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Cinéma : les films hongrois à l’affiche cet été

Cinéma : les films hongrois à l’affiche cet été

7 juillet 2014 à 19 h 10 min 0 commentaire

Après le succès de Fehér Isten, qui a obtenu le Prix Un certain regard à Cannes, c’est Ítélet Magyarországon (Judgement in Hungary) qui vient de sortir en salle. L’occasion pour l’équipe de Francia Hangja de revenir sur ces deux films, avec quelques petits bonus.

« Judgement in Hungary » : un documentaire sur le procès des assassins de Roms

« Judgement in Hungary » : un documentaire sur le procès des assassins de Roms

13 juin 2014 à 13 h 45 min 1 commentaire

« Ítélet Magyarországon », en hongrois, « Judgement in Hungary » pour la version internationale. C’est le documentaire réalisé par Eszter Hajdú qui est à l’affiche en ce moment dans plusieurs cinéma de Budapest.

« Deux Jours, une nuit » des frères Dardenne, en compétition officielle pour la Palme d’Or 2014

« Deux Jours, une nuit » des frères Dardenne, en compétition officielle pour la Palme d’Or 2014

18 mai 2014 à 23 h 22 min 1 commentaire

Présenté cette semaine dans la sélection officielle du festival de Cannes, le film de Luc et Jean-Pierre Dardenne sortira en Hongrie en octobre 2014. Une nouvelle occasion de se délecter de la présence de Marion Cotillard à l’écran.

Queen à Budapest en 1986 – It was a kind of magic

Queen à Budapest en 1986 – It was a kind of magic

12 février 2014 à 7 h 28 min 0 commentaire

Avis aux nostalgiques : le dimanche 9 mars, le cinéma Urania diffusera le fameux concert de juin ’86 des Queen, et de son inoubliable leader Freddie Mercury, au Népstadion, aujourd’hui rebaptisé Ferenc Puskas Stadion.

« A Nagy Füzet », signe du renouveau du cinéma hongrois ?

« A Nagy Füzet », signe du renouveau du cinéma hongrois ?

12 février 2014 à 7 h 06 min 0 commentaire

Le nouveau film du cinéaste János Szasz « A Nagy Füzet » (Le grand cahier), n’est pas passé loin d’une nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger. Et si le cinéma hongrois était en train de renaître de ses cendres ?

Miklós Jancsó, le cinéaste des révoltes hongroises, est mort

Miklós Jancsó, le cinéaste des révoltes hongroises, est mort

3 février 2014 à 7 h 23 min 0 commentaire

Le réalisateur hongrois Miklós Jancsó est mort vendredi 31 janvier à l’âge de 92 ans, a fait savoir sa deuxième épouse, la réalisatrice Márta Mészáros. Peu connu du public français, il laisse pourtant derrière lui plus de 30 longs métrages et de prestigieuses récompenses internationales.

Coming out : la Hongrie aussi a sa « cage aux folles »

Coming out : la Hongrie aussi a sa « cage aux folles »

12 décembre 2013 à 10 h 19 min 7 commentaires

Deux mois après la sortie dans les salles hongroises de « La vie d’Adèle », c’est au tour de Dénes Orosz de porter à l’écran sa vision de l’homosexualité. Une comédie bouffonne au sujet d’un homosexuel qui devient hétéro après avoir pris un coup sur la tête. Tour d’horizon des bonnes raisons d’aller le voir quand même (ou pas).

Cinéma : « La Vie d’Adèle » sur les écrans en Hongrie

Cinéma : « La Vie d’Adèle » sur les écrans en Hongrie

11 octobre 2013 à 7 h 54 min 3 commentaires

Le film du réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche qui a reçu la Palme d’or au Festival de Cannes est à l’affiche depuis hier dans les cinémas en Hongrie sous le titre « Adéle élete », assorti d’une interdiction aux moins de 18 ans.

Coup de projecteur sur Béla Tarr ce soir à Marseille

Coup de projecteur sur Béla Tarr ce soir à Marseille

4 juillet 2013 à 15 h 55 min 0 commentaire

Le premier film de Jean-Marc Lamoure, Tarr Béla, I used to be a filmmaker, est en compétition au Festival International de Cinéma de Marseille. Ce documentaire a été tourné pendant la réalisation du Cheval de Turin, et prend involontairement l’aspect d’une rétrospective posthume sur Béla Tarr en tant que réalisateur, après que celui-ci a décidé qu’il s’agirait de son dernier opus.

Le court métrage du réalisateur Dénes Nagy, « Lágy Eső » représentera la Hongrie à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes qui débute le 15 mai.

Mais où est passé le cinéma hongrois ?

2 mai 2013 à 7 h 18 min 0 commentaire

La question se pose, car depuis deux ans, les affiches pour des long-métrages hongrois sont absents des murs des cinémas. La part de marché des films hongrois est à zéro. [1] En 2009, ce pourcentage était de 8,7% et en 2010 de 7,2%.

Cinéma : 15e édition du Festival International des Très Courts

Cinéma : 15e édition du Festival International des Très Courts

29 avril 2013 à 6 h 00 min 0 commentaire

Unique au monde, le Festival International des Très Courts a le don d’ubiquité : il projette et met en compétition aux 4 coins de la planète des films de moins de 3 minutes (hors titre et générique) réalisés par des créateurs confirmés ou débutants. Du 26 avril au 5 mai 2013, 100 villes de 25 pays, partenaires des Très Courts proposent à leurs citoyens de partager ce moment solidaire mondial de cinéma. En Hongrie, 6 villes vont accueillir le festival entre le 1er et le 5 mai 2013.

Nekem Budapest : le cinéma hongrois n’est pas mort !

Nekem Budapest : le cinéma hongrois n’est pas mort !

27 mars 2013 à 9 h 08 min 1 commentaire

Par Génoveva Petrovits Nekem Budapest (Meanwhile in Budapest) est le premier film hongrois de l’année 2013 sorti sur les écrans :  un recueil de 8 courts métrages avec un sujet en commun, Budapest. En 2013, le financement du cinéma hongrois est un problème fondamental qui préoccupe constamment les cinéastes. Après la fin du système de soutien du Magyar Mozgókép Közalapítvány (Fondation Magyare de l’Image Animé), l’unique institution majeure qui finance les films est le Magyar Nemzeti Filmalap (Fond de soutien Magyar National) dont le budget est fondé sur les taxes liées à la loterie. Ce changement a bouleversé le système et pendant deux ans il n’y a pas eu de soutien institutionnel à la production cinématographique. Sans aucun financement, les réalisateurs diplômés de la promotion de 2011 de l’Université de cinéma de Budapest (SZFE) ont décidé de réagir. Ils ont réalisé un projet avec un budget très modeste, mais qui vaut cher aujourd’hui dans le paysage déserté du cinéma hongrois. Le premier film hongrois sorti en salle en cette année 2013 est donc ce film : Nekem Budapest/Meanwhile in Budapest. Les créateurs appellent ce recueil de 8 court métrages un sketchfilm qui donne un aperçu de Budapest. Réalisés par Dániel Bálint, László Csuja, Áron Ferenczik, Erika Kapronczai, György Mór Kárpáti, András Pires Muhi, Attila Pluhár, Gábor Reisz, Péter Szeiler et Bálint Szimler, le film est sur quelques écrans des cinémas d’arts et d’essais de Budapest depuis le 7 mars. L’initiative est venue de Gábor Reisz, la productrice est Júlia Berkes. Elle a travaillé sur le financement du projet qui a commencé à l’intéresser après avoir participé à un atelier danois consacré aux films à petit budget. Le film Meanwhile Budapest peut être une alternative aux nouvelles formes de production. La distribution et le marketing du film se sont également faits sur Internet. Malheureusement peu de gens ont pu découvrir le film à l’heure actuelle étant donné que la 44ème Semaine du Film Hongrois n’a pas pu avoir lieu cette année. Les créateurs ont rendu accessible le film aux étrangers à Budapest avec des projections sous-titrées. La page facebook du film Articles liés : La fin du cinéma d’art et d’essai en Hongrie ? Le cinéma à l’honneur à Budapest avec les festivals EuShorts et Anilogue Une décoration française pour le cinéaste Béla Tarr

Le cinéma à l’honneur à Budapest avec les festivals EuShorts et Anilogue

23 novembre 2012 à 9 h 03 min Comments are Disabled

Le festival EuShorts vient de s’achever, Anilogue prend la relève au pied-levé. Ce festival international de film d’animation se déroulant d’abord à Vienne, s’est ouvert le 21 novembre à Budapest.

« Csak a szél » représentera la Hongrie aux Oscars

« Csak a szél » représentera la Hongrie aux Oscars

10 septembre 2012 à 7 h 38 min 16 commentaires

C’est le film de Bence Fliegauf « Csak a szél » (Juste le vent) qui représentera la Hongrie aux Oscars 2013 dans la compétition du meilleur film étranger, a décidé vendredi le Fonds National du Film Hongrois.

Cinéma : l’Europe, les USA et le Brésil en compétition au festival Titanic

Cinéma : l’Europe, les USA et le Brésil en compétition au festival Titanic

11 avril 2012 à 7 h 27 min 0 commentaire

Cinq films européens, un film américain et un brésilien seront en compétition pour décrocher le « Breaking Waves Award » de ce 19ème Festival international du film Titanic qui débute ce vendredi 13 Avril à Budapest.

Le Európa Mozi, cinéma indépendant de Budapest qui a fermé ses portes l'an dernier, à l'âge de 110 ans

La fin du cinéma d’art et d’essai en Hongrie ?

13 mars 2012 à 11 h 42 min 0 commentaire

Au mois de février, le Fonds pour le Cinéma Hongrois (Magyar Nemzeti Filmalap – MNF) a mis en place un plan d’urgence concernant le financement du cinéma d’art et d’essai afin d’assurer une production permanente de cette tradition cinématographique nationale. Ces mesures auraient été prises à la suite de l’annonce de la fermeture de plus de 10 cinémas indépendants dits « d’art et d’essai » en Hongrie. Parallèlement, le commissaire du gouvernement à l’industrie du film en Hongrie, Andrew Vajna (également producteur hollywoodien et fondateur d’Intercom, distributeur de blockbusters étrangers en Hongrie), adopte une toute autre politique.

Tilos Rádió : la Hongrie vue par l’envoyé spécial de Télérama

Tilos Rádió : la Hongrie vue par l’envoyé spécial de Télérama

27 février 2012 à 7 h 42 min 1 commentaire

Nicolas Delesalle, journaliste grand-reporter pour le magazine Télérama, était à Budapest au début du mois de février pour couvrir le Magyar Filmszemle. Comment envisage-t-on la situation de la Hongrie dans les rédactions françaises ? Quelles sont ses premières impressions à Budapest ? Nicolas Delesalle – à partir de son expérience personnelle – explique comment en quelques jours à Budapest, il confronte ses préjugés à la réalité du terrain, et la difficulté que peuvent rencontrer les journalistes envoyés spéciaux face à cette complexité. A lire prochainement dans Télérama, l’article/reportage de Nicolas Delesalle sur la Hongrie. Dans une seconde partie, nous revenons avec Vincze Szabo sur les enjeux du développement rural en Hongrie et sur le projet alternatif de développement dans les cartons du ministère de l’agriculture. Ecouter l’émission : Première partie : Deuxième partie : Articles liés : Emission du 19 2011 février sur Tilos Radio : biodiversité agricole et marchés de proximité Emission du 5 2011 février sur Tilos Radio : les clubs s’organisent Emission du 22 janvier 2011. Médias et démocratie en Hongrie : décryptage en français sur TILOS RADIO

Journées du Film Francophone, deuxième !

Journées du Film Francophone, deuxième !

23 février 2012 à 7 h 45 min 0 commentaire

Communiqué A la suite du succès de la première édition des Journées du film francophone l’an dernier, les organisateurs ont décidé de recommencer cette manifestation en 2012. Du 23 février au 2 mars au cinéma Urania de Budapest, et dans 5 autres villes hongroises au mois de mars (mois de la francophonie) : Szeged (du 3 au 7), Szolnok (du 9 au 12), Debrecen (du 15 au 18), Pécs (du 21 au 25) et Miskolc (du 29 au 31). Cette année, 9 ambassades co-organisent les Journées mais 11 pays seront représentés : Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Canada, Egypte, France, Liban, Maroc, Roumanie, Suisse et Tunisie à travers 23 films. Cette liste donne une idée de la diversité culturelle qui s’exprime à travers le cinéma francophone. Le caractère professionnel de ces Journées, que les organisateurs ont voulu afficher dès la première édition se confirme cette année : les films présentés sont tous récents et, pour l’essentiel, inédits en Hongrie. Plusieurs réalisateurs et acteurs sont invités mais le festival s’enrichit cette année d’un film surprise et d’une séance pour les enfants. Les Journées ont également choisi de traiter un sujet important d’actualité en évoquant ce que l’on a appelé « Les Printemps arabes » à travers le film tunisien « Plus jamais peur » avec Lina Ben Mhenni – pressentie pour le Prix Nobel de la Paix – et 6 films égyptiens. Les invités du festival : Khaled Youssef, réalisateur égyptien Lina Ben Mhenni (pressentie pour le prix Nobel de la paix en 2011, activiste tunisienne) Rémi Bezançon, réalisateur français Des conférences sont prévues à CEU avec Lina et Khaled. Télecharger le programme complet du festival en français (.PDF)  

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

22 février 2012 à 9 h 47 min 6 commentaires

Csak a szél, le dernier film du jeune réalisateur hongrois Bennedek (Bence) Fliegauf séduit les critiques tout comme le jury de la Berlinale 2012. Il y a remporté l’Ours d’argent pour le Grand Prix du Jury la semaine dernière et succède donc au réalisateur culte hongrois Béla Tarr. Son film engagé, touchant et politique ravive les braises de la vague d’attentats anti-Roms de 2008-2009 et relance le débat de l’intégration des communautés Rom en Hongrie, jusqu’aux portes de la Berlinale.

Dernière séance du cinéma plein air de l’IFB

Dernière séance du cinéma plein air de l’IFB

26 juillet 2011 à 6 h 58 min 0 commentaire

Cet été, du 14 juin au 26 juillet, l’Institut Français de Budapest organisait la 3ème édition de son festival « Tant qu’il y aura des hommes », avec des séances de cinéma en plein air à Holdudvar, sur l’île Margit. Si l’évènement avait été annulé en 2010, Coupe du Monde de Football oblige, il a obtenu cette année des résultats largement positifs, selon les dires de Rosemonde Roussey, chargée de mission audiovisuel à l’IFB. Le choix de diffuser des comédies légères et sous-titrées en anglais a en effet permis d’attirer un public jeune, avec souvent beaucoup plus de Hongrois que de Français. Les estimations pour les projections des 5 et 12 juillet derniers annoncent des chiffres assez bons ; entre 150 et 200 spectateurs s’étaient alors rassemblés pour l’évènement. La cerise sur la gâteau : Edouard Baer et Vincent Lacoste, de passage en Hongrie pour le tournage du nouvel opus d’Astérix, ont même accepté de venir pour la diffusion du film » Les Beaux Gosses « de Riad Sattouf. Malheureusement, si la semaine dernière, la pluie était au rendez-vous, l’aménagement d’une salle couverte pour l’occasion ainsi qu’une dégustation de vin avant  » Je crois que je l’aime  » de Pierre Jolivet ont assuré pour le public le partage d’un moment agréable et convivial. La dernière séance est prévue ce soir à 21h15, avec le film d’Emmanuel Mouret « Changement d’adresse « . Mikaël Juchniewski

Le producteur d'origine hongroise Andrew G. Vajna

Cannes : Vajna, le Terminator du cinéma hongrois (2/2)

18 mai 2011 à 15 h 15 min 1 commentaire

Par Swan Min-Tung En marge des compétitions, Andrew G. Vajna a profité du festival pour préciser à Le Monde.fr comment il compte gérer la production cinématographique hongroise avec les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement. Le plus hollywoodien des hongrois – producteur entre autres de Rambo, Terminator et Total Recall – et placé récemment à la tête du conseil de rénovation du cinéma hongrois a indiqué que   »nous devons nettoyer la maison » en limitant drastiquement les dépenses du cinéma hongrois. Cela revient à réduire le nombre de productions – entre 20 et 30 films par an – le temps que l’industrie du cinéma hongrois se reconstruise des finances solides. Vajna estime qu’à partir de maintenant « Il y aura une douzaine de films à long terme, mais pas plus. Vingt films par an, c’est du luxe ». Ce sont 2 Milliards de forint qui seront libérés pour les productions de 2011. Reste maintenant à savoir qui pourra en bénéficier. Vajna a assuré après sa nomination que les projets de films seront jugés sur des critères certes artistiques, mais aussi commerciaux. Les candidats devront acceptés de se situer dans un budget restreint et adapté en conséquence. Bien qu’il soit seul décideur, il tente de prouver qu’il n’exercera pas d’influence subjective sur la production des œuvres, mais que cela restera des avis purement professionnels. Une problématique posée suite à la disparition du seul organe de contrôle indépendant qu’était la Fondation Cinématographique Hongroise. Les professionnels du cinéma s’inquiètent de l’attractivité déclinante que risque de produire un manque de diversité cinématographique. Articles liés : Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Un Ours pour Béla Tarr ? Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Cannes : la Hongrie en petite forme sur la Croisette (1/2)

Cannes : la Hongrie en petite forme sur la Croisette (1/2)

17 mai 2011 à 12 h 33 min 0 commentaire

A l’occasion du 64ième festival de Cannes, permettons-nous un rapide point sur la situation du cinéma hongrois. Tout d’abord, sa présence à Cannes, car oui il est bien présent !… même s’il faut bien chercher pour le trouver.

Cinéma : la 18ème édition du festival Titanic à l’arrachée

Cinéma : la 18ème édition du festival Titanic à l’arrachée

12 avril 2011 à 22 h 20 min 0 commentaire

En temps de crise économique, la culture donne bien souvent des leçons à ceux qui ne jurent que par les « gros sous ». Titanic (malgré son nom) a toujours été un petit festival international de cinéma loin d’avoir une réputation mondiale, mais il est la référence du genre en Hongrie. Froufrous et paillettes mis à part, il n’a pourtant pas grand chose à envier aux « grands » sur le plan du line-up. Cette année, faute de soutien financier de l’Etat hongrois, il a lieu in extremis et sa durée a d’ailleurs été réduite à 8 jours au lieu de la dizaine habituelle. Malgré tout, Titanic est encore bien là et n’offre pas moins de 52 films venant de 20 pays différents au public hongrois. Chapeau !

Grande Première pour les « Journées du Film Francophone »

Grande Première pour les « Journées du Film Francophone »

23 février 2011 à 11 h 28 min 1 commentaire

Par Hulala, avec Marguerite Hubsch C’est le grand retour de l’événementiel cinématographique francophone à Budapest. Du 24 février au 3 mars, l’Institut Français organise pour la première fois un festival long d’une semaine, qui met le cinéma francophone récent à l’honneur. Un préambule prometteur au mois de la francophonie en Hongrie, qui débutera le 4 mars et pour lequel tous les événements seront gratuits. Avec les « Journées du Film Francophone », on y gagne au change par rapport à la « Nuit du cinéma francophone », abandonnée en 2010. Pour une première édition, avec seulement deux sponsors, des tarifs très abordables et des séances gratuites à l’Institut, il faut admettre que l’organisation fait fort. Rien à voir, donc, avec les défunts Francia Film Napok, leur promotion de quelques blockbusters français et leur pléiade de VRP. Ces « Journées » ne sortent pas de la capitale, certes, mais elles ont le mérite de donner une vraie dimension francophone à leur programmation en ne rassemblant pas moins de 20 films issus de 9 pays. Un juste reflet multiculturel du monde francophone, à découvrir durant 8 jours (avec une à deux projections par film) dans deux cinémas (Uránia et Örökmozgo) et à l’Institut Français. La critique des films français au programme Parmi les films français, le troisième long-métrage (trop long) de Guillaume Canet, Les petits Mouchoirs (2010), ouvrira le festival lors d’une projection unique, jeudi soir à 20h dans le décor splendide de la Grande salle d’Uránia. Une comédie dramatique de 2h30, cocktail de naïveté et de gags attendus. Un divertissement dans la plus pure tradition française de films comme 15 août ou Le coeur des hommes, où les relations d’une bande d’amis bobos parisiens sont mises à l’épreuve lors de vacances au bord de l’océan Atlantique. Une réalisation qui, par moments (surtout la dernière heure), lassera certainement les Français invités à la cérémonie d’ouverture. Ce film pourra néanmoins rafraîchir le public hongrois grâce à son exotisme social digne de Sous le Soleil (déjà diffusé en Hongrie) ou de Plus Belle la Vie. Rien ne sert cependant d’en faire la promotion outre mesure, puisque comme souvent lors d’une ouverture de festival, la majeure partie des places ont été cédées. Les trois autres grosses affiches françaises du festival sont, elles, plus accessibles au public, et c’est tant mieux. Bonnes surprises, Jean Becker, réalisateur de La tête en friche (fable inter-générationelle autour de Gérard Depardieu, 2010), et Marc Fitoussi, réalisateur de Copacabana (2010) seront  présents à la projection de leurs films à Uránia, respectivement vendredi 25 février et mercredi 2 mars. On pourra donc surtout remercier l’Institut d’avoir programmé ce dernier et Le Bruit des Glaçons de Bertrand Blier, deux petites perles d’humour français, tout en finesse. Dans l’un, on aura plaisir à voir l’excellente Isabelle Huppert jubiler dans un rôle de belle-mère célibataire complètement « perchée » qui rêve de plages brésiliennes à Oostende ; dans l’autre, on appréciera la performance d’humour noir, avec Jean Dujardin en écrivain alcoolique isolé, qui fait la rencontre imaginaire de son cancer (Albert Dupontel) pour mieux le combattre (photo). La liste des films provenant de 9 pays différents La distribution des films a été financée par leurs ambassades. Pour plus d’informations sur les lieux et les horaires des projections, consulter le site de l’organisateur. Le tarif des séances à Uránia sera de 1000 HUF, et de 800 HUF à Örökmozgo (gratuit à l’Institut français) Films français (1)    Les petits Mouchoirs, le 24 février à 20h à Uránia (2)    La Tête en Friche, les 25 et 26 février à 20H30 à Uránia (3)    Le bruit des glaçons, le 27 février à 20h30 à Örökmozgo et le 28 février à 20h00 à Uránia (4)    Copacabana, le 2 mars à 20H30 et le 3 mars à 18h00 à Uránia (5)    Le père de mes enfants, le 3 mars (6)    La Grande Illusion, le 2 mars Films belges (7)    L’iceberg, les 26 février et 1er mars (8)    Rumba, les 27 février et 2 mars (9)    L’enfant, le 1er mars Film congolais (10)    Brenda Bilili, les 25 février et 1er mars Films égyptiens (11)    Femmes du Caire, les 1er et 2 février (12)    La Terre, le 28 février Film marocain (13)    Les Amants de Mogador, les 28 février et 2 mars Film roumain (14)    Médaille d’honneur, le 1er mars Films suisses (15)    Cleveland contre Wallstreet, les 25 et 28 février (16)    Jonas qui aura 20 ans en l’an 2000, le 3 mars (17)    Opération Casablanca, les 27 février et 3 mars Films tunisiens (18)    Les secrets, les 27 et 28 février (19)    Le reste est silence, le 28 février Film vietnamien (20)    Ne te brûle pas, le 2 mars Adresses : Uránia, 1088 Budapest, Rákóczi út 21 Örökmozgo, 1073 Budapest, Erzsébet körút 39 Institut Français, 1011 Budapest,  Fő utca 17 Site officiel & Programme de la semaine Source : www.franciaintezet.hu

Béla Tarr à la Berlinale 2011 (Source : www.berlinale.de)

Béla Tarr reçoit le Grand Prix du Jury de la Berlinale 2011

21 février 2011 à 6 h 49 min 0 commentaire

Par Marguerite Hubsch L’Ours d’Argent, c’est la récompense attribuée le 19 février par le Festival du Film de Berlin pour l’œuvre du cinéaste hongrois, A Torinói Ló. Il y a quelques jours, Béla Tarr et ses confrères avaient publié un texte en réaction aux mesures prises par le gouvernement hongrois, ce dernier tendant à mettre en péril la diversité cinématographique dans le pays (NDLR, Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art). Cette réaction a été soutenue par de nombreux artistes étrangers. Le Grand Prix du Jury, aussi décerné par le Festival allemand, qui salue l’œuvre du réalisateur, affirme de manière encore plus forte sur la scène internationale le soutien du monde du 7ème art à la cause défendue par l’artiste. Soutien du genre mais aussi soutien politique, l’appel de Béla Tarr a bien été entendu. L’originalité du film peut provoquer soit une admiration pour ce génie soit un rejet d’un cinéma contemplatif à l’extrême. Lors de la projection, le second sentiment semblait le plus fort mais le jury a tenu a salué ce style magnifique. Tarr, s’illustrant dans le thème sociologique, proclame cette diversité cinématographique. Ce cinéma radical, se passant souvent de paroles et faisant ressortir une atmosphère lourde, montre la vie sans fioritures qui se rapproche pas à pas de l’obscurité. Dans Le Cheval de Turin, le paysan, sa fille et le cheval qui ont tous besoin l’un de l’autre pour vivre, se dirigent petit à petit vers la fin. Auteur d’une dizaine de films, l’artiste hongrois affirme que cette réalisation est la dernière. Sa carrière couronnée ce week-end, cet Ours d’Argent pourrait-il lui donner un nouvel élan? Interviewé, Béla Tarr affirme ne pas vouloir être un professionnel qui se répète à chaque film, avec A Torinói Ló, il a bouclé la boucle, « j’ai dis tout ce que j’avais à dire ». Jusqu’à présent aucun distributeur français ne s’était porté acquéreur du film, la récompense attribuée pourrait ainsi le sortir de l’ombre. Site officiel du Festival de Berlin Articles liés : Un Ours pour Béla Tarr ? Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Image tirée du film Taxidermia, de György Pálfi

Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art

17 février 2011 à 22 h 25 min 0 commentaire

Le 7 février dernier, un collectif de cinéastes hongrois a publié une déclaration contre la décision du gouvernement de restructurer le système de financement de l’industrie du film en Hongrie. Le collectif de cinéastes à l’origine de la déclaration publiée par Cineuropa s’inquiète de voir la diversité et la richesse de la production cinématographique hongroise sacrifiée sur l’autel de la rentabilité et d’un contrôle centralisé dénué d’indépendance. « Le gouvernement hongrois a décidé de substituer à une structure autonome démocratique et indépendante garantissant la pluralité des films hongrois un système où une seule personne prend les décisions. A notre avis, cette décision met en danger la nature diversifiée des films hongrois », peut-on lire dans cette déclaration. Ildiko Ennyedi, membre du collectif, espère « ne pas voir le retour des conditions d’avant 1989, lorsque les productions cinématographiques dépendaient exclusivement du jugement et de l’appréciation personnels de quelques décideurs. » Ce collectif, composé de 9 cinéastes hongrois – Ildko Ennyedi, Benedek Fliegauf, Szabolcs Hadju, Miklos Janucso, Agnes Kocsis, Marta Meszaros, Kornel Mundruczo, Gyorgy Palfi et Béla Tarr – est également soutenu par plusieurs dizaines de cinéastes étrangers, parmi lesquels Gus Van Sant, Michael Hanneke ou encore Luc et Jean-Pierre Dardenne. Un champion du box-office US à la tête du cinéma hongrois Au cours des 20 dernières années, c’est la fondation cinématographique hongroise – organisme indépendant composé de professionnels du cinéma- qui était en charge de l’attribution des fonds aux différents projets. Mais en 2010, la fondation est devenue insolvable et donc incapable d’assurer ses fonctions budgétaires. Le premier ministre Viktor Orban a alors décidé de nommer un commissaire responsable du système de financement de l’industrie du film, en la personne d’Andrew. G. Vajna, le plus hollywoodien de tous les Hongrois. On lui doit notamment des « blockbusters » tels que Total Recall ou encore Rambo. Nommé pour deux ans, Vajna a exposé les grandes lignes de son plan de restructuration lors du Forum du Cinéma Est-Européen qui s’est tenu dimanche 13 février, dans le cadre de la Berlinale, Festival du film international de Berlin.  Sa priorité est d’évaluer les actifs de l’industrie cinématographique hongroise, de créer un cadre légal, en accord avec les lois hongroises et celles de l’UE afin de parvenir à un système exploitable. Vajna a également exprimé le souhait de voir les cinéastes travailler avec lui, ce qui serait dans leur intérêt, selon lui. La nomination de Vajna est vivement critiquée par les cinéastes, qui avancent son passé hollywoodien et son inexpérience de l’industrie européenne du film et de son mode de financement. L’intéressé répond qu’il est ouvert aux discussions et prêt à entendre critiques et inquiétudes concernant le nouveau poste qu’il occupe. « La situation est absurde, il n’y a pas de communication entre la profession et les preneurs de décisions depuis neuf mois (arrivée au pouvoir du gouvernement de Viktor Orban, ndlr), nous ne savons même pas quel ministère gère le cinéma », résume Béla Tarr, le plus célèbre d’entre eux, cité par MTI. Le site du Cinéma européen : Cineuropa Articles liés : Un Ours pour Béla Tarr ? Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Source : www.berlinale.de

Un Ours pour Béla Tarr ?

17 février 2011 à 22 h 03 min 2 commentaires

Par Marguerite Hubsch Le dernier film du réalisateur hongrois Béla Tarr, A Torinói Ló (Le Cheval de Turin), est à l’affiche du 61ème festival du Film de Berlin jusqu’au 20 février. L’histoire se passe dans la ville italienne à la fin du 19ème siècle. Nietzsche court au secours d’un cheval brutalisé par son cocher. Suite à cet événement, le philosophe perd connaissance puis tombe dans le mutisme et met fin à ses écrits. Ce film dramatique évoque une marche vers le néant – qui dure six jours – en retraçant la destinée du cocher, de sa fille et du cheval. Selon Béla Tarr lui-même – connu pour ses films hors-norme – il pourrait s’agir de sa dernière réalisation, reconnaissant que ce genre de cinéma n’est plus tellement bien accueilli par le public. A Torinói Ló, pellicule en noir et blanc, lent et très épuré, ne comporte que très peu de dialogue. Il faut s’accrocher pour aller jusqu’au bout ! Le cinéaste hongrois reste toutefois apprécié sur la scène festivalière, la Berlinale attribuera t’elle l’Ours d’Or, ou d’Argent, au « Cheval » ? Site officiel du Festival de Berlin Article lié : Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche

Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche

2 février 2011 à 4 h 00 min 0 commentaire

Ce n’est pas tous les jours qu’un film à la fois français, roumain et hongrois sort en salle en France. « Morgen », du réalisateur Marian Crisan, raconte l’histoire d’un immigrant clandestin turc qui échoue dans un petit village roumain adossé à la frontière hungaro-roumaine et rencontre Nelu, un quarantenaire, vigile de supermarché, qui promet de l’aider à la franchir pour rejoindre l’Allemagne. Vous l’aurez compris, le film s’attaque au thème – très en vogue depuis « Welcome » – de l’immigration vers Union européenne. Ce film est particulièrement d’actualité alors que la Hongrie qui préside l’Union européenne tente à tout prix de repousser plus à l’Est cette fameuse frontière de sécurité de Schengen que l’immigrant turc veut franchir. L’idée de ce film est apparue à son réalisateur roumain en 2007 alors qu’il lisait un fait divers relatant l’arrestation de deux Turcs qui tentaient de passer cette frontière. Espérons que des cinémas hongrois le programment prochainement. Date de sortie en France : 2 février 2011 Réalisé par Marian Crisan Long-métrage

Le « Festival du film belge » ouvre ses portes

Le « Festival du film belge » ouvre ses portes

16 novembre 2010 à 9 h 30 min 1 commentaire

Pour sa cinquième édition, le Festival du film belge 2010, organisé par Wallonie-Bruxelles, propose une nouvelle fois aux cinéphiles de découvrir gratuitement, à Budapest et à Pécs, un cinéma belge mal connu du grand public en Hongrie. Quatre longs-métrages et des courts-métrages seront diffusés toute la semaine jusqu’à samedi, œuvres de jeunes cinéastes prometteurs.

Angelina Jolie pigeonnée à la hongroise !

Angelina Jolie pigeonnée à la hongroise !

21 octobre 2010 à 20 h 05 min 1 commentaire

Décidément Angelina Jolie rencontre bien des embûches dans la réalisation de son premier film. Dernière en date : Le gardien de l’immeuble où elle devait tourner des scènes s’est fait passer pour le propriétaire et l’a taxé d’un million et demi de forint pour la location des lieux pour une semaine. C’est moins qu’une broutille pour Angelina, mais pour le roublard, c’est un beau petit pactole. Malheureusement pour lui, il s’est fait pincer avant d’avoir accompli son forfait par le véritable propriétaire de l’immeuble qui a flairé l’entourloupe. Mais qui sait, peut-être que la star américaine, dans sa grande mansuétude, lui laissera son pourboire… L’un des propriétaires de l’immeuble raconte : « Mon partenaire m’a appelé en me demandant si je savais qu’il y aurait un tournage dans notre immeuble. Tu ne devinera jamais: c’est Angelina Jolie ! Et la meilleure, c’est que le gardien a donné le bâtiment pour une semaine sans nous prévenir… ». Selon plusieurs médias hongrois, l’immeuble en question serait celui qui abrite le club « Tüzraktér », mais cela a été démenti par la suite par ses proprios. Tüzraktér ressemblerait-il à Sarajevo en guerre ? La Bosnie, qui a finalement accepté d’accueillir son tournage lui réserve encore bien des surprises… Article lié : Angelina Jolie lance les hostilités à Budapest

Tournage sur Rozsak tere

Angelina Jolie lance les hostilités à Budapest

18 octobre 2010 à 0 h 36 min 0 commentaire

Le tournage de son premier film a débuté la semaine précédente à Budapest, mais les autorités de Bosnie lui font des misères pour continuer le tournage comme prévu en novembre dans ce pays.

Un « Krokodill » en or

Un « Krokodill » en or

20 septembre 2010 à 0 h 40 min 0 commentaire

Le film « Krokodill » du réalisateur estonien Kaspar Jancis a remporté vendredi le « Cartoon d’Or 2010″, prix du meilleur film européen d’animation, à l’issue du « Magyar Cartoon Forum » qui s’est tenu à Sopron du 14 au 17 septembre. Ce court-métrage, récompensé par le prix du Cartoon d’Or et une somme de 10 000 euros, raconte l’histoire d’un chanteur d’opéra déchu, condamné à se déguiser en crocodile pour divertir les enfants. Son désespoir grandit jusqu’à sa rencontre avec une femme étrange… Le Cartoon d’or, décerné au meilleur court-métrage d’animation de l’année, constitue souvent un tremplin vers l’industrie internationale du film d’animation. Parmi les cinq finalistes sélectionnés cette année par le jury (composé de Joanna Quinn – Royaume-Uni, Valérie Schermann – France et Géza M. Tóth – Hongrie) figurait également un court-métrage d’animation réalisé par des membres du collectif français H5, François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain : « Logorama », qui a déjà reçu de nombreux prix, dont l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2010. Sources : Le site du Cartoon d’Or 2010 Articles liés : Mediawave, en toute discrétion Cinéma : la guerre et « l’année du Tigre » à l’honneur de Titanic

Angelina Jolie et Brad Pitt en Bosnie-Herzégovine en avril 2010

Angelina Jolie au chevet de la Bosnie

23 août 2010 à 14 h 11 min 0 commentaire

Après un passage éclair à Budapest vendredi pour assurer la promotion de son dernier film, le thriller Salt, l’actrice américaine, compagne de Brad Pitt, et véritable poule aux œufs d’or de la presse people s’est posée à Sarajevo avec cette fois sa casquette d’ambassadrice du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, a rapporté le quotidien bosnien Dnevni Azav. Alors qu’elle était censée honorer les Croates de sa venue dans leur capitale de Zagreb, Jolie a effectué une pirouette pour finalement se rendre à Sarajevo afin de promouvoir le retour des réfugiés et déplacés de Bosnie-Herzégovine. Elle a rencontrée des dirigeants bosniens – le bosniaque Haris Silajdzic et le croate Zeljko Komsic – auxquels elle a déclaré « espérer qu’il y aura bientôt des mesures concrètes pour améliorer la vie de ces gens« . On peut douter que le charme naturel de la star et sa plastique suffisent à démêler le sac de nœuds administratif qui empêche, quinze ans après la fin des combats, le retour de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés. De même, on peut douter que son sourire et sa notoriété puissent changer quoi que ce soit au manque de volonté de revenir sur l’homogénéisation ethnique acquise par la force et de (re)construire une société multinationale harmonieuse. Ce n’est pas sa première visite en Ex-Yougoslavie. Au printemps dernier, elle avait fait un beau cadeau aux réfugiés de Bosnie orientale en leur rendant une visite en compagnie de son Brad Pitt de mari. Angelina Jolie a aussi profité de son escale bosnienne, vendredi, pour faire part à la presse de son projet de tourner son premier film dans la région. Il s’agira, selon ses révélations, d’une histoire d’amour sur fond de chaos balkanique et de la guerre de Bosnie de 1992-95. « Je voudrais y associer autant que possible des gens de la région et apprendre autant que je peux. » Elle a aussi prévenu que le film ne contiendra pas de message politique. Peut-être ignore-t-elle que dans cette partie du monde, tout est politique… Le tournage devrait commencer dès cet automne.

Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte

Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte

16 juillet 2010 à 17 h 26 min 0 commentaire

Une légende du cinéma hongrois, Ferenc Krampner, plus connu sous le nom de Ferenc Kállai, a rendu son dernier souffle à Budapest dimanche dernier. C’est à l’âge de 85 ans que s’est éteint l’acteur, après avoir souffert d’une longue maladie. Membre à vie du Théâtre National, Ferenc Kállai, qui a joué dans plus de 100 films durant sa longue carrière, a connu son heure de gloire en interprétant le rôle de József Pelicán dans le film « A Tanú » (un témoin) de Péter Bacsó en 1969. Cette satire politique du régime socialiste, qui connut à sa sortie un succès immédiat en Hongrie, a été financée, autorisée puis finalement censurée par le gouvernement en place. Ce n’est que 10 ans après sa sortie initiale que les spectateurs hongrois ont pu revoir ou découvrir « Un témoin » sur les écrans. Il a été présenté au festival de Cannes en 1981. En 1973 Ferenc Kállai a reçu le prix Kossuth, la plus préstigieuse distinction culturelle hongroise. Ferenc Kállai, originaire de la petite ville de Gyomaendrőd, sera inhumé ces prochains jours. Aucune information n’a pour l’instant été communiquée concernant le lieu et le jour de l’enterrement. La chaine Filmmuzeum rediffusera « A Tanú » ce soir à 22h30 et demain à 11h05.

Cinéma : Pile-up primé à Rouen

Cinéma : Pile-up primé à Rouen

20 mai 2010 à 15 h 03 min 0 commentaire

Pile-up, du réalisateur hongrois Ferenc Török, a remporté le prix du meilleur film lors de la 5ème édition du festival de films d’Europe centrale et de l’est de Rouen. L’histoire de Koccanás (titre original) débute par un « crash » dans un carrefour sombre quelque part en Hongrie. A partir de cet accident, le réalisateur met en scène des personnages à la vie et aux destins opposés, qui, forcés de se rencontrer à ce moment précis,  réagissent d’une façon différente face à la situation. Totalement filmé en noir et blanc, Pile-up est une adaptation d’un roman de l’auteur contemporain hongrois György Spiró. Cette victoire au festival de Rouen est un bon coup de pub pour le réalisateur hongrois Ferenc Török, qui est également l’homonyme d’un champion olympique de pentathlon en Hongrie. Le réalisateur, âgé de 39 ans, avait déjà éveillé l’attention des cinéphiles avec 3 précédents films Place de Moscou (2000), Szezon (2004) et Animaux sauvages merveilleux (2005).

Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

6 mai 2010 à 21 h 00 min 0 commentaire

Après Los Angeles et Baton Rouge aux Etats-Unis, les studios américains indépendants de cinéma Raleigh ont inauguré un nouveau complexe ultramoderne dans la capitale hongroise, Jeudi 6 mai. Ce complexe qui permettra la réalisation de longs métrages, de spots publicitaires et de productions pour la télévision est « l’un des plus grands complexes de productions cinématographiques d’Europe » ont déclaré ses propriétaires au cours d’une conférence de presse. Les studios s’étendent sur 40.000m², sur un terrain de 18 hectares, à Rakospalota dans Budapest même. « Le studio donnera du travail en permanence à une centaine de personnes, mais lors des productions de films ce chiffre atteindra plusieurs milliers », a précisé le président de Raleigh Studios, Michael Moore (qui n’est pas LE célèbre Michael Moore, réalisateur notamment des documentaires Bowling for Columbine et Fahrenheit 9/11). Le projet de 61 millions d’euros, réalisé en partenariat avec l’investisseur hongrois Origo Film Group, a bénéficié d’un prêt de la banque hongroise de développement. L’Etat hongrois a participé à hauteur de 642.000 euros. Ce ne sont pas les premiers studios étrangers à s’installer en Hongrie. Le pays est une destination de choix pour les délocalisations du secteur de l’industrie du cinéma en raison de conditions fiscales attractives et de la présence d’une main-d’œuvre qualifiée et peu chère. Selon Michael Moore, le cadre « spectaculaire » de Budapest a aussi compté dans le choix d’implantation.

Le cinéma coréen à l’honneur à Urania

Le cinéma coréen à l’honneur à Urania

4 mai 2010 à 22 h 35 min 0 commentaire

Quelques jours seulement après la clôture du Festival International Titanic, c’est le cinéma coréen qui posera ses bobines au cinéma Urania, du 10 au 14 mai, à l’occasion du troisième Festival du Film Coréen. Avec ces dix long-métrages projetés, le festival mise sur l’éclectisme : un thriller (Voice of a murderer), une comédie musicale (200 Pounds Beauty), un drame sentimental (The Apple), seront notamment présentés au public. Parmi eux, notons aussi le film Take Off qui a attiré pas moins de huit millions de spectateurs en Corée du sud, avec un sujet pour le moins inédit puisqu’il traite de l’équipe nationale sud-coréenne de saut à ski. Tous les films seront projetés en version originale, sous-titrés en anglais et interprétés simultanément en hongrois. Le premier secrétaire à l’ambassade coréenne de Hongrie, Kvon Jung Sup, a justifié cette sélection de films populaires et récents en expliquant que le futur Institut de Corée – qui sera prochainement inauguré par l’Ambassade sud-coréenne – projettera régulièrement des films d’auteurs coréens. La cérémonie d’ouverture du festival sera assurée par la compagnie de danse de Li Kyung-Hoo le 9 mai à 19h. Article lié : La Guerre et l’année du Tigre à l’honneur du festival Titanic

Mediawave, en toute discrétion

Mediawave, en toute discrétion

30 avril 2010 à 23 h 25 min 0 commentaire

Une fois n’est pas coutume. La 20ème édition du festival international  Mediawave a lieu à Szombathely, petite ville à 20 kilomètres de la frontière autrichienne. Il commence dès ce soir, et s’achèvera le 8 mai prochain. Mediawave, dont les 19 premières éditions étaient programmées à Györ, est un événement de cinéma et de musique principalement, qui réunit notamment des dizaines de réalisateurs du monde entier, amateurs ou professionnels, en compétition pour différents prix (longs et courts métrages, films d’animations, documentaires…). Une large place est également faite, pendant toute la durée de l’événement, aux concerts, aux expositions de photos, d’arts ainsi qu’aux représentations théâtrales. Mediawave n’a rien d’un festival « tape-à-l’oeil », et sa délocalisation en est une des manifestations cette année. Dans la compétition cinématographique ou bien sur la scène musicale proposées, les têtes d’affiches et les « pops stars » sont aux abonnés absents. Mais telle est la philosophie du festival : servir de tremplin à de jeunes talents et promouvoir l’activité artistique de « pépites » ignorées par le « show-business ». La spécificité géographique du festival (non loin de Gyor), à la frontière « traditionnelle » entre le monde occidental et oriental, lui confère également la possibilité de revendiquer une fonction « créatrice de liens » entre des artistes venant de l’Est et de l’Ouest de l’Europe. Dans cet esprit « découverte de nouveaux talents », Mediawave propose  également des activités  formatrices pour les artistes le souhaitant. Le projet « Passport control 18 » ne sert pas à détecter les inspirations de réalisateurs désireux de se « faire un nom » dans le cinéma porno, bien que l’intitulé puisse le laisser croire. Il s’agit simplement de vastes ateliers d’art offrant la possibilité de faire coopérer des jeunes artistes de 16 à 30 ans avec des professionnels dans les activités musicales, cinématographiques, photographiques et théâtrales. Il serait fastidieux d’énumérer en détails le programme de Mediawave. Pour peu qu’ils parlent anglais, les intéressés le trouveront énoncer sur le site du festival. Pour célébrer les 20 ans de Mediawave, il leur sera également possible de sélectionner, via le même site, le meilleur film des 20 dernières éditions Mediawave, dans le cadre d’une compétition inédite. Les férus de cinémas alternatifs y trouveront vraisemblablement leur compte. Quand aux « cinéphiles » amateurs de paillettes, de limousine et de tapis rouge, ils devront s’armer de patience et attendre l’ouverture d’un autre festival basé sur la côte d’Azur, dans le courant du mois de mai. Site web de Mediawave

Deux réalisateurs hongrois primés à Amsterdam

25 avril 2010 à 21 h 21 min 0 commentaire

Deux réalisateurs hongrois ont été primés au Festival du Film Fantastique d’Amsterdam lors de la cérémonie de remise des prix samedi soir. Roland Vranik a reçu le prix du Melies d’argent pour son film Transmission (Adás en hongrois). Le prix « Black Tulio » a été décerné à Arpad Sopsit pour son film Le Septième Cercle. Transmission suit les aventures de trois frères, Henrik, Vilmos et Otto, vivant et essayant de s’ajuster dans un monde où les moyens de télécommunications ne fonctionnent plus. Le film a été sélectionné pour le prix du Mélies d’or, qui sera décerné en octobre par la Fédération Européenne des Festivals du Film Fantastique. Le Septième Cercle raconte l’histoire d’un groupe d’adolescents cherchant un but à leur existence. Articles liés: La Comtesse Báthory une nouvelle fois à l’écran Cinéma : Titanic a fait escale à Brest Cinéma : la guerre et « l’année du Tigre » à l’honneur de Titanic

Cinéma : Titanic a fait escale à Brest

Cinéma : Titanic a fait escale à Brest

13 avril 2010 à 0 h 44 min 0 commentaire

A l’occasion de la présentation de son film Un soir au club au festival international Titanic, le réalisateur français Jean Achache était présent à Budapest, dans la sublime salle du cinéma Urania pour en parler, vendredi dernier. Malheureusement, le film n’est plus diffusé dans aucune des trois salles du festival : Kino, Urania et Toldi. Un soir au club… de jazz Un soir, dans un club de jazz sur les docks brestois, Simon Nardis renoue avec ce passé qui a failli le tuer, mais qui l’a aussi fait se sentir plus vivant que jamais quelques années auparavant. Ex-célèbre pianiste de jazz,  il mène une vie rangée depuis 10 ans mais se retrouve, par hasard, confronté à ses vieux démons : le jazz, l’alcool et les doutes. Comme capturé, il occulte monde extérieur et obligations au fur et à mesure que ses doigts flirtent avec les notes du piano. Debbie, la propriétaire du club, « est » le jazz. Elle est cette passion dévorante et destructrice, vers laquelle Simon se laisse doucement aller. Suzanne, l’épouse, est la «vraie» vie, Paris, la réalité : la survie loin du jazz. Mais pour Jean Achache, «le jazz n’est pas le sujet du film, il est un des personnages». De ce roman de Christian Gailly duquel est tiré le film, Jean Achache en a gardé le jazz, mais pas seulement. Il est aussi question de choix, d’ultimatum et de souffrance face à ce destin qui parfois est plus fort que l’envie d’y résister. «Je n’ai pas gardé la fin du roman, le mariage de Debbie et Simon. Je n’avais pas envie d’une fin aussi explicite. Ce n’est pas le plus important je pense» Des acteurs dans la ville de Brest Elise Caron intérprète une Debbie mystérieuse et touchante, à la voix de velours et accompagne parfaitement Simon dans sa «rechute». Simon, campé par Thierry Hancisse (qui a remporté le Mascaruin de la meilleure interprétation masculine lors du 5ème festival du film de la Réunion, pour ce rôle) est d’une sensibilité touchante et sa souffrance nous emporte, tout comme la bande-son, magique. Planter le décor du film Un soir, au club à Brest est un choix de Jean Achache : « Il fallait une ville loin de Paris, avec la mer. Et puis la symbolique de cette ville était intéressante pour l’histoire : après Brest, il n’ya plus rien, c’est la fin de la terre, le bout du monde. Il faut faire un choix. C’est exactement la situation dans laquelle se trouve Simon. » Site du festival Titanic Article lié : La Guerre et l’année du Tigre à l’honneur du festival Titanic

A West Balkán, pas de patin pour Pattinson !

A West Balkán, pas de patin pour Pattinson !

11 avril 2010 à 6 h 19 min 1 commentaire

Tout le monde le sait, tous les tabloids en parlent depuis deux semaines, Robert Pattinson est actuellement à Budapest pour le tournage de  Bel Ami, en compagnie d’Uma Thurman, Cristina Ricci et Kristin Scott Thomas. S’il ne semble pas aisé pour les fans d’avoir une «photo volée» de l’acteur de Twilight, tant l’accès au tournage est difficile, des possibilités d’approcher, ou plutôt de se faire approcher par le « beau Robert » existent tout de même. Les plus jolies des habituées des soirées nocturnes à Budapest le savent bien, il n’était pas rare, ces derniers soirs, de voir le «beau gosse» britannique dans les coins assez branchés de la capitale hongroise, tels que, entre autres, Corvin Této ou West Balkan. Le beau Robert s’y serait même « pris » quelques râteaux… Robert Pattinson au naturel Il n’y a pas que les tournages qui coûtent moins cher en Hongrie. Les clubs et les sorties aussi.  Robert Pattinson s’en est peut-être rendu compte, bien qu’il ne doive pas avoir de grands problèmes financiers en ce moment. Le jeune acteur (23 ans), aussi célèbre soit-il, est finalement comme tous  les garçons et filles de son âge : il aime se détendre après une dure journée de travail dans les lieux à la fois branchés, populaires et « cheap » dont regorge la capitale hongroise. Ses sorties à Corvin Teto et West Balkan (respectivement mardi 30 mars et mercredi 31 mars pour Rewind) ont d’ailleurs été très remarquées. Pattinson dans le « pathos » Elégant et distingué, Robert est aussi un jeune homme accessible qui ne renie pas à parler aux premières venues. Tel Bel Ami, on l’a même vu user de son charme ravageur pour accoster les plus belles jeunes filles, pensant les éblouir et les intimider par sa présence. Mais c’était sans compter sur la fierté et la pudeur d’au moins une d’entre-elles, à qui il a donné son numéro de téléphone le 31 mars au soir, certainement pour qu’elle le rejoigne dans sa chambre du New-York Palace sur Erzsébet körut. La scène n’a d’ailleurs pas manqué de « pathos », puisqu’il aurait prétexté que tout ne va pas pour le mieux avec sa petite-amie actuelle. Mais cela n’a pas suffit : le refus de la prude hongroise n’a pu être suivi que d’un au-revoir poignant de la part de Robert. Sachant que, depuis hier, la « petite-amie » en question (Kirsten Stewart, sa partenaire dans Twilight) est à Budapest pour fêter ses 20 ans, espérons que cette petite révélation n’entraîne pas une rupture malheureuse dans le 7ème arrondissement. Muscle ton jeu Robert! A entendre le grand « ouf » de soulagement des « clubbers » mâles, restés dans son ombre auprès de la gente féminine, le héros de Twilight, sérieux, n’est pas resté tard en club, déjà parti à 1 heure du matin passé. Travail oblige. La vie d’un acteur tel que lui n’est pas de tout repos. En plus du tournage de Bel Ami, Pattinson doit se préparer physiquement pour Twilight 4. Le nouveau réalisateur de la saga des vampires, Bill Condon, l’a annoncé ces derniers jours : à l’instar du très « protéiné » Taylor Lautner, Robert va devoir « muscler son jeu ». Twilight 4 et Bel Ami sortiront sur les écrans en 2011. Les rakpart du Danube préférés aux quais de Seine. Dans Bel Ami, l’adaptation du roman de Maupassant, Robert Pattinson incarne  le personnage principal, Georges Duroy, un jeune et beau séducteur, arriviste et opportuniste à souhait, qui réussit son ascension sociale dans la presse, le business et la politique, en manipulant les riches et en collectionnant les maitresses. L’action se déroule à Paris au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle. Mais, au plus grand désarroi des adolescentes parisiennes, le réalisateur Declan Donnellan a préféré tourner à Budapest, celle que l’on a souvent comparée à Paris.  Il est vrai que la capitale hongroise et ses quartiers inimitables offrent un décor parfait rappelant le Paris «post-Hausmann» du XIXème siècle. L’aspect financier, non-négligeable, a également dû jouer en faveur de la capitale hongroise dans l’esprit de Donnelan. Un tournage à Budapest se révélant tout aussi pro et nettement moins coûteux.

Tony Gatlif : la voix des Roms

Tony Gatlif : la voix des Roms

26 février 2010 à 10 h 24 min 0 commentaire

C’est mercredi qu’est sorti en salles le dernier film de Tony Gatlif, Liberté. Il y est question d’un chapitre mal connu de l’histoire européenne du vingtième siècle : le sort réservé aux Tsiganes en France pendant la deuxième guerre mondiale. C’est une nouvelle pièce à ajouter à l’œuvre de Gatlif en faveur de la connaissance de la culture tsigane à travers l’Europe. Une filmographie qui compte de nombreux succès dont le fameux Gadjo Dilo – qui retrace les tribulations d’un jeune français interprété par Romain Duris jusque dans un village tsigane de Roumanie – et plus récemment Transylvania. « Ne pas dévaluer l’holocauste » « Les peuples nomades n’ont pas d’histoire, ils n’ont que de la géographie », a dit Gilles Deleuze. Et pourtant ils en ont une d’histoire. Au vingtième siècle, le nazisme a conduit plus de 200.000 d’entre eux à la mort dans les camps de concentrations. Certains historiens parlent d’un demi-million de victimes. Ce n’est qu’une estimation grossière, le chiffre exact n’est pas connu et ne le sera jamais. Cette dimension de la seconde guerre mondiale a souvent été occultée. Les Roms qui ont fait de « Porajmos » (« leur » Shoah) un tabou sont en partie responsables de cette lacune des livres d’histoire. Leur culture fondée sur l’oralité et leur manque de représentativité n’a pas plaidée non plus en leur faveur. L’ampleur du génocide contre les Juifs y a aussi beaucoup contribué. En 1984, le président de l’Holocaust Memorial Council, Elie Wiesel – venu dénoncer l’antisémitisme en Hongrie il y a quelques mois –  avait rétorqué à Simon Wiesenthal qui plaidait pour que les Roms soient représentés dans ce Conseil qu’« il ne fallait pas dévaluer l’Holocauste ». [1] Pendant ce temps en Hongrie… Dans les endroits branchés de la capitale, on les cantonne à un folklore pour bobos, qui s’émerveillent volontiers des prouesses artistiques de ces drôles de gens hirsutes, mais qui vivent dans des immeubles bien propres car, comme le précisent systématiquement les agents immobiliers, « Il n’y a pas de Tsiganes ». « Réduire les autres à ce qu’ils offrent de bizarre à nos regards », a appelé ça Paul Valéry (voir la photo). Les dernières élections, les européennes de juin 2009, ont été l’occasion pour l’extrême hongroise de en faisant campagne sur « la criminalité rom ». Nul doute que son représentant le plus légitime, le Jobbik – qui a fait des Roms, aux côtés des Juifs, ses ennemis naturels –  n’aura aucun scrupule à cristalliser sur ce thème, aux élections à venir, la colère de la population fragilisée par la crise économique internationale et la gouvernance désastreuse du pays ces dernières années. L’opération ne sera pas bien difficile. Il lui suffira de pointer leurs taux de délinquance, de criminalité et de chômage bien supérieurs à la moyenne nationale. Il lui suffira aussi de parler démographie pour prouver, chiffres à l’appui, que leur natalité bien supérieure au reste de la population hongroise (ce qui n’est pas une performance en soi) fait d’eux une bombe à retardement. Le Front National pose les bonnes questions, mais donne des mauvaises réponses, avait dit Laurent Fabius, à une autre époque et dans un autre pays. Le Jobbik ne pose pas que des mauvaises questions… Les principaux intéressés et leurs défenseurs pourront lui répondre que, sur la seule base de leur appartenance ethnique, les Roms sont victimes de discrimination à tous les étages de la société. Ils pourront aussi rappeler les assassinats à caractère racistes dont ils ont été victimes l’année précédente et le manque d’ardeur de la police à trouver les coupables, tant que les institutions internationales ne s’étaient pas emparées de l’affaire. La voix de Gatlif va-t-elle porter jusqu’en Hongrie ? Aura-t-on la chance de voir Liberté sur les écrans hongrois ? Rien n’est moins sûr… [1] Amnesty International : La mémoire « trouée » d’un crime de masse Articles liés : Wiesel : « La honte de votre nation » La « question rom » selon Bajnai Discrimination à l’école: Strasbourg surveille la Hongrie En France, tous les Hongrois ne sont pas les bienvenus L’OPAC slovaque paie des Roms pour s’expatrier Ca sent la poudre chez les Roms Tensions communautaires en vue

« Bibliothèque Pascal », lauréat du « Szemle » 2010

« Bibliothèque Pascal », lauréat du « Szemle » 2010

9 février 2010 à 17 h 56 min 3 commentaires

Le Magyar Film Szemle, l’équivalent hongrois des Césars français et des Oscars américains, s’est clôturé lundi soir. « Bibliothèque Pascal » a été élu meilleur film à l’issue de cette semaine de projections à MOM Park. Le meilleur film hongrois cette année est la quatrième réalisation de Szabolcs Hajdu, Hongrois de Transylvanie. Il raconte les mésaventures de Mona Gajdo, une mère célibataire roumaine d’origine hongroise, convaincue de la nécessité d’aller à l’étranger pour trouver du travail et assurer la vie de sa fille. Quand elle arrive à Londres avec de faux papiers, la jeune femme est conduite dans un night-club déjanté de la capitale,  Bibliothèque Pascal. Dans ce lieu, il y a des chambres secrètes où se trouvent des esclaves sexuels représentant les grandes figures de la littérature et de l’Histoire – Antigone, le Petit Prince, Oliver Twist ou encore Jeanne d’Arc. Un Magyar Film Szemle en crise? Depuis deux ans, l’organisation a beaucoup perdu de son efficacité et de son prestige dans la mise en valeur des oeuvres nationales. Un signe certain des restrictions budgétaires dans le domaine de la culture en Hongrie. Selon nombre de spectateurs, la qualité des films cette année, dont beaucoup comptent sur les subventions, a beaucoup baissé. On regrette aussi le temps où le complexe Millenaris acceuillait cet événement, et créait une atmosphère bien plus conviviale que celle, plus select, de MOM ces deux dernières années.

La Comtesse Báthory une nouvelle fois à l’écran

La Comtesse Báthory une nouvelle fois à l’écran

19 janvier 2010 à 12 h 13 min 0 commentaire

Le film du cinéaste slovaque Juraj Jakubisko, le « Fellini de l’Est », sortira sur les écrans hongrois ce mercredi 20 janvier, sous le titre minimaliste de « Báthory ». Il romance la vie sanglante et parsemée d’horreurs de la célèbre Comtesse hongroise, Erzsébet Báthory. Sorti dès 2008 dans les cinémas tchèques et slovaques, ce film  a remporté dans ces deux pays le plus grand succès populaire de tous les films en salles. Et pour cause, c’est un film à gros budget et à grand spectacle, qui exprime une version largement revisité de l’histoire de la Comtesse, avec pour rôle principal l’actrice britannique Anna Friel et Hans Matheson dans le rôle du peintre Caravaggio. Avant la version de Jakubisko, la Comtesse Báthory a été mise en scène dans de nombreux films. Dès 1971, Les lèvres rouges d’Harry Kümel, puis Comtesse Dracula de Peter Sasdy retracent sa vie. Trois ans plus tard, c’est Walerian Borowczyk qui s’attaque à ce sujet dans ses Contes immoraux. Le dernier en date est celui réalisé l’an dernier par la française Julie Delpy, A Grofnö (la Comtesse). Il faut dire que la vie d’Erzsébet Báthory et les légendes qu’elle a suscitée se prêtent particulièrement au style cinématographique. Elle appartenait à une prestigieuse famille de la Hongrie royale. Dans son château, aujourd’hui en Slovaquie, elle s’est adonné au meurtre et à la torture de nombreuses jeunes filles de la région. Selon les croyances populaires, elle se baignait dans le sang de ses victimes afin de garder la jeunesse éternelle. Une sorte de Dracula au féminin.

Origo.hu encense les films français de 2009

Origo.hu encense les films français de 2009

12 janvier 2010 à 15 h 19 min 0 commentaire

Le très populaire site hongrois d’information Origo.hu a publié il y a quelques jours son classement des meilleurs films de l’année 2009. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les films français y tiennent le haut du pavé, puisque les deux premières places sont occupées par A prófeta et Az osztály. Nous présentions il y a quelques semaines le dernier film de Jacques Audiard, alors à l’affiche au Kino Mozi de Budapest, comme LE film français de l’année 2009. Selon Origo.hu, A prófeta (Un prophète) est même le meilleur film de l’année 2009, toutes catégories confondues. Le deuxième de ce classement n’est autre que la Palme d’or du dernier festival de Cannes, Entre les murs (Az osztály), de Laurent Cantet. Un film sur la prison et la mafia, et une seconde sur la réalité crue d’un collège « difficile » de région parisienne. Pour une fois, le cinéma français n’est pas reconnu à l’étranger pour les clichés qu’il véhicule sur une France fantasmée et dépassée (Cf. Amélie, Piaf ou encore Coco Chanel), mais pour les coups de projecteur qu’il pose sur une réalité sociale française parfois violente.

A Próféta au KINO Mozi

A Próféta au KINO Mozi

22 novembre 2009 à 21 h 47 min 0 commentaire

Deux films français sont à l’affiche au Kino Mozi à Budapest, jusqu’à mercredi soir : Welcome et surtout Un Prophète, « le film de l’année ». Deux excellentes raisons de se précipiter à ce petit cinéma alternatif sur Szent Istvan Körut, à côté de Vigszinhaz. Réalisé par celui qui est considéré comme le meilleur cinéaste français en activité, Jacques Audiard, Un prophète (A Próféta, en hongrois) suit la progression de Malik El Djebena, un gamin de 19 ans condamné à six ans de prison, qui tombe dès son entrée en Centrale sous la coupe d’un mafieux corse qui impose sa loi dans la prison. Pendant 2h30, Audiard nous montre l’enfer de l’univers carcéral français, à coup de violence, mais aussi de poésie et parfois d’humour. Attention : Une scène proche de l’insoutenable  vaut au film d’être interdit aux moins de 16 ans ! Dans le rôle principal, on découvre un jeune talent, Tahar Rahim, et on retrouve Niels Arestrup, dans le rôle du mafieux corse, déjà sollicité dans le film précédent de Audiard, aux côtés de Romain Duris, « De battre mon coeur s’est arrêté ». Présenté au dernier festival de Cannes où il a remporté le Grand prix du jury après avoir été préssenti pour la Palme d’or, le film a été désigné pour représenter la France à la cérémonie des Oscars en mars prochain. Dans la même période, un deuxième film français est à l’affiche : « Welcome », réalisé par Philippe Lioret, s’attaque à un autre sujet brulant, celui de l’immigration clandestine, sous l’angle d’une rencontre improbable entre un moniteur de natation, interprété par Vincent Lindon, avec un jeune clandestin kurde à qui il va apprendre à nager pour traverser la Manche et rejoindre la « terre promise » britannique. Renseignements utiles : A Próféta: lundi, mardi et mercredi, à 17h30 et 20h Welcome : lundi, mardi et mercredi, à 18h30 Prix d’un ticket : 1000 HUF

Depardieu braque un Casino de Budapest!

Depardieu braque un Casino de Budapest!

20 novembre 2009 à 18 h 51 min 1 commentaire

Pas d’affolement… il ne s’agit «que» de cinéma et du dernier film de Brad Mirman qui réunit une nouvelle fois les «casseurs vedettes» Harvey Keitel et Gérard Depardieu. L’action se déroule dans la capitale hongroise, où une bande de truands profite des funérailles d’un vieil ami pour organiser le vol de 60 millions d’euros, lors d’un tournoi de Baccarat. Six ans après sa comédie policière Wanted, Brad Mirman renoue donc avec Depardieu et Keitel. Le casting sera complété par un autre acteur français, Christophe Lambert, Ron Perlman et on parle aussi du « Transporter » Jason Statham. Les dates et le lieu exact du tournage n’ont pas encore été précisées. Beaucoup de films étrangers sont tournés en Hongrie, mais peu en ont pour autant le décor, car les tournages se font en studio. Des studios de production cinématographique parmi les plus modernes d’Europe. Et quand l’action a effectivement pour décor Budapest, c’est pour représenter une autre ville! On se souvient notamment du passage très remarqué en Hongrie des deux agents de la CIA, Brad Pitt et Robert Redford, complotant depuis le toit d’un immeuble de Pest… censé représenter Berlin-Est, dans le film de Tony Scott, Spy Game. Cette fois-ci, avec Mirman, ce sera bel et bien Budapest qui sera à l’honneur!

Festival Verzio : la liberté de penser des "bobos"

Festival Verzio : la liberté de penser des "bobos"

4 novembre 2009 à 15 h 16 min 0 commentaire

Le 6ème festival international du film documentaire VERZIO a commencé hier à Budapest. Jusqu’au 8 novembre, cet événement qui se concentre sur l’idéal des droits de l’homme restera fidèle à ses critères de sélection en projetant 65 oeuvres venues du monde entier dans les cinémas Cirko-Gejzir et Toldi. Cette année, le festival en profite pour célébrer les 20 ans de la transition démocratique de la Hongrie.

Fête du cinéma

17 septembre 2009 à 15 h 30 min 0 commentaire

La fête du cinéma démarre aujourd’hui et se déroulera jusqu’au dimanche 20 septembre dans la quasi totalité des salles hongroises. Une célébration du septième art qui ne coûtera au visiteur qu’un maximum de 550 HUF par séance. Similaire à son ainée française, des activités parallèles, mais toujours liées au cinéma, sont prévues. Ainsi les spectateurs pourront visiter la salle des machines du Bem Mozi, participer à un jeu de rôle « Harry Potter », rencontrer des critiques de cinéma, ou même certains des ambassadeurs de l’évènement, tel le nageur olympique Laszlo Cseh qui accueillera les visiteurs dans l’une des salles participant à l’opération. Pas moins de 98 salles réparties dans 41 villes font partie du festival, organisé pour la sixième année consécutive. Les budapestois auront le chance de pouvoir profiter des nombreux et différents cinémas de la ville, allant des complexes aux cinémas indépendants, proposant plusieurs variétés de films: dernières sorties hollywoodiennes, cinéma d’art et d’essai, indépendant, restrospectives, etc. Site officiel (en anglais)

Bem Mozi, une fin très discrète

Bem Mozi, une fin très discrète

4 juillet 2009 à 16 h 12 min 0 commentaire

Mardi soir, quelques professionnels du cinéma hongrois se sont réunis à Bem Mozi pour rendre hommage à l’un des derniers cinémas indépendants de Budapest. Celui-ci a fermé ses portes, après plus d’un siècle au service du cinéma d’auteur et des films d’art et d’essai. A 101 ans, le « ciné Bem » était à la fois un des premiers cinémas de Hongrie et le plus vieux du pays jusqu’à cette semaine. Tous les grands films hongrois, dont le récent Taxidermia sélectionné à Cannes en 2006, ont vu leur avant-première projetée ici, dans cette petite salle de Buda hid. C’est donc un pan de l’histoire du cinéma hongrois qui tombe, et ce dans une certaine indifférence. Nul ne sait encore ce que le repreneur va en faire, mais beaucoup pensent en toute logique que seule comptera la plus-value immobilière de ce petit lieu pourtant si monumental, devenu quelque peu vétuste.