Hooliganisme: du rififi à Ferencvaros

hooligansCe mardi, plusieurs dizaines de supporters de Ferencvaros ont attaqué leurs homologues allemands lors d’un match de foot amical opposant leur club au Hertha Berlin. Avant et au cours de la rencontre, les « hooligans » magyars tentèrent de pénétrer dans le secteur réservé aux supporters berlinois, jetèrent des bouteilles à ces derniers et les provoquèrent par des saluts et des slogans nazis. Au final, on a recensé trois blessés légers. Le club allemand a évidemment porté plainte.

Pendant ces échauffourées, ni les organisateurs, ni la police ne sont intervenus. Le club de Ferencvaros assure que la compagnie privée s’occupant de la sécurité à l’intérieur du stade se trouvait dans l’incapacité de secourir les supporters assaillis. Il s’avère que cette dernière travaillait pour la première fois sur les lieux et qu’elle ne connaissait pas suffisamment les infrastructures du stade de Ferencvaros. D’où son impuissance à agir…
Quant à la police, elle nie toute responsabilité. Elle n’était chargée de la sécurité qu’en dehors du stade. Par conséquent, les manifestations violentes à l’intérieur de l’enceinte sportive ne relevaient pas de son ressort…

Comment peut-on expliquer de tels actes lors d’un match sans enjeux ? Quelles étaient les revendications de ces virulents trouble-fêtes ? L’enquête menée par le club le révélera certainement. Les propos nazis scandés par ces supporters laissent à penser, toutefois, qu’il s’agissait tout simplement d’actes violents et gratuits à caractère raciste.

Quoiqu’il en soit, ce genre de fait divers ne confère pas, à l’étranger, une belle image du pays et cela pourrait desservir, à l’avenir, la fédération hongroise de football. Si, d’aventure, la Hongrie briguait une nouvelle fois l’organisation d’une compétition internationale telle que l’Euro (comme ce fut le cas 3 fois ces dernières années), elle verrait certainement les instances internationales lui rappeler au « bon » souvenir de ce triste événement. Evénement durant lequel les autorités du pays, qu’elles soient privées ou publiques, brillèrent par leur immobilisme et leur incapacité à endiguer la violence.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


5 × 3 =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>