Hulala L'actualité hongroise en français 2012-02-22T10:34:37Z http://www.hu-lala.org/feed/atom/ hu lala <![CDATA[Cinéma : « Csak a szél » remet les Roms en selle]]> http://www.hu-lala.org/?p=18542 2012-02-22T10:34:37Z 2012-02-22T08:47:49Z Csak a szél, le dernier film du jeune réalisateur hongrois Bennedek (Bence) Fliegauf séduit les critiques tout comme le jury de la Berlinale 2012. Il y a remporté l'Ours d'argent pour le Grand Prix du Jury la semaine dernière et succède donc au réalisateur culte hongrois Béla Tarr. Son film engagé, touchant et politique ravive les braises de la vague d'attentats anti-Roms de 2008-2009 et semble relancer le débat de l’intégration des communautés Rom en Hongrie.

Du 9 au 19 février, 17 films internationaux étaient présentés lors de cette 62 ème édition de la Berlinale. Après la Première de Csak a szél (Just the Wind - le film n'avait d'ailleurs pas été projeté au dernier Magyar Filmszemle début février pour laisser la priorité à la Berlinale), communauté artistique et critiques cinématographiques se sont accordés à dire que le travail de Fliegauf était une réussite. L’originalité du réalisateur a notamment été de travailler avec un groupe d’acteurs amateurs d’origine Rom afin de brosser au mieux le portrait de ces populations. Katalin Toldi (à droite sur la photo), qui incarne le rôle de Mari, a particulièrement touché le jury du festival par son jeu simple, émouvant et contribuant à l’atmosphère poétique du film.

La communauté Rom hongroise prise pour cible

 Csak a szél traite de l'intégration des communautés Rom en Hongrie sur fond de faits réels puisque le réalisateur s'est largement inspiré de la vague de meurtres anti-roms perpétrés en 2008 et 2009 en Hongrie, qu'il a pleinement intégré à son scénario. Fliegauf a dépeint le quotidien d'une famille tzigane, vivant modestement en marge d'une petite ville hongroise. La mère (Mari), personnage central incarnée par Katalin Toldi, jongle entre petits boulots pour subvenir aux besoins de sa famille et la charge de son père invalide. Les protagonistes de cette histoire sont mûs par le rêve d’un exil au Canada pour y vivre des jours meilleurs, mais leur réalité quotidienne est imprégnée par la peur et un climat de tension permanente, accentués par l’apparition de  groupuscules meurtriers nocturnes.

Les attaques de 2008 et 2009 restent la « meilleure » illustration de ce racisme en Hongrie, attaques au cours desquelles 7 personnes ont perdu la vie et de nombreuses victimes ont été blessées. Dans ces sombres affaires, des familles tziganes ont vécu dans la menace permanente, notamment dans les petits villages de Tatarszentgyörgy et Tiszalok. Il aura fallu attendre plusieurs semaines pour que la police (aidée du FBI américain !) se manifeste et déclare ces actes comme relevant du crime organisé. Le procès des 4 présumés coupables s’est déroulé de mars à décembre 2011.

Le Canada, terre d'asile

Parallèlement, depuis la vague de violences dans ces villages, les autorités canadiennes ont annoncé que le nombre de demandes d’asile parmi les Roms hongrois était en constante augmentation, avec la discrimination qu’ils subissent dans leur pays pour principale raison. Récemment, le cas de Viktoria Mohacsi en donne l'exemple parmi les Roms qui sont très intégrés dans la société hongroise. Militante pour les droits des Roms et ancienne député européenne hongroise, elle a également été commissaire chargée à l’intégration des enfants issus de familles Roms ou vivant dans une profonde pauvreté. Suite à de sérieuses menaces reçues dès 2009, Mohacsi a demandé l’asile politique et s’est installée au Canada. (NDLR : nous avions rencontré sa soeur, Nikolett, début 2011).

Le nouvel Eldorado Canadien laisse cependant la porte ouverte au trafic d'êtres humains : nombreux sont les cas de Roms, aveuglés par la certitude de trouver un travail bien payé, qui terminent leur voyage dans les filets de trafiquants pour travailler dans l’illégalité, sans papiers, sans argent et sous la menace.

Estimée entre 5% et 8% des 10 millions de hongrois (dans l'attente des résultats du dernier recensement), la population Rom est largement touchée par le chômage et la précarité. Victime de sa propre identité culturelle, de ses traditions et de ses différences, la communauté Rom sentirait son « intégration » freinée par un pouvoir qui chercherait à désintégrer ses populations en supprimant ce qui constitue leur identité propre... Dans l’esprit d’une large majorité de Hongrois pour qui le quotidien est de plus en plus difficile, les Roms restent une « communauté assistée ».

"Propagande" du gouvernement hongrois

Bence Fliegauf remet de ce fait le sujet de l'intégration et de la place des Roms dans la société hongroise au centre de la scène politique. Un sujet brûlant dont les médias de droite et les ministres du gouvernement d'Orban se sont rapidement emparés pour mieux décrédibiliser le succès que rencontre le film sur la scène internationale.

Le film de Fliegauf n'est pas encore sorti dans les salles hongroises que le Ministère de la Justice et de la Fonction publique lancait déjà des tracts critiques à Berlin concernant la production du réalisateur, dénonçant le caractère « non réel » ou "trop romancé" des faits relatés, et mettant l'accent sur les mesures prises par le gouvernement pour soutenir les communautés tziganes, ainsi que les financements accordés par le gouvernement pour le film. Rédigé dans un allemand approximatif, ce tract pro-gouvernement qui se veut "pro-hongrois" a surpris le réalisateur et son entourage, estimant qu'il était finalement contre-productif et qu'il faisait une belle publicité au film.

Zoltán Balog, secrétaire d'Etat chargé des affaires et de la question des Roms en Hongrie et Zoltán Kovacs, secrétaire d'Etat à la Communication du gouvernement (interviewé hier sur Euronews) semblent particulièrement impliqués sur ce sujet et répondent notamment à toutes les questions, attaques ou commentaires concernant ce tract. La confusion persistante entre politique et culture ne semble toutefois pas faire une bonne publicité au gouvernement hongrois sur la scène internationale.

Tatiana Carret

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hu lala <![CDATA[Tribune libre : « Petite note sur une grosse désinformation »]]> http://www.hu-lala.org/?p=18514 2012-02-21T09:19:47Z 2012-02-21T07:57:07Z Avis à Libération et Rue 89, par Pierre Zirkuli, journaliste, docteur ès lettres, chercheur associé au Laboratoire Communication et Politique, CNRS, Paris

Photo (AFP) de Viktor Orban utilisée par The Economist le 16 décembre 2010, dans un papier intitulé "Hungry for power", article fondateur de la campagne anti-Orban menée par la presse étrangère traditionnelle.

Lu avec beaucoup d’intérêt dans les journaux français, qui - pour une fois - étaient tous d’accord : "en Europe, la démocratie est en danger à cause d’un petit pays, la Hongrie, membre de l’UE"

Laissons les autres, restons-en à Libération (dont je suis adepte et lecteur depuis vingt cinq ans) et Rue89, en commençant par la Une : « le Premier ministre hongrois, Viktor Orban verrouille la démocratie, attaquant la presse ». La presse « attaquée » compte quatre quotidiens nationaux, dont deux de « gauche », deux de « droite ». Le gouvernement actuel étant de « droite » (conservateur), l’équilibre semble être assuré.

Plus loin: « l’unique radio d’opposition, Klubrádió, perd sa fréquence »

Il y a plusieurs radios indépendantes en Hongrie, donc Klubrádió n’était pas « l’unique (…) d’opposition ». Il est vrai qu’elle soutenait depuis toujours les Démocrates libres (SzDSz), le parti des ex-dissidents (d’avant 89), devenus partenaires fidèles des ex-communistes à partir de 1994, donc au pouvoir, en coalition, de 1994 à 1998 et de 2002 à 2010, et ont profité avec eux, comme l'écrit Libé,  « de privatisations opaques ». Suite à la chute spectaculaire de la « gauche » (MSzP) en 2010, ce parti n’existe plus.

Parmi les animateurs de Klubrádió, il y avait l’ancien président des Démocrates libres, ce qui, par rapport à un gouvernement conservateur, peut être gage d’opposition, mais pas d’indépendance journalistique.

NDLR : à partir de 2008 Gábor Kuncze est devenu un des animateurs vedettes de la radio alors qu'il siégeait encore au parlement sous l'étiquette SzDSz ; il avait également été président du SzDSz de 97 à 98 et de 2001 à 2007 et ministre de l’Intérieur de 1994 à 1998.

Cet animateur-politicien s'était d'ailleurs permis de faire, en tant que député, des jeux de mots à l'encontre d’un député conservateur,  prénommé Marius, tabassé et grièvement blessé par la police lors d’une manifestation contre le gouvernement de « gauche », en octobre 2006 : « et voilà, Martyrius », s’était-il écrié en le voyant entrer dans l’hémicycle.

Il est toutefois également vrai que parmi les animateurs de Klubrádió on trouve aussi de vrais journalistes, notamment un prix Pulitzer hongrois, viré de la radio d’Etat sous le gouvernement précédent (de « gauche »), mais à l’époque la presse internationale n’était pas encore prête à « défendre la démocratie ».

A part la presse, l’autre champ – non d’investigation, mais de bataille – est la Constitution

"Le paragraphe « La Hongrie est une république » a été rayé", écrit Libé. Faux ! Article B/1 et B/2 de la Constitution que le quotidien de gauche prétend connaître : « la Hongrie est un pays indépendant, démocratique, de droit », elle « est une république ».
Certes, la Constitution peut être critiquée, mais avant – il faudrait la lire. En attendant, je retiens la remarque de l’éditorialiste qui parle « d’une mise en œuvre d’une Constitution à caractère totalitaire… », en lui posant une petite question : sait-il que la Constitution qui a été remplacée avait été élaborée suivant le modèle de la loi fondamentale soviétique, en 1949, en rendant de bons et loyaux services au régime totalitaire (communiste) pendant un demi-siècle ? Certes, elle fut modifiée, mais il était, peut-être, temps de la remplacer (sauf si l’on prétend qu’une Constitution ayant les bases communistes mentionnées est « démocratique », « conforme à l’UE », contrairement à la Constitution récemment élaborée).

Les journaux, dont Libération, énumèrent des tas d’autres signes « antidémocratiques », par exemple : « la radio-télévision publique et l’agence de presse MTI sont chapeautées par un Conseil des médias dirigé par le Premier ministre ». Faux ! Le Conseil en question est dirigé par sa présidente, dont la nomination doit être approuvée par l’Assemblée Nationale (en France : les 9 membres du Collège du CSA sont « nommés par décret du Président de la République »).

Et, au lieu de conclure, en évitant de parler d’économie : « des camps de travail obligatoire qui visent les Roms » en Hongrie ?, comme l’affirmait Rue 89. Faux !  Il s’agit tout simplement de TUC (travaux d’utilité collective) – comme en France. Certes, la mise en place de ces TUC a provoqué des débats – comme en France.

Chers Collègues de Libération et de Rue89, comme vous le savez, dans la presse, on a des limites : celles imposées par la vérité (on ne peut donc pas dire n’importe quoi) et celles des pages (on ne peut pas disserter sur une centaine de pages comme dans une monographie). Je n’ai cité que quelques exemples d’erreurs ou de fausses informations soutenues par un journalisme d’opinion , à la mode,  paraît-il, mais démodé, quand même. Quoi qu’il arrive, je reste un de vos fidèles lecteurs, mais soit vous revenez à vos traditions et aux enquêtes dignes de ce nom, soit vous persévérez dans le journalisme d’opinion (hélas !), et vous me fournirez alors des matériaux à ma recherche sur l’image de l’Europe centrale dans la presse occidentale, au chapitre « ignorance, désinformation ».

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hu lala <![CDATA[Journées du Film Francophone, deuxième !]]> http://www.hu-lala.org/?p=18518 2012-02-21T09:27:51Z 2012-02-21T06:45:08Z Communiqué

A la suite du succès de la première édition des Journées du film francophone l'an dernier, les organisateurs ont décidé de recommencer cette manifestation en 2012. Du 23 février au 2 mars au cinéma Urania de Budapest, et dans 5 autres villes hongroises au mois de mars (mois de la francophonie) : Szeged (du 3 au 7), Szolnok (du 9 au 12), Debrecen (du 15 au 18), Pécs (du 21 au 25) et Miskolc (du 29 au 31).

Cette année, 9 ambassades co-organisent les Journées mais 11 pays seront représentés : Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Canada, Egypte, France, Liban, Maroc, Roumanie, Suisse et Tunisie à travers 23 films. Cette liste donne une idée de la diversité culturelle qui s’exprime à travers le cinéma francophone.

Le caractère professionnel de ces Journées, que les organisateurs ont voulu afficher dès la première édition se confirme cette année : les films présentés sont tous récents et, pour l’essentiel, inédits en Hongrie. Plusieurs réalisateurs et acteurs sont invités mais le festival s’enrichit cette année d’un film surprise et d’une séance pour les enfants. Les Journées ont également choisi de traiter un sujet important d’actualité en évoquant ce que l’on a appelé « Les Printemps arabes » à travers le film tunisien « Plus jamais peur » avec Lina Ben Mhenni – pressentie pour le Prix Nobel de la Paix – et 6 films égyptiens.

Les invités du festival :

  • Khaled Youssef, réalisateur égyptien
  • Lina Ben Mhenni (pressentie pour le prix Nobel de la paix en 2011, activiste tunisienne)
  • Rémi Bezançon, réalisateur français

Des conférences sont prévues à CEU avec Lina et Khaled.

Télecharger le programme complet du festival en français (.PDF)

 


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Vincent Baumgartner <![CDATA[Plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté à Budapest]]> http://www.hu-lala.org/?p=18461 2012-02-20T07:04:29Z 2012-02-20T07:04:29Z Excedés par la réforme de l'éducation supérieure et par les nouveaux critères d'admission dans les universités, des étudiants sont descendus dans la rue mercredi après-midi à l'appel de "Hallgatói Hálózat" (le réseau étudiant).

Pour en savoir plus sur ce sujet, écouter l'émission du 18 février de Tilos Radio :

Première partie :

Deuxième partie :

Les étudiants ont occupé durant près de trois heures une salle de conférence de la faculté de droit de l'université ELTE avant de partir vers les 20 heures. Le collectif "un million pour la liberté de la presse" a décidé de continuer à manifester sur Egyetem Tér (place de l'Université). Les étudiants ont appelé le gouvernement à retirer sont projet visant à limiter de facon drastique le nombre de nouveaux étudiants admis dans les universités.

Les leaders du Hallgatói Hálózat suivent en direct l'évolution de l'occupation de l'Université depuis un bar voisin de Egyetemi tér (photo : Corentin Léotard/HU-lala)

Les étudiants sont partis du campus d'ELTE situé sur les rives du Danube à Buda pour arriver à l'université Corvinus. De nombreux lycéens se sont joint au cortège car nombreux sont ceux qui ont vu leurs rêves brisés par les mesures prisent par le gouvernement pour diminuer le nombre d'étudiants. Par exemple, il ne sera possible d'étudier le droit gratuitement que dans deux universités budapestoises et pour un nombre restreint d'étudiants. Ceux qui ne pourront pas entrer devront payer des droits de scolarité pouvant s'élever à plus d'un ½ million de forint par semestre pour poursuivre leurs études. Cette mesure favorisera les jeunes issus de familles fortunées (que la Fidesz a tendance à choyer) alors que les autres devront lourdement s'endetter ou travailler en parallèle, souvent "au noir" par ailleurs.

Les manifestants se repassent les évènements de la journée (HU-lala)

Il est difficile de cerner la volonté finale du gouvernement. A sa décharge il faut avouer que le nombre de Hautes Écoles et d'Université est absolument délirant en Hongrie puisque pratiquement chaque ville de plus de 20.000 habitants en compte au moins une et que cela ne fait que dévaluer la valeur des diplômes. Ce qui est en revanche mystérieux c'est que le gouvernement tente de faire des économies sur les meilleurs établissements du pays, alors que d'autres Hautes Écoles de réputation médiocre pourront continuer à délivrer des diplômes qui ne valent rien sur le marché du travail.

Rózsa Hoffman la ministre déléguée à l'éducation avait demandé à pouvoir répondre en personne aux attaques visant le gouvernement, mais le Réseau étudiant a refusé cette proposition. Quant à lui, le Hök - le syndicat étudiant d'orientation plutôt pro-gouvernementale – a publié un communiqué ne laissant aucun doute sur ses opinions politiques "Aujourd'hui les plus de 375 ans d'activités, d'enseignements et de culture ont été dérangé par des gens qui n'en avaient pas le droit. Le HÖK condamne tout groupe qui, pour faire valoir ses idées, utilisent des moyens qui vont à l'encontre des normes sociales [...]".

Viktor Orbán qui fait tout pour que les étudiants ne puissent pas quitter le pays et pour diminuer leur nombre avait déclaré en 2008 qu'il fallait "que le plus grand nombre possible de jeunes aillent à l'université et partent à l'étranger” ainsi que "il faut qu'en Hongrie tout enfant né dans un milieu pauvre mais ayant du talent puisse aller à l'université”. La politique de Viktor Orbán n'en est donc pas à une contradiction près, n'en déplaise à ses nombreux admirateurs !

Sources : Index.hu, Origo.hu, Hirszerző

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Ophelie Paris <![CDATA[Sans-abri : l’ONU critique la Hongrie]]> http://www.hu-lala.org/?p=18472 2012-02-20T06:46:40Z 2012-02-20T06:46:40Z Deux expertes des Nations Unis sur les Droits de l’Homme ont épinglé la Hongrie sur la question des personnes sans-abri, la semaine dernière, estimant que la législation hongroise dernièrement mise en place criminalise le fait d’être sans domicile fixe.

Les mesures coercitives à l’encontre des SDF n’ont cessé de se développer durant les derniers mois. Amendes et prison au programme, il ne fait pas bon de dormir dans la rue en ce moment en Hongrie, et pas seulement en raison des températures négatives. Des manifestations ont déjà été organisées dans la capitale hongroise afin de protester contre cette nouvelle législation.

La Rapporteuse spéciale sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, Magdalena Sepulveda, a rappelé que “cette nouvelle loi est mise en œuvre dans un contexte où la crise économique et financière force un nombre croissant de familles à vivre dans la rue. » Il n’existe pas de statistiques officielles concernant le nombre de sans-abris en Hongrie, néanmoins celui-ci serait estimé entre 30 000 à 35 000.

Une manifestation en faveur des sans-abri organisée par le collectif "A varos mindenkié" (Photo : Leeb Adam)

« L’incarcération n'est pas la solution à un problème de logement »

« Particulièrement pendant les périodes de conditions climatiques rudes, telle que celle qu'a connue l'Europe au cours des dernières semaines, les Etats ont une obligation d'assurer que ceux qui en ont besoin soient hébergés. Cela ne signifie pas que les Etats peuvent criminaliser et détenir les SDF contre leur gré », ont expliqué les expertes indépendantes pour l'ONU.

Celles-ci ont également souligné que l’argent dépensé en vue des poursuites judiciaires, afin d’incarcérer les SDF, pourrait être utilisé plus judicieusement, afin par exemple de pallier le problème de logements. Les places en centre d’hébergement sont en effet largement insuffisantes : le nombre de SDF est estimé à 8000 à Budapest tandis que la capacité d’hébergement des divers centres s’élèverait quant à elle à 5.500 personnes.

Les deux expertes ont également souligné les mauvaises conditions d’hébergement de ces foyers, qui ne peuvent accueillir de famille, et propose une intimité ainsi qu’une sécurité très limitées.

Source : Communiqué du centre d’actualité de l’ONU

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hu lala <![CDATA[István Csurka enterré en héros]]> http://www.hu-lala.org/?p=18499 2012-02-20T08:52:50Z 2012-02-20T06:15:49Z Le dramaturge et politicien István Csurka a eu droit à un bel hommage samedi pour ses funérailles à Kerepesi, le cimetière "VIP" de Budapest. En présence de nombreuses personnalités politiques de la Fidesz et de l'extrême-droite hongroise, il a été enterré dans l'espace réservé aux héros de 1956. Les visiteurs du "Père Lachaise" local peuvent donc dorénavant compter Istvan Csurka parmi les figures emblématiques de la nation hongroise.

Ecrivain dissident sous le régime communiste, István Csurka avait notamment obtenu le prix de littérature Jozsef Attila à deux reprises, en 1969 et 1980. En 1956, il avait participé à la révolte étudiante et avait passé six mois en camp de travail obligatoire. Après sa libération, il avait cependant rallié le régime de Kádár en devenant informateur des autorités, ce qui lui a valu,  en guise de remerciement, d'obtenir l'appartement d'István Angyal, un des véritables héros de 56 qui a été exécuté suite à son arrestation.

Au changement de régime au début des années 90, il était passé à la scène politique, en fondant le MDF (Forum Démocratique Hongrois) puis en devenant président du parti d'extrême droite MIÉP (Parti de la Vraie Hongrie). Depuis, il était surtout connu pour ses prises de positions antisémites en public, qui l'ont placé en marge du milieu artistique budapestois. Récemment, il s'était rapproché du parti conservateur au pouvoir, la Fidesz, et il était par la même occasion revenu sur le devant de la scène théâtrale. Il avait été nommé à la tête du Új Szinház (Nouveau Théâtre) en compagnie de l'acteur et militant Jobbik György Dörner.

Parmi les personnalités présentes à son enterrement samedi après-midi, on a pu voir le chef du groupe parlementaire Fidesz János Lázár, mais aussi Zsolt Németh du ministère des Affaires Etrangères, le maire du huitième arrondissement Máté Kocsis, László L. Simon, député en charge des affaires culturelles depuis peu, la député Fidesz Mária Wittner, le journaliste Zsolt Bayer... On retiendra l'éloge funèbre de László Kovács, actuel président du MIÉP, qui a comparé Csurka au roi spartiate Leonidas, et celle de son dernier compère du Nouveau Théâtre, György Dörner (photo), qui s'est contenté de lire Sándor Reményik, un poète de Transylvanie. La cérémonie s'est terminée avec l'hymne national et une salve d'applaudissements, comme cela se fait au théâtre.

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hu lala <![CDATA[France Inter : « Là-bas… » en Hongrie]]> http://www.hu-lala.org/?p=18464 2012-02-17T06:37:12Z 2012-02-17T06:37:12Z Depuis mardi et jusqu’à lundi prochain, l’émission culte de France Inter « Là-bas si j'y suis » consacre une suite de reportages - réalisés par Antoine Chao et Daniel Mermet - à la Hongrie : "1956 : les tanks, 2012 : les banques". Ces émissions sont écoutables en direct chaque jour de 15h à 16h et en différé sur le site de France Inter ou de l'émission.

La venue en Hongrie d'Antoine Chao et de Daniel Mermet à la fin du mois de janvier a été l'occasion d'inaugurer un café repaire à Budapest.

En prime, "Prólogo" de Bela Tarr

Il s'agit d'un court-métrage du grand réalisateur hongrois Béla Tarr, « Prologue » réalisé dans le cadre du projet européen « Visions de l'Europe ». Il a été demandé à un cinéaste de chaque pays membre de l'Union européenne de faire un court métrage sur sa vision personnelle de la vie actuelle ou future en Europe.

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François Gaillard <![CDATA[Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie]]> http://www.hu-lala.org/?p=18423 2012-02-20T12:32:58Z 2012-02-16T08:54:31Z Dans son édition de mardi, le journal Népszava a révélé que Viktor Orbán envisagerait de pousser Pál Schmitt à démissionner de sa fonction de président de Hongrie. Le chef du gouvernement aurait par ailleurs l'intention de le remplacer par l'actuel ministre des Affaires étrangères, János Martonyi.

Lors d'une rencontre de trois jours à huis clos entre députés Fidesz à Eger la semaine dernière, le Premier ministre Orbán aurait dit vouloir «lâcher» l'ancien double champion olympique d'escrime Pál Schmitt. La raison officielle : l'onde de choc provoquée par le scandale de plagiat qui éclabousse le président dans l'opinion publique hongroise. Officieusement, le pousser vers la sortie est une façon de faire un sacrifice symbolique face au désaveu dans les sondages d'un électorat Fidesz en pleine paupérisation. La Fidesz avait pourtant réalisé le score historique de 53% aux élections législatives de 2010.

L'année 2012 avait certes mal commencé pour Pál Schmitt, qui a été accusé en janvier d'avoir plagié les travaux de Nikolaï Georgiev pour rédiger sa thèse de doctorat consacrée au programme des Jeux Olympiques en 1992. Le président dément toutefois ces accusations et son cabinet a réagi par ce communiqué : "M. Schmitt est membre du Comité International Olympique depuis 1983, il connaît Nikolaï Georgiev personnellement et ils ont coopéré lors de leurs recherches sur des sujets communs, les sources communes des deux oeuvres sont les procès-verbaux des sessions du CIO et de son comité exécutif".

Au moment où certains sondages annoncent que la Fidesz aurait perdu la moitié de son électorat, ce scandale tombe à pic pour faire un geste populaire. Selon le sondage Ipsos paru la semaine dernière, l'incertitude a gagné le corps électoral hongrois : sur un échantillon de 1500 électeurs interrogés début février, 53% ne se prononcent plus. Parmi les convaincus, les deux grands partis hongrois s'en sortiraient tout de même mieux que les autres : 40% voteraient Fidesz contre 27% MSzP, 20% Jobbik, 6% LMP et 4% Coalition Démocratique.

De toute façon, en seulement un an et demi de présidence, Schmitt a déjà bien rempli son rôle de "potiche" en validant une déferlante de lois les yeux fermés. Le parlement, acquis à la cause du gouvernement conservateur chrétien (Fidesz - KDNP), est une machine législative plus productive que jamais depuis 2010.

"Le stylo bille de la Nation"

Le 21 janvier dernier, le jour même de l'énorme manifestation pro-gouvernementale et anti-Union européenne, était organisée à Budapest une manifestation contre Pál Schmitt, l'accusant ironiquement d'être "le Bic de la nation" (le stylo bille étant d'ailleurs une invention hongroise). En effet, "armé" de son stylo et non plus d'une épée, le président Schmitt n'a jamais utilisé son droit de veto et signe ce qu'on lui demande de signer. Il a validé pas moins de 260 lois dans la seule année 2011, y compris des textes mal rédigés ! De concert avec "son" président et "son" parlement, le gouvernement a battu le record de lois votées cette année-là.

Au-delà de l'accusation de plagiat, ses détracteurs lui reprochent surtout d'avoir dénaturé la fonction présidentielle en n'étant rien de plus qu'un agent du pouvoir en place. A l'image de son prédécesseur Laszlo Solyom, un président hongrois ne se mêle habituellement pas de politique partisane, ni de politique intérieure si ce n'est pour jouer le rôle d'arbitre impartial. Avant d'être élu président par les partis parlementaires, Pál Schmitt faisait l'ouverture des meetings de Viktor Orban en campagne. Il n'a quitté la Fidesz que le jour même de son élection, le 29 juin 2010.

Depuis son arrivée au pouvoir, Viktor Orban veut imposer son style dans toutes les institutions du pays et Sándor Palota (la [modeste, ndlr] résidence du Président à côté du château de Buda) n'y a pas échappé. Le 6 août 2010, à son investiture, Pál Schmitt avait d'ailleurs lui-même annoncé la couleur : "En tant que président, je travaillerai pour que le pays adopte des lois qui servent la population". Jusqu'à ce qu'il devienne la cible de toutes les caricatures en Hongrie, Pal Schmitt faisait donc office de "président sur mesure" pour Orban.

Diplomatie et double-citoyenneté

Sur le plan diplomatique, Pal Schmitt a fait de son mieux pour porter le fantasme de Viktor Orban : rassembler les Hongrois de l'ancienne Grande Hongrie et leur donner le droit de vote pour grossir les rangs de l'électorat Fidesz. En affirmant son désaccord sur la loi linguistique slovaque, il aura au moins suivi les traces de Laszlo Solyom. Mais littéralement "guidé" par Orban, il aura fait pire, en essayant d'exacerber le sentiment nationaliste hongrois dans les pays voisins. En janvier 2011, il s'est rendu à Bratislava pour encourager les minorités hongroises à demander leur double nationalité. Le dernier épisode en date de la guéguerre avec les Slovaques a d'ailleurs mal tourné : Olivér Boldoghy, un citoyen slovaque magyarophone, a tout simplement été déchu de sa nationalité slovaque au moment où il a reçu son passeport hongrois.

Sur la question de la double-citoyenneté des Hongrois des pays voisins, l'un de ses successeurs potentiels, le ministre des Affaires Etrangères János Martonyi - natif de Cluj-Napoca en Roumanie (anciennement Kolozsvar en Transylvanie) - en connaît un rayon.

János Martonyi, futur président ?

Au printemps dernier, Népszabadság prêtait à János Martonyi l'intention de démissionner de son poste de ministre des Affaires Etrangères, lassé des nombreuses difficultés diplomatiques auxquelles il devait faire face pendant la présidence hongroise de l'Union européenne. En juin, Népszabadság rapportait cette fois que Tibor Navracsics, vice-Premier ministre et ministre de la Justice et de la Fonction publique était pressenti pour remplacer Martonyi à la diplomatie hongroise. Encore une mauvaise prévision pour Népszabadság, mais pas farfelue pour autant, puisque c'est justement Navracsis qui était la semaine dernière à Bruxelles pour s'expliquer avec Neelie Kroes devant les eurodéputés.

János Martonyi (bientôt 68 ans) avait déjà été ministre des Affaires étrangères dans le premier gouvernement Orbán, entre 1998 et 2002. Si les informations sur son compte sont correctes, Viktor Orbán est peut-être en train de commettre une nouvelle erreur en lui retirant les Affaires étrangères. Car contre toute attente, le monde occidental semble croire le discours de János Martonyi. A l'ouest, on considère cet ancien collaborateur des services secrets communistes* comme un "grand diplomate"  engagé dans une politique étrangère transatlantique. A l'inverse de son Premier ministre, il ne parle jamais des " vents de l'Est" et insiste régulièrement sur le fait que l'avenir de la Hongrie se trouve dans l'Europe. D'un autre côté, en particulier depuis janvier 2011, il s'est toujours posé comme le premier défenseur de Viktor Orban à l'étranger, fustigeant les attaques "injustes" et criant haut et fort l'engagement de la Hongrie à la démocratie.

*En avril 2007, le journaliste hongrois Péter Kende a révélé que dans les années 60, Janos Martonyi servait des rapports aux services secrets hongrois, notamment concernant les Hongrois migrant vers l'Allemagne et la France. Ces informations auraient été confirmées par la police hongroise dans les années 2000. (source : wikipedia)

crédits photos : foreignpolicy.com , HU-lala

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hu lala <![CDATA[Accouchement à domicile : Ágnes Geréb condamnée en appel]]> http://www.hu-lala.org/?p=18403 2012-02-15T08:08:28Z 2012-02-15T06:45:33Z Par Justine Ducros

Vendredi dernier, la Cour d’appel de Budapest a prononcé son verdict dans l'affaire Ágnes Geréb, obstétricienne et sage-femme connue en Hongrie pour être la pionnière de l'accouchement à domicile. Sa condamnation à deux ans de prison ferme a été confirmée.

Suite à un incident survenu lors d’un accouchement à domicile (les secours avaient dû intervenir), le docteur Ágnes Geréb a été arrêtée en octobre 2010. Elle a été libérée après 10 semaines de détention préventive en décembre 2010 (grâce notamment à l'intervention de la Cour européenne des Droits de l'Homme) et assignée à résidence depuis. Condamnée en première instance en mars 2011, elle a vu sa demande de grâce présidentielle refusée par Pal Schmitt en juin 2011.

Depuis le début de cette affaire, un débat s’est installé en Europe centrale sur le droit des femmes à décider où et comment elles veulent donner naissance. Dans la plupart des pays de la région, les accouchements à domicile restent permis mais fortement déconseillés. En Pologne et en République tchèque par exemple, ils ne sont pas remboursés par l'assurance maladie. Dans ces pays, il y a seulement quelques centaines de naissances à domicile par an.

3500 naissances à son actif

Par comparaison, aux Pays-Bas les accouchements à domicile représentent plus de 30% des couches. Mais en Hongrie, la loi reste floue sur le sujet. En effet, la loi hongroise accorde aux femmes la liberté de choisir où et avec qui elles souhaitent accoucher mais elle interdit aux médecins, infirmières et sages-femmes de proposer leurs services dans le cadre d’accouchements pratiqués en dehors du milieu hospitalier. Ceux qui se risquent à assister ces naissances à domicile peuvent perdre le droit d’exercer leur profession, et encourent, en cas de complications, des peines allant jusqu’à 8 ans de prison. Cette loi, paradoxale, fait donc d'Agnes Geréb une pionnière en la matière car elle contournait la législation en ayant fait naître plus de 3500 enfants à ce jour.

Malheureusement, le 5 octobre 2010, une femme enceinte, à qui la sage-femme avait refusé l’accouchement à domicile car celle-ci présentait des problèmes de coagulations sanguines, a donné naissance à un bébé présentant des problèmes respiratoires et des problèmes de circulation du sang. Agnès Geréb qui lui avait toutefois proposé de suivre les séances de préparation à l’accouchement s’est retrouvée face à une future mère dont le travail avait commencé. L’ambulance, qui bien qu’appelée immédiatement, n’est arrivé que 40 minutes plus tard et le nouveau-né a dû être transféré en urgence dans un service pédiatrique de l’hôpital Semmelweis, tandis que la mère était prise en charge par les services obstétriques de ce même hôpital. Il semblerait qu’au même moment, la police procédait à l’arrestation du docteur, placé en détention depuis lors et sujet, selon plusieurs observateurs, à des violences et des traitements dégradants de la part de ses gardiens.

Des médecins qui tiennent à leurs pots de vins ?

Une grande majorité des médecins en Europe centrale est convaincue que l'accouchement à domicile est très risqué, mais selon les sages-femmes, c'est surtout l'ignorance et la volonté de sauvegarder une source lucrative de revenus qui motivent cette conviction. Elles expliquent que les "dessous de tables" pour les médecins accoucheurs des hôpitaux hongrois sont une pratique fréquente.

Il est cependant bon de savoir que malgré l’environnement familial plus rassurant, la femme ne peut pas, à domicile, bénéficier des techniques de réduction ou de suppression de la douleur lors de l’accouchement (péridurale, etc.). En cas de complications, son transport à l’hôpital se fera dans une situation d’extrême urgence.

En France, seules les patientes dont la grossesse ne présente aucun risque ont le droit de procéder à un accouchement à domicile.

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hu lala <![CDATA[Alerte au smog dans 17 villes de Hongrie]]> http://www.hu-lala.org/?p=18406 2012-02-15T14:43:34Z 2012-02-15T06:42:02Z L’Institut National de la Santé et de l’Environnement a annoncé ce week-end que dix-sept villes hongroises avaient atteint des pics de pollution atmosphériques dangereux pour la santé de la population.

Les conditions météorologiques n’étant pas favorables à une amélioration, le cabinet du maire de Budapest a maintenu, en parallèle, son bulletin d’alerte lancé mercredi dernier dans la capitale. L’alerte avait été donnée suite aux résultats d’une première série de prélèvements frisant le seuil des 75 mg par mètre cube d’air il y a une semaine.

La nouvelle est tombée à la suite du bilan des prélèvements effectués vendredi dans plusieurs stations de surveillance basées dans les villes de Ajka, Varpalota, Szekesfehervar, Tatabanya, Pécs, Szazhalombatta, Budapest, Esztergom, Salgotarjan, Eger, Putnok, Sajoszentpeter, Kazincbarcika, Miskolc, Oszlar, Nyiregyhaza et Debrecen. Les résultats sont préoccupants puisque les particules de poussière et autres pollutions atmosphériques contenues dans l’air dépassent à présent le seuil des 100mg par mètre cube dans ces municipalités. Vendredi, l’Institut ajoutait sept autres villes hongroises à la liste : Sopron, Gyor, Veszprem, Dunaujvaros, Vac, Szeged et Abony.

A Budapest, si les taux de smog devaient redevenir supérieurs à 100 mg par mètre cube d’air durant deux jours consécutifs, la capitale serait placée en alerte maximale. Dans ces conditions, les autorités demandent aux habitants de limiter l’utilisation de leur voiture et de réduire leurs dépenses énergétiques personnelles (chauffage, gaz…).

Tatiana Carret

sources : MTI, Hungary Around the Clock

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