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« La Hongrie a dit au revoir à la démocratie »

« La Hongrie a dit au revoir à la démocratie »

4 août 2014 à 9 h 28 min 23 commentaires

La Hongrie est-elle sur la voie d’une démocratie despotique ? Dans une interview donnée à la chaîne d’information ATV le 28 juillet, le philosophe Gáspár Miklós Tamás dit « TGM » tire la sonnette d’alarme face au discours du Premier ministre Viktor Orban en Roumanie samedi 26 juillet.

Tusnádfürdõ, 2011. július 23. (Crédit : MTI)

La Hongrie sur la voie d’une démocratie despotique ?

2 août 2014 à 9 h 00 min 6 commentaires

Pour le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, la démocratie libérale a échoué. Il affirme être en train de « construire un état illibéral ».

Hongrie : Attila Mong dénonce « la dictature de l’indifférence »

Hongrie : Attila Mong dénonce « la dictature de l’indifférence »

10 juin 2013 à 15 h 28 min 9 commentaires

En Hongrie, il ne s’agit pas d’une dictature de Viktor Orban ; il s’agit d’une dictature issue de l’indifférence. Une indifférence pour la politique qui submerge les citoyens. Ce n’est pas avec Viktor Orban que tout cela a commencé et cela ne s’achèvera probablement pas avec lui.

TGM le 15 mars 2013 à Budapest (HU-lala.org)

Hongrie : quand la démocratie se trouve prise au piège de la loi

4 avril 2013 à 9 h 37 min 8 commentaires

Originaire de Transylvanie, le philosophe, écrivain et homme politique hongrois Gáspár-Miklós Tamás constitue l’une des figures les plus en vue de son pays, au point d’être connu de tous ses compatriotes sous les initiales TGM (*). Ancien député libéral, il s’est rapidement orienté à gauche pour défendre des idées en partie inspirées de mouvements proches du marxisme (**). Malgré ses prises de position souvent radicales, il n’en demeure pas moins une personnalité incontestablement respectée et écoutée dans les milieux de l’opposition démocratique hongroise.

Conférence de l’économiste Frédéric Lordon ce lundi soir à l’Institut français

Conférence de l’économiste Frédéric Lordon ce lundi soir à l’Institut français

4 juin 2012 à 8 h 14 min 5 commentaires

L’Institut Français de Budapest vous invite à venir débattre avec Frédéric Lordon, économiste hétérodoxe français. Critique vis-à-vis des marchés financiers, l’auteur développe une analyse non conventionnelle de la crise liée à l’endettement des Etats. Dans une situation économique difficile et un contexte politique intense suite aux élections en France, en Grèce mais aussi en Italie et Allemagne, Frédéric Lordon présentera ses critiques et ses propositions pour sortir l’Union Européenne des crises de la dette.

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

Budapest, capitale européenne du « tourisme militant » le 15 mars

13 mars 2012 à 7 h 13 min 4 commentaires

Jeudi 15 mars, sous un soleil printanier, la Hongrie célébrera sa première fête nationale de l’année, commémorant la guerre d’indépendance et le soulèvement de 1848. Une révolution populaire qui revendiquait notamment les droits civiques et la liberté d’expression dans la presse. Un siècle et demi plus tard, et pour la deuxième année consécutive, une partie non négligeable de la population manifestera à partir de 15h sur Szabad sajtó út à Budapest, dans le but de défendre ces mêmes droits. Officiellement apolitique à l’origine, cette manifestation sera largement soutenue par les partis « de gauche » hongrois, et même par des délégations d’Europe occidentale.

Bienvenue en Orbanistan !

Bienvenue en Orbanistan !

5 janvier 2012 à 8 h 41 min 52 commentaires

Selon beaucoup d’observateurs, la Hongrie est considérée comme un laboratoire politique européen. Je propose de revenir brièvement sur l’évolution de ces deux dernières décennies, afin de mieux comprendre la situation actuelle de la Hongrie. Sans tomber dans l’ingérence, l’Europe ne peut ignorer ce qui se passe en Hongrie et devrait en tirer ses propres enseignements afin de sortir de l’impasse économique, sociale et politique dans laquelle elle se précipite.

Retour sur la comédie tragique de vendredi

Retour sur la comédie tragique de vendredi

27 décembre 2011 à 9 h 24 min 26 commentaires

« Nous avions l’intention de secouer l’opinion publique du pays avec une résistance « confrontative » mais pacifique contre le régime de M. Orban. Son régime antidémocratique ne durera pas longtemps, la poursuite de la vérité va l’abattre », expliquait Lehét Mas a Politika sur son site internet, vendredi soir, après une journée d’actions anti-gouvernementales. A mesure que la Hongrie s’enfonce dans l’autoritarisme, leurs techniques de résistance non-violente se rôdent un peu plus. Enchaînés pour bloquer l’entrée aux voitures du parking du parlement, les députés LMP ont ensuite été interpellés par la police, de manière illégale à en croire les juristes du Comité Helsinki.

Manifestation contre la loi sur les médias le 14 janvier 2011 à Budapest (Corentin Léotard)

Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie

2 novembre 2011 à 11 h 44 min 22 commentaires

Selon une étude réalisée par le Nézöpont Intézet, 45% des Hongrois seraient prêts à remplacer le système démocratique actuel par un système autoritaire – de droite ou de gauche – qui leur assure une prospérité plus rapide.

Selon Le Monde, la Hongrie est désormais un Etat autoritaire

17 juillet 2011 à 20 h 59 min 47 commentaires

Dans un édito paru samedi sur son site internet, le quotidien Le Monde n’y est pas allé de main morte, estimant que Viktor Orban est en train de bâtir «un modèle totalement étranger aux valeurs de l’Europe». Réduction drastique des pouvoirs de la Cour constitutionnelle, loi sur les médias, Constitution rétrograde, travail obligatoire pour les allocataires sociaux, allongement de la garde à vue, etc. Pour Le Monde, « Ce qui se passe à Budapest est indigne de l’Europe ». Commentant brièvement la venue récente en Hongrie du premier ministre chinois Wen Jiabao, Le Monde dresse un parallèle entre les modèles chinois et hongrois : « une économie encadrée et des libertés restreintes ». Une analogie que de plus en plus d’analystes politiques n’hésitent plus à faire. « Il est étonnant que les autres membres de l’Union n’aient pas compris que ce qui se passe à Budapest est indigne de l’Europe », conclut l’éditorialiste.

Vous avez dit fichage électoral ?

Vous avez dit fichage électoral ?

13 juillet 2011 à 13 h 00 min 8 commentaires

En France, dès le lancement des primaires du Parti Socialiste fin juin, l’Union pour un Mouvement Populaire a dénoncé un « fichage électoral » de la part de l’opposition. En Hongrie au même moment, le gouvernement attendait les réponses des citoyens hongrois à des questionnaires qu’il leur avait envoyé un peu plus tôt. Une démarche qui a posé problème au médiateur chargé de l’information et de la protection des données personnelles M. András Jóri, puisque ces questionnaires d’opinion, qui portent sur des thèmes de société, reccueillent aussi des données personnelles.

Budapest le 1er février (Hulala)

Zöld Baloldal dénonce un gouvernement « anti-démocratique »

2 février 2011 à 7 h 23 min 1 commentaire

Un peu plus de deux cent sympathisants du parti de la gauche de la gauche hongroise, Zöld Baloldal, se sont rassemblés autour du philosophe Tamás Gáspár Miklós, mardi soir devant le siège de la Fidesz, pour le « No Orbán day » et dénoncer sa politique gouvernementale, marquée par la loi sur les médias et le changement de Constitution.

« La démocratie hongroise est affaiblie, mais pas en danger » (TASZ)

« La démocratie hongroise est affaiblie, mais pas en danger » (TASZ)

11 janvier 2011 à 0 h 31 min 0 commentaire

La presse internationale s’est lancée dans une surenchère de supputations hasardeuses quant à la loi sur les médias et l’état de la démocratie hongroise, la qualifiant parfois même de « démocratie autoritaire » ou de « dictature molle ». Qu’en-est-il réellement ? Le point de vue de Társaság a Szabadságjogokért (TASZ), une ONG pour la défense des droits de l’Homme en Hongrie. Hu-lala : Quel est l’état des lieux dressé par TASZ de la démocratie en Hongrie ? Tamás Szigeti/TASZ : Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de droite, en mai 2010, un ensemble de réformes a eu un effet d’affaiblissement de la démocratie et de l’Etat constitutionnel. Trois points ont un effet particulièrement dramatique. La mesure la plus déplorable est la réduction des pouvoirs de la Cour constitutionnelle, à laquelle nous ne nous attendions vraiment pas. C’est ce qui aura le plus d’effets négatifs. Elle fut un préalable à la mise en place des taxes exceptionnelles « de crise ». Le second point, c’est le projet de nouvelle Constitution. Il est encore trop tôt pour se prononcer de manière catégorique sur cette question car nous ne savons pas encore quel sera son contenu exact, mais il y a des projets inquiétants. Il s’agit de changements symboliques -avec notamment un préambule très « émotionnel » faisant appel aux valeurs de la chrétienté- qui sont chers à l’électorat de droite mais qui ne prennent pas en compte la totalité de la population et qui sont mal perçus par une partie d’elle. Le fait que cette Constitution doit être approuvée le jour même du premier anniversaire de la victoire de la Fidesz aux dernières législatives, le 25 avril prochain, prouve que ce projet est fondé sur une idée divisante. Enfin il y a ces lois sur les médias. Ces premiers six mois sous le nouveau gouvernement ont donc été difficiles. Mais je n’irai pas jusqu’à dire que la démocratie hongroise est en danger. Il y aura des élections libres dans trois ans et demi et, d’ici là, les droits fondamentaux sont garantis. Donc la frontière n’a pas été dépassée. Le parallèle effectué par la presse internationale entre le pouvoir actuel et l’ancien régime communiste est-il pertinent ? La comparaison n’est selon moi pas pertinente, car il s’agit d’une époque révolue. Nous sommes maintenant dans un système qui reste tout de même multipartite et qui n’a rien à voir avec un système totalitaire. Qu’est-ce qui change vraiment avec cette nouvelle loi sur les médias ? C’est un bouleversement complet de tout le système médiatique depuis le changement de régime en 1989. Le vrai changement, c’est l’élargissement du champ d’application de la loi  à tous les médias (radios, télés, journaux écrits et numériques) et la concentration des pouvoirs dans une seule autorité des médias, la NMHH [Nemzéti Media es Hirközlési Hatosag, ndlr]. Ses 5 membres ont été choisis démocratiquement par le parlement, mais tous sont issus de la Fidesz ou en sont très proches. Donc, dans les faits, cette autorité n’a pas d’indépendance réelle vis-à-vis du parti au pouvoir. Une telle concentration des pouvoirs est inquiétante. La sévérité des sanctions constitue aussi un changement radical. Les amendes maximales ont été multipliées par 3 ou 4 et peuvent être infligées avec une procédure très effective. Selon le chapitre relatif à la « protection des sources des journalistes », l’autorité des médias pourra décider dans n’importe quel cas, avant même toute procédure juridique, la nécessité de révéler les sources. La NMHH peut-elle être considérée comme le bras armé du gouvernement pour les médias ? La pratique nous dira comment cela va fonctionner. Je préconise qu’on ne dise pas dans quelques mois que tout va bien si rien de catastrophique n’est survenu. Car c’est à long terme qu’il y aura des effets déplorables. Avec cette nouvelle loi, l’autorité aura une marge d’appréciation très large. Je doute qu’elle aura la capacité de faire appliquer rigoureusement cette loi. Mais même si l’autorité ne prend pas la charge de punir les médias chaque fois qu’un délit est commis, les journaux et médias n’oseront pas écrire ou publier ce qu’ils veulent. Le danger d’autocensure est donc le plus inquiétant pour nous. En ce qui concerne Tilos Radio, le fameux « Ice-T gate » illustre-t-il ces dérives ?  [TASZ assure la défense de Tilos Radio, ndlr] L’enquête à l’encontre de Tilos Radio a été ouverte sur la base de l’ancienne loi sur les médias, car la protection des mineurs était aussi inscrite dans la loi précédente. Il ne faut donc pas tout mélanger. Mais c’est bien la nouvelle autorité NMHH qui a lancé la procédure d’enquête, donc oui la nouvelle loi a bien un lien avec l’affaire Tilos. Ce qui est nouveau ici, c’est l’application très stricte des règles. La presse de gauche semble particulièrement visée, mais qu’en est-il des médias d’extrême-droite ? Dans un monde idéal, les lois devraient êtres appliquées de la même façon à tous les médias. Mais c’est le problème de cette loi, telle qu’elle est écrite, de ne pas garantir une égalité de traitement aux différents médias, car l’autorité est trop partisane, ce qui laisse de la place à l’arbitraire. Propos recueillis par Corentin Léotard_Hulala Articles liés : L’Europe peut-elle faire plier Orbán le «tout-puissant» ? Edito : Comedia dell’arte Médias : Orbán souffle le chaud et le froid Manifestation de soutien aux journalistes de la radio nationale hongroise Tilos Radio menacée par la loi sur les médias La presse hongroise de gauche se rebelle Liberté de la presse en Hongrie : quelques critiques et beaucoup de silences… Adoption de la loi sur les médias : « cause toujours… » Castration du quatrième pouvoir en Hongrie Les débuts de la tsarine des médias hongrois dans la pornographie !

La Hongrie, vers une «démocratie dirigée» à la russe

La Hongrie, vers une «démocratie dirigée» à la russe

23 novembre 2010 à 20 h 54 min 3 commentaires

Dans un article paru mardi, The Guardian dénonce violemment la dérive autoritaire du pouvoir en Hongrie. Selon le quotidien britannique de centre-gauche, la Hongrie de Viktor Orban prend plus la voie de la Russie de Vladimir Poutine que celle des démocraties occidentales. Sans que l’Europe ne trouve rien à y redire… « Il est concevable que, d’ici pas très longtemps, la Hongrie ressemble plus à la « démocratie dirigée » russe qu’à toute autre démocratie pluraliste occidentale avec ses garde-fous et ses contre-pouvoirs. », écrit l’auteur de l’article, Jan-Werner Mueller, professeur de sciences-politiques à l’Université de Princeton. Puis de passer en revue les mesures controversées prises par le gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en avril : Loi visant à augmenter le contrôle politique sur les medias, choix d’un président « sur-mesure » en la personne de Pal Schmitt, Projet de limitation des pouvoirs de la Cour constitutionnelle, etc. Le parallèle établit entre la Russie et la Hongrie est un peu scabreux, mais pas dénué de pertinence. Comme la Russie, la Hongrie garde dans sa mémoire collective un passé glorieux désormais révolu. Comme le peuple russe, le peuple hongrois s’est senti humilié par ses propres dirigeants post-1990. Comme les Russes, les Hongrois ont voulu porter au pouvoir un homme-fort capable de  remettre de l’ordre dans le grand méchant flou démocratique et d’apporter un peu de certitude dans le chaos de la mondialisation. Un homme à poigne tel que Vladimir Poutine…ou Viktor Orban. Quitte à rogner un peu sur les grands principes démocratiques. En cela, la politique « autoritaire » menée par l’actuel gouvernement hongrois n’est peut-être pas aussi illégitime que ne l’entend The Guardian, puisque le peuple, dans sa grande majorité, l’a appelé de ses vœux. Mais que fait l’Europe ? Selon J.W. Mueller, l’Europe a abandonné son ambition de bâtir un véritable espace politique démocratique et ne se préoccupe plus de protéger la démocratie mais seulement le marché. « L’UE semble fermer les yeux » sur ce qu’il se passe en Hongrie « où un parti au pouvoir avec une majorité écrasante au parlement est occupé à démanteler l’État de droit et à éroder sa fragile culture politique démocratique. » Avec la présidence hongroise de l’Union européenne qui va débuter le 1er janvier, « ne serait-il pas temps pour Bruxelles et pour les autres membres de l’Union de faire du bruit autour de la direction profondément antilibérale que prend la Hongrie ? », questionne l’auteur de l’article, pour qui c’est la crédibilité politique de l’Europe à long terme qui est en jeu. Et de conclure : « Les Hongrois ont toujours été favorables à l’UE. Ils se préoccupent de ce que pense l’Europe. Il est temps pour l’Europe de le leur dire. » Voudront-ils l’entendre sans le prendre comme une énième ingérence dans leurs affaires ? Articles liés : Orbán attendu comme le messie Biographie : La revanche de Viktor Selon Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! Les Hongrois, ces grands fascistes ! Réforme des médias : acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses Pal Schmitt, nouveau Président « sur-mesure »

Pas facile de faire de la politique « autrement » en Hongrie ?

Pas facile de faire de la politique « autrement » en Hongrie ?

7 avril 2010 à 23 h 54 min 2 commentaires

Il est vrai que la politique hongroise brille souvent par ses scandales (rumeurs, corruptions, coups tordus, complots, etc.). Toutes ces affaires ont fini par décourager un grand nombre de Hongrois à continuer à croire en leurs politiques. Hier, mardi 6 avril, c’était au tour du LMP (Lehet Mas a Politika – Une autre politique est possible) de se retrouver au coeur d’une « affaire » : le SzDSz (parti de l’alliance des libéraux démocrates) a annoncé vouloir ouvrir une enquête après le premier tour des élections sur l’un de ses leaders, le très libéral Janos Koka, ancien ministre des finances du gouvernement Gyurcsany de 2006 à 2008. Il l’accuse d’avoir aider le LMP à reccueillir des soutiens pour participer à cette élection. Cette accusation a été réfuté par LMP et par Janos Koka lui même.Mais le mal est fait. Les démocrates-libéraux du SzDSz, parti de gouvernement désormais moribond, auraient réussi a « salir » l’image de LMP, qui plus est quelques jours avant le premier tour, en alimentant une rumeur persistante depuis les débuts de ce parti. Selon certains au SzDSz, on retrouverait derrière le LMP les leaders de leur parti, cherchant à se refaire une image. De sources sûres, toutes ces rumeurs sont fausses et montrent à quel point il n’est pas facile de faire de la politique autrement en Hongrie. Transparence Le LMP a été créé il y a un peu plus d’un an et connait une ascension extrêment rapide.Avec un manque de budget mais avec beaucoup d’imagination et d’enthousiasme, les jeunes membres du LMP ont réussi à mener une belle première campagne pour les élections européennes l’année dernière, en obtenant 2,6%. Leur crédo : repolitiser la société en démontrant qu’une autre politique est possible en Hongrie. Ils militent spécialement pour une transparence totale du financement des partis politiques, et publient régulièrement le détail de leur recettes (toutes validées par un comité d’éthique indépendant). Au début de la campagne, ils avaient invité les autres partis à faire de même… ils n’ont jamais eu de réponse dans un pays où ce sujet est pour le moins sensible… Le programme du LMP s’articule principalement autour de trois thématiques. La lutte contre la corruption est le premier dossier auquel souhaiterait s’attaquer le LMP. Les questions environnementales sont également au premier plan, puisque les « jeunes » du LMP sont officiellement soutenus par les verts européens, depuis que Daniel Cohn-Bendit est venu les « adouber » le 1er mai 2009 à Erszébet tér. Ils proposent donc « naturellement » une nouvelle donne verte en Hongrie et en Europe-Centrale (green new deal). L’intégration de la minorité Rom se trouve également au cœur de leur militantisme. Un parallèle inédit Dans ces trois domaines du programme politique, et au vu du succès soudain d’un parti atypique, le LMP a quelques similarités exclusivement structurelles avec… Jobbik. Deux jeunes formations, dont aucun membre n’a jamais été élu au Parlement hongrois, se retrouvent rapidement, chacun avec ses idées, propulsés sur le devant de la scène politique, grâce à leurs positions critiques. LMP veut faire une politique radicalement différente, il se trouve que Jobbik aussi. Mais certainement pas dans le même style. Il apparaît donc que la Hongrie confirme son statut de territoire au paysage politique en transition, laissant place à la montée d’une nouvelle gauche progressiste et inspirée… et d’une nouvelle droite réactionnaire et provocatrice. La jeunesse, l’adaptation aux nouvelles technologies, l’ouverture de la communication vers l’international (notamment l’Europe), la pratique du happening font que ces deux partis ont pour point commun d’être dans l’ère du temps. Pas étonnant qu’ils puissent tous deux devenir la cible d’attaques en tous genres. Bientôt au Parlement ? Les derniers sondages montrent que ce jeune parti a des chances d’atteindre les 5% nécessaires et ainsi d’entrer au Parlement. Ce serait alors un nouveau défi, dont l’intitulé sonne de façon réaliste chez les jeunes leaders du LMP : essayer de faire de la politique autrement au Parlement hongrois. Articles liés: Législatives : ce qui peut encore arriver… et ce qui ne peut plus Rencontre avec le parti LMP, Lehet Mas a Politika