Mots-clés associés : "corruption"

Affaire Simon : les socialistes dans la tourmente

Affaire Simon : les socialistes dans la tourmente

25 mars 2014 à 8 h 00 min 1 commentaire

M. Simon, assistant du candidat socialiste aux législatives, Attila Mestherházy, est non seulement soupçonné de corruption mais également de falsification de passeports émis par la Guinée-Bissau, qui lui auraient permis d’ouvrir des comptes bancaires sous couvert d’anonymat.

András  Schiffer (Photo : MTI)

Le LMP en guerre contre la corruption

10 février 2014 à 7 h 30 min 3 commentaires

Après des révélations concernant le patrimoine non déclaré d’un élu socialiste, le député LMP András Schiffer se lance dans une croisade contre la corruption et l’accumulation de richesse de la part des hommes politiques, gauche et droite confondues.

Affiches "non à la corruption", devant le siège du Fidesz. Hu-lala.org

« Non à la corruption » : manif de l’opposition devant le QG du Fidesz

3 juillet 2013 à 6 h 52 min 9 commentaires

Une foule compacte de manifestants s’est réunie lundi soir devant le QG du parti Fidesz au pouvoir pour protester contre la ratification de la nouvelle loi sur les terres agricoles. Les manifestants, qui avaient répondu à l’appel du LMP, du PM (Dialogue pour la Hongrie) et d’Együtt 2014, ont dénoncé la « corruption » du parti au pouvoir.

Santé : les pots-de-vin des médecins, une habitude tenace en Hongrie

Santé : les pots-de-vin des médecins, une habitude tenace en Hongrie

24 janvier 2013 à 9 h 41 min Comments are Disabled

Malgré l’interdiction et les campagnes officielles pour enrayer le phénomène, la corruption du corps médical – du médecin de famille au chirurgien de l’hôpital en passant par les infirmières – continue de se pratiquer comme si de rien n’était selon une étude publiée par Vilaggazdasag mercredi. Si cette habitude est profondément ancrée dans le comportement des patients, inquiets d’être bien traités, la plupart des médecins continuent d’accepter ces faveurs illégales. Selon l’enquête réalisée par Vilaggazdasag, un cinquième des patients versent encore des extras à leur médecin généraliste, dépensant en moyenne 16900 forints par an (environ 57 euros), tandis que la moitié des malades hospitalisés glissent une enveloppe au personnel hospitalier, notamment à leur chirurgien, à hauteur de 37300 forints par an (environ 126 euros). Source : MTI Article lié : Les pots de vins des médecins  

BKV : une démission qui cache un nouveau scandale ?

13 février 2012 à 11 h 22 min 1 commentaire

Gyula Varszegi, président du conseil d’administration de BKV, société de transports publics de Budapest actuellement au bord de la faillite, a démissionné vendredi dernier dans des circonstances suspectes. Ce week-end, le cabinet du maire Istvan Tarlos a déclaré à l’agence de presse MTI que ce dernier avait accepté la décision de Varszegi sans discuter. Le communiqué officiel ne donne aucun motif , mais MTI rapporte que la démission serait liée à des primes versées aux membres du comité directeur, selon une source proche de la direction de la compagnie qui souhaite conserver l’anonymat. Plus tôt dans la semaine, plusieurs articles parus dans la presse hongroise rapportaient que les gestionnaires de BKV avaient reçu des bonus fin 2011, en dépit de la situation financière catastrophique de la société. La direction avait par ailleurs annoncé qu’il n’y aurait aucun versement de primes pour cette raison. De leur côté, les syndicats du personnel ont également dénoncé que des bonus avaient été versés. Mardi dernier, plus d’un millier d’employés ont manifesté devant le siège de BKV pour faire valoir les droits salariaux inscrits dans leur convention collective. Ils ont également menacé de faire grève. Le Conseil municipal de Budapest a récemment décidé unilatéralement de mettre fin à la dite convention au premier mars prochain, afin de produire un nouveau contrat en accord avec le nouveau code du travail. En réponse à cette manifestation, c’était justement Gyula Varszegi, qui, lors d’une conférence de presse, a déclaré que leurs revendications étaient justes, mais qu’elles devraient être examinées à la lumière de la situation financière de la compagnie. Source MTI Articles liés : BKV : Terminus tout le monde descend ! Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV (premier scandale BKV, février 2010) Malév clouée au sol ! Malév en plein crash BKV à l’agonie, Tarlos sur la corde raide Sauvetage de BKV : les bons amis font les bons comptes BKV : István Tarlós s’en remet totalement au gouvernement Actualité mitigée pour la BKV La Fidesz à la rescousse de Budapest Débuts difficiles entre BKV et le gouvernement

Csepel fait sa chasse aux sorcières

Csepel fait sa chasse aux sorcières

1 février 2012 à 8 h 40 min 7 commentaires

Après avoir appelé le peuple hongrois à prier pour Viktor Orbán [1], le maire du XXème arrondissement de Budapest, Szilárd Németh, s’est fixé une nouvelle mission : démasquer les vilains communistes.

Le chômage et la pauvreté au sommet des préoccupations des Hongrois

16 janvier 2012 à 7 h 09 min 4 commentaires

Selon un sondage du groupe Ipsos conduit fin 2011 dans les 27 pays de l’UE, se retrouver au chômage serait la plus grande crainte pour trois-quarts des Hongrois (74%), suivie de la crainte de s’appauvrir pour deux-tiers d’entre eux (68%).

Le bac en Roumanie révélateur d’un système éducatif en crise

Le bac en Roumanie révélateur d’un système éducatif en crise

8 juillet 2011 à 22 h 31 min 2 commentaires

« Désastre », « catastrophe », « carnage ». En Roumanie, la parution des résultats du bac a fait l’effet d’un tremblement de terre. Selon les chiffres provisoires publiés le 3 juillet dernier, le taux de réussite a chuté à 44,7% en 2011. Sur plus de 200 000 candidats, moins d’un sur deux se verra donc décerner le titre de bachelier cette année. Tandis que le déroulement de cet examen en France a été entaché par la publication sur internet de l’un des exercices de mathématiques, le gouvernement roumain, de son côté, a utilisé les grands moyens pour lutter contre la fraude. Eduquer pour lutter contre la fraude et la corruption Dans un pays classé au 69e rang sur 178 selon l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency International (la France est 25ème, la Hongrie 50ème), le jeune ministre de l’Education Daniel Funeriu nommé en décembre 2009 a fait de la lutte contre la corruption et la fraude dans le système éducatif et universitaire l’une de ses priorités, quitte à sacrifier quelques générations de bacheliers. Le taux de réussite au bac était en effet de plus de 80% dans les années 2000, et avait déjà chuté à 69,3% en 2010 avant de passer sous la barre des 50% cette année. A ceux qui montrent du doigt la difficulté des épreuves qui ne correspondrait pas au niveau dans les classes, le ministre répond que ces résultats révèlent le véritable niveau des élèves et du système éducatif roumain. Les problèmes de fraude au bac sont le miroir de pratiques qui dépassent largement le monde de l’enseignement, et les réformes mises en oeuvre sont guidées par un véritable choix de société. La Roumanie doit « choisir  entre les gens corrects et travailleurs et ceux qui misent sur la malhonnêteté et la supercherie » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse lundi 3 juillet. En effet, des scandales de corruption éclaboussent régulièrement le pays. Depuis le début de l’année, près de 250 policiers et douaniers travaillant aux frontières avec l’Ukraine, la Serbie et la Moldavie ont été poursuivis en justice pour des affaires de corruption. « Surveiller les surveillants » Les pratiques de triche étaient monnaie courante lors des épreuves du baccalauréat. La surveillance des épreuves a donc été sévèrement renforcée. Au delà des mesures habituelles qui imposent aux candidats de n’être en possession d’aucun document ni de téléphone portable, des caméras de vidéo-surveillance ont été installées dans certaines salles d’examen ! Elles ont permis de « surveiller les surveillants », qui étaient parfois la cible de pratiques de corruption. Selon le Parquet anti-corruption (DNA), 145 personnes dont 23 inspecteurs scolaires et enseignants, sont accusées de faits de corruption pour la période 2008-2010, le montant total des pots-de-vin collectés s’élevant à 150.000 euros. Plus de 600 candidats ont été exclus des épreuves cette année à cause de pratiques de fraude. Jusqu’à 111 élèves d’un même centre d’examen ont été renvoyés parce qu’ils disposaient des réponses de l’épreuve. Des lycéens ont dénoncé des pratiques de surveillance exagérées et se sont plaints d’être traités comme des délinquants, mais les résultats semblent indiquer qu’une révolution des pratiques était nécessaire pour rendre au diplôme du baccalauréat sa juste valeur. Un système éducatif peu reconnu au niveau international Tant le système d’enseignement primaire et secondaire que le système d’enseignement supérieur sont à la traîne dans les classements internationaux. La Roumanie se classe en 49e place du classement Pisa réalisé par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) à partir d’enquêtes sur 65 pays membres et non membres. D’autre part, malgré des hausses de budget, aucune université roumaine ne se classe dans le top 500 des meilleures universités du monde. Les causes des échecs au bac et de l’échec du système éducatif sont multiples. Les membres du corps enseignant critiquaient depuis plusieurs années la baisse du niveau des élèves et leur désintérêt général pour les études. La trop grande rigidité du système d’enseignement est aussi accusée. Toutefois on ne peut ignorer l’une des principales causes de la corruption dans le système éducatif : le faible niveau de salaires des enseignants. Un professeur débutant touche 120 euros par mois, et les mieux payés gagnent 350 euros, suite à la réduction drastique des salaires liée à la crise économique.  Pour finir, la baisse de la part du budget alloué à l’enseignement influe sur les conditions de travail des professeurs et de leurs élèves, ainsi que sur la qualité de l’enseignement. Articles liés : Les profs montent au créneau contre les projets du gouvernement Le travail obligatoire, nouvelle matière au Bac hongrois Education : la Fidesz snobe les profs

L’Union européenne ouvre ses portes à la Croatie

L’Union européenne ouvre ses portes à la Croatie

13 juin 2011 à 8 h 26 min 1 commentaire

Le billet de Cécile Vrain, journaliste et docteur en Histoire des Relations Internationales de l’Université de Paris 1, spécialiste de la Hongrie. Ecoutez la version audio de la chronique Je pourrais choisir de vous parler des ultimes affaires et autres scandales qui secouent encore l’actualité entre l’Union européenne et la Hongrie, entendez par là la nouvelle Constitution qui passe avec beaucoup de difficultés l’examen de passage au parlement ou encore la campagne anti-IGV lancée en Hongrie et qui aurait été financée par un fonds public européen à laquelle il n’était pas destiné. Mais une fois n’est pas coutume, penchons-nous plutôt sur un succès de la diplomatie hongroise. Je veux parler de la future adhésion de la Croatie à l’Union européenne. Le mérite de cette adhésion sera à l’avantage de la Hongrie qui bien sur ne fut pas la seule à y œuvrer, toutefois comme elle y a mis beaucoup de bonne volonté, elle aura le droit de s’en prévaloir. C’est officiel depuis vendredi dernier, le 10 juin, la Commission européenne à travers son commissaire à l’Élargissement Stefan Füle a déclaré que la Croatie serait bien le 28e pays membre en juillet 2013, cinq ans après avoir accueilli les derniers entrants, la Roumanie et la Bulgarie. L’affaire est faite, même si la décision devra encore être validée, côté Bruxelles, au dernier sommet de la présidence hongroise, les 23 et 24 juin prochain. Côté Zagreb, ce sera sous forme de référendum que les Croates approuveront ou non l’adhésion. A titre de rappel, les autorités françaises avaient choisi que ce soit les députés qui confirment en son temps cette décision. Mais en Croatie, les nombreux couacs entre l’Union européenne et les Croates sur le chemin de l’élargissement a fait que le gouvernement a dû leur concéder le principe d’un référendum. Vous imaginez le scénario si les Croates faisaient la fine bouche et repoussait la proposition d’adhésion ? Je plaisante bien sur, qui ne serait pas honoré d’intégrer l’Union. En attendant les Croates doivent beaucoup moins fantasmer sur cette intégration que les derniers pays entrants. Ils n’ont qu’à voir comment sont traités la Roumanie et la Bulgarie dans le cadre de l’élargissement de Schengen ou encore l’attitude de certains États avec d’autres face à la crise économique. Rappelons en effet, que les deux derniers pays entrants viennent à nouveau d’être recalé à l’examen de passage pour entrer dans l’espace Schengen par le Conseil des ministres de l’Intérieur, réuni le 9 juin, toujours pour cause – d’après la France et l’Allemagne, mais elles ne sont pas seules – de manque de bonne volonté à combattre la corruption et de leur capacité à assurer un réel contrôle de leurs frontières contre l’immigration illégale et les trafics. Aujourd’hui dans nos sociétés sur-informées, il est difficile de maintenir crédibles les principes idéalistes soi-disant fondateur de l’Union européenne. Le pragmatisme a toujours existé mais maintenant, il est revendiqué par les pays membres et on peut y voir comme un signe de maturité de l’Union. Aujourd’hui, il est interdit de rêver. Alors que l’Union européenne se penche de plus en plus sur les problèmes de corruption en son sein même, elle vient d’ailleurs de mettre en place un nouveau rapport anti-corruption  par l’intermédiaire de son commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malmström, la Croatie sait qu’elle reste encore sous le feux des projecteurs sur cette question particulièrement. Aujourd’hui, l’Union européenne ne se contentera plus de promesses, il va falloir les tenir. Et une des affaires, après celle de l’arrestation du général Ante Gotovina, qui tient justement en haleine les Croates, est l’extradition vers Zagreb de leur ancien Premier ministre Ivo Sanader, à la tête du gouvernement de 2003 à 2009 avant de démissionner subitement, arrêté et emprisonné en Autriche, soupçonné de détournement de fonds dans son pays. Mais les Croates ne sont pas les seuls passionnés par l’affaire, l’Union européenne la suit aussi de très près et celle-ci est perçue comme une occasion de montrer la réelle volonté du gouvernement croate de lutter contre la corruption. Pendant un temps, cette affaire a même été vécue comme un possible blocage au processus d’adhésion. Ainsi, 16 ans après la guerre, la Croatie sera le prochain pays membre de l’Union européenne, deuxième de la région après la Slovénie en 2004, Slovénie avec qui elle devra d’ailleurs régler quelques problèmes frontaliers, car cela ne fait pas sérieux au sein de l’Union. Elle symbolisera à n’en pas douter la porte ouverte aux futures adhésions serbe, monténégrine et macédonienne pour les mieux placées, même si le chemin semble encore long. Mais la vrai question est de savoir si elle le symbolisera aussi pour la Turquie, ultime pays des Balkans ? Aujourd’hui Ankara a le vent en poupe économiquement et sur la scène internationale. Le regard de certains Européens hostiles à son entrée dans l’Union va-t-il évoluer ou rester bloquer sur les problèmes chypriote et des exigences européennes en matière de droits fondamentaux ? Mais ceci est une autre histoire. Articles liés : Elargissement de l’espace Schengen : les velléités hongroises ne suffiront pas Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises « L’autre » Orban parle d’Europe à Paris UE : l’opération séduction de Viktor Orban Les précédentes chroniques de Cécile Vrain : Le dilemme politico-économique biélorusse et les enjeux électoraux en Lettonie et en Macédoine Conjoncture favorable pour les politiques de voisinage de l’UE Les conséquences de l’affaire DSK en Europe Présidence de l’UE : bientôt le tour de la Pologne L’UE va à contre-courant dans les Balkans d’après Viktor Orban. Et la Hongrie ? Catherine Ashton : une « erreur de casting » ? Nouvelle constitution : le passé d’une illusion

Terminal 2 de l'aéroport Ferihegy

Aéroport « Liszt Ferenc » : le nom qui valait un milliard

25 avril 2011 à 18 h 32 min 7 commentaires

Un milliard de forints serait le prix du changement de nom de l’aéroport de Budapest. C’est ce qu’affirmait le journal économique Napi Gazdaság début avril, sans faire de poisson d’avril.

Gyula Budai

La politique anti-corruption tourne à la chasse aux sorcières

24 février 2011 à 8 h 59 min 7 commentaires

Depuis des mois, il ne se passe pas un jour sans que les médias hongrois ne parlent des casseroles de l’ancienne coalition gouvernementale socialiste libérale. Le gouvernement conservateur a fait une priorité de la politique anti-corruption, et les journaux de droite, la Magyar Nemzet et le Magyar Hirlap en tête, en font leurs choux gras, cela va de soi. Une des dernières « affaires » traitait, la semaine passée, de contraventions au code de la route datant de 2004 – 2005, dont certaines personnalités avaient été exonérées. La belle affaire… Cet épisode anecdotique, qui a tout de même fait le tour des médias nationaux, illustre le fait que la FIDESz compte bien faire payer au MSzP le moindre de ses manquements à l’intégrité, coûte que coûte et dans les plus brefs délais. Le procès pour délit d’abus de pouvoir administratif a d’ailleurs commencé dès lundi. Il y a un an, un premier procès avait pourtant conclu qu’il y avait prescription.

Janos Zuschlag à son procès. crédit : szegedma.hu

Corruption : l’affaire Zuschlag, chronique d’ONG qui ont mal tourné

14 février 2011 à 10 h 07 min 1 commentaire

Le jugement exécutoire du procès de János Zuschlag, long de près de quatre ans, a été prononcé le 31 janvier dernier à Szeged, dans le sud de la Hongrie. L’ancien député MSzP (de 1998 à 2004) écope finalement de 6 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics en tant que coordinateur de fondations pour la jeunesse fantoches dans les années 2000. Retour sur une « étoile filante » de la politique hongroise, qui s’est très vite brûlé les ailes dans le climat de corruption ambiant. Il n’est aujourd’hui âgé que de 34 ans.

La FIFA met 3 arbitres hongrois sur la touche

14 février 2011 à 8 h 32 min 0 commentaire

L’AFP a révélé samedi que trois arbitres hongrois étaient sous le coup d’une enquête ordonnée par la Fédération internationale de Football (FIFA), en marge des matches amicaux qui se sont déroulés mercredi dernier. La raison ? Le caractère suspect de deux matches arbitrés par ces trois arbitres, où tous les buts (7 au total), ont été inscrits sur penalty ! Les deux matches internationaux, Estonie – Bulgarie (2-2) et Lettonie – Bolivie (1-2) ont tous deux eu lieu consécutivement mercredi 9 février à Antalya en Turquie, et ont été organisés par une société thaïlandaise détentrice des droits télévisés. Plus suspect encore, le trio arbitral magyar, Kolos Lengyel, Krisztian Selmeczi et Janos Csak, n’avait jamais officié dans un match international, ni même en première division nationale, mais en troisième division hongroise ! L’Association hongroise de Football (MLSZ) a déclaré samedi que leur licences d’arbitrage avaient immédiatement été suspendues. « Par principe, les matchs internationaux, même amicaux, devraient être dirigés par des arbitres accrédités auprès de la FIFA. Si ce n’est pas le cas, il faut au moins des arbitres qui officient en première division« , a précisé Laszlo Vagner, directeur de la commission des arbitres du MLSZ. Selon l’AFP, la FIFA aurait demandé aux fédérations bulgare et estonienne un rapport détaillé sur la rencontre de mercredi.

Miklós Tátrai, directeur de la gestion du patimoine national, Márta Fekszi Horváth, ancien secrétaire d'Etat au Ministère des Affaires Etrangères et l'ancien ambassadeur de Hongrie en Russie Árpád Székely ont subi un interrogatoire dans cette affaire.

Patrimoine immobilier de l’Etat hongrois : les affaires s’enchaînent

10 février 2011 à 14 h 51 min 1 commentaire

Un nouveau gros scandale de corruption datant de l’ère Gyurcsany éclate au grand jour et plombe l’image de l’opposition libérale. L’affaire de la vente « antidatée » en 2008 d’un immeuble de l’Etat hongrois à Moscou il y a plusieurs années. Des arrestations ordonnées par le Parquet ont déjà eu lieu en début de semaine. Le KEHI (Kormányzati Ellenőrzési Hivatal), institution de contrôle des gouvernements, vient de porter plainte. En 2009, certains responsables de cette vente étaient impliqués dans une autre grosse affaire louche : la vente de plusieurs châteaux appartenant à l’Etat à une obscure société française (du moins sur le net).

photo : HULALA

Sous la boue rouge… la corruption?

31 janvier 2011 à 22 h 31 min 3 commentaires

Les belles images de solidarité témoignées par le peuple hongrois envers les victimes de la boue rouge issue de la Magyar Aluminium pourraient laisser la place à une réalité locale beaucoup moins flatteuse…celle de la corruption. Selon des sources locales, des organisations destinées à gérer l’après-crise liée de l’accident industriel d’Ajka utiliseraient les budgets publics de façon scandaleusement gaspilleuse. Par exemple : chaque  collaborateur de la commission juridique toucherait pas moins de 25.000 HUF par heure. Leur tâche éreintante revenant par ailleurs à tenter de convaincre les victimes de revoir à la baisse les indemnités réclamées… Cette même commission aurait facturé ses services pour un montant total de 69 millions de HUF pour une période d’un mois. Une somme évidemment payée par les contribuables, dont beaucoup ont déjà généreusement fait des dons aux victimes de l’usine MAL. Son secrétariat aurait aussi profité de l’aubaine pour rééquiper son parc informatique pour la modique somme de 34 millions de HUF. Beaucoup plus grave encore, les terrains qui accueilleront les nouvelles habitations – des  terres cultivables – auraient été achetés avec de l’argent public, à un prix deux fois supérieur aux prix du marché. Ce qui éveille d’ores et déjà de forts soupçons quant à une éventuelle affaire de corruption… Affaire à suivre. Articles liés : Boue toxique : Bruxelles critique mais ne poursuivra pas la Hongrie Catastrophe d’Ajka : L’état d’urgence prolongé de trois mois Les victimes de la boue rouge obtiennent des promesses Les victimes de la catastrophe industrielle se mobilisent Boue toxique : l’autre vérité MAL : le directeur commercial allemand fait ses valises Inondations toxiques : photoreportage à Devecser Pollution : la chasse aux coupables est ouverte A Kolontar, le cauchemar continue Une seconde vague de boue est « probable » Le Danube touché…de manière encore limitée Le Danube menacé par la «marée rouge» Le plus grand accident industriel de l’histoire hongroise

Un pont piéton pour les amis d’Orbán

Un pont piéton pour les amis d’Orbán

26 janvier 2011 à 12 h 32 min 0 commentaire

La nouvelle « folie » du bâtiment à Budapest ne serait qu’un caprice du magnat hongrois de l’investissement en tous genres, Sándor Demján. Fondée sur la conception d’un célèbre architecte proche du parti Fidesz, József Finta (récompensé par les prix Kossuth et Ybl Miklós), une nouvelle passerelle dédiée à la culture pourrait relier Pest et Buda dans les prochaines années.

La Hongrie encore plus corrompue en 2010

La Hongrie encore plus corrompue en 2010

23 novembre 2010 à 13 h 46 min 0 commentaire

Il y a un mois, l’organisation non gouvernementale internationale de lutte contre la corruption Transparency International publiait son Indice de Perception de la Corruption (IPC) pour l’année 2010. D’après les résultats de l’étude de TI, la Hongrie se classe seulement 50ème parmi les pays les plus intègres, en perdant quatre places par rapport à l’an passé. Pour la première fois, la corruption en Hongrie serait pire qu’en Lituanie et en Pologne.

Un ex-ministre en garde à vue

Un ex-ministre en garde à vue

8 novembre 2010 à 8 h 04 min 4 commentaires

Jeudi dernier, l’ancien secrétaire d’Etat au ministère de l’Agriculture du gouvernement Gyurcsany, Benedek Fülöp, a été placé en garde à vue pour une affaire de détournement de fonds. Fulop, qui a également occupé le poste de directeur adjoint de l’Agence Nationale des Biens Publics, MMV, est soupçonné par la Justice d’une fraude de plus de 30 millions de forints.

LMP s’en va-t-en guerre

LMP s’en va-t-en guerre

15 septembre 2010 à 18 h 51 min 0 commentaire

Après avoir fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille pour la campagne électorale aux législatives d’avril dernier, Lehét Mas A Politika joint les actes aux paroles en tentant d’exhumer une ancienne affaire de corruption présumée impliquant la FIDESZ et le premier ministre Orban alors au pouvoir. L’affaire remonte à 2001. Pour équiper son armée de l’air, la Hongrie passe commande auprès de la Suède d’avions de combat Gripen, construits par le constructeur aéronautique et automobile SAAB. La transaction incluant 12 monoplaces et 2 biplaces livrés en 2006 et 2007 et loués pour 10 ans avec option d’achat, est signée par le premier gouvernement de Viktor Orban (1998-2002). En juin 2007, une chaîne de TV suédoise révèle des soupçons de corruption liés à cet accord. Selon ces informations, un intermédiaire autrichien aurait touché 8 millions de dollars de rétro-commissions, en récompense de sa médiation entre la Hongrie et la Suède. Une enquête suédoise émet des hypothèses, sans toutefois apporter de preuves, que l’affaire a des ramifications en Hongrie. Un procureur hongrois est nommé pour mener une enquête qui n’aboutit pas à des preuves concluant à une corruption ou à une quelconque atteinte aux intérêts publics. S’appuyant sur une interview du procureur suédois, datée de l’année précédente, dans laquelle il affirme que des suspicions pèsent sur le gouvernement hongrois de l’époque, LMP tente d’obtenir les dossiers de l’enquête suédoise. Mais à quelques jours d’élections générales en Suède, le contexte politique n’est pas favorable et la Suède refuse le transfert d’informations. Qu’importe, le parti bien décidé à ne pas laisser filer le lièvre qu’il a levé entend mettre la main sur les précieuses informations via ses contacts au parlement suédois. C’est son député Javor Benedek qui le fait savoir, lundi. Probablement s’agit-il, mais ce n’est là qu’une suppposition, du « PiratPartiet », le fameux Parti Pirate suédois défendant la culture libre et gratuite, les libertés individuelles et qui a fait campagne en Suède  en dénonçant… la corruption des partis au pouvoir. Etre un novice en politique ne confère donc pas que des désavantages dans la politique hongroise. En tant que parti vierge de pouvoir, LMP – un parti politique encore non-clairement identifié mais volontiers qualifié par la presse de libéral-écolo –  bénéficie encore d’une image propre. Les partis qui ont été „aux affaires” avant eux en Hongrie ne peuvent pas tous en dire autant… Articles liés : En Hongrie, la corruption est à la maison

Santé : les pots-de-vin des médecins

Santé : les pots-de-vin des médecins

8 septembre 2010 à 19 h 43 min 4 commentaires

Depuis longtemps en Hongrie, les patients versent des « dessous de tables » à leurs médecins pour se sentir bien soignés, et  ces petites pratiques de corruption, devenues des faits de vie, semblent bien naturelles à la majorité des praticiens. Selon une enquête d’AXA Santé (AXA Egészségpénztár) et de l’Institut de recherche sur la santé (GKI-EKI HealthCare Research Institute) citée par le portail d’informations Origo la semaine dernière, les Hongrois dépensent en moyenne 9600 HUF par an (soit environ 33 euros) en dessous de table payés à leur médecin. Au total, près de 32 milliards de forints, soit 112 millions d’euros, financent ainsi « au noir » le système de santé. 49% des sondés pensent qu’ils ne recevront pas de bons soins médicaux s’ils ne font pas ce petit « cadeau » à leur médecin. Selon une enquête de Szinapszis du mois d’août, 57% des médecins hongrois considèrent que ces rémunérations complémentaires sont nécessaires, étant donné leurs faibles revenus de base. Sur les 43% qui n’y sont pas favorables, seuls 17% s’y opposent fermement et seuls 10% des praticiens déclarent ne jamais accepter de pots-de-vin. Cette pratique fréquente dans le système de santé hongrois est connue et dénoncée depuis longtemps. Il faut cependant rappeler que, par soucis de comparaison, si les médecins français gagnent en moyenne deux fois et demi le salaire moyen français, les médecins hongrois, eux, ne gagnent qu’une fois et demi le salire moyen hongrois. Une autre étude citée par Origo avait montré l’an dernier que 70 milliards de forint étaient versés aux médecins sous forme de dessous de table. Pour un séjour à  l’hôpital, les patients versaient en moyenne 30 000 HUF pour être mieux pris en charge. C’est pourtant l’une des critiques récurrentes adressées par les organisations internationales à la Hongrie. Selon le rapport de l’OCDE sur la Hongrie en 2008, des réformes du système de santé seraient absolument nécessaires car « l’Etat de santé de la population hongroise est un des moins bons des pays de l’OCDE, même en tenant compte des différences de revenu par tête, et le rapport entre dépense publique de santé et produit intérieur brut(PIB) y est modeste en comparaison de ces mêmes pays. » La pratique des dessous de table, associée à des problèmes de gouvernance, d’offre de soins, de recrutement et de rémunération des personnels, serait l’un des obstacles à l’amélioration du système de santé hongrois. Sources : Évente 70 milliárd forint hálapénzt hagyunk az orvosoknál origo.hu Rapport de l’OCDE : Réforme du système de santé hongrois: amélioration de l’efficience et de la qualité des soins Articles liés : Education : la FIDESz snobe les profs La Hongrie mauvaise élève en matière de santé selon l’OMS En Hongrie, la corruption est à la maison La lutte anti-tabac « pour des clopinettes » Le Parlement paie sa tournée de « hazi »

Sur Margit híd, les automobilistes peuvent toujours courir

Sur Margit híd, les automobilistes peuvent toujours courir

30 août 2010 à 4 h 58 min 1 commentaire

Cela fait maintenant plus d’un an que le pont Margit de Budapest est fermé à la circulation pour rénovation. Un véritable casse-tête pour la régulation du trafic en ville, et une raison de plus à la mauvaise réputation du BTP hongrois. Au fur et à mesure des annonces, on ne sait jamais quand il sera praticable autrement qu’en tramway ou à pieds. La semaine dernière encore, le consortium en charge des opérations continuait de jouer la montre. Pour les Budapestois, pas besoin de s’interroger sur les méandres du projet, ni sur son atermoiement, pour savoir qu’on les fait marcher.

Deux joueurs de Debrecen suspendus par l’UEFA

Deux joueurs de Debrecen suspendus par l’UEFA

30 juin 2010 à 11 h 01 min 0 commentaire

Le Debreceni VSC, champion de Hongrie 2010, soupçonné de corruption dans le cadre de la Ligue des Champions 2009-2010, vient de voir deux joueurs de son effectif être suspendus par les instances du football européen, l’UEFA.

Debrecen conserve le titre, sans tambour ni trompette

Debrecen conserve le titre, sans tambour ni trompette

25 mai 2010 à 17 h 13 min 0 commentaire

Le DVSC repaye sa tournée en Soproni Liga cette saison, mais sans grand panache. Pour la deuxième année consécutive, le club est champion de Hongrie, malgré sa défaite, dimanche, lors d’une dernière journée décisive pour le titre. Les joueurs de Debrecen, dont certains sont soupçonnés depuis une semaine par l’UEFA d’avoir été « achetés » face à la Fiorentina à Budapest, n’avaient pris la tête du championnat qu’à trois matchs de la fin. Ils ne terminent donc qu’à un petit point du Videoton Székesféhervar, qui lui, a raté ses deux dernières rencontres et une occasion en or de devenir champion de Hongrie pour la première fois de son histoire.

Football : Debrecen soupçonné de corruption

Football : Debrecen soupçonné de corruption

24 mai 2010 à 0 h 16 min 0 commentaire

Depuis le début de semaine, le Debreceni VSC est soupçonné par l’UEFA d’avoir truqué le match de Ligue des Champions qui l’opposait à la Fiorentina en octobre dernier (victoire des Italiens 4 à 3). Des joueurs de Debrecen auraient été achetés pour « lever le pied » au cours cette rencontre et permettre au club de Florence de l’emporter. Une grande partie des joueurs magyars ont été interrogés, cette semaine à Budapest dans le cadre de cette affaire. La Hongrie pourrait voir l’organisation de l’Euro 2012 lui passer sous le nez pour la deuxième fois. Il y a encore quelques jours, Michel Platini, le président de l’UEFA, envisageait la Hongrie pour organiser certains matchs du prochain Euro qui devraient se dérouler en Ukraine, au cas où cette dernière n’achevait pas à temps la construction de tous ses stades. Ces soupçons, s’il s’avéraient fondés, pourraient gravement porter préjudice à  un football hongrois déjà bien terni par de nombreuses affaires de matchs truqués et de hooliganisme.

Un petit pas pour l’humanisme, un grand pas pour LMP

Un petit pas pour l’humanisme, un grand pas pour LMP

13 avril 2010 à 1 h 17 min 1 commentaire

Andras Schiffer, leader LMP qui, à titre anecdotique, aurait été l’avocat de Viktor Orban dans une vieille affaire, a bien résumé la situation du parti dans ses tous premiers mots, dimanche soir, à l’annonce des résultats : « merci la Hongrie. Ce résultat est une grande victoire pour le LMP, qui entre dans l’Histoire en devenant le quatrième parti du pays ».

Chronique politique: les partis hongrois « pour les nuls » (5/5) – LMP

Chronique politique: les partis hongrois « pour les nuls » (5/5) – LMP

9 avril 2010 à 21 h 21 min 0 commentaire

LMP, l’alternative de « gauche » Le week-end électoral est imminent, et il est temps de conclure cette chronique. L’échiquier politique de la Hongrie n’étant pas encore « verrouillé », certains espaces restent encore à occuper. C’est ce que nous avons tenté de démontrer en commençant ce dossier par la présentation du jeune parti d’extrême droite, Jobbik. Pour finir, penchons nous alors sur l’autre « alternative » de la politique hongroise aujourd’hui, le LMP. Du côté libéral, voire libertarien, l’ancien parti de gouvernement SzDSz a littéralement sombré ces dix derniers mois, depuis sa déroute aux élections européennes. Seulement quelques mois plus tôt, à « gauche toute » du paysage politique magyar, est né Lehet Mas a Politika (LMP), un parti basé sur un fort militantisme et sur une jeunesse hongroise tournée vers l’écologie européenne. Aux Européennes l’an dernier, ces jeunes avaient déja créé la surprise avec 2,6% des suffrages. Après une campagne principalement menée sur le terrain pour les élections législatives générales nationales ce mois-ci, ils ont de très bonnes chances de rentrer dans le carré gagnant au Parlement. Dans une vieille classe politique pétrifiée par ses scandales, le LMP voudrait apparaître comme l’altrernative à une politique poussiéreuse, qui enterre la Hongrie dans un découragement civique global, et continuer à croire aux vertus de la démocratie en recréant un dialogue avec les citoyens. Le seul parti ouvertement écologique propose un programme d’envergure : réconcilier les Hongrois avec la politique. Jeunes et idéalistes, certes, mais inédits et nécessaires dans un pays européen sans identité européenne. Une autre politique est possible ? Fondé le 26 février 2009, Lehet Mas a Politika littéralement « Une autre politique est possible », est un parti de gauche écologiste jeune animé, entre autres, autour de l’avocat Andras Schiffer, la travailleuse humanitaire Timéa Szabo, Lajos Mile, ancien professeur de langues ou encore le biologiste Javor Benedek… Entre autres, car le LMP souhaite sortir de la personnalisation de la politique, et défendre plutôt des idées et un projet de société. Encore une fois, le LMP voudrait prouver que l’union fait la force, que l’idée de solidarité n’est pas obsolète et qu’un parti n’a pas besoin d’une figure de proue pour la conduire. Un objectif clair, donc, et une politique qu’ils veulent mettre au service de cet espoir. Ici, personne n’est purement « politicien », le financement se veut complètement transparent et surveillé par un comité d’éthique. Vers une nouvelle donne écologiste Au cœur de leurs projets : la lutte contre la corruption, le Green New Deal, une solution de développement durable capable d’intégrer les minorités pauvres, dont les Roms font aussi partie, et de lutter contre le racisme dont ils sont trop souvent victimes. Au final, LMP souhaiterait une meilleure intégration hongroise en Europe ainsi que des minorités au sein même du pays. Une ascension fulgurante Les derniers sondages les annoncent régulièrement proches des 5%, synonyme de ticket d’entrée au Parlement. Cela représenterait un exploit après seulement un peu plus d’un an d’existence, et après leur première élection ou ils avaient déjà réussi à obtenir 2,6% aux européennes. Un succès rapide, lié sans nul doute à leurs méthodes alternatives et à leur image policée, un peu « bobo » bien-pensant de Bélvaros à Budapest, tel que leur reproche l’autre parti « alternatif », mais opposé politiquement, Jobbik. Véritable OVNI politique en Hongrie, soutenu par les verts européens, LMP attire surtout des jeunes désireux d’obtenir un changement radical, de voir leur pays sortir du marasme. Leur slogan dénonce les « gros partis » englués dans leurs scandales et dénonce le risque que représente le parti populiste d’extrême droite, Jobbik. Hier, le parti écolo en profitait pour mener le dernier de ses nombreux happenings avant le premier tour, devant le Parlement à Kossuth tér (la video est visible ci-dessous). Jeunes, idéalistes, mais sincères, imaginatifs et enthousiastes, est-ce que le LMP va arriver à redonner confiance à un peuple hongrois dont le fatalisme est légendaire? « Lehet »… « peut-être ». Articles liés: Chronique politique: les partis hongrois « pour les nuls » (4/5) – MSzP Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (3/5) – MDF Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (2/5) – FIDESz Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (1/5) – Jobbik Comment sont élus les parlementaires hongrois? Les vrais enjeux du scrutin Pas facile de faire de la politique « autrement » en Hongrie? Un ancien du MSzP prend huit ans fermes Législatives : Ce qui peut encore arriver…et ce qui ne peut plus Rencontre avec le parti LMP, Lehet Más A Politika Jobbik, enfin au régime de la loi sur le financement des partis En Hongrie, la corruption est à la maison

Un ancien du MSzP prend 8 ans et demi fermes

31 mars 2010 à 11 h 01 min 1 commentaire

Janos Zuschlag, un ancien membre du MSzP, a été condamné à 8 ans et demi de prison ferme dans une affaire de corruption qui s’avère être l’une des plus importantes jamais mise à jour en Hongrie. Le tribunal départemental de Bács-Kiskun a rendu son verdict ce matin. L’enquête qui a duré 18 mois a révélé que Zuschlag détournait des fonds publics au travers d’organisations des jeunesses socialistes. Lui et ses 15 associés, ont créé au milieu des années 90 des associations locales, et y ont placé des collègues de confiance pour les diriger, afin de pouvoir s’en servir pour détourner des fonds publics. Au total, 75 millions de forints ont été détournés, au profit, semble-t-il desdites associations et pour financer des campagnes électorales. Le procureur avait requis une peine de 20 ans pour Zuschlag. Articles liés Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV En Hongrie, la corruption est à la maison

Le paradoxe BKV

Le paradoxe BKV

30 mars 2010 à 19 h 46 min 3 commentaires

« La » BKV passe décidément un début d’année difficile. Vivement critiquée pour la lenteur et la médiocrité de ses services, théâtre d’une vaste affaire de corruption, la société des transports publics de Budapest vient, cette fois, de se faire pointer du doigt avec la publication d’une récente étude universitaire européenne. Des chercheurs à l’université de Stuttgart ont démontré que Budapest est la troisième capitale européenne la plus chère dans le rapport qualité-prix de ses transports publics. Un constat qui pourrait surprendre, puisqu’en contrepartie, l’endettement abyssal de BKV est désormais de notoriété publique. Le prix d’un ticket de transport à Budapest (320 HUF, soit 1 euro et 20 cents) serait donc cher pour la qualité du service. Les universitaires de Stuttgart n’ont fait que révéler une statistique que les Budapestois, en pratique, connaissent depuis longtemps. Selon l’étude, seuls les transports de Zagreb et de Londres ont un rapport qualité-prix plus onéreux que la capitale hongroise. Pourtant, la BKV cumule chaque année une dette de plus de 10 millions de forints. Le paradoxe est saisissant, mais peut-être pas pour les experts, tant la gestion de la société publique hongroise s’avère catastrophique. Il convient tout de même de rappeler, à la décharge de cette compagnie, que les entreprises publiques, surtout dans le domaine des transports, génèrent rarement des bénéfices. Un service public pire que les autres? Avec la publication de cette enquête, les chercheurs allemands ont donné du grain à moudre aux nombreux pratiquants d’un « sport » local à Budapest : « la critique de la BKV ». Il faut dire que la société hongroise y met du sien pour ne pas faillir à sa réputation : la petitesse du réseau du métro, sa fermeture à 23h, la fréquence, tous les quarts d’heure, de ces derniers en début de soirée, le non-respect des horaires, « l’amabilité » légendaire du personnel (notamment les contrôleurs) et son incapacité à parler une langue étrangère et à communiquer avec les touristes. La vétusté de certains véhicules, l’entretien qui laisse à désirer après le passage de certains sans-abris et autres ivrognes qui « s’oublient » sur leurs sièges, viennent également s’ajouter à ce triste constat.  Nombre de détails, donc, qui font que le prix du ticket et de l’abonnement (en perpétuelle augmentation) est abusivement élevé. Un déséquilibre entre fraudeurs magyarophones et étrangers? Selon le jeune webjournal hongrois et anglophone Budapest Report, le prix d’un ticket de métro serait passé de 1 forint en 1982 à 320 aujourd’hui! Phénomène révélateur d’une ville en pleine mutation sociale, de moins en moins de Hongrois peuvent se payer le « luxe » des transports publics dans la capitale. Pas étonnant alors, que la fraude soit monnaie courante. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce sont quelque fois les touristes et les expatriés qui s’en sortent le mieux avec les agents de contrôle des billets, inévitables à l’entrée du métro, et parfois à sa sortie. A ce propos, chose étrange, BKV annonce la présence de contrôleurs en haut de l’escalier roulant, histoire de ne pas contrôler inopinément. Les étrangers, qui ne sont alors pas toujours favorisés par le problème de communication, peuvent toutefois se servir de l’incompréhension pour faire ressortir la complexité de la procédure. Souvent, le contentieux peut d’ailleurs se règler rapidement avec un billet de 500 forints et un paquet de cigarettes à moitié vide. Pour les Hongrois, au contraire, les relations avec les contrôleurs du métro sont vite clarifiées, et elles le sont parfois à leur désavantage. En guise de consolation, BKV peut aussi se dire qu’en dehors de ses bouches de métro (les plus profondes d’Europe), elle satisfait des milliers d’usagers fraudeurs. Profitant des contrôles rares et affichés à l’aide d’un gilet fluorescent de ses agents « discrets », les « petits malins » se déplacent tranquillement en tramways et en bus. Pour eux, cela ne fait aucun doute, Budapest est la ville d’Europe où le prix du ticket est le moins cher. Articles liés: Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV La grève de la décennie BKV, les contrôleurs préférés des fraudeurs

Moto: La Hongrie toujours sans Grand Prix

Moto: La Hongrie toujours sans Grand Prix

19 mars 2010 à 13 h 03 min 0 commentaire

C’était évident, nous l’avons d’ailleurs largement expliqué il y a une semaine, il n’y aura pas de miracle à Savoly encore cette année. Comme en 2009, lorsqu’il n’en était qu’à des problèmes de financements, le Moto GP de Hongrie n’aura pas lieu. Prévu le 19 septembre prochain sur le circuit nommé Balatonring, l’organisation en est cette fois-ci au stade des problèmes de construction.

Balatonring : un imbroglio à la hongroise

Balatonring : un imbroglio à la hongroise

12 mars 2010 à 21 h 40 min 0 commentaire

Le Balatonring n’échappe pas à la règle hongroise des grands projets de construction qui attirent de grands soupçons de corruption. Vendredi 26 février des ONG anti corruption ont contacté Bruxelles pour attirer l’attention des autorités sur une manoeuvre irrégulière de l’Etat hongrois dans ce dossier. Depuis, les deux dernières semaines ont été marquées par des estimations de mauvaise augure sur ce projet de construction d’un nouveau circuit hongrois. Le désengagement progressif de l’Etat le plonge désormais dans l’incertitude.

Demszky tient le coup face au scandale BKV

Demszky tient le coup face au scandale BKV

15 février 2010 à 20 h 20 min 0 commentaire

Le maire de Budapest, Gabor Demszky, a déclaré dimanche sur TV2 qu’il ne démissionnerait pas de son poste, et ce malgré les affaires qui l’entourent dans le cadre de la gestion de l’entreprise de transports publics de Budapest (BKV). Demszky, démocrate libéral (SzDSz), est élu seul maire de Budapest depuis les premières élections en 1990. «J’endosse la responsabilité politique, mais ce ne seront pas mes adversaires qui vont décider de ma démission« , a t-il dit lors d’une interview sur la chaîne privée, en réponse aux demandes incessantes de la FIDESz depuis le début de l’affaire BKV. A propos de celle-ci, Demszky souhaite qu’on laisse la police et la justice faire leur travail. Interrogé sur les contrats généreusement cédés par la BKV à des consultants, il a considéré qu’ils étaient si vagues qu’il était impossible d’en incriminer une clause précise. Selon lui, les responsables ont fait signer «des contrats formulés de façon confuse, afin que tout abus pouvant en émaner soit possible». Demszky a invoqué antérieurement qu’il avait eu connaissance du scandale BKV par la presse et qu’il n’avait jamais été mis au courant des nombreux (une cinquantaine) contrats frauduleux présumés au sujet desquels trois anciens dirigeants de la BKV sont actuellement mis en examen. La semaine dernière, Gabor Demszky (SzDSz), a défendu son ancien conseiller, Ernő Mesterházy, lui aussi arrêté dans le cadre de l’affaire BKV. Il a déclaré que Mesterházy n’avait eu aucune responsabilité exécutive depuis sa prise de fonction et qu’il servait de bouc-émissaire aux deux principaux partis politiques, le MSZP et la Fidesz. Il a cependant fait preuve de lucidité en reconnaissant avoir « commis des erreurs » dans son rôle d’éminent superviseur de la compagnie de transport municipale, notamment en nommant Attila Antal à sa tête, plutôt que de favoriser un appel d’offres international. Seul contre tous au Conseil de Budapest? Au Conseil municipal, les représentants FIDESz, laissent bien sûr entendre que la responsabilité des fraudes contractuelles et des indemnités de départ excessives incombait au sommet de la pyramide décisionnelle, affirmant que de telles décisions ne pouvaient être prises par des dirigeants isolés. Le chef du groupe parlementaire socialiste du conseil municipal, Pál Steiner, a, lui, déclaré que Demszky ne pouvait pas ignorer les actes de ses adjoints. Son conseiller spécial, Ernő Mesterházy a été placé en détention le 5 février, avec l’ancien directeur des relations publiques de la BKV, Tibor Zelenak. C’était le dernier coup de filet d’une série d’arrestations dans cette affaire de corruption de hauts-fonctionnaires, dirigeants d’une société publique pourtant déja au bord du gouffre financier. Articles liés: Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV Comparée à Malév, Easy Jet fait de l’hyponcondrie En Hongrie, la corruption est à la maison

Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV

Escalade des responsabilités dans l’affaire BKV

11 février 2010 à 7 h 03 min 0 commentaire

L’affaire BKV continue, c’est le moins que l’on puisse dire. A travers certains hauts fonctionnaires municipaux de Budapest, elle prend même une tournure exclusivement politique. Mises en examen, gardes à vue, assignations à résidence, démissions… avant les législatives, ce scandale de corruption au sein d’un service public est devenu le cheval de bataille populiste des politiques et des médias de l’opposition, qui profitent de cette aubaine pour s’assurer une victoire d’une facilité historique. Cette affaire symbolise aujourd’hui le décalage entre les salaires mirobolants des dirigeants et la gestion calamiteuse dans beaucoup d’entreprises du secteur public depuis déja un bon moment en Hongrie.

Rencontre avec le parti LMP, Lehet Más A Politika

Rencontre avec le parti LMP, Lehet Más A Politika

9 février 2010 à 20 h 40 min 0 commentaire

« Une autre politique est possible », c’est la traduction de Lehet Más A Politika, le nom complet de ce parti et le message qu’il entend faire passer au peuple hongrois pour rallier à lui les mécontents du système actuel. C’est Maria Hajdú, membre de la direction du LMP qui a répondu aux questions de Hulala. Hulala : Pouvez-vous présenter votre parti ? Maria Hajdú : Après le désastre des élections de 2006, certaines personnes se sont dit que la situation était tellement mauvaise qu’il fallait faire quelque chose. Les Hongrois se plaignent en permanence, ils ne sont pas satisfaits du système politique et des différents partis existants. Ils ont donc commencé à réfléchir à l’idée de créer leur propre parti. Quelques mois avant les élections européennes, l’association est devenu un parti politique. (NDLR : LMP a obtenu 2,6% aux européennes en juin 2009). Hulala : Quel est votre objectif pour les élections législatives ? Maria Hajdú : 8% ! Nous pensons vraiment qu’il est possible de dépasser les 5% et d’entrer au parlement, sinon nous ne ferions pas tout cela. Cela va dépendre de beaucoup de choses, mais cela n’est pas impossible du tout. Cela dépend du taux de participation, de la mobilisation des personnes indécises, de l’atmosphère générale de l’élection et bien sûr…de notre campagne. Hulala : Quel est l’électorat que vous visez ? Maria Hajdú : Nous ne nous concentrons pas sur un type précis d’électeurs. Nous dites « Voilà ce que nous sommes et ce que nous proposons, à vous de nous choisir ou non ». Nous visons les mécontents, ceux qui ne sont pas satisfaits des partis politiques qui sont au parlement mais qui ne veulent pas voter pour les radicaux du Jobbik. Hulala : Des électeurs indécis sont susceptibles d’hésiter entre vous et le Jobbik ? Maria Hajdú : Absolument, beaucoup de gens sont encore indécis et j’ai personnellement rencontré des personnes affirmant qu’elles ne savaient pas encore qui choisir, malgré l’énorme différence entre nous et le Jobbik. Le désir de changement est le même pour ces deux partis, mais nos réponses ne sont pas les mêmes, et c’est nous qui avons les bonnes. Hulala : Vous ne fonctionnez pas comme les autres partis traditionnels, sans véritable hiérarchie et sans leader charismatique. Est-ce que cela n’est pas un désavantage ? Le peuple hongrois est-il prêt pour cela ? Maria Hajdú : Je ne sais pas si les électeurs sont prêts pour cela. C’est un problème pour beaucoup de gens qui veulent un leader fort, un visage pour le parti. Mais ce n’est pas ce que nous voulons faire. Hulala : Les médias montrent-ils suffisamment d’intérêt pour votre parti ? Maria Hajdú : Non. Les médias sont financés par des groupes financiers et les partis politiques aussi. Il n’est donc pas important pour eux, ni dans leur intérêt, d’informer leurs public sur l’existence et les activités du LMP. Mais maintenant que les élections approches et que nous sommes très actifs, nous bénéficions quand même d’une certaine couverture médiatique, mais elle est encore trop faible. Peut-être parce qu’il n’y a pas de scandales chez nous. Hulala : Vous semblez être sur un ligne proche du SzDSz [le parti libéral]. Quels sont vos rapports avec ce parti ? Maria Hajdú : Beaucoup de personnes nous assimilent à tord à ce parti et je suis à chaque fois étonnée et je ne comprends pas cette comparaison, car elle est infondée. Nous sommes libéraux, notre politique sociale est socialiste, mais nous avons aussi une dimension conservative en ce sens que nous croyons à l’importance des communautés, ce qui passe pour une idée conservative. Nous proposons donc à la fois des idées libérales, sociales mais aussi conservatives. Nos membres sont issus de la prétendue gauche ET de la prétendue droite. Nous ne sommes donc pas du tout sur la même ligne que le SzDSz. C’est le MDF [Magyar Demokrata Forum, de centre-droit] qui est sur leur ligne, pas le LMP. Hulala : A quelle coalition le LMP est-il prêt à participer si il entre au Parlement ? Maria Hajdú : Avec aucun parti ! Nous pourrons voter au coup par coup avec d’autres partis, sur des sujets précis, mais nous ne participerons pas à d’éventuelle coalition. De toute façon la composition du Parlement ne posera pas ce problème à mon avis. Hulala : Comment jugez-vous la politique économique du gouvernement Bajnai ainsi que les déclarations de Viktor Orban [le leader de la droite FIDESz] selon lesquelles il reviendra sur les réformes accomplies ? Maria Hajdú : Vous savez, ce ne sont que des mots parce que la campagne a commencée. Pour notre part, nous estimons qu’il est vrai que le gouvernement Bajnai a relativement bien géré la crise économique internationale. Mais d’un autre côté, Bajnai est soutenu par les socialistes qui ont été au pouvoir précédemment et qui sont donc responsables des « crises hongroises » car nous ne souffrons pas que de la crise globale mais aussi d’une crise hongroise. Le pays n’aura pas beaucoup de marge de manœuvre et je ne sais pas ce que proposent la FIDESz car elle parle beaucoup mais sans donner de faits concrets. Mais j’estime quand même qu’il est faux de dire que le prochain gouvernement n’aura pas le choix de ses actions. Si il n’avait pas de choix, alors pourquoi aller voter dans ce cas là ?  Il y a toujours le choix. C’est la stratégie de campagne du MSzP [le parti socialiste au pouvoir] de dire qu’il n’y a pas d’autre option que de poursuivre sa politique. Je ne pense pas que cela soit la vérité, nous avons des alternatives. Le LMP a un programme économique alternatif, le Green New Deal. Il met l’accent sur des solutions de développement durables pour les campagnes et l’emploie des personnes pauvres, les Roms par exemple, dans l’agriculture locale. Car l’agriculture hongroise a une longue tradition et est de très bonne qualité. Hulala : Cela signifie des conflits potentiels avec Bruxelles… Maria Hajdú : Si nous devons le faire, alors oui ! Pourquoi pas, si c’est bon pour les gens ici.Lire la suite

En Hongrie, la corruption est à la maison

En Hongrie, la corruption est à la maison

4 novembre 2009 à 19 h 21 min 1 commentaire

Le gouvernement Bajnai a déclaré, la semaine dernière, vouloir s’attaquer plus fermement à la corruption au niveau parlementaire. L’intention a été annoncée à la suite d’un rapport interne, qui a révélé que 70 à 90% des appels d’offres sur les marchés publics en Hongrie sont truqués. La corruption est bien chez elle en Hongrie, et ce, à tous les niveaux de la société.