« La grève de la décennie »

Seulement quelques bus et quelques tramways étaient en service aujourd’hui, pour le quatrième jour de grève des transports publics de Budapest (BKV). 42 bus roulent dans la capitale, dont certains ont réduit ou modifié leurs itinéraires Les trams circulent désormais sur 6 grands axes, mais toujours au ralenti.Le métro, les trolleys et le HEV quant à eux, fonctionnent normalement depuis ce matin.

Entre les 14 syndicats grévistes et la direction de la BKV, les pourparlers sont restés au point mort depuis lundi, et aucune des deux parties n’a montré un signe de rapprochement. Elles se sont pourtant réunies une nouvelle fois tôt cet après-midi, et toujours pas d’issue en vue ce soir. Dans tous les médias hongrois, même la tragédie haïtienne, pourtant incoutournable, passe après cette grève considérée comme la plus longue depuis 10 ans.

Une bombe pour bousculer les négociations…

Dans la nuit de mercredi à jeudi, BKV a même reçu une alerte à la bombe, disant que plusieurs stations de métro de Budapest allaient être frappées entre 6h30 et 8h30. On ne sait s’il s’agit de l’initiative d’un gréviste, ou d’un usager exaspéré ou simplement d’un mauvais plaisantin, puisque les équipes de déminage n’ont rien trouvé après avoir passé toutes les lignes au peigne fin.

…mais chacun campe sur ses positions

Les syndicats réclament le renouvellement de la convention collective qui vient d’expirer et n’acceptent pas l’arrêt ni la réduction prévues des prestations sociales (santé – retraites). Ils demandent également à ce que leur primes de fin d’année habituelles leur soit rétribuées. Istvan Kocsis, PDG de l’entreprise qui croule sous une dette gigantesque (78 milliards HUF) et sous les scandales de corruption de sa direction, rétorque que l’entreprise n’est pas en mesure « d’offrir plus d’avantages » . « C’est en faisant des économies , que l’on pourra offrir de meilleures prestations » répète t-il. Sans blagues… Et du côté du comité de grève, on cherche encore les preuves selon lesquelles la société a les moyens de répondre à leurs demandes. A l’image de son site Internet, la BKV semble être dans l’impasse. Ce dernier présente la grève en première page avec l’anglicisme magyarisé « Sztrajk » mis en exergue.

Article lié :

BKV: la grève et la galère continuent

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


9 − = 4

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>