Les profs montent au créneau contre les projets du gouvernement

Après les pompiers et les gendarmes au mois de mai, c’est au tour des enseignants de se mobiliser contre les réformes gouvernementales. Dimanche, plusieurs milliers d’entre eux sont descendus dans la rue à Budapest à l’appel de 5 syndicats pour protester contre la réduction des moyens alloués à l’éducation nationale. Ils menacent d’entrer en grève à la rentrée de septembre si le gouvernement refuse de les consulter.

Les manifestants ont défilé du parc Olimpiai, au bord du Danube proche du parlement, jusqu’au ministère de l’éducation, dans une ambiance  disciplinée. Les dirigeants syndicaux ont achevé leurs discours sous les fenêtres du ministère… et sous des trombes d’eau d’un orage. Ils ont fustigé tout à tour la réduction des moyens : fermeture d’écoles publiques, réduction du nombre de postes et augmentation du volume horaire de travail. La mesure du projet gouvernemental qui suscite le plus d’indignation est l’augmentation du nombre d’heures, sans compensation salariale craignent les syndicats. En plus de leurs 22h de cours obligatoires, les instituteurs et professeurs devront désormais effectuer d’autres tâches pour cumuler 40h de travail hebdomadaire. Cela pourrait aboutir à la destruction de 30.000 emplois.

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Diaporama photo : Corentin Léotard/HU-lala

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4 Commentaire

  1. « Après les pompiers et les gendarmes au mois de mai, c’est au tour des enseignants de se mobiliser  »

    Et que dire des médecins internes qui menacent de débrailler le premier mars 2012 en donnant tous leur préavis le premier janvier de la même année?
    Corentin, il y a encore pas mal de travail, courage!
    Zs.

  2. Ca, c’est la décrépitude programmée de la nation Hongroise. Dans un contexte européen et même de mondialisation, l’avenir passe par l’éducation et la formation. On voit mal des enseignants assommés mener à bien cette tâche.

    Finalement, on est aussi aveugle en Hongrie qu’en France.

    Il y aura bien deux europes, celle des minables et celle des élites.

  3. Aprés le sommeil le reveil….Allez les hongrois !!!!!

  4. Quand il n’y a plus d’argent, il n’y a plus d’argent.

    Les fonctionnaires peuvent gesticuler tant qu’ils veulent (et attirer toute la sympathie du monde) ce n’est pas ça qui remplit les caisses. :(

    Hongrie, Grèce, même combat.

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