Nokia licencie 2300 personnes en Hongrie

D’ici la fin de l’année, le fabricant de téléphones finlandais Nokia va licencier 2300 personnes parmi les 4400 employés qui travaillent actuellement dans son usine de la ville de Komarom, au nord ouest de la Hongrie.

Nokia a déclaré prévoir le transfert complet du dispositif d’assemblage de l’usine de Komarom, qui sera prochainement délocalisé en Asie où la plupart des fournisseurs de composants sont installés. Les usines implantées à Reynosa au Mexique et à Salo en Finlande sont elles aussi concernées par cette annonce. Confronté à une baisse des ventes et des bénéfices, le fabricant avait déjà été contraint de fermer l’usine de Cluj en Roumanie, entraînant le licenciement de 2200 personnes en septembre 2011. Les trois usines touchées cette année devraient alors se concentrer sur la customisation des smartphones Nokia, à destination de la clientèle européenne et américaine.

« Nous reconnaissons les difficultés que peuvent rencontrer nos employés face à ces changements et nous nous sommes engagés à les soutenir et à soutenir la communauté locale dans cette passe difficile » a déclaré le vice président des marchés Nokia, Niklas Savander. Reste à savoir comment…

Anna Simai, directrice de communication de l’entreprise à Komarom a affirmé à l’agence MTI que l’usine restera une part importante de la chaîne d’approvisionnement de Nokia. Elle a ajouté que la restructuration n’avait rien à voir avec la performance de l’usine ou la qualité du travail des employés.

La restructuration est susceptible d’affecter 4.000 employés dans les trois établissements. Au ministère de l’Economie on dit regretter la décision de Nokia et tout faire pour retrouver un nouvel emploi aux travailleurs licenciés. Ainsi, on prévoit la création d’un groupe de travail avec Yrjo Eskola, le directeur de l’usine, pour atteindre cet objectif.

NDLR : Lorsque le ministre des Affaires Etrangères Janos Martonyi s’était rendu à Helsinki fin octobre dernier, Nokia enregistrait déjà des pertes globales de 436 millions d’euros aux deuxième et troisième trimestres 2011. Martonyi était allé en Finlande pour rencontrer les dirigeants de Nokia, entre autres investisseurs finlandais, pour les convaincre de rester en Hongrie pour les uns, de s’y installer pour les autres. Il avait notamment vanté les avantages fiscaux que son pays pouvait leur offrir. Les entreprises finlandaises avaient investi jusque-là plus d’un milliard d’euros en Hongrie, mais le lobbying du ministre n’a manifestement pas fonctionné.

source : MTI / Econews

Justine Ducros

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Un commentaire

  1. Nokia ajoutE que la restructuration n’avait rien à voir avec la performance de l’usine ou la qualité du travail des employés….TJRS LE MEME PIPEAU

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