Massacre à la tronçonneuse à Tenyö

Mise à jour (17 mars) : A ce stade de l’enquête dans le massacre de Tenyö, la police est en mesure d’affirmer que c’est le père de famille qui a tué son épouse et ses deux petites filles à coups de hache avant de mettre fin à ses jours avec sa propre tronçonneuse. « Le père a commis ses actes avec une hache, en tuant d’abord ses filles puis sa femme, et a ensuite essayé de se suicider en se tranchant les veines. […] N’ayant pas réussi à mettre fin à ses jours avec le couteau, il a finalement utilisé sa tronçonneuse pour se couper la gorge », a précisé le directeur du département des enquêtes de la police départementale, Zsolt Banhalmi, rapporté par l’Agence France-Presse. Le père de famille suivait un traitement pour troubles psychiatriques depuis plusieurs semaines.  A ce fait divers particulièrement « gore » s’ajoute un parfum de mystère. Selon une rumeur insistante, mais que la police a refusé de confirmer, le frère du meurtrier travaille au Bureau National d’Investigation.

(16 mars) : Quatre corps, un jeune couple et ses deux enfants, deux petites filles âgées de cinq et huit ans ont été retrouvés, poignardés, dans un petit village du Nord-ouest de la Hongrie, non loin de Györ. C’est sans doute un drame familial qui est à l’origine du carnage découvert ce mardi matin par un parent proche des victimes. C’est en tout cas la conviction de Monsieur le maire du village, Kalman Gabor Varga, appuyée par les premières constatations de la police. Les deux adultes se rendaient chaque jour à Györ, vingt kilomètres plus au Nord, pour exercer leur profession d’ingénieur. Ils s’étaient installés dans le village quelques six années plus tôt et, selon la personne de leur famille qui a découvert les corps, ils y vivaient une existence ordonnée.

10 Commentaire

  1. Sziasztok
    Pourquoi cette illustation pour l’article ? C’est bien si on aime le cynisme, mais où il faut l’enlever pour choquer personne ou bien il faut mettre un corps noyé flottant dans le Danube pour l’étudiante française. Peut-être qu’il y a deux poids deux mesures comme on dit en français ? L’horreur de l’un ne valant pas l’horreur de l’autre ?

    Zoltán

  2. rrroooohhh… zoli le relou

  3. Vous vous trompez. J’adore le gore, au contraire. J’aimerais juste voir la figure des familles des victimes avec ce genre d’illustrations. A un moment donné quand on pense faire de l’information il faut assumer jusqu’au bout. Il ya des images des films trés bien aussi avec des corps noyés, alors pourquoi pas ? Mais la famille de Tenyö ne parle pas français donc on peut s’amuser ? Je crois que c’est là le problème, non ? Il y a la réalité et il y a la fiction.

  4. Sziasztok

    je crois qu’il n’y a pas lieu d’arbitrer quoi que ce soit ici, mais la situation est très intéressante

    @vona: je pense bien évidemment que Zoltan a, de son point de vue, de bonnes raisons de critiquer ce choix d’illustration, et que « relou » était certainement un qualificatif réducteur.

    ceci dit Zoltan, le parallèle que vous faites entre ce qui n’est, pour l’instant, qu’un fait divers pur pour la ligne éditoriale de ce webjournal (l’affaire de Tenyö), et l’affaire Ophélie Bretnacher est abusif selon moi.

    Cette dernière va bien au-dela du fait divers puisqu’elle a un visage très connu chez les francophones et appartient à bien d’autres secteurs de l’information, éminemment franco hongroise pour le coup. Si vous voulez également faire un autre parallèle avec le suicide de Kristina Rady, ma réponse sera encore la même. Pour Ophélie c’est encore plus le cas puisque l’enquête perdure.

    En effet, le choix d’informer en français sur un pays qui ne partage pas cette langue entraîne forcément ce type de critiques, qui sont très constructives soit dit en passant, et qui soulèvent de vraies problématiques concernant la façon d’informer. Créer ces problématiques est un objectif journalistique essentiel. Le recul qui est pris avec l’illustration choisie dans l’article de coriander par rapport à la gravité du fait divers de Tenyö égratigne peut être le respect dû aux victimes pour vous, et c’est très bien comme ca. Une réaction saine et intelligente d’un lecteur hongrois francophone, c’est super.

    A bientôt sur Hu-lala!

  5. Lisbeth Salender a dit :

    sziasztok sràcok !

    oui de mon point de vue féminin, (maman d’une puce de 4 ans de surcroît), j’ai été boulversée par cet infanticide perpétré dans d’horribles conditions. Pour une fois, j’ai aussi trouvé que Hu lala avait eu la main un peu lourde dans le choix de la photo… en toute subjectivité…
    mais je reste une lectrice assidue, mais que diable… la seule description (objective?) des faits suffisait amplement à elle même pour les amateurs de frissons « gore »
    @+ les p’tits loups !

    LS

  6. Sziasztok,
    Je maintiens ce qu’il y a à maintenir.
    Soit, il existe une hiérarchie des informations, en fonction des supports, du lectorat et de la durée (artificielle ou non) d’un fait dans l’espace collectif.
    Le problème est dans l’image, pas dans le texte (pour le cas), car l’image ne traite pas l’information, elle l’illustre, elle prend « subjectivement » (on pourrait mettre objectivement entre guillemets également) la place symbolique de ce qui n’est pas représentable ou qui se refuse à être représenté (tout le monde n’a pas la phrase de Wittengstein en tête et c’est normal : « C’est parce que la représentation est une action volontaire qu’elle ne nous apprend rien sur le monde extérieur »).
    C’est pourquoi la fiction existe, c’est aussi pourquoi elle a des limites en fonction de la possibilité d’intégration et de compréhension des schèmes par le sujet. La morale fait partie de la philosophie de l’action, je ne juge pas la chose, je pose les questions.
    Si dans un futur proche une plainte était déposée contre le site par rapport à cette illustration, je pense que les journalistes (la plupart) se défendraient au nom de la liberté d’expression (et je suis tout à fait d’accord), mais que penser alors de l’autocensure (« naturelle »?) qui s’est opérée pour les illustrations du suicide de Kristina Rady et l’affaire Ophélie Bretnacher ?
    A moins que le monde ne soit qu’un organigramme où les choses se pèsent en fonction de la célébrité, de la fortune, de la plastique ou de la nationalité, de ce qui va toucher émotionnellement ? Cela donnant le taux de « respect » ou « d’empathie » au cas par cas ? Un peu pour l’un rien pour l’autre, trop peut-être…
    A priori je pense qu’un journaliste est plutôt là pour mettre en exergue ce constat ou bien le faire mentir avec intelligence. Bien entendu les choses sont toujours plus compliquées qu’il n’y parait, et c’est très certain que nous vivons dans un monde spectaculaire (pour reprendre Guy Debord).
    Vous l’illustrez d’ailleurs très bien :
     » (…) entraîne forcément ce type de critiques, qui sont très constructives soit dit en passant, » (je suis flatté..),
    « Créer ces problématiques est un objectif journalistique essentiel » (vous maitrisez absolument tout et tout est calculé, ce n’est pas qu’une simple ou bête association d’idées qui fait concorder la tronçonneuse du film et le fait divers ?, heureusement que vous êtes là pour aiguiser mon sens critique…)
    Ou encore  » (…) c’est super. A bientôt sur Hu-lala! » (Puis que vous êtes tenez les manettes, vous publicitez, vous êtes l’Offre, nous ne sommes que la demande sans désir ?).
    Bref, je pense que tout le monde fait des erreurs, ce qui ne semble pas être votre opinion, mais la gratuité est la plus dommageable. Et hélas, s’opposer revient à donner le change et la brillance à ce qui nous exaspère, aduler et congratuler revient à faire croire que nous ne pensons qu’avec une gomme qui nettoie l’icône qui rendra possible on ne sait quelle chimère.

    Zoltán

  7. waw, c’est bien dommage, je n’ai pas vraiment le temps de disserter sur le sujet, mais Wittgenstein et Debord sur le meme commentaire, j’en redemande!!!

  8. Dommage en effet je pensais que cétait votre travail, du moins cela semblait vous occuper et dommage également que je ne puisse pas vous répondre par une illustration comme l’article, mais répondre à une non réponse ne sert pas à grand chose, celui qui ne répond pas continu juste de s’écouter. Vous n’aurez donc que le dernier mot.

  9. Sans aller piocher chez Wittgenstein ou Debord, j’imagine qu’on peut juste

  10. la suite du message:

    affirme ( et ceci sans accuser la jeune équipe de hu-lala) que le choix de l’image s’il peut être « sarcastique » voire dirons-nous référencé, est également d’un goût « douteux ». Disons que cela donne un aspect un peu anecdotique à une affaire qui ne l’est certainement pas pour certaines personnes…
    Je ne suis pas sûre qu’il faille parler de « deux poids deux mesures » puisque l’image sur le site est surtout à caractère illustrative, dans le cas d’Ophélie comme celui du massacre… L’info ne me semble pas moins bien traité ici qu’ailleurs.
    Alors bien sûr, on pourrait parler du poids des images… mais il nous faudrait une soirée entière et quelques verres de palinka !

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