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Kosovo : Pacolli Président, Thaçi forme son nouveau gouvernement

22 février 2011 à 19 h 39 min 0 commentaire

Par Le Courrier du Kosovo Behxhet Pacolli, le très controversé homme d’affaires kosovaro-suisse, a été élu mardi par le Parlement à la Présidence du Kosovo. Son élection n’a été acquise qu’au troisième tour de scrutin, par 62 voix contre 4, les députés d’opposition ayant quitté la séance. Le champ est donc libre pour que Hashim Thaçi forme un nouveau gouvernement, conformément à l’accord passé entre le PDK, l’AKR et le SLS. Article mis en ligne le 22 février 2011 par le Courrier des Balkans Réuni lundi en séance constitutive, le Parlement du Kosovo avait tout d’abord reconduit son Président, en la personne de Jakup Krasniqi (Parti démocratique du Kosovo, PDK). Au moment de prêter serment, les 14 députés du mouvement Vetëvendosja, qui faisait son entrée au Parlement, ont brandi devant eux le drapeau albanais rouge et noir. La séance de mardi, consacrée à l’élection du Président, a été plus agitée, les partis d’opposition (LDK, Vetëvendosja, AAK), quittant la séance, alors que la candidature de Behxhet Pacolli était fortement contestée au sein même du PDK. Les partis d’opposition ont déclaré qu’ils ne voulaient pas cautionner le choix du nouveau Président et du nouveau gouvernement, sachant que celui-ci était condamné à ne pas durer. Lors des deux premiers tours de scrutin, une majorité qualifiée était nécessaire, tandis que la majorité simple suffisait au troisième tour. Selon l’accord conclu vendredi entre le PDK et l’Alliance pour un nouveau Kosovo (AKR), le parti de l’homme d’affaires, ce dernier devrait se tailler la part du lion au sein du nouveau cabinet Thaçi, malgré son faible résultat (7%) lors des élections du 12 décembre dernier. Il obtiendra trois ministères : les Forces de sécurité du Kosovo, la Santé, le Commerce et l’industrie. Le portefeuille des Forces de sécurité reviendra au général Ceku, tandis qu’un autre cadre de l’AKR, Muhamed Mustafa, sera vice-Premier ministre, en charge de l’Économie. Le PDK a conclu ce week-end un autre accord avec la principale formation serbe, le Parti libéral indépendant, qui possède députés : ce parti obtiendra également un poste de vice-Premier ministre, qui reviendra à son dirigeant, Slobodan Petrović, ainsi que trois portefeuilles : Administration locale, Retour des réfugiés et communautés, Travail et affaires sociales. Élu sur la liste de l’AAK, qui a décliné les offres de coalition, Ukë Rugova, le fils de l’ancien Président, devrait participer au nouveau gouvernement. Par contre, le ministre sortant des Transports, Fatmir Limaj (PDK), mis en cause dans de graves affaires de corruption, a accepté de se « sacrifier » et quitte l’exécutif. Article du CdB précédemment paru sur HU-lala : Serbie : des passeports hongrois pour la minorité hongroise de Voïvodine Articles liés : Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi) Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Serbie : la longue route vers l’UE Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

27 janvier 2011 à 23 h 49 min 0 commentaire

Auditionné par la Commission des Affaires Etrangères au Parlement européen mercredi matin à propos des tâches à accomplir durant la présidence, le ministre des Affaires étrangères hongrois, János Martonyi, a déclaré : « Nous voudrions faire franchir un pas à tous les candidats ». L’adhésion croate János Martonyi a également souligné, que ce « pas » doit être différent dans le cas de chaque pays. Il pense que pour la Croatie, l’objectif doit être la fin des négociations. Le ministre a bon espoir sur la signature de l’adhésion croate lors de la présidence polonaise. La question turque A propos de la Turquie, M. Martonyi a souligné que la présidence hongroise se penchera sérieusement sur le dossier, afin de pouvoir ouvrir « un chapitre, ou des chapitres » dans les négociations. « La Turquie a sa place dans l’Union Européenne » – a t-il affirmé. Il en a profiter pour mentionner l’Islande, ainsi que l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) et le Monténégro. Il a d’ailleurs vivement félicité ce dernier pour son entrée dans les rangs des pays candidats. Le regard hongrois fixe les Balkans, et particulièrement la Serbie amie Dans une zone où les peuples sont interconnectés, la présidence hongroise semble prendre grand soin des Balkans de l’ouest. Les événements récents en Albanie prouvent bien qu’il faut tenir compte de la persistance des tensions dans la région. Selon János Martonyi, par-delà les candidatures, les pays dont la candidature est potentielle peuvent déja avancer pas à pas vers l’Union. Il n’a donc pas manqué de parler de la Serbie, qui répondra très prochainement au questionnaire soumis par la Commission européenne. En ce sens, la Serbie peut commencer à élaborer sa position conformément à son statut de pays candidat. Pas de favoritisme pour le Kosovo Aux questions des parlementaires européens su le point serbe, le ministre déclaré que « le Kosovo ne peut pas rester un trou noir dans la région, même si les intentions du pays pour l’intégration ne sont pas soutenues d’une façon univoque. (sic) » Ainsi il pense que comme tous les autres pays qui souhaitent devenir membre de l’UE, le Kosovo doit être en mesure de pouvoir répondre aux exigences. L’Albanie peut perdre la perspective européenne pour longtemps Au sein de la Commission des Affaires étrangères, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur inquiétude au regard des récentes émeutes qui se sont produites en Albanie. Ils ont bien entendu voulu connaître la position de la présidence hongroise sur le sujet. Les affrontements entre les militants du Parti socialiste et la police albanaise ont tué plusieurs personnes . On présume que les morts sont à déplorer en raison de la réaction exagérée de la police. Sur ce point, János Martonyi a déclaré : « il faut qu’ils comprennent que s’ils ne changent pas de comportement, la perspective européenne disparaîtra pour eux ». Il a également ajouté que la présidence ne prendra pas position concernant le débat politique intérieur en l’Albanie. Articles liés : Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Serbie : la longue route vers l’UE Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

Albanie – Hongrie, les nouveaux amis

31 octobre 2009 à 17 h 44 min 0 commentaire

Hier, le président hongrois, Laszlo Solyom, était en visite officielle à Tirana pour rencontrer son homologue albanais, Bamir Topi. Après leur rencontre, ce dernier a déclaré que l’Albanie accueille les investisseurs hongrois à bras ouverts. Une nouvelle « amitié économico-diplomatique » sur fond de rapprochement avec l’Union Européenne, où la Hongrie compte bien profiter de sa position d’intermédiaire privilégié. L’Albanie attend les investisseurs hongrois, principalement dans les secteurs prometteurs du tourisme, de l’énergie, et sur le développement de ses infrastructures. L’ouverture de l’Albanie, ainsi que sa bonne forme démographique en font un pays très propice au développement. Des ingrédients qui promettent un marché très juteux à la Hongrie. [slide] photos : coriander « Donnant-donnant » oblige dans ce genre de rencontre, les deux chefs d’Etat sont également tombés d’accord sur leur soutien mutuel au programme visant à lever l’obligation d’obtenir un visa pour les Albanais souhaitant se rendre dans l’Union Européenne. Le développement est donc la clé du rapprochement de l’Albanie avec l’UE, et Budapest semble être le bon interlocuteur pour lancer ce processus. Solyom disait d’ailleurs hier, que si l’Albanie réussi à répondre aux critères de l’Union assez rapidement, ses ressortissants pourraient être exemptés de visa pour entrer dans les pays membres dès l’été prochain.