Mots-clés associés : "drogues"

Une nouvelle législation stupéfiante !

Une nouvelle législation stupéfiante !

13 février 2012 à 9 h 13 min 6 commentaires

Un nouveau projet d’aménagement du code pénal hongrois sur l’usage des drogues vient de faire son apparition, stipulant que les consommateurs (légalement appelés « toxicomanes ») seront mis en prison plutôt que dans des centres de désintoxication.

Le retour du champion par la case prison

Le retour du champion par la case prison

6 février 2010 à 13 h 05 min 0 commentaire

La Hongrie a obtenu l’extradition de Péter Farkas cette semaine par la Principauté d’Andorre. L’ex champion olympique de lutte gréco-romaine à Barcelone reviendra donc de force au pays pour purger sa peine de 7 ans de prison ferme, à laquelle il a été condamné en novembre 2008, puis par contumace en décembre dernier. Les deux frères Farkas avaient été arrêtés par la police en 2004, parce qu’ils cultivaient des milliers de pieds de cannabis chez leur mère, dans le 18ème arrondissement de Budapest. Ensemble, ils s’étaient enfuis pendant les délibérations du tribunal lors de leur premier jugement. Arrêté le 26 décembre en Andorre, le retour de l’ancien lutteur devra se faire dans un délai légal de 30 jours. En attendant, beaucoup soulignent que l’affaire a été particulièrement montée en épingle du fait de l’accumulation des éléments médiatiques. Un ancien champion olympique, reconverti en botaniste en herbe trafiquant, qui se fait la belle pendant son jugement et entame une cavale de deux ans… Il est vrai que le scénario inspire et peut faire vendre du papier. Cependant, la couverture médiatique et la lourde peine, exemplaire, dont les péripéties de Péter Farkas ont fait l’objet, ne démontrent t-elles pas, au contraire, une certaine immaturité en Hongrie dans l’appréhension de ce type de phénomène? Si l’intérêt des médias n’est pas surprenant, on a toutefois du mal à imaginer que dans l’Ouest de l’Europe par exemple, un sportif de haut niveau ayant basculé dans le « star system » se fasse pincer et juger à 7 ans de prison ferme pour traffic de cocaïne à son premier essai. L’affaire Farkas semble alors être, en Hongrie, un bon moyen de communiquer sur la lutte anti-drogues. Dommage pour le champion qui en fait les frais, et pour ses futurs co détenus qui devront certainement le laisser tranquille, sous peine de faire l’expérience douloureuse d’une ceinture arrière. Articles liés: Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue? Fin de cavale pour Farkas le lutteur Cavale d’un botaniste olympique

Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue?

Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue?

14 janvier 2010 à 6 h 09 min 1 commentaire

La Hongrie vient de demander à la principauté d’Andorre l’extradition de son champion olympique de lutte greco-romaine, Péter Farkas. La médiatisation de l’affaire et le verdict provoquent une remise en question de la politique anti-drogue en Hongrie et de son efficacité. Il avait fui son pays lors de son premier jugement, en novembre 2008 pour culture de cannabis en grande quantité. Sous le coup d’un nouveau jugement par contumace à sept ans de prison fermes le 10 décembre dernier, il a été repéré et arrêté en Andorre, puis mis en détention depuis le 26 décembre. Le droit international stipule que la durée maximale de détention avant extradition est de 40 jours. Avec les 7 ans fermes qui l’attendent en Hongrie, on comprend que le lutteur reconverti en trafiquant en herbe se sente mieux en compagnie des loups des Pyrénées. Peut-être sa cavale a t-elle alourdi sa peine, déja conséquente du fait de la quantité industrielle des plants retrouvés chez sa mère en 2004. Avec ce dernier verdict, à la hauteur de la médiatisation de l’affaire, le cas Farkas soulève le débat de la pénalisation des drogues en Hongrie. Bien qu’il soit logique que la loi prévienne la diffusion à grande échelle de la drogue dans la jeunesse, il semble que la Hongrie ait un système pénal assez inadapté dans ce domaine. Loin de faire face à la réalité d’un pays de plus en plus traversé et pénétré par des drogues réputées plus « dures », donnant lieu à une économie parallèle bien plus juteuse, les autorités hongroises sont « à l’ouest », sans pour autant avoir les moyens de ses partenaires occidentaux pour lutter, notamment contre les puissants réseaux albanais. Géographiquement, la Hongrie se retrouve coincée entre une demande et une offre sans cesse croissantes dans le traffic d’héroïne. A titre d’exemple, en 2009, sept ans de prison fermes ont été recquis contre un sans-abri pour avoir immolé sa compagne à la gare routière de Népliget. A Kisvarda, un homme qui a sauvagement violé une femme a écopé de la même peine. Idem pour un autre qui a tenté de tuer sa mère à Veszprém… En 2010, la Hongrie prévoit de renforcer son Code pénal au chapitre drogues, précisément en ce qui concerne les cultivateurs de grosses quantités de cannabis, qui risqueront de se retrouver derrière les barreaux, non pour 7, mais pour 10 ans. Articles liés: Le retour du champion par la case prison Fin de cavale pour Farkas le lutteur Cavale d’un botaniste olympique