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Tous les badauds finissent par participer à la lutte contre la montée des eaux

Inondations : Budapest sous l’eau, la solidarité refait surface

10 juin 2013 à 14 h 00 min 5 commentaires

Le pic de crue est en train de passer à Budapest où le fleuve a atteint un record historique de 8,90-8,92m dans la soirée de dimanche. Tandis que le Danube a tué 14 personnes dans les pays en amont, aucune victime n’est encore à déplorer en Hongrie et seules 1 200 personnes ont dû être évacuées. Les jours à venir resteront critiques avant que la décrue ne s’amorce, mais si aucune digue ne cède, le pire aura été évité. Grâce à une mobilisation historique des Hongrois.

Almásfüzitő, 30 octobre 2010 crédit photo HULALA

Inondations : Avec la crue du Danube, le spectre d’une nouvelle catastrophe environnementale en Hongrie

7 juin 2013 à 7 h 59 min 0 commentaire

« Almásfüzitő : une zone inondable à haut risque » La petite commune d’Almásfüzitő, dans l’une des zones les plus menacées de Hongrie par la montée des eaux du Danube cette semaine, abrite le plus grand site de stockage de boue rouge toxique du pays. La situation est d’autant plus inquiétante que la digue du fleuve sert également de digue au réservoir. Ce réservoir immense est situé sur la rive du Danube, ce qui le soumet directement à la pression du fleuve (voir Google map ci-dessous). De quoi raviver le spectre d’une nouvelle catastrophe industrielle et environnementale qui viendrait s’ajouter à la catastrophe naturelle actuelle. Le 4 octobre 2010, le réservoir de déchets toxiques de l’usine de bauxite aluminium MAL d’Ajka avait cédé, déversant – selon les sources officielles – près de 2 millions de tonnes (700 mètres cubes) de boues rouges corrosives sur les villages de Devecser, Kolontar et Somlóvásárhely, dans l’ouest de la Hongrie. « A moins d’avoir une machine à remonter le temps, nous devons faire avec » Zoltán Illés, ingénieur en chimie, député Fidesz de Terézváros (VIème arrondissement de Budapest) et également en poste au ministère du développement rural, a affirmé hier qu’une surveillance permanente était assurée sur les 74 hectares couverts par le réservoir jusqu’à samedi, lorsque la menace d’inondation de ce dernier sera passée. « Construire un réservoir de boues rouges sur les rives du Danube était une très mauvaise décision prise il y a plusieurs décennies sous le régime communiste », a-t-il déclaré après avoir visité le site. « A moins d’avoir une machine à remonter le temps, nous devons faire avec » a-t-il ajouté. Le réservoir n’est plus rempli depuis 1997. Articlés liés : La plus grande inondation de ces 50 dernières années attendue ce week-end à Budapest Un an après le spectre de la boue rouge demeure La colère des sinistrés de la boue rouge Les débuts timides de la reconstruction à Devecser Selon Greenpeace, MAL continue de polluer Boue rouge : les travaux de nettoyage suivent leur cours Sous la boue rouge… la corruption? Boue toxique : Bruxelles critique mais ne poursuivra pas la Hongrie Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent  

Inondations : Nouveau record du Danube attendu mardi à Budapest

Inondations : Nouveau record du Danube attendu mardi à Budapest

7 juin 2013 à 7 h 10 min 0 commentaire

L’évolution de la situation est plus lente que prévu, mais elle n’est pas moins inquiétante pour autant. Le niveau le plus élevé du Danube est attendu mardi par les autorités hongroises, estimé à 8,85 mètres de haut à Budapest. Dans toute la Hongrie, 9 zones sont particulièrement menacées (voir carte), et le pays se prépare à l’évacuation de 85.000 personnes. « Le Danube atteindra son niveau maximum à Budapest mardi, et non lundi. Les personnes qui vivent dans des zones inondables doivent se préparer à être évacuées dès vendredi midi » a déclaré Imre Pesti, chef du comité de défense de la capitale jeudi après-midi.  Les digues construites seront  rehaussées de 50 cm sur Margitsziget et certaines stations de métro, comme celle de Batthyány tér, seront remplies d’eau pour prévenir la pression du fleuve. Les experts ont ordonné un nouvel état d’alerte de niveau 1 au sud de la Hongrie, entre Budapest et la frontière croate. « La coordination nationale fonctionne parfaitement jusqu’à maintenant, il n’y a pas une personne que l’on ne pourrait sauver de son habitation » – a rassuré le Premier ministre Viktor Orbán lors d’une conférence de presse hier. A lire également : Environnement : Almásfüzitő, une zone inondable à haut risque La plus grande inondation de ces 50 dernières années attendue ce week-end à Budapest (article publié mardi 4 juin) J. K. Articles liés : Intempéries : la Hongrie a encore les pieds dans l’eau (décembre 2010) Insolite : d’une flaque est né le 3e plus grand lac de Hongrie Inondations : les larmes de crocodile des assurances (mai – juin 2010) Un bilan financier très lourd pour la Hongrie Météo : la paralysie partielle continue La Hongrie sous les eaux

Inondations côté Buda, automne 2009

La plus grande inondation des 50 dernières années arrive à Budapest ce week-end

4 juin 2013 à 17 h 13 min 22 commentaires

Suite à la crue historique du Danube survenue ces derniers jours en Allemagne et en Autriche, la Hongrie se prépare à recevoir, ce week-end, l’une des plus grandes inondations de son histoire. Mardi midi, l’état d’urgence a été déclaré par le Premier ministre Viktor Orbán en personne. Selon les autorités locales à Budapest, ce sont les rives de Buda qui sont pour l’instant les plus menacées. « D’après nos dernières informations , le niveau du Danube le plus élevé est attendu à Komárom, à Esztergom et à Budapest. Nous avons tous les moyens pour faire face à cette inondation » a déclaré hier le ministre de l’Intérieur, Sándor Pintér. Aujourd’hui, un dispositif de protection renforcé a été mis en place entre Szentendre et Budapest, ainsi que dans les régions de Győr-Moson-Sopron et de Komárom-Esztergom (Nord-ouest du pays). Traversée par le Danube et certains de ses affluents les plus importants, comme la Tisza, la Hongrie est tristement habituée aux inondations. Mais cette semaine, les autorités hongroises s’attendent à l’un des plus grands désastres enregistrés depuis 50 ans.  Avec des prévisions largement supérieures aux dernières grandes inondations du printemps 2010, l’état d’alerte maximal (de niveau 3) a été déclaré. Le maire de Budapest, István Tarlós, a quant à lui annoncé que des évacuations d’urgence sont d’ores et déjà prévues à Óbuda, à Csillaghegy et dans le 3ème arrondissement de la capitale, où le pic de la crue est attendu dimanche. La Hongrie sur le pied de guerre Le niveau du fleuve pourrait atteindre 8 mètres 75, soit plus de 3 mètres de plus que son niveau actuel et 15cm de plus que les records enregistrés en 2002 et 2006. Les orages attendus quotidiennement dans les trois prochains jours ne vont rien arranger. Dès mercredi, des digues de sacs de sable seront installées sur environ 700km dans tout le pays. A Budapest, l’île Margit sera interdite à la circulation et encerclée de sacs de sable, les riverains du Danube à Római part seront probablement évacués, tandis que l’eau et l’électricité ont d’ores et déjà été coupées par l’application du plan d’urgence. Le parking souterrain actuellement en cours de construction aux abords du Parlement hongrois, sur Kossuth tér, sera quant à lui rempli d’eau pour compenser la pression exercée par le Danube. Les médias hongrois suivent l’évolution de la situation heure par heure. Dès ce soir, les parkings situés de part et d’autre du pont Margit seront évacués. Aux dernières nouvelles, les quais côté Buda seront fermés jusqu’au pont Lágymányosi à partir de 20h, tandis que les voies sur berges côté Pest seront fermées à partir de ce soir à 22h. Les autorités prennent donc les choses très au sérieux et sont prêtes à mobiliser toutes les forces disponibles du pays (8000 soldats et 8000 secouristes) dans  les zones menacées par les inondations. « Si nécessaire, nous pourrons assurer des sauvetages par hélicoptères et par transports amphibiens. Dès lundi, on a commencé à déplacer les services de secours de l’est de la Hongrie vers l’ouest, dans les environs de Győr et Tata »  a précisé Tibor Benkő, à la tête de l’état-major hongrois. Cette crue historique, provoquant des glissements de terrain meurtriers en Europe centrale, s’est produite à la suite de pluies diluviennes tombées dans les Alpes. Le niveau du Danube a battu tous les records depuis 500 ans au sud de l’Allemagne et en Autriche, en atteignant 12 mètres de haut le week-end dernier. Dans la ville de Passau, proche de la frontière germano-autrichienne, tout le centre historique a dû être évacué. En République Tchèque, environ 9000 personnes ont également été déplacées, 7 personnes sont mortes et 4 personnes sont toujours portées disparues. L’inondation du bassin de l’Elbe a plongé d’immenses zones territoriales sous les eaux et des milliers de foyers sont restés sans eau potable, ni électricité. Johanna Keresztes et Hu-lala Articles liés : Intempéries : la Hongrie a encore les pieds dans l’eau (décembre 2010) Insolite : d’une flaque est né le 3e plus grand lac de Hongrie Inondations : les larmes de crocodile des assurances (mai – juin 2010) Un bilan financier très lourd pour la Hongrie Météo : la paralysie partielle continue La Hongrie sous les eaux

Un froid meurtrier qui paralyse les services publics

Un froid meurtrier qui paralyse les services publics

10 février 2012 à 12 h 16 min 0 commentaire

Depuis une semaine, 15000 personnes ont été mobilisées par les ONG et les autorités hongroises pour venir en aide à la population alors que la neige a recouvert tout le pays, atteignant 30 à 40 cm dans le Csongrad par exemple. Aucune commune n’a toutefois été totalement isolée à cause de la neige. Mais la situation sociale des populations pauvres, dans le Nord-Est notamment, ne fait que s’aggraver avec des conditions météo hivernales qui révèlent toujours un peu plus la mauvaise gestion des services publics.

Photo : Edouard Legoupil

Pollution : An der schönen blauen Donau*

28 décembre 2011 à 10 h 02 min 2 commentaires

Vu jeudi 22 décembre vers 7h du matin depuis Margit Hid : une énorme nappe d’essence ou de gazole dérivant sur le Danube au niveau de Budapest. Probablement le résultat du dégazage sauvage d’une péniche. A notre connaissance, il n’en est pas fait mention dans la presse hongroise.  

De la poiscaille au menu du week-end

De la poiscaille au menu du week-end

7 juillet 2011 à 22 h 36 min 2 commentaires

Pour celles et ceux qui auraient peur de pêcher des thons au Balaton Sound ce week-end, un autre type de festival les attend. En prenant la route de Baja, village au bord du Danube dans le sud de la Hongrie, ils auront l’occasion de découvrir une autre spécialité locale au concours de préparation de soupe de poisson. Au vu de la liste des sponsors de l’événement et du contenu du programme, c’est une affaire sérieuse. Depuis plus de 16 ans, le concours séduit des milliers de gastronomes venus de Hongrie et de toute l’Europe. Et bien que la préparation paraisse simple (poisson – principalement de la carpe, oignons rouges, paprika, eau et nouilles) une bonne soupe de poisson demande un sacré coup de main. Une tradition vieille de plusieurs siècles A Baja, l’économie a longtemps reposé sur la pêche et le commerce du poisson. Aujourd’hui encore, ses villageois prétendent être les plus gros ichtyophages de toute l’Europe (près de 2000 chaudrons sont prévus cette année !). Pleins comme des (l)outres, les visiteurs apprécieront encore les concerts du week-end et le feu d’artifice samedi à minuit. Crédit photo et site officiel du festival : bajai halkozo fesztival

Crédit photo : Dunaújvárosi Hírlap

A Kulcs, le sol continue de se dérober

30 janvier 2011 à 20 h 15 min 2 commentaires

Tandis que le Nord-ouest de la Hongrie a été frappé par un tremblement de terre samedi soir, mais sans faire de victimes, la localité de Kulcs est menacée par un glissement de terrain, conséquence de la montée des eaux du Danube. La couche de loess du village de Kulcs, situé au bord du Danube, cinquante kilomètres au Sud de la capitale hongroise, continue de s’affaisser lentement… mais surement. Le glissement de terrain dû à la hausse du niveau du fleuve a entraîné l’écroulement d’une part du rivage et ce ne sont plus 53 habitations, comme le prévoyaient initialement les experts géologues, mais 400 maisons qui sont directement menacées. La zone d’évacuation va donc être élargie. Article lié : Désastre géologique et humain dû à la montée du Danube

Désastre géologique et humain dû à la montée du Danube

Désastre géologique et humain dû à la montée du Danube

26 janvier 2011 à 11 h 39 min 1 commentaire

La semaine dernière, la montée des eaux du Danube a fait des ravages considérables dans certains villages. La couche de loess du village de Kulcs, proche de Dunaújváros au sud de Budapest, risque de continuer à s’affaisser. Selon les experts, c’est la hausse du niveau du fleuve qui a joué un rôle crucial dans l’écroulement d’une part du rivage. Les résidents évacués de 53 maisons jugées inhabitables par les experts, ont tout juste pu retourner chez eux sous haute surveillance (à cause d’un fort risque d’écroulement) pour chercher leurs effets personnels les plus importants. Certains villageois ont trouvé refuge chez des amis, mais d’autres sont restés sans abri. Le village a essayé à plusieurs reprises d’obtenir des soutiens nationaux pour fixer le rivage – en vain. Maintenant c’est le village voisin, Rácalmás, qui a décidé de lui donner un coup de main en lui donnant 3 millions de HUF en urgence. Les familles ne peuvent pas compter sur une aide de l’État car la plupart des maisons ont été construites sans permis. Source : hirado.hu

Danube en crue : réouverture des quais à Budapest

20 janvier 2011 à 6 h 43 min 0 commentaire

Malgré la baisse du niveau de la Rába en début de semaine à Györ, les quais du Danube ont été fermés à Budapest jusqu’à ce matin, provoquant de gros embouteillages pendant les trois derniers jours. Dans la capitale, où la circulation est déjà très difficile à cause des nombreux travaux, la réouverture des quais aujourd’hui est sans doute un soulagement pour les automobilistes.

UE : L’opération séduction de Viktor Orban

UE : L’opération séduction de Viktor Orban

21 novembre 2010 à 17 h 53 min 2 commentaires

Avant son séjour à Paris jeudi et vendredi derniers, le premier ministre hongrois Viktor Orban est passé mercredi par Bruxelles, où il a rencontré les commissaires européens, leur président, José Manuel Barroso, et le président permanent de l’UE, Herman Von Rompuy. Pendant trois jours, il a exposé ses priorités en vue de la présidence hongroise du Conseil de l’UE qui commence en janvier, dans un style (presque) pro-européen. L’eau et la diversité culturelle relayées au second plan La gouvernance économique, la révision du traité de Lisbonne et l’harmonisation des politiques budgétaires ont pris le dessus sur des dossiers comme la diversité culturelle ou la gestion de l’eau, indique le premier ministre hongrois dans une interview accordée au journal Le Figaro mercredi dernier. Ce changement de direction pourrait sembler regrettable au regard de la catastrophe environnementale causée par les boues rouges de l’usine d’aluminium d’Ajka, qui avait mis la question des conséquences internationales d’une pollution du Danube au coeur des préoccupations. Cependant les Hongrois, qui ont participé récemment au Sommet pour le Danube, devront formuler la stratégie européenne de développement et de protection pour la région du Danube pendant leur présidence du Conseil de l’UE. Quant à la question de la diversité culturelle, elle prendra une tournure particulière puisque la Hongrie devrait travailler à l’élaboration d’une stratégie pour l’intégration des Roms. Alors que le pays est régulièrement épinglé par le Conseil de l’Europe ou par l’ONU pour de nombreuses discriminations ou pour la stigmatisation de la minorité rom dans les médias, ce chantier sera l’un des plus délicats pour la Hongrie qui devra essayer, pour une fois, de donner l’exemple. La galère de la réforme institutionnelle Les questions économiques étaient depuis longtemps au programme de la présidence hongroise, mais elles prennent une tournure particulière car l’UE doit faire face aux situations délicates de la Grèce ou de l’Irlande. Comme priorité de la présidence hongroise de l’UE, l’opinion publique devra donc se satisfaire d’une révision du Traité de Lisbonne, si douloureusement adopté il n’y a pourtant pas si longtemps. La Hongrie devrait donner suite à la proposition de la chancelière allemande Angela Merkel d’introduire une modification du traité dont l’objectif sera de permettre la mise en place d’un filet de sécurité financier permanent pour les pays de la zone euro. Le futur mécanisme permanent de gestion des crises financières devrait contraindre les 27 à être beaucoup plus stricts en matière budgétaire. Le Tribunal constitutionnel fédéral allemand de Karlsruhe avait en effet indiqué que les mécanismes mis en place pour le plan de sauvetage de la Grèce étaient contraires au traité. Les articles 126-128 prévoient qu’une aide financière peut être apportée par les pays de la zone euro à un pays qui n’en fait pas partie, mais interdisent d’aider un pays de la zone euro. Faire aboutir les négociations sur ce point et trouver un mécanisme de ratification fera partie du travail délicat de la présidence hongroise. La Hongrie pourrait aussi avoir à résoudre les problèmes liés à au retard pris dans l’adoption du budget européen de 2011. L’énergie, l’espace Schengen et l’élargissement, sujets obligatoires La Hongrie participera par ailleurs au premier sommet européen sur l’énergie, le 4 février 2011. L’une des priorités du commissaire à l’énergie Günther Öttinger, est de connecter les réseaux de gaz et d’électricité des 27, afin d’éviter qu’un Etat puisse se trouver en situation de pénurie, comme ce fut le cas lorsque la Russie a suspendu ses exportations de gaz transitant par l’Ukraine en janvier 2009. Les Hongrois, comme les autres pays d’Europe centrale, seront attentifs à la question de la dépendance énergique, en particulier à la veille du sommet UE-Russie du 7 décembre 2010 où un accord stratégique historique pourrait être conclu. Un Conseil Justice et Affaires intérieures sur l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen devrait se tenir les 24 et 25 février prochain. Au cours de l’entretien musclé avec le journaliste du Figaro, le premier ministre hongrois s’est déclaré tout à fait favorable à leur entrée au vu « des progrès énormes » qu’ont fait ces deux pays. Il devra cependant faire face aux objections de la France, de l’Italie, de l’Allemagne ou des Pays-Bas qui estiment que les conditions qui assurent l’intégrité et la sécurité de l’espace commun de libre circulation de Schengen ne sont pas encore réunies pour une adhésion en mars prochain. L’entrée de la Croatie dans l’UE sera l’une des autres grandes priorités de la Hongrie. Mais tandis que les négociations s’approchent de leur conclusion, l’euroscepticisme s’accroît dans les Balkans, et la majorité des citoyens croates voterait aujourd’hui contre l’adhésion de leur pays à l’UE. Viktor Orban semble en fin de compte avoir réussi la semaine dernière son exercice de présentation des priorités de sa présidence, et pour féliciter le bon élève européen le président Barroso a salué a l’issue de leur rencontre, la « cohérence évidente entre les priorités annoncées de la présidence hongroise et le programme de la Commission ». Le président permanent du Conseil Van Rompuy, a jugé pour sa part que sa rencontre avec Viktor Orban avait été « constructive » et que leurs discussions avaient été « productives ». Le temps où Viktor Orbán jouait le rebelle face au FMI et à l’UE paraît donc – pour l’instant – révolu. Sources : Interview de Viktor Orban par Stéphane Kovacs dans Le Figaro La Croatie en tête de l’euroscepticisme dans les Balkans Articles liés : Stratégie pour le Danube: « connecting pipole » ? Roms : L’ONU s’en mêle à son tour Les Roms sont encore discriminés en Hongrie, indique le Conseil de l’Europe Présidence de l’UE : la Hongrie est-elle prête ?

A Kolontar, le cauchemar continue

A Kolontar, le cauchemar continue

10 octobre 2010 à 21 h 19 min 0 commentaire

Le secrétaire d’Etat hongrois à l’environnement, Zoltan Illes, est formel : une nouvelle inondation de boue est inévitable car la digue nord du bassin de déchets toxiques est condamnée à s’effondrer. Une course contre la montre est lancée pour tenter d’en limiter les dégâts. Des fissures détectées jeudi se sont élargies depuis et la digue est dans un état tel qu’il n’est plus possible de la colmater. « La tragédie peut se produire dans un jour ou dans une semaine », a prévenu Zoltan Illes. « Le travail est monumental, nous devons être prêt à une longue lutte« , a expliqué le secrétaire d’Etat à l’environnement. Sur place, les autorités se sont lancées dans une véritable course contre la montre. La priorité est de protéger les habitations de Kolontar qui n’ont pas été détruites par la première inondation. Il s’agit de dresser une digue de 10 mètres de hauteur et de 600 mètres de longueur. Elle devrait être achevée d’ici lundi soir. Ce qui ne signifie pas pour autant que les 715 habitants déplacés samedi matin pourront regagner leurs foyers dès la fin de la construction. Il s’agit aussi de tenter de canaliser la seconde coulée de boue vers un second réservoir…qui reste à être construit à posteriori. L’enjeu est crucial car les experts environnementaux estiment que le bassin contient encore quelques 2,5 millions de litres de boue toxique qui pourraient se répandre à une distance d’un kilomètre. Les cours d’eau Tolna et Marcal sont condamnés par la seconde coulée à venir. C’est donc sur la protection du Danube que les efforts se concentrent. L’autorité sanitaire ANTSZ a indiqué que le port de masques-filtres, de lunettes de protection, de bottes et de gants de caoutchouc est indispensable sur les lieux de la catastrophe car « le degré de poussières dans l’air dépasse le niveau sanitaire ». Samedi, le bilan s’est alourdi pour s’établir à sept personnes tuées. Articles liées : Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Le Danube touché…de manière encore limitée

Le Danube touché…de manière encore limitée

8 octobre 2010 à 12 h 11 min 0 commentaire

Comme le craignaient les experts, la pollution issue de la rupture d’un réservoir de déchets d’une usine d’aluminium d’Ajka a atteint le Danube, il y a quelques heures. Mais Budapest, qui a demandé l’aide de l’Union européenne, écarte tout risque de pollution majeure du fleuve…qui reste placé sous haute surveillance. Le bilan humain de la catastrophe s’est alourdi.

Le Danube menacé par la «marée rouge»

Le Danube menacé par la «marée rouge»

7 octobre 2010 à 8 h 05 min 2 commentaires

L’accident industriel qui s’est produit lundi à moins de 150 km de Budapest -le réservoir d’une usine a cédé et laissé s’échapper des déchets toxiques – est responsable d’un drame humain doublé d’une catastrophe écologique. La pollution pourrait atteindre le Danube dans les prochains jours. Ironie du sort, la Hongrie avait fait de la gestion de l’eau l’une des priorités de son agenda européen….

A Visegrad, les digues de fortunes se multiplient

Les inondations menacent encore

8 juin 2010 à 14 h 01 min 1 commentaire

Des opérations de secours sont en cours dans 138 localités du Nord et du Nord-est du pays pour protéger quelques 11.000 bâtiments et secourir les 40.000 personnes qui restent menacées par les rivières Hernad, Sajo et Bodva. Plusieurs milliers de personnes ont déjà été évacuées vers des centres d’accueil temporaires. Selon le chef des opérations, Mihaly Varga, cité par MTI, plus de 16.000 personnes – volontaires, civils, soldats, policiers – prennent part depuis 24h à la construction de digues en sacs de sable. Selon un bilan qui reste encore provisoire, on recense près d’une centaine de maisons effondrées. Les prévisions annoncent un lent reflux des cours d’eau en crue dans les prochaines heures. Articles liés : Météo : la paralysie partielle continue La Hongrie sous les eaux

Un Hongrois qui n’a pas froid aux yeux

Un Hongrois qui n’a pas froid aux yeux

14 février 2010 à 19 h 45 min 0 commentaire

Hier, Gyorgy Schirilla Junior a effectué la traversée à la nage d’une largeur du lac Deseda. L’hiver est la saison du buzz au profit d’un mode de vie sain, comme tous les ans, pour ce sportif qui perpétue une tradition de père en fils, et fait sa pub au passage. Pour sa quatrième performance en eaux glacées cette saison, Schirilla a attiré beaucoup de monde sur les rives du lac près de Kaposvar, dans le sud ouest du pays. Reste deux traversées du Danube cet hiver: le week-end prochain à Budapest et une semaine plus tard, à Dunafoldvar. Le père de Schirilla a nagé dans le Danube tous les hivers pendant 37 ans à partir de 1957.

« Tribute » à Cini

« Tribute » à Cini

6 février 2010 à 12 h 17 min 0 commentaire

Samedi à partir de 21h, une soirée de concerts sera tenue en hommage à « Cini » à l’A38 (voir photo), la péniche qu’elle avait dénichée pour les fondateurs du bateau concert amarré sur le Danube, près du pont Pétöfi à Budapest. Le navire ukrainien deviendrait, dans l’esprit de Kristina Rady Cantat, la version hongroise du Batofar à Paris. Le groupe français Les Hurlements d’Léo, qui performait sur la scène de Gödör jeudi soir, sera aussi de la partie. Le deuil de cette ambassadrice de la culture franco-hongroise, sera fait de la plus belle des manières, lors d’une nuit musicale organisée par ses meilleurs amis. L’entrée sera gratuite, mais la « fête » sera néanmoins limitée à 300 personnes.

La Hongrie prépare le terrain pour présider l’Europe en 2011

La Hongrie prépare le terrain pour présider l’Europe en 2011

3 février 2010 à 23 h 05 min 0 commentaire

Pour la présidence du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2011, la Hongrie prévoit un effectif de 700 employés. La grande majorité d’entre-eux sont déjà fonctionnaires aux affaires européennes. Après l’Espagne et la Belgique cette année, la Hongrie viendra clore ce « trio présidentiel » d’un an et demi à partir du 1er janvier prochain. La Hongrie sera l’hôte d’environ 15 conseils ministériels informels au cours de son mandat de six mois. Le nombre de sommets de chefs d’Etat qu’elle accueillera est cependant encore inconnu, et sujet à discussion. Le ministère des Affaires Etrangères s’efforce actuellement de tout organiser. En attendant, le « trio » a élaboré un programme commun et a déja clairement établit les priorités communes aux trois présidences: promouvoir les efforts qui visent à sortir de la crise économique et renforcer la lutte contre le chômage de manière efficace. Une présidence sous le signe du Danube… Les trois pays sont également tombés d’accord pour promouvoir l’utilisation durable des ressources naturelles. C’est justement dans ce secteur que la Hongrie a un intérêt direct, notamment dans le développement d’une politique européenne intégrée de gestion des eaux. La nouvelle stratégie de l’Union européenne pour le Danube dont nous rapportions les débuts prometteurs il y a une semaine devrait d’ailleurs être effectivement lancée durant le mandat de la Hongrie. … et de l’approfondissement des relations orientales Dans la veine du travail diplomatique hongrois dans les Balkans depuis plusieurs mois, la présidence hongroise de l’UE devrait logiquement soutenir la politique d’élargissement et faire entrer la Croatie dans sa phase finale d’adhésion. Autre « highlight » à venir dans le dossier de l’élargissement, le second sommet du Partenariat Oriental initié par les Relations Extérieures de la Commission européenne, aura lieu pendant le mandat de la Hongrie. Ce partenariat étudie de nouvelles idées émises par la Commission, pour approfondir les relations de l’UE avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et, sous conditions, la Biélorussie. Pendant son mandat, la Hongrie s’efforcera de réussir l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, prévue pour mars 2011. Si cela se réalise, une bonne partie des frontières septentrionales et orientales de la Hongrie sera quelque peu soulagée d’une responsabilité qui pèse lourdement sur elle aujourd’hui. Péter Balazs, le ministre hongrois des Affaires Etrangères, a déclaré mercredi à MTI que la Hongrie a tenu à ajouter la diversité culturelle et le renforcement du régionalisme au programme de la présidence à trois. La semaine dernière, le même Péter Balazs se prononçait déja à Bruxelles sur les effets pervers actuels des accords de Dayton en Bosnie-Herzégovine, qui, politiquement divisée en trois communautés ethniques, subit une forte instabilité politique et se trouve sous la menace de tous les nationalismes. La Bosnie tiendra ses élections présidentielles et législatives en octobre cette année. Articles liés: Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube « Hajrá Pécs ! Hajrá Magyarország ! Hajrá Europa ! » Albanie-Hongrie, les nouveaux amis La Hongrie soutient l’adhésion de la Serbie à l’UE

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

Bons débuts de la stratégie européenne pour le Danube

24 janvier 2010 à 19 h 21 min 1 commentaire

A Bruxelles cette semaine; le lobbying des pays de l’Union européenne traversés par le Danube a très bien fonctionné. Avec les eurodéputés roumains en tête, le projet de stratégie pour le Danube a suscité beaucoup d’intérêt auprès des institutions, par-delà les clivages partisans. Mercredi, un débat au Parlement a démontré qu’une grande majorité des députés allemands, autrichiens, slovaques, hongrois, bulgares et roumains soutiennent la stratégie « transdanubienne ». Lors de son audition le 14 janvier dernier, le candidat autrichien de la Commission à la politique régionale, Johannes Hahn, avait déja fait de ce projet une des priorités de la Commission. Cette stratégie pour le bassin du Danube, qui ne concerne pas moins de 80 millions de personnes, découle du sens commun. Le Danube est un « don » de la nature pour renforcer la coopération politique et économique des peuples de l’Est et de l’Ouest de l’Europe. Pour les eurodéputés, il va de soi que cette coopération doit d’abord avoir une plus-value européenne. Plus précisément, il s’agira d’améliorer le développement d’une région étendue du Rhin à la Mer Noire, en se concentrant notamment sur les transports, la protection de l’environnement, le tourisme durable, les échanges scientifiques, l’héritage culturel et la diversité linguistique. Sans aucun doute, la Serbie sera invitée à coopérer de près ou de loin, et du même coup à renforcer le climat de confiance qu’elle partage avec l’UE. La stratégie s’est officialisée jeudi 21 janvier par une résolution votée au Parlement, soutenue par toutes les factions politiques européennes. Les eurodéputés souhaitent que des politiques « transdanubiennes » soient fonctionnelles d’ici la fin de l’année. La Commission a déja fait savoir qu’elle a mis en place un groupe de travail sur la question. L’eurodéputé social-démocrate roumain, Victor Boştinaru, est pressenti pour être le rapporteur de la stratégie au nom de la commission Développement régional de l’assemblée européenne. sources: euractiv Articles liés : Barroso II: Jeleva, un petit tour et puis s’en va Barroso II subit les bisbilles entre partis Barroso II: un Roumain poisson-pilote des Français Barroso II: la chasse aux sorcières est ouverte

Nouvelles du Danube et de Margit hid

Nouvelles du Danube et de Margit hid

24 juin 2009 à 20 h 49 min 0 commentaire

Les autorités ont calculés que le weekend prochain, le niveau du Danube atteindra plus de 7m à Budapest. Les routes aux bèrges du fleuve seront innondées et fermées pour l’occasion. Le souvenir du projet Budapest-plage en 2003, lorsque Delanoë proposait son savoir-faire à Gabor Demsky, déjà maire de Budapest à l’époque, fait un peu sourire jaune aujourd’hui. La rénovation du Pont Margit qui doit commencer en juillet ne sera pas retardée, malgré le fait que l’offre la moins onéreuse pour la reconstruction fut de 22 milliards HUF et que le budget prévu était de 14,8 milliards HUF. La ville de Budapest doit donc maintenant trouver les 17,1 milliards HUF manquants (ce qui équivaut a 85,5 millions de la nouvelle pièce de 200 forints). C’est en défaveur d’autres projets de réamménagement de la ville que des économies se feront et permettront à la ville de rassembler la somme nécessaire. Ainsi la construction de la route connectant la capitale à l’autoroute M5 sera ajournée et la ville gagnera 1,7 milliards HUF. 2 milliards seront « économisés » en annulant la construction de certaines pistes cyclables… La reconstruction du pont, point névralgique actuellement vacillant de Budapest, est tellement vitale que l’on ne  pourra commencer à s’inquiéter que lorsque Demsky décidera de faire des économies sur l’éclairage public ou sur le ramassage des déchets.