Comparée à Malév, Easy Jet fait de l’hypocondrie

MTI-Econews annonçait hier une baisse de 2% du nombre des passagers Easy Jet à Budapest en 2009, sur l’ensemble de ses liaisons avec Berlin, Dortmund, Londres Paris et Genève. La compagnie low-costs prévoit également une stagnation de son chiffre d’affaires en 2010. Pourtant, l’abandon récent de Paris-Beauvais par Wizzair devrait arranger considérablement les affaires d’Easy Jet à Budapest. Le désastre financier de Malév, surnommée « la BKV aérienne » devrait lui aussi ravir Easy Jet.

Cette baisse ne correspond cependant qu’à la moitié de la baisse globale de fréquentation de l’ensemble de l’aéroport Ferihegy, qui est de 4,1%. Dans le même temps, le remplissage des avions d’Easy Jet à Budapest a stagné, ne gagnant qu’un petit dixième supplémentaire, à 85,5%. Selon le directeur marketing d’Europe de l’Est, Peter Voets, le chiffre d’affaires de sa société n’augmentera qu’à condition de voir se développer l’utilisation d’Internet et de la Carte Bancaire comme moyen de paiement. Ainsi, en éliminant les frais de tour-opérateur, le Hongrois pourra s’envoyer en l’air vite fait pour moins cher.

En voyant la situation financière de Malév, Easy Jet devrait se frotter les mains plutôt que de se plaindre. En effet, l’avenir de la compagnie nationale hongroise est très incertain. Si le gouvernement Bajnai n’est pas contre combler la dette de Malév (9 milliards HUF), à condition que son co-propriétaire russe, la Vnyesekonombank, poursuive son financement, cette dernière menace de couper le robinet si l’Etat ne partage pas les frais de fonctionnement de la société. Les négociations entre les deux parties auront lieu dans deux semaines, au plus tard. Avec un déficit avoisinant les 19 milliards HUF, et un remplissage moyen de 67% seulement, il se pourrait bien que l’Etat décide finalement de laisser tomber Malév dans la faillite. Depuis le changement de régime, la compagnie a également montré une grande instabilité dans sa direction, ainsi qu’une certaine inefficacité dans sa gestion : elle a changé 20 fois de PDG en 20 ans, et chacun de ces échecs en management s’est soldé par un parachute de dizaines de millions de forints.

Articles liés:

BKV: la grève et la galère continuent

Wizzair: abandon de Paris-BVA, cherchez l’erreur

Wizzair quitte Beauvais, Malév assure Roissy

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


8 − 5 =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>