Les candidats ont le droit de garder le silence

A partir d’aujourd’hui, les candidats doivent cesser toute activité électorale, mais ils  ne sont pas en état d’arrestation pour autant… et pourtant! L’attitude de certains, comme celle du candidat MSzP dans le 7ème arrondissement de Budapest (Dr Zoltan Szabo, en gros sur la photo), pris en flag’ de placardage sauvage dans les rues fin mars, n’est définitivement plus de mise.

La campagne pour le 1er tour des élections législatives, qui se tiendra dimanche 11 avril, s’est achevée hier jeudi avec l’ultime appel des partis à leur électorat. Depuis minuit, les candidats n’ont plus le droit de faire qu’une seule chose : se taire. Ce silence imposée par la Constitution sera en vigueur jusqu’à dimanche soir, 19h, heure de clôture des bureaux de votes. La campagne pour le second tour pourra alors reprendre jusqu’au vendredi précédent le second tour de l’élection, programmé le 25 avril.

Les derniers meetings des principaux partis.

Viktor Orban, le présumé vainqueur par KO s’est enflammé au cours de son meeting de clôture en promettant des changements pour tout le monde. « Lundi, nous nous réveillerons dans une autre Hongrie, avec des changements dans tous les domaines de notre vie« , a-t-il déclaré. Son parti, la FIDESz, peut espérer obtenir la majorité des deux-tiers, un sésame pour contrôler le pays à sa guise.

Dans le camp des perdants, le candidat socialiste Attila Mesterhazy et son parti le MSzP ont posé leurs atours de campagne dans la région du Nord-est, traditionnellement acquise à leur électorat, dans la ville de Miskolc. Mesterhazy a plaidé devant 3000 sympathisants que les socialistes hongrois représentaient « la solidarité, l’égalité des chances, et la vérité« .

A l’opposé de l’échiquier politique, Gabor Vona a promis à ses partisans réunis à Budapest que Jobbik ne deviendra pas un parti comme les autres, qu’il ne s’ « adoucira » pas une fois au Parlement et que, au contraire, il y sera encore plus « dur ». Son parti ne permettra pas que « la vérité soit balayée sous le tapis« . Après avoir craint que Jobbik ne devienne la seconde force politique du pays, devant les socialistes, les derniers sondages ont indiqué une stagnation à environ 12% des intentions de votes, parmi les électeurs décidés.

Porté par les récents sondages indiquant que le parti vert-libéral de Lehet Mas A Politika (LMP) avait de bonnes chances d’atteindre les 5% requis pour entrer au Parlement, sa tête de file Andras Schiffer, a promis qu’ « un miracle va se passer le 11 avril« . Il a plaidé pour la fin des fausses divisions sociales entre prétendus « patriotes et anti-patriotes, fascistes et communistes« .

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