Le maire de Budapest s’adresse aux sans-abris « hors-la-loi »

Les mesures coercitives affectant directement les clochards qui squattent l’espace public au centre ville ont, pour la plupart, déja été prises. Mardi, par voie de presse, le maire de la capitale hongroise István Tarlós a officiellement déclaré qu’il souhaitait réintégrer les exclus du système social, mais qu’il ne les laisserait pas continuer à mener leur vie dans les gares et dans les passages souterrains.

La veille, Kossuth Rádió annonçait que la plupart de ces personnes avaient accepté l’assistance publique et « déménageraient » très prochainement dans des centres qui leur étaient réservés. Début novembre, Tarlós avait promis qu’il « nettoierait » l’espace public de Budapest avant la mi-décembre, et que les clochards qui lui résisteraient seraient punis d’une façon ou d’une autre. Il a ajouté mardi que Budapest avait reçu 80 millions de forints du gouvernement pour les loger, et qu’il était maintenant grand temps de satisfaire « l’intérêt général des 1,8 millions d’habitants de la ville ».

Depuis plusieurs mois, les travailleurs sociaux ont recensé les noms de 116 personnes dormant dans les passages souterrains, et auraient commencé à leur trouver des places en centres d’accueil depuis quelques semaines. Selon les rapports officiels, seulement 30 d’entre eux ont refusé l’aide et ont quitté les lieux pour des destinations inconnues. 51 sont déja installés ailleurs et 26 sont en attente de logement.

De la bonne volonté affichée

Aussi, tous les centres d’accueil ne sont pas situés en périphérie de la ville. Un centre serait d’ores et déja opérationnel dans une salle d’attente désaffectée de la gare de Nyugati à Pest, et un autre du même genre dans les souterrains de la gare de Déli, à Buda.

Malgré toute cette bonne volonté affichée par la mairie, les clochards de Pest organisent une manifestation ce soir à 18h dans ce qu’on pourrait appeler un de leur « fief », la station de métro de Blaha Lujza tér. Ils protesteront contre le fait que Tarlós les juge systématiquement comme hors-la-loi.

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