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La mauvaise herbe du Mékong en banlieue de Budapest

La mauvaise herbe du Mékong en banlieue de Budapest

9 février 2010 à 13 h 43 min 0 commentaire

Il y a quelques jours, le portail d’informations hongrois Index.hu proposait un petit « topo » sur les narco-trafiquants Vietnamiens en Hongrie. En 2009, la police hongroise a débusqué 32 plantations de cannabis, rien qu’à Budapest. Les appartements, équipés pour la culture intensive, étaient occupés exclusivement par des Vietnamiens. La police estime qu’il en existe encore beaucoup d’autres, à Budapest et ailleurs en Hongrie. Ce coup de pied dans la fourmilière a d’ailleurs provoqué un phénomène migratoire de ces clandestins asiatiques vers l’Est du pays. D’après Norbert Rodler, de la BRFK, spécialisé dans la lutte anti-drogue, « les Vietnamiens » ont la main mise sur le marché de l’herbe en Hongrie. Les pionniers du trafic avaient commencé très fort, en vendant de l’héroïne dans la rue, mais ils se sont vite aperçus que l’herbe allait vite devenir une valeur sûre et beaucoup plus lucrative sur ce terrain, assez novice en la matière. A partir de là, « l’herbe vietnamienne » s’est produite de façon industrielle, tout en obtenant une qualité rivalisant avec les espèces hollandaises de base. Un trafic de drogue qui repose sur un trafic d’êtres humains… « Cela fait déjà cinq, dix ans que les Vietnamiens ont commencé à produire de la marijuana en Angleterre. Ce n’est qu’après la grande vague en 2007, 2008 en Tchéquie, qu’ils se sont également installés en Hongrie fin 2008. » – précise Rodler. On parle ainsi d’un réseau international de la drogue, avec des liens rapprochés en Europe centrale. A la tête de l’organisation, Index révèle que l’on trouve des hommes d’affaires, qui résident et travaillent légalement en Europe depuis plusieurs années. Ils investissent de l’argent dans le milieu lequel s’occupe de la distribution de la drogue et du trafic de la main d’oeuvre clandestine pour les cultures. Cependant, ces immigrés viendraient travailler en Europe de leur plein gré, de jeunes hommes la plupart du temps, envoyés par leurs familles pour 4000 euros en moyenne afin de renvoyer une bonne partie de ce qu’ils gagnent au Viêt Nam. Malheureusement, peu de ces jeunes clandestins trouvent un vrai job à leur arrivée, l’organisation de passeurs ne leur fournissant que des faux papiers, et rien d’autre. Souvent confrontés à la barrière de la langue, ils se retrouvent rapidement entre eux pour s’entre aider, alimentent le réseau et finissent par travailler dans un espace réduit, fermé, parfois mal ventilé et au milieu des substances illicites. … et sur un marché de l’immobilier très propice Les logements où sont installées leurs cultures sont toujours dans les arrondissements de la périphérie de Budapest. L’organisation loue des grandes demeures familiales (au moins 150 m2), à un prix souvent très avantageux. Ils profitent ainsi du plancher, assez stable, du marché de l’immobilier en banlieue, et en Hongrie en général. Les propriétaires hongrois, eux, se frottent d’ailleurs les mains de trouver des locataires quels qu’ils soient, et acceptent de ne jamais venir contrôler ce qui se passe dans leur propriété. Index raconte qu’après avoir pris leurs quartiers, les Vietnamiens transforment les lieux très vite. Ils vident la maison de tout ce qui encombre, et parviennent  à détourner l’électricité, en quantité industrielle, prétextant utiliser des machines à coudre. Le système d’aspiration et d’éclairage fonctionne donc, lui aussi illégalement.  L’odeur, très forte, de la marie-jeanne fraîche est alors aspirée et ne peut se répandre autour de la maison. Pour encore plus de discrétion, les occupants placent un voile sur les fenêtres, une cloison de bois juste devant, et des lampes programmées pour s’allumer et s’éteindre entre les plaques et les fenêtres. Ils donnent ainsi l’impression aux voisins de vivre là comme les autres. Douze tonnes pour douze milliards par an L’investissement est évidemment très rentable. «  L’année dernière deux tonnes d’herbe ont été saisies, laquelle arrive à maturité en deux mois. La récolte peut se faire six fois par an, elle atteint donc les douze tonnes. Et même si les Vietnamiens cassent les prix (disons mille forint par gramme), leur chiffre d’affaires est de 12 milliards HUF par an. » – explique Mr. Rodler. Tout en bas de l’échelle commerciale, le consommateur retrouve moins d’un gramme d’herbe à 2000 – 2500 HUF. Lorsque la chasse aux narco trafiquants vietnamiens a commencé en Tchéquie, ceux-ci se sont réorientés au centre de l’Est européen, à Budapest. Désormais en proie à des coups de filets hongrois, il se déplacent toujours vers l’Est, dans les campagnes de Borsod, Szabolcs et Csongrad. Malgré les rumeurs, il n’y pas de production d’herbe à Józsefváros (le 8ème arrondissement), mais c’est en partie là, selon la police, où ils stockent le matériel nécessaire à l’ouverture de nouveaux « jardins d’hiver ». Sur les lieux d’une culture, il y a toujours eu des informations sur un autre endroit de production. C’est comme ça que la police a pu faire le lien entre les différentes cultures et observer les livraisons. Parfois, il arrive aussi que ce soit les proprietaires qui préviennent la police après avoir vu l’état de leur maison. „ À chaque fois que nous sommes entrés dans une de ces maisons, la réaction des occupants était spéciale. Les „esclaves”, conscients d’encourir 10 ans de prison en cas d’arrestation (les dirigeants reçoivent en général une condamnation à perpétuité), tentent de s’échapper, même „en tongs”. En tout cas ils s’enfuient toujours et ne réagissent jamais avec violence.” conclue Rodler. Juli Sandor source: index.hu Articles liés: Le retour du champion par la case prison Péter Farkas, bouc-émissaire de la lutte anti-drogue? Toujours plus de coke à Budapest Drogue: nouvelle saisie des stups Saisie massive de marijuana à Budapest

Les Afghans au top des immigrants clandestins

Les Afghans au top des immigrants clandestins

25 janvier 2010 à 0 h 17 min 0 commentaire

MTI rapportait hier les nouvelles données de la police des frontières de la région de  Mosonmagyaróvár, Sopron et Györ. Selon elles, les origines géographiques de l’immigration clandestine en Hongrie ont récemment changé, avec, en haut de la liste, l’Afghanistan et non plus le Kosovo. Hegyeshalom, à la frontière du nord-ouest de la Hongrie avec l’Autriche, reste le point de passage privilégié des clandestins, devant Sopron. Fait nouveau dans la méthode cependant, ils sont de plus en plus nombreux à voyager vers l’ouest par voie ferroviaire. Ils se cachent moins souvent dans les camions. La police de la région a appréhendé 494 clandestins l’an dernier, soit deux fois plus qu’en 2008, et la quantité croissante de procédures engagées contre les passeurs (52) a presque triplé. Quelques raisons des changements migratoires Les Ukrainiens et les Moldaves qui fournissent la main d’oeuvre illégale d’Italie, d’Espagne ou du Portugal auraient  tendance à passer par la Slovénie, et non plus par la Hongrie. La fin récente de l’obligation d’obtenir un visa de l’Union européenne pour les ressortissants de plusieurs pays des Balkans n’a pas encore affecté les statistiques jusqu’à maintenant. Il y a une route migratoire spéciale pour les Afghans, à travers la Grèce, où on estime que 200.000 d’entre eux projettent de rejoindre l’Europe de l’ouest. Le tarif des passeurs pour un Afghan est généralement de 7,000 à 8,500 euros. Ceux-ci voyagent habituellement seuls. Selon la police, ils se différencient en cela des Kosovars, qui sont souvent en famille. Par contre, le tarif s’adapterait à leur situation en chutant à 4000-5000 euros par personne. Rappelons toutefois que l’immigration clandestine tourne souvent mal, avec de nombreux accidents de personnes, comme lors du naufrage d’une quinzaine d’Albanais du Kosovo il y a 3 mois dans la Tisza. L’an dernier, des ressortissants de 52 pays différents ont été convaincus d’immigration clandestine dans la région de Mosonmagyarovar. Articles liés: En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus Noyés de la Tisza: 7 passeurs arretés Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus

13 janvier 2010 à 19 h 26 min 0 commentaire

La police française a fait une descente, hier, dans un camp de fortune proche de Strasbourg. 4 familles Roms de Hongrie « sans-papiers » ont été emmenées en centre de rétention, en attendant d’être expulsées vers la Hongrie. Elles avaient pourtant fait une demande d’asile politique en avril 2009. Ces familles avaient quitté la Hongrie au moment le plus fort de la vague de crimes anti-Roms qui frappait le pays l’an dernier. Leur demande d’asile en France a cependant été refusée. Malgré la vive réaction des associations de soutien aux sans-papiers sur place, les membres de cette communauté hongroise, indésirables dans l’hexagone, ont été placés dans des centres à Lyon, Metz et Lille aujourd’hui. Par contre, à l’espace Pierre cardin à Paris cette semaine, il semble bien qu’on ait ses papiers. Sources: www.alsace.france3.fr Articles liés : Ca sent la poudre chez les Roms Tensions communautaires en vue L’OPAC slovaque paie des Roms pour s’expatrier Premières arrestations dans l’enquête des meurtres anti-Roms Roms, le jour le plus long La France, fief de la dynastie Sarkozy?

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

Noyés de la Tisza: 7 passeurs arrêtés

19 décembre 2009 à 15 h 01 min 0 commentaire

La police du Kosovo a procédé, mercredi dernier, à l’arrestation de sept trafiquants d’êtres humains liés à la mort de seize clandestins, suite au chavirage de leur embarcation dans le sud de la Hongrie, il y a deux mois, a rapporté l’agence de presse Beta. La police kosovare a été secondée dans son enquête par la force de police européenne au Kosovo, Eulex, et par les polices serbe et hongroise. Les sept personnes arrêtées étaient originaires des régions de Pristina, Pec, Gniljane et Kosovska Mitrovica. La population du Kosovo est la plus jeune d’Europe, 1/3 est âgée de moins de 15 ans, et durement frappée par le chômage, dont le taux officiel est proche de 50%. Pour les candidats à l’immigration, la Hongrie est le plus court chemin pour atteindre l’espace Schengen puis l’Europe de l’Ouest où ils espèrent trouver un emploi. Le coût du voyage s’échelonne de 2000 à 3000 euros par personne, directement versés aux filières d’immigration illégale. Chaque année, plusieurs centaines d’entre eux sont arrêtés par la police hongroise, proche de la frontière avec la Serbie le plus souvent. Articles liés: Des corps au compte-goutte Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Des corps retrouvés au compte-goutte

Des corps retrouvés au compte-goutte

28 octobre 2009 à 19 h 34 min 0 commentaire

Selon MTI, les autorités serbes ont retrouvé deux nouveaux corps de Kosovars albanais, aujourd’hui dans la rivière Tisza. Une fillette de 10 ans et un jeune homme d’une vingtaine d’années. Ceux-ci se sont noyés lors du naufrage d’immigrés clandestins du Kosovo, ayant eu lieu  le 15 octobre. Depuis le drame, 5 corps ont été repêchés au total. On estime le nombre de passagers de l’embarcation à 18 personnes. C’est un homme retrouvé vivant au bord de la rivière, avec ses deux enfants dans un état critique, qui a signalé le naufrage aux autorités. Article lié : Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

Des immigrants kosovars noyés dans la Tisza

25 octobre 2009 à 12 h 16 min 0 commentaire

Le chavirement d’une embarcation dans le Sud de la Hongrie aurait, selon toute vraisemblance, coûté la vie à une quinzaine de personnes, des Albanais du Kosovo qui venaient de franchir illégalement la frontière entre la Serbie et la Hongrie. Les polices hongroises et serbes ont commencé les opérations de repêchage des corps. Ce matin, deux corps avaient été retrouvés en aval de l’accident en Serbie, et un en Hongrie. Trois personnes rescapées, un père, Argon Rama, et ses deux fils ont été trouvées proche de la rivière en état d’hypothermie. Selon les propos d’Argon Rama, rapportés par le porte-parole du gouvernement kosovar, Albana Beqiri, le drame aurait eu lieu entre le 14 et le 16 octobre dernier et 18 ou 19 personnes se trouvaient à bord. « Il est possible que ces personnes tentaient de traverser la frontière avec l’aide de trafiquants d’humains. Nous explorons cette possibilité », a indiqué le porte-parole de la police du département de Csongrad, Janos Pal. L’enquête sur cette filière d’immigration clandestine a été confiée à la mission de l’Union Européenne au Kosovo, EULEX. Selon le quotidien albanais de Priština Koha Ditore, des trafiquants impliqués dans cet accident auraient d’ores et déjà été identifiés, sans que la police kosovare ait confirmé cette information. Au début du mois, la police hongroise avait arrêté deux groupes de clandestins kosovars : l’un, de 19 personnes accompagnées de deux trafiquants d’êtres humains de Slovaquie, et le second, de six personnes.Plus que jamais, la Hongrie apparaît comme un pays de passage privilégié vers l’Ouest par les émigrants issus des Balkans, mais aussi du Moyen-Orient et d’Asie. Le renforcement considérable des mesures de sécurité aux frontières Sud et Est de la Hongrie, avec l’entrée du pays dans l’espace Schengen, ne dissuade pas les candidats à l’émigration.