Le 1er février en Hongrie, c’est le « No Orbán Day »

Dans un pays où le communisme inspire souvent la répulsion, les communistes hongrois (ou ce qu’il en reste) n’ont pas peur des mots et des effets d’annonce. Ainsi, le parti marxiste Zöld Baloldal (ZB) organise aujourd’hui à 17h, le « NO ORBAN DAY » devant le siège du parti Fidesz (au 18, Szentkirályi utca à Budapest). L’évènement trouve son origine dans un groupe Facebook autour de l’intellectuel Gáspár Miklós Tamás. Il est bien sûr largement inspiré du « No Berlusconi day » qui a eu lieu en Italie en décembre 2010 et en décembre 2009.

« A l’initiative du Parti social-démocrate, le 1er février 1946, le système de gouvernement hongrois est devenu République, mettant un terme à la tradition du royaume. Aujourd’hui, les nouveaux démocrates hongrois se sentent obligés d’agir de nouveau,  car une fois de plus, un chef d’État impose une gouvernance dictatoriale et autoritaire à la population dont la majorité préfère la liberté » (sic !).

Dommage pour eux, depuis les fenêtres de leur quartier général, les membres de la Fidesz pourront toujours leur donner une leçon de démocratie en leur rappelant le score du premier ministre Viktor Orbán le 25 avril dernier aux élections législatives (avec son parti, il obtenait 263 des 386 sièges au Parlement).

En s’inspirant du « No Berlusconi Day », très suivi en Italie, surtout la première année grâce au réseau « peuple violet » (couleur d’aucun parti politique en Italie) sur Facebook notamment, la « gauche » hongroise voudrait « attirer l’attention sur le fait qu’il faut lutter contre les aventuriers autoritaires pas seulement en Hongrie, mais partout en Europe » (sic).

TGM fait une sortie

A l’occasion de cette manifestation, qui selon le groupe Facebook cité plus haut, ne rassemblera guère plus de 200 personnes, un discours sera prononcé par Gáspár Miklós Tamás (philosophe marxiste et président de ZB).

Viktor Orbán et débat démocratique mis à part, on peut au moins reconnaître à ZB d’être un des seuls collectifs politiques hongrois non représenté au Parlement qui soulève régulièrement la problématique des pauvres et des victimes des malversations financières en Hongrie.

Source et citations : Zöld Baloldal

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