Demszky tient le coup face au scandale BKV

Le maire de Budapest, Gabor Demszky, a déclaré dimanche sur TV2 qu’il ne démissionnerait pas de son poste, et ce malgré les affaires qui l’entourent dans le cadre de la gestion de l’entreprise de transports publics de Budapest (BKV). Demszky, démocrate libéral (SzDSz), est élu seul maire de Budapest depuis les premières élections en 1990.

«J’endosse la responsabilité politique, mais ce ne seront pas mes adversaires qui vont décider de ma démission« , a t-il dit lors d’une interview sur la chaîne privée, en réponse aux demandes incessantes de la FIDESz depuis le début de l’affaire BKV. A propos de celle-ci, Demszky souhaite qu’on laisse la police et la justice faire leur travail. Interrogé sur les contrats généreusement cédés par la BKV à des consultants, il a considéré qu’ils étaient si vagues qu’il était impossible d’en incriminer une clause précise. Selon lui, les responsables ont fait signer «des contrats formulés de façon confuse, afin que tout abus pouvant en émaner soit possible».

Demszky a invoqué antérieurement qu’il avait eu connaissance du scandale BKV par la presse et qu’il n’avait jamais été mis au courant des nombreux (une cinquantaine) contrats frauduleux présumés au sujet desquels trois anciens dirigeants de la BKV sont actuellement mis en examen.

La semaine dernière, Gabor Demszky (SzDSz), a défendu son ancien conseiller, Ernő Mesterházy, lui aussi arrêté dans le cadre de l’affaire BKV. Il a déclaré que Mesterházy n’avait eu aucune responsabilité exécutive depuis sa prise de fonction et qu’il servait de bouc-émissaire aux deux principaux partis politiques, le MSZP et la Fidesz. Il a cependant fait preuve de lucidité en reconnaissant avoir « commis des erreurs » dans son rôle d’éminent superviseur de la compagnie de transport municipale, notamment en nommant Attila Antal à sa tête, plutôt que de favoriser un appel d’offres international.

Seul contre tous au Conseil de Budapest?

Au Conseil municipal, les représentants FIDESz, laissent bien sûr entendre que la responsabilité des fraudes contractuelles et des indemnités de départ excessives incombait au sommet de la pyramide décisionnelle, affirmant que de telles décisions ne pouvaient être prises par des dirigeants isolés. Le chef du groupe parlementaire socialiste du conseil municipal, Pál Steiner, a, lui, déclaré que Demszky ne pouvait pas ignorer les actes de ses adjoints.

Son conseiller spécial, Ernő Mesterházy a été placé en détention le 5 février, avec l’ancien directeur des relations publiques de la BKV, Tibor Zelenak. C’était le dernier coup de filet d’une série d’arrestations dans cette affaire de corruption de hauts-fonctionnaires, dirigeants d’une société publique pourtant déja au bord du gouffre financier.

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