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Le court métrage du réalisateur Dénes Nagy, « Lágy Eső » représentera la Hongrie à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes qui débute le 15 mai.

Mais où est passé le cinéma hongrois ?

2 mai 2013 à 7 h 18 min 0 commentaire

La question se pose, car depuis deux ans, les affiches pour des long-métrages hongrois sont absents des murs des cinémas. La part de marché des films hongrois est à zéro. [1] En 2009, ce pourcentage était de 8,7% et en 2010 de 7,2%.

www.ambafrance-hu.org/

Une décoration française pour le cinéaste Béla Tarr

11 février 2013 à 7 h 22 min 2 commentaires

Le célèbre cinéaste hongrois Béla Tarr (Sátántangó, Torinói ló, etc.) a reçu les insignes de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres pour l’ensemble de son œuvre cinématographique, des mains de l’ambassadeur de France en Hongrie, M. Roland Galharague, le 6 février.

Le Európa Mozi, cinéma indépendant de Budapest qui a fermé ses portes l'an dernier, à l'âge de 110 ans

La fin du cinéma d’art et d’essai en Hongrie ?

13 mars 2012 à 11 h 42 min 0 commentaire

Au mois de février, le Fonds pour le Cinéma Hongrois (Magyar Nemzeti Filmalap – MNF) a mis en place un plan d’urgence concernant le financement du cinéma d’art et d’essai afin d’assurer une production permanente de cette tradition cinématographique nationale. Ces mesures auraient été prises à la suite de l’annonce de la fermeture de plus de 10 cinémas indépendants dits « d’art et d’essai » en Hongrie. Parallèlement, le commissaire du gouvernement à l’industrie du film en Hongrie, Andrew Vajna (également producteur hollywoodien et fondateur d’Intercom, distributeur de blockbusters étrangers en Hongrie), adopte une toute autre politique.

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

Cinéma : quand « Csak a szél » est primé à Berlin, les Roms sont sur la sellette à Budapest

22 février 2012 à 9 h 47 min 6 commentaires

Csak a szél, le dernier film du jeune réalisateur hongrois Bennedek (Bence) Fliegauf séduit les critiques tout comme le jury de la Berlinale 2012. Il y a remporté l’Ours d’argent pour le Grand Prix du Jury la semaine dernière et succède donc au réalisateur culte hongrois Béla Tarr. Son film engagé, touchant et politique ravive les braises de la vague d’attentats anti-Roms de 2008-2009 et relance le débat de l’intégration des communautés Rom en Hongrie, jusqu’aux portes de la Berlinale.

France Inter : « Là-bas… » en Hongrie

17 février 2012 à 7 h 37 min 15 commentaires

Depuis mardi et jusqu’à lundi prochain, l’émission culte de France Inter « Là-bas si j’y suis » consacre une suite de reportages – réalisés par Antoine Chao et Daniel Mermet – à la Hongrie : « 1956 : les tanks, 2012 : les banques ». Ces émissions sont écoutables en direct chaque jour de 15h à 16h et en différé sur le site de France Inter ou de l’émission. La venue en Hongrie d’Antoine Chao et de Daniel Mermet à la fin du mois de janvier a été l’occasion d’inaugurer un café repaire à Budapest. En prime, « Prólogo » de Bela Tarr Il s’agit d’un court-métrage du grand réalisateur hongrois Béla Tarr, « Prologue » réalisé dans le cadre du projet européen « Visions de l’Europe ». Il a été demandé à un cinéaste de chaque pays membre de l’Union européenne de faire un court métrage sur sa vision personnelle de la vie actuelle ou future en Europe.

Le producteur d'origine hongroise Andrew G. Vajna

Cannes : Vajna, le Terminator du cinéma hongrois (2/2)

18 mai 2011 à 15 h 15 min 1 commentaire

Par Swan Min-Tung En marge des compétitions, Andrew G. Vajna a profité du festival pour préciser à Le Monde.fr comment il compte gérer la production cinématographique hongroise avec les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement. Le plus hollywoodien des hongrois – producteur entre autres de Rambo, Terminator et Total Recall – et placé récemment à la tête du conseil de rénovation du cinéma hongrois a indiqué que  « nous devons nettoyer la maison » en limitant drastiquement les dépenses du cinéma hongrois. Cela revient à réduire le nombre de productions – entre 20 et 30 films par an – le temps que l’industrie du cinéma hongrois se reconstruise des finances solides. Vajna estime qu’à partir de maintenant « Il y aura une douzaine de films à long terme, mais pas plus. Vingt films par an, c’est du luxe ». Ce sont 2 Milliards de forint qui seront libérés pour les productions de 2011. Reste maintenant à savoir qui pourra en bénéficier. Vajna a assuré après sa nomination que les projets de films seront jugés sur des critères certes artistiques, mais aussi commerciaux. Les candidats devront acceptés de se situer dans un budget restreint et adapté en conséquence. Bien qu’il soit seul décideur, il tente de prouver qu’il n’exercera pas d’influence subjective sur la production des œuvres, mais que cela restera des avis purement professionnels. Une problématique posée suite à la disparition du seul organe de contrôle indépendant qu’était la Fondation Cinématographique Hongroise. Les professionnels du cinéma s’inquiètent de l’attractivité déclinante que risque de produire un manque de diversité cinématographique. Articles liés : Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Un Ours pour Béla Tarr ? Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Cannes : la Hongrie en petite forme sur la Croisette (1/2)

Cannes : la Hongrie en petite forme sur la Croisette (1/2)

17 mai 2011 à 12 h 33 min 0 commentaire

A l’occasion du 64ième festival de Cannes, permettons-nous un rapide point sur la situation du cinéma hongrois. Tout d’abord, sa présence à Cannes, car oui il est bien présent !… même s’il faut bien chercher pour le trouver.

Béla Tarr à la Berlinale 2011 (Source : www.berlinale.de)

Béla Tarr reçoit le Grand Prix du Jury de la Berlinale 2011

21 février 2011 à 6 h 49 min 0 commentaire

Par Marguerite Hubsch L’Ours d’Argent, c’est la récompense attribuée le 19 février par le Festival du Film de Berlin pour l’œuvre du cinéaste hongrois, A Torinói Ló. Il y a quelques jours, Béla Tarr et ses confrères avaient publié un texte en réaction aux mesures prises par le gouvernement hongrois, ce dernier tendant à mettre en péril la diversité cinématographique dans le pays (NDLR, Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art). Cette réaction a été soutenue par de nombreux artistes étrangers. Le Grand Prix du Jury, aussi décerné par le Festival allemand, qui salue l’œuvre du réalisateur, affirme de manière encore plus forte sur la scène internationale le soutien du monde du 7ème art à la cause défendue par l’artiste. Soutien du genre mais aussi soutien politique, l’appel de Béla Tarr a bien été entendu. L’originalité du film peut provoquer soit une admiration pour ce génie soit un rejet d’un cinéma contemplatif à l’extrême. Lors de la projection, le second sentiment semblait le plus fort mais le jury a tenu a salué ce style magnifique. Tarr, s’illustrant dans le thème sociologique, proclame cette diversité cinématographique. Ce cinéma radical, se passant souvent de paroles et faisant ressortir une atmosphère lourde, montre la vie sans fioritures qui se rapproche pas à pas de l’obscurité. Dans Le Cheval de Turin, le paysan, sa fille et le cheval qui ont tous besoin l’un de l’autre pour vivre, se dirigent petit à petit vers la fin. Auteur d’une dizaine de films, l’artiste hongrois affirme que cette réalisation est la dernière. Sa carrière couronnée ce week-end, cet Ours d’Argent pourrait-il lui donner un nouvel élan? Interviewé, Béla Tarr affirme ne pas vouloir être un professionnel qui se répète à chaque film, avec A Torinói Ló, il a bouclé la boucle, « j’ai dis tout ce que j’avais à dire ». Jusqu’à présent aucun distributeur français ne s’était porté acquéreur du film, la récompense attribuée pourrait ainsi le sortir de l’ombre. Site officiel du Festival de Berlin Articles liés : Un Ours pour Béla Tarr ? Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Image tirée du film Taxidermia, de György Pálfi

Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art

17 février 2011 à 22 h 25 min 0 commentaire

Le 7 février dernier, un collectif de cinéastes hongrois a publié une déclaration contre la décision du gouvernement de restructurer le système de financement de l’industrie du film en Hongrie. Le collectif de cinéastes à l’origine de la déclaration publiée par Cineuropa s’inquiète de voir la diversité et la richesse de la production cinématographique hongroise sacrifiée sur l’autel de la rentabilité et d’un contrôle centralisé dénué d’indépendance. « Le gouvernement hongrois a décidé de substituer à une structure autonome démocratique et indépendante garantissant la pluralité des films hongrois un système où une seule personne prend les décisions. A notre avis, cette décision met en danger la nature diversifiée des films hongrois », peut-on lire dans cette déclaration. Ildiko Ennyedi, membre du collectif, espère « ne pas voir le retour des conditions d’avant 1989, lorsque les productions cinématographiques dépendaient exclusivement du jugement et de l’appréciation personnels de quelques décideurs. » Ce collectif, composé de 9 cinéastes hongrois – Ildko Ennyedi, Benedek Fliegauf, Szabolcs Hadju, Miklos Janucso, Agnes Kocsis, Marta Meszaros, Kornel Mundruczo, Gyorgy Palfi et Béla Tarr – est également soutenu par plusieurs dizaines de cinéastes étrangers, parmi lesquels Gus Van Sant, Michael Hanneke ou encore Luc et Jean-Pierre Dardenne. Un champion du box-office US à la tête du cinéma hongrois Au cours des 20 dernières années, c’est la fondation cinématographique hongroise – organisme indépendant composé de professionnels du cinéma- qui était en charge de l’attribution des fonds aux différents projets. Mais en 2010, la fondation est devenue insolvable et donc incapable d’assurer ses fonctions budgétaires. Le premier ministre Viktor Orban a alors décidé de nommer un commissaire responsable du système de financement de l’industrie du film, en la personne d’Andrew. G. Vajna, le plus hollywoodien de tous les Hongrois. On lui doit notamment des « blockbusters » tels que Total Recall ou encore Rambo. Nommé pour deux ans, Vajna a exposé les grandes lignes de son plan de restructuration lors du Forum du Cinéma Est-Européen qui s’est tenu dimanche 13 février, dans le cadre de la Berlinale, Festival du film international de Berlin.  Sa priorité est d’évaluer les actifs de l’industrie cinématographique hongroise, de créer un cadre légal, en accord avec les lois hongroises et celles de l’UE afin de parvenir à un système exploitable. Vajna a également exprimé le souhait de voir les cinéastes travailler avec lui, ce qui serait dans leur intérêt, selon lui. La nomination de Vajna est vivement critiquée par les cinéastes, qui avancent son passé hollywoodien et son inexpérience de l’industrie européenne du film et de son mode de financement. L’intéressé répond qu’il est ouvert aux discussions et prêt à entendre critiques et inquiétudes concernant le nouveau poste qu’il occupe. « La situation est absurde, il n’y a pas de communication entre la profession et les preneurs de décisions depuis neuf mois (arrivée au pouvoir du gouvernement de Viktor Orban, ndlr), nous ne savons même pas quel ministère gère le cinéma », résume Béla Tarr, le plus célèbre d’entre eux, cité par MTI. Le site du Cinéma européen : Cineuropa Articles liés : Un Ours pour Béla Tarr ? Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest

Source : www.berlinale.de

Un Ours pour Béla Tarr ?

17 février 2011 à 22 h 03 min 2 commentaires

Par Marguerite Hubsch Le dernier film du réalisateur hongrois Béla Tarr, A Torinói Ló (Le Cheval de Turin), est à l’affiche du 61ème festival du Film de Berlin jusqu’au 20 février. L’histoire se passe dans la ville italienne à la fin du 19ème siècle. Nietzsche court au secours d’un cheval brutalisé par son cocher. Suite à cet événement, le philosophe perd connaissance puis tombe dans le mutisme et met fin à ses écrits. Ce film dramatique évoque une marche vers le néant – qui dure six jours – en retraçant la destinée du cocher, de sa fille et du cheval. Selon Béla Tarr lui-même – connu pour ses films hors-norme – il pourrait s’agir de sa dernière réalisation, reconnaissant que ce genre de cinéma n’est plus tellement bien accueilli par le public. A Torinói Ló, pellicule en noir et blanc, lent et très épuré, ne comporte que très peu de dialogue. Il faut s’accrocher pour aller jusqu’au bout ! Le cinéaste hongrois reste toutefois apprécié sur la scène festivalière, la Berlinale attribuera t’elle l’Ours d’Or, ou d’Argent, au « Cheval » ? Site officiel du Festival de Berlin Article lié : Les cinéastes hongrois craignent pour la diversité de leur art Cinéma : un film français, roumain et hongrois à l’affiche Une étoile du 7ème art hongrois s’est éteinte Des nouveaux studios de cinéma à Budapest