ces 10 années d’adhésion du pays ?

Orbán : « Nous sommes Européens parce que nous sommes Chrétiens »

Orbán : « Nous sommes Européens parce que nous sommes Chrétiens »

5 mars 2014 à 7 h 30 min 4 commentaires

« Nous ne sommes pas européens pour des raisons géographiques, mais parce que nous sommes Chrétiens », a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán, mardi au Parlement.

Rencontre du V4 à Varsovie

17 avril 2013 à 9 h 52 min Comments are Disabled

Les présidents des parlements polonais, tchèque, slovaque et hongrois se sont rassemblés samedi à l’occasion d’une conférence régulièrement organisée par le groupe «  Visegrád 4  ». Lors de cette rencontre, les présidents ont discuté, entre autres, de la possibilité de renforcer les accords dans les domaines de l’économie, de la culture et de l’infrastructure. Ils ont également initié un élargissement de leur coopération dans la politique de sécurité et de défense et préparé le sommet européen qui aura lieu ce week-end à Chypre. 2013 a par ailleurs été décrétée année de l’Europe centrale dans la politique extérieure de la Hongrie, car le pays prend à la fois la présidence de l’Initiative Centrale Européenne et celle du Groupe de Visegrád. B.V Source  :  MNO

Retour sur le 15 mars : l’Europe, c’est pas encore ça

Retour sur le 15 mars : l’Europe, c’est pas encore ça

30 mars 2012 à 7 h 23 min 0 commentaire

C’était jour de fête nationale jeudi dernier à Budapest. Ponts, monuments et tramways, la ville entière s’était parée de petits drapeaux tricolores qui scintillaient au soleil de ce début de printemps. Cette année, au milieu des stands de friandises et de perec au fromage, les promeneurs ont eu l’honneur de pouvoir se familiariser avec la richesse culturelle européenne. Formidable élan de solidarité polonaise d’un côté, avec force de drapeaux, bannières et autres pancartes blanc et rouge évoquant non sans émotion les racines ancestrales de l’amitié hungaro-polonaise ; touchant témoignage de soutien français de l’autre, avec une poignée de militants accourus chevaleresquement porter secours à la démocratie en danger. Et bien sûr parallèlement, pour ne pas oublier la petite pointe de folklore indispensable, la Hongrie profonde telle qu’on aime à la médiatiser, la bonne vieille Hongrie des uniformes noirs et des drapeaux striés, qui n’a pas besoin d’appeler ses voisins à l’aide pour se « défendre » elle-même.

En bleu foncé : l'espace Schengen à l'est - En bleu clair : la Roumanie et la Bulgarie

Elargissement de l’espace Schengen : les velléités hongroises ne suffiront pas

6 janvier 2011 à 16 h 28 min 0 commentaire

« Quand on veut, on peut. » Voilà un proverbe que les réalités de l’UE en Europe centrale contredisent souvent. Ce jeudi, les déclarations à la radio nationale bulgare du ministre hongrois de l’intérieur, Sandor Pinter, sur le report de l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen, ont provoqué une vive polémique. On le sait depuis longtemps, l’accession de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen figure dans l’agenda de la présidence hongroise de l’Union européenne. Les Etats membres devront en effet se prononcer au mois de mars sur cette question. La Hongrie a rappelé à plusieurs reprises qu’elle soutenait l’entrée dans Schengen des deux derniers entrants de l’UE. Mais ce jeudi, le ministre hongrois de l’intérieur, Sandor Pinter, a déclaré à la radio nationale bulgare que, malgré la volonté hongroise, l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen serait reportée au mois d’octobre, certaines conditions n’étant pas remplies. Le service de presse du ministère de l’intérieur hongrois a toutefois démenti par la suite cette information, invoquant une erreur d’interprétation. Cependant, après la déclaration commune de la France et de l’Allemagne qui jugent que Roumains et Bulgares ont encore des progrès à faire en matière de corruption, de justice et de sécurité avant d’accéder à Schengen, tout porte à croire que leur entrée ne pourra pas se concrétiser dès le mois de mars. Il n’est pas si étonnant alors, que la Hongrie tienne ce double discours sur le sujet. Articles liés : Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises « L’autre » Orban parle d’Europe à Paris UE : l’opération séduction de Viktor Orban Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises

Le paradoxe BKV

Le paradoxe BKV

30 mars 2010 à 19 h 46 min 3 commentaires

« La » BKV passe décidément un début d’année difficile. Vivement critiquée pour la lenteur et la médiocrité de ses services, théâtre d’une vaste affaire de corruption, la société des transports publics de Budapest vient, cette fois, de se faire pointer du doigt avec la publication d’une récente étude universitaire européenne. Des chercheurs à l’université de Stuttgart ont démontré que Budapest est la troisième capitale européenne la plus chère dans le rapport qualité-prix de ses transports publics. Un constat qui pourrait surprendre, puisqu’en contrepartie, l’endettement abyssal de BKV est désormais de notoriété publique. Le prix d’un ticket de transport à Budapest (320 HUF, soit 1 euro et 20 cents) serait donc cher pour la qualité du service. Les universitaires de Stuttgart n’ont fait que révéler une statistique que les Budapestois, en pratique, connaissent depuis longtemps. Selon l’étude, seuls les transports de Zagreb et de Londres ont un rapport qualité-prix plus onéreux que la capitale hongroise. Pourtant, la BKV cumule chaque année une dette de plus de 10 millions de forints. Le paradoxe est saisissant, mais peut-être pas pour les experts, tant la gestion de la société publique hongroise s’avère catastrophique. Il convient tout de même de rappeler, à la décharge de cette compagnie, que les entreprises publiques, surtout dans le domaine des transports, génèrent rarement des bénéfices. Un service public pire que les autres? Avec la publication de cette enquête, les chercheurs allemands ont donné du grain à moudre aux nombreux pratiquants d’un « sport » local à Budapest : « la critique de la BKV ». Il faut dire que la société hongroise y met du sien pour ne pas faillir à sa réputation : la petitesse du réseau du métro, sa fermeture à 23h, la fréquence, tous les quarts d’heure, de ces derniers en début de soirée, le non-respect des horaires, « l’amabilité » légendaire du personnel (notamment les contrôleurs) et son incapacité à parler une langue étrangère et à communiquer avec les touristes. La vétusté de certains véhicules, l’entretien qui laisse à désirer après le passage de certains sans-abris et autres ivrognes qui « s’oublient » sur leurs sièges, viennent également s’ajouter à ce triste constat.  Nombre de détails, donc, qui font que le prix du ticket et de l’abonnement (en perpétuelle augmentation) est abusivement élevé. Un déséquilibre entre fraudeurs magyarophones et étrangers? Selon le jeune webjournal hongrois et anglophone Budapest Report, le prix d’un ticket de métro serait passé de 1 forint en 1982 à 320 aujourd’hui! Phénomène révélateur d’une ville en pleine mutation sociale, de moins en moins de Hongrois peuvent se payer le « luxe » des transports publics dans la capitale. Pas étonnant alors, que la fraude soit monnaie courante. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce sont quelque fois les touristes et les expatriés qui s’en sortent le mieux avec les agents de contrôle des billets, inévitables à l’entrée du métro, et parfois à sa sortie. A ce propos, chose étrange, BKV annonce la présence de contrôleurs en haut de l’escalier roulant, histoire de ne pas contrôler inopinément. Les étrangers, qui ne sont alors pas toujours favorisés par le problème de communication, peuvent toutefois se servir de l’incompréhension pour faire ressortir la complexité de la procédure. Souvent, le contentieux peut d’ailleurs se règler rapidement avec un billet de 500 forints et un paquet de cigarettes à moitié vide. Pour les Hongrois, au contraire, les relations avec les contrôleurs du métro sont vite clarifiées, et elles le sont parfois à leur désavantage. En guise de consolation, BKV peut aussi se dire qu’en dehors de ses bouches de métro (les plus profondes d’Europe), elle satisfait des milliers d’usagers fraudeurs. Profitant des contrôles rares et affichés à l’aide d’un gilet fluorescent de ses agents « discrets », les « petits malins » se déplacent tranquillement en tramways et en bus. Pour eux, cela ne fait aucun doute, Budapest est la ville d’Europe où le prix du ticket est le moins cher. Articles liés: Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV La grève de la décennie BKV, les contrôleurs préférés des fraudeurs

L’Europe non-démocratique dénoncée à l’Institut

L’Europe non-démocratique dénoncée à l’Institut

27 mars 2010 à 15 h 29 min 0 commentaire

« Une fois n’est pas coutume ». Lundi 22 mars, l’altermondialisme franco-hongrois était à l’honneur à l’Institut français de Budapest, dans le cadre d’une conférence intitulée « La nation européenne ? Les notions d’Etat-Nation et de supranationalités dans l’Union Européenne ». Afin de débattre sur la question, étaient conviés par Le Monde Diplomatique et le Cercle Kossuth, le directeur général du Monde Diplomatique, Bernard Cassen, et le philosophe hongrois Gaspar Miklos Tamas, également fondateur d’Attac en Hongrie. Profondément marqués « à gauche », les deux professeurs, en accord sur de nombreux points, ont pris la parole chacun leur tour, se livrant à une critique profonde des politiques européennes actuelles. « L’absence d’unité européenne » Bernard Cassen n’a pas attendu la fin de son discours pour répondre à la problématique de cette conférence. Dans ses tout premiers mots, il a lancé que « la nation européenne n’existait pas encore » et qu’il n’était pas certain de la voir naître un jour. Il a rappelé qu’il ne fallait pas « confondre les peuples européens et les réseaux européens ». Selon lui, il existe des liens entre les peuples européens, mais les dénominateurs communs entre ces derniers ne sont pas assez nombreux pour pouvoir parler, à court et moyen terme, de nation européenne. Les deux professeurs ont tour à tour affirmés leur volonté de voir l’Europe changer. Certes, Tamas et Cassen se sentent « profondément européens » mais ils ne veulent pas mythifier cette Europe-là, qu’ils jugent anti-démocratique et trop profondément libérale économiquement. Tamas a même parlé d’un « mépris ouvert pour le peuple » de la part d’organismes tels que la Banque centrale Européenne, ou la Cour de Justice de la Communauté Européenne dirigés par des technocrates non-élus, dont les actes se limitent « à dicter les lois du marché ». « Si des mairies européennes existaient » a enchainé Cassen, « sur leur fronton, ne figurerait qu’un seul mot : la concurrence ». Des politiques européennes qui font le jeu des extrèmes Les travers ainsi décrits des politiques européennes font donc le jeu de Jobbik, selon Tamas, le parti d’extrême-droite étant le seul à critiquer ouvertement l’UE en Hongrie. Selon lui, il est difficile, dans son pays, d’avoir un regard critique sur l’UE sans être immédiatement affilié aux idées de Jobbik. Il rapporte d’ailleurs qu’il s’est lui-même fait traité de « nationaliste » ou de « populiste » par certains grands commentateurs politiques magyars. En faisant référence au Front National, et à sa résurrection aux élections régionales de la semaine dernière, Bernard Cassen s’est inquiété du fait que de plus en plus de citoyens mettent l’idée même de l’Europe dans le même panier que les politiques européennes. Il a regretté alors que « l’on jette le bébé de l’Europe avec l’eau du bain des politiques européennes » « Seules les crises feront progresser l’Europe » Après avoir vivement critiqué les institutions européennes, les deux penseurs ont proposé des solutions pour rendre l’Europe « davantage sociale et démocratique ». Cassen a affirmé, qu’avec la mise en place de la monnaie unique, le système en place ne pouvait qu’ « exploser » dans les années à venir. Les pays « à la traine » au niveau économique, ou même ceux trop en avance sur les autres comme l’Allemagne, pourraient être amenés prochainement à quitter la zone Euro. Le Directeur général du Monde Diplomatique a prétendu que : « seules des crises feront progresser l’Europe » et que seuls « des actes de dissidence inaugural » de certains gouvernements nationaux envers les politiques européennes pourraient faire avancer les choses. C’est bien sûr la nécessité de recréer une utopie européenne qui est en filigrane derrière ces propos. Gaspar Miklos Tamas, en total accord avec Bernard Cassen, a émis le souhait de ne pas voir le nationalisme sortir grand gagnant de cette crise identitaire européenne : « Si il n’y pas une résistance démocratique d’un côté, il y aura alors une résistance anti-démocratique de l’autre». Les programmes de L’Institut français de Budapest Articles liés : Un Hongrois représente bruxelles à Budapest Un 24 octobre fondateur pour Jobbik 1956: des commémorations à l’avant-goût électoral Le sondage déconcertant de la semaine Le festival des Blancs sème la Terreur L’extrême droite fait son Sziget La rébellion de la Magyar Garda L’Europe au Jobbik! Européennes: l’absention remporte les élections

Temps d’Images: une aventure dans l’art vivant contemporain

Temps d’Images: une aventure dans l’art vivant contemporain

12 février 2010 à 19 h 32 min 1 commentaire

Après avoir fait étape sur trois continents, le festival itinérant Temps d’Images a pris ses quartiers à Budapest le week-end dernier. Pas de panique, il est encore temps de découvrir les nouvelles dimensions, certes un peu obscures au préalable, de l’art contemporain, au centre Trafó à partir de demain et jusqu’au 21 février. Temps d’Image est un programme initié il y a 8 ans par le centre culturel français La Ferme du Buisson et surtout éminemment soutenu par la chaîne publique franco-allemande Arte, véritable fierté de la culture à la télévision en Europe. Il semble alors logique qu’il représente les collaborations internationales dans le spectacle vivant avec succès. Des films, de la danse et du théâtre mis en images de façon inédite Temps d’Images se produit dans plusieurs lieux culturels de Budapest çà et là, mais Trafó est le centre qui accueille et organise la majeure partie du festival, venu avec des artistes français, allemands, italiens et canadiens. L’évènement a débuté timidement le 7 février au cinéma Muvész, puis à l’Institut français, par la projection de films produits par Arte sur les nouveaux développements artistiques dans la danse et le cirque. L’un de ces longs-métrages a pour vedette le danseur français, Philippe Decouflé, qui sera d’ailleurs présent à Trafó demain et dimanche 14 février à 20h pour des performances live en Solo. Au carrefour des des arts visuels et des arts numériques, le photographe – danseur canadien Stéphane Gladyszewski explorera les dimensions réelles et virtuelles du corps humain à Trafó les 16 et 17 février, dans In Side & Aura. Son spectacle Corps Noir était déja, selon ses propres termes, un « solo sur soi » artistique qui marie la danse et la technologie visuelle. On peut donc s’attendre mardi et mercredi, à une nouvelle perspective psychanalitique sur le corps, qui, avec les images, devient à la fois sujet et projecteur du spectacle. Toujours à Trafo, les 19, 20 et 21 février, la troupe italienne TPO invitera le public à participer à sa pièce de théâtre interactive, intitulée « Jardin japonais sur un tapis volant ». Une « rallonge » spécialement hongroise se raccrochera au festival Temps d’Image, le 16 mars à 20h, encore à Trafó. Le « Collectif des catastrophes naturelles » proposera  l’animation musicale Jom & Terry, où le public aura cette fois à découvrir par lui même comment les artistes performent dans deux dimensions. Avant d’y être allé, tout cela peu rendre un peu perplexe, sauf si l’on est curieux. Toutefois, une chose est claire: le festival apporte certainement des expériences visuelles extraordinaires et met en lumière de nouveaux développements, en partie technologiques, dans le domaine des arts de la scène. Le site de Temps d’Images

God Save the Jobbik

God Save the Jobbik

8 décembre 2009 à 22 h 11 min 0 commentaire

La Société Jobbik de Grande-Bretagne a récemment été créée et a tenu sa première réunion « fondatrice » dans un pub dimanche dernier à Londres. Suite a un article de l’édition online du Times, le correspondant londonien de MTI a demandé au porte-parole de la Société Jobbik de Grande-Bretagne, Tamas Feher, quel relation son organisation tient avec le parti politique hongrois. M. Feher a répondu qu’il n’y a aucun lien institutionel entre la Société dont il est porte-parole et le parti politique, mais que la Société partage les mêmes idées que le Jobbik et que le but de celle-ci est d’aider les hongrois qui habitent en Angleterre a « comprendre et soutenir les valeurs nationales et le programme du Jobbik. » Outre Tamas Feher, Zoltan Fuzessy (assistant de l’euro-député Jobbik Csanad Szegedi) a pris la parole lors de cette réunion. Etaient présents des membres du  British National Party, parti d’extrême droite anglais, proche du Jobbik. La Société Jobbik de Grande-Bretagne a récemment été créée et a tenu sa première réunion « fondatrice » dans un pub, dimanche dernier à Londres. Suite a un article de l’édition online du Times, le correspondant londonien de MTI a demandé au porte-parole de la Société Jobbik de Grande-Bretagne, Tamas Feher, quelles relations son organisation tient avec le parti politique hongrois. M. Feher a répondu qu’il n’y a aucun lien institutionnel entre la Société dont il est porte-parole et le parti politique, mais que la Société partage les mêmes idées que le Jobbik et que son but est d’aider les Hongrois résidant en Angleterre à « comprendre et soutenir les valeurs nationales et le programme du Jobbik. » Outre Tamas Feher, Zoltan Fuzessy (assistant de l’euro-député Jobbik Csanad Szegedi) a pris la parole lors de cette réunion. Etaient présents des membres du  British National Party, parti d’extrême droite anglais, allié euro-sceptique du Jobbik. Le BNP a d’ailleurs aidé à l’instauration de la Société. L’amitié entre les deux partis ne date pas d’hier. On se souvient de Nick Griffin, président du BNP, invité par le Jobbik l’année dernière, tenant un discours à l’occasion des commémorations de 56. L’année précédente c’était un autre citoyen polémique du Royaume-Uni qui fut invité par le Jobbik : David Irving, négationniste notoire et interdit de séjour dans de nombreux pays, tenait un discours lors des commémorations de la révolution de 1848, le 15 mars 2007. La Grande-Bretagne étant l’un des quelques signataires du Traité de Trianon, dont la révision est l’un des fer de lance de la politique du Jobbik, on pourrait s’étonner d’une telle amitié entre ces deux organisations, fussent-elles nationalistes. Pourtant, à chaque anniversaire du Traité, nous pouvons remarquer qu’à Budapest, les partisans du Jobbik, se souvenant plus volontiers de la signature française que de l’anglaise, manifestent leur mécontentement uniquement devant l’ambassade de France. Articles liés : Tensions communautaires en vue Un 24 octobre fondateur pour Jobbik

L'Europe au Jobbik!

11 juin 2009 à 18 h 36 min 0 commentaire

A peine leurs tout premiers mandats arrachés, le Jobbik a la folie des grandeurs européennes. Les trois nouveaux et heureux élus eurodéputés du parti d’extrême-droite veulent initier la création d’un groupe parlementaire « Euro-réaliste ». Selon Gabor Vona, président du Jobbik, celui-ci voudrait faire parti et créer un groupe opposé au Traité de Lisbonne (toutefois déjà ratifié par la Hongrie). Ce groupe éviterait les autres groupes et partis « ouvertement anti-hongrois », a expliqué Vona sans préciser. Le Jobbik a également fait savoir ses priorités européennes: représenter les travailleurs, fermiers, petites et moyennes entreprises hongroises, ainsi que « les communautés ethniques hongroises dans les pays avoisinant la Hongrie » informe Vona. Comme quoi, l’Europe semble plaire même aux plus antieuropéens des eurodéputés en herbe. Article lié : Européennes : l’abstention et la droite