Ophélie Bretnacher : Sa famille dépose une plainte pour meurtre

La famille de la jeune étudiante française à Budapest qui a été retrouvée morte dans le Danube le 12 février 2009 a déposé, vendredi à Paris, une plainte contre X pour « enlèvement » et « meurtre », avec constitution de partie civile, a-t-on appris hier mardi de multiples sources.

Ophélie, 22 ans, avait disparue dans la nuit du 4 décembre 2008, peu après sa sortie d’une discothèque de la capitale hongroise. Les autorités hongroises avaient écarté la piste criminelle et conclu à une mort par accident ou suicide,  après avoir retrouvé le corps de la jeune femme, dans un bras mort du Danube plusieurs kilomètres en aval de Budapest, plus de deux mois après sa disparition. Une seconde autopsie, pratiquée en France cette fois-ci, avait confirmé les conclusions de la police et une mort par noyade.

Une thèse du suicide contre laquelle se bat farouchement le père de la victime, Francis Bretnacher. « Cela fait un an que rien ne s’est passé. [...] On a le sentiment que cette enquête n’a pas progressé depuis la découverte du corps. On n’avait pas d’autre solution que de porter plainte pour pouvoir accéder au dossier et relancer l’enquête », a confié M. Bretnacher à l’AFP. En effet, nombreux sont ceux qui pointent des disfonctionnements et des lacunes dans l’enquête. « La thèse de l’accident n’est qu’une thèse parmi d’autres, il faut lever le voile sur toutes les énigmes de cette très douloureuse affaire », a estimé de son côté William Bourdon, l’avocat de la famille Bretnacher.

Francis Bretnacher avait laissé entrevoir cette démarche juridique dans les colonnes de l’Est Républicain, le 3 décembre dernier, déclarant que : « [...] nous sommes confrontés à la lenteur de la justice française. Et puis, on m’a fait comprendre que l’affaire avait déjà coûté beaucoup d’argent et qu’il fallait arrêter les frais. L’Europe de la justice n’est hélas pas pour demain. Ma fille en a fait l’expérience. Je suis atterré par le comportement de l’État français qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité et la justice pour nos enfants. Dès le départ, la Hongrie a privilégié la thèse du suicide et ne voulait pas perdre de temps. Ils ont mis un mois à déclencher une enquête criminelle. »

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Un commentaire

  1. arthur rimbling a dit :

    Cet article rend hommage à la combativité , au courage, et à la fidélité de la famille d’Ophélie Bretnacher.
    Rappelons que c’est le devoir des autorités policières et judiciaires de faire la lumière sur ce meurtre (le corps d’Ophélie portait des traces de violences, au moins un gros hématome) et de découvrir la vérité.
    La famille n’aurait même pas du avoir à se battre

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