La « Supermajorité » pour la FIDESz

Budapest, 21h00. L’hymne hongrois retentit sur Vörösmarty tér, où se sont rassemblés plusieurs milliers de sympathisants de la FIDESz, le parti grand vainqueur des élections parlementaires hongroises. Viktor Orban, son leader, a fait son entrée triomphale 15 mn plus tôt, pour annoncer un résultat historique : la majorité des deux-tiers au parlement. Au terme du second tour, son parti vient de décrocher 263 des 386 sièges que compte le parlement. Il lui en fallait 258 pour s’assurer de cette majorité.

Depuis 19h, la foule s’est rassemblée pour suivre sur des écrans  géants l’évolution du dépouillement retransmis en direct par Hir TV. Les résultats sont accueillis circonscription après circonscription. Chaque siège décroché par la droite déchaîne les applaudissements. Une bronca accompagne la démission de Ildiko Lendvai, tête du parti socialiste, tout comme le discours de son candidat, Attila Mesterhazy. L’intervention télévisée de Gabor Vona, le leader de Jobbik n’a, elle, suscitée que peu de réactions.

Vient l’arrivée de Orban, le nouvel « homme fort » du pays, qu’il va diriger pour les quatre années à venir. Entouré par tous les cadres de son parti, il commence : « Aujourd’hui, il y a eu une révolution dans les isoloirs. [...] Les Hongrois ont renversé le système, pour en créer un nouveau. L’ancien système de politiciens abusant de leur pouvoir a été remplacé par celui de l’unité nationale. C’est à l’aune de cette unité nationale que l’on mesurera les choses à l’avenir« . Son discours, précise-t-il, s’adresse aux « Hongrois à l’intérieur et hors des frontières ». Il ne durera pas longtemps, un petit quart d’heure. La cérémonie est ponctuée par l’hymne national, puis une partie du public entonne l’hymne des Sicules, rapidement repris par les hommes en costume (Voir photo).

Après huit années consécutives au pouvoir, les socialistes sont rejetés dans ce qu’il reste de l’opposition, avec 59 sièges. A l’extrême-droite, Jobbik, fait son entrée au parlement et s’impose comme la troisième force politique, avec 47 sièges. Lehet Mas A Politika, le parti vert-libéral, nouveau venu lui aussi, disposera de 16 sièges pour se faire entendre.

Crédit photo : HU-LALA

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