Européennes: ce que disent les sondages

A l’approche des élections européennes, différents sondages prévoient certaines tendances d’intentions de votes assez nettes avec toutefois quelques différences.

Le grand vainqueur annoncé par tous les sondages est le Fidesz, qui devrait remporter 3 fois plus de sièges que le parti au pouvoir, le MSzP (parti socialiste). En avril, la différence entre les deux partis était de 12 points, elle est maintenant de 27. L’institut Ipsos a prévu 38% d’intentions de vote de la population active en faveur du Fidesz, alors que l’institut Szazadvég, plus proche du parti de Viktor Orbán, a calculé 35% d’intentions de vote de la population active, ce qui représente 71% des votants.

Chez les moins de 50 ans dans les milieux ruraux, le Fidesz est parfois 7 fois plus populaire que le MSzP. Les diplômés, retraités et budapestois, ne favorisent le Fidesz que 2 fois plus que le MSzP. Grosse défaite en perspective donc pour le parti socialiste dont les intentions de vote en leur faveur n’atteignent que les 10%, selon Szazadvég, soit 17% des votants.

Selon ces résultats, le Fidesz obtiendrait 16 ou 17 sièges au Parlement Européen, et le MSzP 4 ou 5.

L’autre prévisible surprise est la popularité du parti d’extrême droite, le Jobbik, qui a réussi à faire largement parler de lui ces derniers mois et est doté d’une campagne de pub démesurée pour ces élections. Le futur du Jobbik au Parlement est le grand suspense de ce scrutin du 7 juin. Les sondages prévoient 3% d’intentions de votes de la population active, ce qui représente 6% de votants. Si ces chiffres s’avèrent devenir réels, le Jobbik dépasserait les 5% nécessaires pour obtenir une place au Parlement.

Selon les sondages, les abstentionnistes représenteraient 45% à 60% de la population pouvant voter. Cette marge importante déterminera le pourcentage de votant critique pour l’accès au Parlement des petits partis, tels que le Jobbik, qui ont une solide base de non-abstentionnistes.

Le parti libéral, l’Alliance des Démocrates Libres (SzDSz), qui est associé à la coalition gouvernementale, ne devrait rassembler que 3% de votants, l’excluant si cela s’avérait le cas, du Parlement Européen. Le parti communiste, toujours vivant mais moribond, devrait recevoir 1% des votes.

Les résultats de ces élections qui n’ont pourtant pas lieu de définir une politique intérieure magyaro-hongroise, seront pourtant, sans aucun doute pour Viktor Orbán, – et nous l’entendons déjà haranger les foules à demander la démission du gouvernement, ceux d’un vote sanction. Cependant, dans l’esprit des votants, c’est peut être bien cela qui va diriger leur choix, malgré le fait qu’il s’agisse d’élections européennes et non hongroises.

Il faudra attendre l’année prochaine pour que la Hongrie choisisse la composition de son nouveau Parlement et gouvernement.

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