A Kolontar, les risques sanitaires ont diminué selon Greenpeace

Selon les résultats d’une nouvelle série de vingt tests effectués par l’ONG écologiste Greenpeace et communiqués sur son site internet, les risques sanitaires ont diminué sur le site touché par la boue rouge par rapport aux semaines suivant la catastrophe du 4 octobre. Cependant les taux d’alcalinité et d’arsenic restent encore trop élevés.

Greenpeace à Devcser le 12 octobre (Hulala)

Le niveau de pollution à l’arsenic mesuré dans les échantillons prélevés dans des puits à  Kolontar et Devecser, les deux villages les plus durement touchés, sont encore quatre fois supérieur au seuil maximum autorisé. Un échantillon relevé à Devecser a même mesuré une concentration record de 4200 microgrammes par litre, au lieu de la limite acceptable de 10 microgrammes ! L’échantillon d’eaux usées industrielles de l’usine d’aluminium en cause, MAL, contient 2.300 microgrammes d’arsenic, beaucoup plus que la valeur limite fixée par l’UE de 100 microgrammes pour les eaux usées.

Cependant, Greenpeace précise que l’eau du robinet est parfaitement potable et que les nappes phréatiques n’ont pas été atteintes par la pollution. Les concentrations d’arsenic, de mercure et de plomb ne dépassant pas les limites acceptées pour la santé. « Heureusement, il est maintenant clair que l’eau est potable et ne contient pas d’arsenic et que les eaux souterraines sont non-contaminées« , a déclaré le directeur de Greenpeace-Hongrie, Zsolt Szegfalvi.

Mais l’ONG considère que l’arsenic contenu dans la boue toxique constitue un grave problème pour l’avenir et recommande aux autorités sanitaires hongroises de nettoyer au plus vite les puits contaminés, de surveiller de près l’évolution de la qualité des eaux souterraines de la région et de prendre des mesures pour limiter la propagation en cours de la pollution, car des poussières continues de se libérer de la boue et de se propager sur de longues distances.

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