Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie

Selon une étude réalisée par le Nézöpont Intézet, 45% des Hongrois seraient prêts à remplacer le système démocratique actuel par un système autoritaire – de droite ou de gauche – qui leur assure une prospérité plus rapide.

45% sont opposés à cette idée, tandis que 10% ne se sont pas prononcés. Ce sont les militants de Jobbik qui sont les plus enclins à balayer la démocratie (65%). 57% des électeurs socialistes y consentent aussi, ce qui est parfaitement logique étant donné qu’ils constituent un électorat moyen plutôt rural et avec le niveau d’éducation scolaire le plus faible (un des principaux déterminants de l’attachement à la démocratie).

Les sympathisants LMP et Fidesz sont les plus attachés à la démocratie hongroise selon cette étude, un tiers « seulement » de leur électorat se déclarant prêt à y renoncer, respectivement 38% et 33%. C’est tout à fait logique et conforme au niveau d’étude moyen plus élevé de leurs électeurs. Mais concernant la Fidesz, ce résultat paraît tout de même paradoxal compte tenu du fait que ce que l’opposition dénonce avant tout est la dérive autoritaire du pouvoir et les tendances autocratiques de leur chef, Viktor Orban. Vraisemblablement, le seuil de tolérance entre ce qui relève d’une « dérive démocratique » est variable d’un électorat à l’autre, ou plus sûrement, selon que l’on soutient le parti au pouvoir ou celui dans l’opposition…

Manifestation contre la loi sur les médias le 14 janvier 2011 à Budapest (photo : HULALA)

Du tout bon pour Jobbik ?

Depuis que la gauche MSZP s’est fait le chantre de la démocratie en Hongrie, le parti d’extrême droite Jobbik incarne la seule alternative « autoritaire » concrète au système démocratique actuel. Même s’il joue le jeu de la démocratie parlementaire, personne ne doute de sa volonté d’être autoritaire et, n’ayant jamais été en position de gouverner, il peut se targuer d’être capable de faire beaucoup mieux que les partis d’alternance traditionnels pour assurer la prospérité aux Hongrois.

Le parti assure que, malgré son entrée au parlement, il n’est pas devenu un parti comme les autres et il promet de « foutre en l’air » le système, pourvu que le peuple lui en donne les moyens. Du coup, il n’est pas inimaginable qu’une partie des 57% de l’électorat socialiste qui se sont prononcés en faveur d’un pouvoir autoritaire dans l’espoir de voir un retour de la prospérité économique, puisse glisser à son tour vers l’extrême-droite.*

La loi sur les médias, le premier signal

Ce n’est pas la première enquête sociologique du genre, des sondages les années précédentes – sous « l’ère » Gyurcsany – avaient montré le désir d’une large partie de la population hongroise d’élire un homme fort et autoritaire…quitte à rogner un peu sur les acquis démocratiques du pays.

L’attachement des Hongrois à la démocratie (à LEUR démocratie ?) avait déjà été remis en cause par la presse internationale, à l’occasion de la loi sur les médias entrée en vigueur au 1er janvier dernier. Pleins de bons sentiments et persuadés de venir faire un reportage dans un pays au crépuscule de sa démocratie – ou à l’aube de la dictature – les journalistes étrangers avaient été frappés par l’absence de réaction des Hongrois face à la remise en cause de la liberté de la presse dans leur pays.

Dépêchés dès le mois de janvier, ils n’avaient eu alors à se mettre sous la dent que quelques misérables manifestations rassemblant péniblement quelques dizaines de personnes – et encore – d’un âge avancé et souvent d’anciens partisans du régime communiste, donc bien mal placés pour faire la leçon à la jeune génération qui ne fait finalement que reproduire ce qu’elle a subi plus tôt. Et la presse d’essayer de théoriser les raisons de ce désintérêt : des racines et des valeurs orientales peu réceptives et peu compatibles avec la démocratie ? Une culture démocratique mal comprise et trop récente ? Une désillusion après le changement de système ? La crise et la précarité économique ?

Il serait intéressant de reproduire la même (modeste) étude dans un pays qui connaît la démocratie depuis plus longtemps et qui s’en sort moins mal économiquement que la Hongrie, la France par exemple. On pourrait avoir des surprises…

* Plus ou moins de la même manière qu’en France le Front National s’est construit sur les ruines du PCF, Jobbik a prospéré dans le Nord-Est en taillant des croupières au parti socialiste.

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22 Commentaire

  1. ce n`est pas un retour a’ l`autoritarisme ce dont ils revent presque la moitie’ des hongrois…c`est plutot un retour a’ l’assistencialisme, ou assistanat…..

  2. Antonio n’aime pas l’assistanat, ou l’assistancialitude, je ne sais plus.
    Antonio est un héros qui se donne corps et âme pour son travail ingrat, certes, mais sale qui ne lui rapporte qu’un maigre « Minimálbér ».
    Il paraît qu’Antonio offre des fleurs à son Supérieur pour son « Névnap ».
    Mais Antonio n’est pas un assisté…

  3. encageviktor a dit :

    Tous les gens ne trouvent pas leur travail ingrat Vadaskerty, mais si c’était ton cas c’est dommage pour toi et Antonio n’y est pour rien.

    Cependant je rejoint Antonio, car si certains veulent un système autoritaire, c’est que ceux-la ne veulent pas prendre d’initiatives, pas de responsabilités, ils préfèrent suivre le troupeau guidé et soumis par le berger. Il faut quand même admettre que dans le monde professionnel, pas mal de Hongrois sont de véritables suiveurs de troupeaux, et ils se plaignent de tout comme de leur hiérarchie, mais au final ils répondent toujours par « Amen » en quelque sorte.

    Mais au delà de l’assistanat, je trouve choquant que la moité des Hongrois soient prêts « à remplacer le système démocratique actuel par un système autoritaire – de droite ou de gauche – qui leur assure une prospérité plus rapide ». C’est d’autant plus choquant de la part d’un pays ayant connu la domination soviétique, un pays qui a donc été privé de droit et qui devrait savoir qu’un changement de système ne sera jamais une solution miracle pour la prospérité.

  4. « Il serait intéressant de reproduire la même (modeste) étude dans un pays qui connaît la démocratie depuis plus longtemps et qui s’en sort moins mal économiquement que la Hongrie, la France par exemple. On pourrait avoir des surprises… »

    en effet, ca serait tres interressant.

    sinon je pense malheureusement qu’antonio et encageviktor n’ont pas tort.
    par contre je ne comprends pas la reaction de Vadaskerty qui se moque de ceux qui travaillent en tant qu’employé, je ne vois pas ce qu’il veut dire…
    l’employé caricaturé n’est pas un assisté. et surtout il a pour lui son integrite.
    apres je suis d accord, son attitude soumise ne permet pas plus d’avancer.

    en fait il y a plusieurs attitudes, entre autres:
    – travailler en baissant la tete, ce qui ne fait qu’entretenir le systeme
    – profiter a mort de l’assistanat, ce qui a terme detruira le systeme

    mon cote humaniste prefere la premiere, malheureusement mon cote pragmatique prefere et encourage la seconde.

    l assistanat comme l’extreme droite (ou gauche lol) ne marchent pas. le meilleur moyen que tout le monde s’en rende compte c’est de les rendre reels et d’en assumer ensuite les responsabilites…
    c’est en se brulant qu’on apprend a eviter le feu.

    la prosperite ne viendra pas d’un etat autoritaire mais de la prise de conscience que nous sommes les acteurs de notre avenir.
    si nous arretions de compenser les erreurs du gouvernement, [par exemple en donnant toujours un pourboire au medecin (a court terme la suppression du pourboire serait tres defavorable pour les medecins, mais cela mettrait tres vite le gouvernement face a ses responsabilites et a moyen et long terme, cela serait donc profitable aux medecins)], les choses changeraient vraiment.
    (et puis surtout arretons d’elire toujours les memes branquignols qui nous prennent pour des jambons…)

    c’est marrant plus le temps passe plus je me rend compte que malgre mon changement de pays les problemes sont identiques d’un pays a l’autre (mais je prefere largement etre ici ;-p ).

  5. « d’en assumer ensuite les responsabilites… »
    plutot
    « d’en assumer ensuite les consequences… »

  6. j’ai l’impression de spammer mais ca peut aider a eclairer sur l avis frncais

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/02/97001-20111102FILWWW00495-politiques-defiance-massive-des-francais.php

  7. Dans une démocratie, le peuple et ses représentants marchent la main dans la main pour l’équité entre tous les citoyens.
    La hongrie, est-elle, alors, une véritable démocratie ?
    Si l’on répond par la négative, les hongrois ne peuvent brader une gestion de la société humaine et du milieu naturel, qui n’éxiste toujours pas réellement.

    Avec les révolutions arabes, on voit bien qu’un régime autoritaire ne satisfait pas la totalité des membres de la communauté. Un régime autoritaire n’a jamais servi à cela.

    Dans la cacophonie ambiante, les hongrois sont déboussolés. De plus, on leur pose mal la question du régime politique « idéal ».

    On leur avait aussi promis toutes les merveilles avec le régime communiste, puis toutes les merveilles avec le régime capitaliste. La bonne solution, ce sont les principes de la démocratie, qui doivent être respectés par tous. Les citoyens hongrois, comme les citoyens français, vont devoir mettre la main à la pâte pour gérer leurs vies. Le problème, c’est que certains esprits profiteurs, font tout pour les en détourner.

    La solution pour l’Europe, et même, bien sûr, pour toute l’humanité, c’est la conscience de chacun. On en est encore très loin. Il y aura encore des clashs.

  8. @Vadaskerty

    au fait j`adore la secu sociale…surtout quand elle assiste bien comme il faut les contribuables.

    j`aime pas les heros , a` part ceux des films et des bandes animes…

    mon boulot, certes, ne changera pas le destin de l`humanite’ mais au moins il me donne la dignite’ dont je besoin pour ne pas avoir honte… (suis d`accord en revanche pour le « Minimálbér »….c`est minable )

    et si j`offrais des fleurs a’ mon chef pour son « nevnapot« …je ferais seulement de l`assistanat :-)

  9. Histoire de clarifier s’il s’agit de lard, cochon, kutya ou szalonna:

    A l’instar d’un sale type qui sortait son flingue lorsqu’il entendait le mot « culture », c’est à la lecture « d’assisté » que je réagis comme je peux.

    J’ai trop lu et entendu cette expression de m… de la part de personnes saoulantes à force de vouloir faire partager leur fantasmes nanoéconomiques que je me venge bassement…

    Hát ennyi…

  10. Il faudrait peut être commencer par définir le mot démocratie. Nous ne vivons pas en démocratie (ni en dictature d’ailleurs) nous vivons en système oligarchique. Ce n’est pas très compliqué a comprendre : une minorité s’est octroyée le privilège énorme de la création monétaire et pu ainsi petit a petit dominer complètement tous les rouages économiques et politiques.

    « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois » (Meyer Anselm Rothschild, banquier)

    Le système économique/politique (quelle différence…) actuel est un totalitarisme soft dans lequel la principale préoccupation des pouvoirs en place est l’horizontalisation des luttes. D’où leur propensions a vouloir faire vivre ensemble des populations qui n’ont rien a voir ensemble, mais c’est un autre sujet.

    Ce que les Hongrois (et pas mal d’autres peuples pour autant que je sache) veulent rejeter, ce n’est pas la démocratie, pour la simple raison qu’elle n’existe pas.

  11. Consternant de savoir qu’un hongrois sur deux soit prêt à y laisser ses droits.
    Consternant de constater que ces droits sont réduits à peau de chagrin.
    Consternant de côtoyer des citoyens qui n’ont plus rien à perdre et donc vont plonger vers le populisme faute de mieux ou faute de pire !
    Comme disait l’autre, ce n’est pas aux hongrois que j’en veux…µ

    Si, si la démocratie existe en Europe, depuis 1945, sans conflit majeur les populations vivent en paix, en paix physique du moins. Cette Europe est pourtant en défaut de justice sociale.

    A chaque fois la rengaine est la même mais les hongrois ont voté démocratiquement et en majorité pour Orbán et lui ont donné un chèque en blanc pour qu’il s’occupe personnellement du sort du pays.
    Donc tout va bien dans le meilleur des mondes.
    Zsák.

  12. Corentin, crois-tu vraiment que ce « sondage » réalisé par un organisme gouvernemental hongrois soit fiable et 100% neutre? Comment fut posée la question? Le panel est-il représentatif et suffisamment large? Comment a été réalisé ce sondage? Ca parait gros, quand même, qu’1 hongrois sur 2 soit contre la démocratie. Vérifions cette information plus que douteuse, dans un pays ou l’impartialité n’existe pas.

  13. « Si, si la démocratie existe en Europe, depuis 1945″

    En 2 semaines, les marchés financiers on remplacé le gouverneur de la BCE par un l’ancien patron de Goldman Sachs Europe, viennent d’annuler un referendum en Grèce, de remplacer un premier ministre grec élu au suffrage universel par un ancien vice-gouverneur de la Banque centrale européenne et s’apprêtent à remplacer le président le président du conseil Italien.

    Je ne parle même pas des plans d’austérité imposées aux gouvernements européens (2e en deux mois en France), qui dans les faits veut dire que les peuple ne sont mêmes plus maitres de leur politique budgétaire.

    Mais à part ca, on vit en démocratie Zsak?

  14. Les peuples sont maîtres de leurs politiques budgétaires… à condition d’avoir des budgets en équilibre.

    Un peuple, ou plutôt des politiciens préfèreraient rouler les banquiers dans la farine avec de l’inflation. Manque de chance, en Europe, l’Allemagne ne veut plus entendre parler d’inflation. Elle sait, plus que tout autre, ce que l’inflation lui a coûté entre les deux guerres.

    Et, quand on voit les nombre de politiciens qui voudraient à nouveau « rembourser » leurs dettes avec de l’inflation, il y a lieu d’être très inquiet pour la paix en Europe et dans le Monde.

    Les dérapages économiques, puis politiques de cette période, n’ont toujours pas servis de leçon à ces guignols.

  15. C’est égarant de poser la question comme ca, avec la promission de prospérité qui est, malheureusement mais naturellement apres ce que ce peuple a survécu dans ce dernier siecle, le seul aspect sérieusement considéré dans ces réponses :(

  16. Il ne faut pas être nombriliste sur la Hongrie. On pourrait en dire autant du peuple français, avec les immenses destructions qu’il a connu au cours des deux guerres mondiales.

    De plus, qui va devoir soutenir les hongrois ?… Et pourquoi pas plutôt ces milliards de pauvres, qui ont justes de quoi survivre. Sans compter le milliard qui ne mange pas à sa faim.

    Il y a bien d’autres priorités que le peuple hongrois, qui va devoir se retrousser les manches, lui aussi, pour améliorer ses conditions de vie. C’est ça la chance de la Hongrie aujourd’hui, pouvoir obtenir des résultats quand on s’y met.
    Combien de peuples dans le Monde n’ont pas cette chance ?! Certains peuvent livrer de l’eau 12 heures par jour, et ne sont même pas sûr d’avoir la nourriture nécessaire le soir venu. Alors ? le reste !

  17. Puis, en ce qui concerne la tradition démocratique, merci pour l’enseignement de l’Europe de l’Ouest qu’on recoit toujours, mais on a bien fait des efforts pour la démocratie, en 1956, en 1989 et depuis aussi, dernierement ceux, qui ont protesté contre Ferenc Gyurcsány et maintenant contre Viktor Orbán. La France a eu plus de chance, n’a pas du lutter autant pour sa démocratie, n’a pas du autant faire preuve de sa volonté d’etre un pays démocratique. Et pourtant, les pays de l’Europe centrale et oriantale sont toujours traités de cette facon par l’Occident. Ennuyeux au moins, chauviniste si je voudrais sembler plus sensible.

  18. « Les peuples sont maîtres de leurs politiques budgétaires… à condition d’avoir des budgets en équilibre. »

    Vous avez entièrement raison. C’est pour cela que le cartel des banques a fait en sorte que les Etats soient structurellement endettés pour pouvoir les avoir à leur botte. C’est ainsi que la loi Pompidou de 1973 interdit à l’État de refinancer ses déficits auprès de la Banque de France et l’oblige a le faire sur les marches de capitaux privés moyennant un intérêt qui finit dans la poche des financiers de la planète et fait structurellement augmenter la dette publique. (La Banque de France pretait a taux 0)

    Pompidou, avant de prendre ses fonctions a Matignon, était le directeur de la Banque Rothschild. Surement une coïncidence…

    On remarquera que Sarkozy a fait voter une loi similaire en ce qui concerne les collectivités locales. D’où les histoires de communes qui se retrouvent à rembourser 2 fois la somme empruntée car ils ont souscris des prêts toxiques a des banques privées…

  19. En réponse à Lesdeux.

    La France n’a pas fait d’efforts pour la démocratie ???!!!

    Les français se battent depuis 1789 pour la démocratie. Et ce sont les philosophes des Lumières qui se sont le plus battus pour la démocratie… quand c’était le plus dur. De plus, la france est caricaturellement connue pour ses combats incessants de revendications… Et les français sont toujours aussi mal vus… en Hongrie…

    En réponse à François. En effet, il y a des connivences entre les politicards et les banquiers.

  20. A Nudiword: Je suis d’accord, la France a bcp lutté pour sa démocratie au cours de son histoire, ce que j’essaye de souligner ici, c’est que pendant les dernier 50 ans, c’était plutot l’Europe orientale qui a du faire ses luttes, souvent sans aucun aide de la part de l’Occident qui semble aujourd’hui si soucieuse de la démocratie. Cette angoisse est un peu déplacée vue qu’elle manqait quand nous en avait un TRES grand besoin…

  21. Attention de ne pas confondre capitalistes et démocrates. Au cours des 50 dernières années, les démocrates avaient déjà fort à faire dans les pays capitalistes d’Occident, pour se défendre eux mêmes. Les capitalistes, eux, voulaient abattre les dangers communistes. Danger pour eux, pas nécessairement pour les démocrates. Là, les démocraties populaires ont raté l’occasion de s’émanciper.

    Pas génés pour un sou, les capitalistes font croire que ce sont eux qui ont saupoudrés nos pays de principes démocratiques. Ce ne sont pas eux, ce sont plutôt ceux que l’ont accuse d’être de gauche qui ont adoucis le monde capitaliste. Adoucissement totalement absent dans les pays dits du Tiers Monde… où les capitalistes sont rois. C’est aussi ce qu’ils ont voulu faire dans les anciens pays communistes de l’Europe de l’Est. Et ils y ont bien réussis, avec le soutien de certains hongrois, plus avides à rouler dans de grosses Mercedes et autres BMW, qu’à émanciper économiquement et financièrement leurs pays.

    La démocratie pourra progresser en Hongrie, si les hongrois font comme les démocrates en Occident… mais cela ne se fera qu’en combattant le principe de la jungle capitaliste. A noter que même certains capitalistes commencent à être effrayés par le système capitaliste. Voir la crise provoquée par les dettes souveraines des Etats.

    En dehors des grosses voitures et des produits de luxe, les hongrois n’ont rien à attendre du monde capitaliste. Un premier pas consiste à comprendre cela. Les hongrois et les autres pays de l’Est, pour avoir une proportion de démocratie, devront retrousser leurs manches… politiques.

  22. bugwarrior a dit :

    Une étude en France nous réserverait peut-être des surprises, mais lorsqu’en France un candidat du Front national, s’est retrouvé au second tour des Élections présidentielle(2002), il y avait plusieurs centaines de milliers de Manifestant en France pendant 15 jours.
    Et nous avons vécu une réelle coalition, de tous les autres partis politiques Français pour voter contre Mr Le Pen (Candidat de l’extrême droite Française).
    Résultat Mr Chirac élu avec 82,21 %.
    Alors il est clair qu’un sondage actuellement, monterait une forte augmentation des intentions de votes, mais je suis pas sûr que nous nous laisserions faire et si les droits fondamentaux comme ceux de la presse serait à mon avis très compliqués à réduire voire supprimer!

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