Les attrappe touristes de Budapest

Depuis quelques années, de plus en plus de lieux de sorties succombent à la tentation d’abuser du touriste étranger. La semaine dernière, les autorités compétentes du 5ème arrondissement ont fait fermer le restaurant “Galaxia”, proche de la très touristique Vaci utca. Le personnel s’était rendu coupable quelques jours plus tôt de racket sur deux clients étrangers. Ceux-ci se sont alors vus présenter une note “astronomiquement” salée, puis ont été convaincus de payer par la force.

Au “Galaxia”, le client n’était pas toujours roi. Les deux touristes de la semaine dernière ont fait les frais d’un mode opératoire bien connu, qui consiste à séquestrer un des deux clients et faire escorter son ami au distributeur de billets le plus proche par des armoires à glace. Les malheureux ont fait l’erreur de “menacer” d’appeler la police et n’ont pu porter plainte qu’après s’être fait dépouiller de leurs objets de valeur. Six plaintes (dont deux françaises) couraient à l’encontre du Galaxia, avant que les pouvoirs publics ne prennent les choses en mains. Le restaurant était pourtant déjà sur la liste noire de plusieurs ambassades. Ce type de mésaventure n’arrive bien sûr pas qu’en Hongrie, mais depuis quelques années, les extorsions de ce genre se multiplient sans pour autant être réellement prises en compte par les autorités. Le touriste est donc averti, qu’il s’en remette d’abord à son bon sens.

Un phénomène qui dépasse le tourisme sexuel.

L’été, les charmantes passantes budapestoises abandonnent peu à peu les rues de la capitale aux touristes en tous genres. Couples ou bandes de potes venus d’Europe de l’Ouest, tous sont bons à pigeonner. On connait bien sûr Vaci utca la nuit tombée. La rue piétonne en plein centre ville, qui regorge de strip-clubs plus glauques les uns que les autres, où deux “hôtesses” plus ou moins “classes” racollent le client. Certains taxis peuvent aussi être complices de ces établissements, en rabattant le touriste crédule à l’aide de conseils de sorties plus que douteux. Dans le cas de ce type de peep-shows, sex-shops et strip clubs on pourrait encore invoquer le fameux “à quoi vous attendiez-vous?”. Mais le problème est que ces pratiques s’étendent à des restaurants et des bars qui sont quelque fois répertoriés dans des guides touristiques très consultés. A l’inverse de ce que pourraient penser certains policiers hongrois, le crime et le vol ne sont donc pas que l’apanage des tziganes. Le gros pigeon étranger est d’ailleurs souvent pris en charge par des organisations “bien” hongroises et peu recommandables.

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Un commentaire

  1. Autre lieu de racket : « le Balaton  » : pour m’y être laissé conduire et boire un COCA, cela m’a coûté ….400€ car j’ai dû tout payer ! Pourquoi ?
    La plainte déposée à la police est pour l’instant sans suite depuis début mars.

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