Gyurcsány marque des points au sein du parti socialiste

Par Swan Min-Tung

L’ex-premier ministre Ferenc Gyurcsány continue de tailler des croupières à l’actuel président du parti socialiste MSzP, Attila Mesterhazy. Les différentes propositions de Gyurcsány pour rénover le parti divisent mais seront soumises à un vote des militants le 18 juin, les résultats seront donnés en juillet.

Le « nouveau » Ferenc Gyurcsány espère pouvoir séduire avec six propositions soumises aux militants MSzP. Le vote portera principalement sur le financement du parti – le souci de transparence des dépenses et des revenus – ainsi que sur le cumul des postes des membres dirigeants. En outre, Ferenc Gyurcsány souhaite que les cadres du parti soient directement élus par les militants.

Cette « réforme Gyurcsány », a donc pour objectif de redorer le blason du MSzP, sans forcément le mettre en position de leader, comme nous l’expliquait Julia Lakatos, polititologue au Center for Fair Political Analysis. Mesterhazy ne soutient pas cette démarche. Ce dernier a d’ailleurs déclaré à MTI que « le succès de la modernisation ne dépend pas de combien de fois quelqu’un évoque qu’il représente l’avenir […] ou de combien de fois il mentionne le mot « renouveau »« , mais que cela dépend « d’un travail dur et systématique, dont les résultats ne se voient que lentement« .

Gyurcsány, l’arrosé arroseur

Ferenc Gyurcsány a mis suffisamment de pression pour faire accepter cette ligne politique de rénovation du MSzP. Dans une lettre adressée à la direction, il affirme qu’il ne souhaite pas diviser mais bien unir – « Nous avons besoin de débat démocratique, pas de destruction« , a-t-il confié à MTI – en ajoutant qu’il ne permettra pas que des tensions dégénèrent au sein du parti. Il aspirerait donc réellement à reconstruire un parti qui puisse rivaliser avec la FIDESz, ou en tout cas se présenter comme une alternative crédible.

Le président Mesterhazy a prévenu qu’une fois les votes accomplis, il n’y aura plus à tergiverser sur l’orientation que prendra sa formation politique par la suite. La patience sera de mise jusqu’au 18 Juin, jour du référendum où se jouera le destin du principal parti d’opposition.

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