Cinéma : Titanic a fait escale à Brest

A l’occasion de la présentation de son film Un soir au club au festival international Titanic, le réalisateur français Jean Achache était présent à Budapest, dans la sublime salle du cinéma Urania pour en parler, vendredi dernier. Malheureusement, le film n’est plus diffusé dans aucune des trois salles du festival : Kino, Urania et Toldi.

Un soir au club... de jazz

Un soir, dans un club de jazz sur les docks brestois, Simon Nardis renoue avec ce passé qui a failli le tuer, mais qui l’a aussi fait se sentir plus vivant que jamais quelques années auparavant. Ex-célèbre pianiste de jazz,  il mène une vie rangée depuis 10 ans mais se retrouve, par hasard, confronté à ses vieux démons : le jazz, l’alcool et les doutes. Comme capturé, il occulte monde extérieur et obligations au fur et à mesure que ses doigts flirtent avec les notes du piano.

Debbie, la propriétaire du club, « est » le jazz. Elle est cette passion dévorante et destructrice, vers laquelle Simon se laisse doucement aller. Suzanne, l’épouse, est la «vraie» vie, Paris, la réalité : la survie loin du jazz.

Mais pour Jean Achache, «le jazz n’est pas le sujet du film, il est un des personnages». De ce roman de Christian Gailly duquel est tiré le film, Jean Achache en a gardé le jazz, mais pas seulement. Il est aussi question de choix, d’ultimatum et de souffrance face à ce destin qui parfois est plus fort que l’envie d’y résister. «Je n’ai pas gardé la fin du roman, le mariage de Debbie et Simon. Je n’avais pas envie d’une fin aussi explicite. Ce n’est pas le plus important je pense»

Des acteurs dans la ville de Brest

Elise Caron intérprète une Debbie mystérieuse et touchante, à la voix de velours et accompagne parfaitement Simon dans sa «rechute». Simon, campé par Thierry Hancisse (qui a remporté le Mascaruin de la meilleure interprétation masculine lors du 5ème festival du film de la Réunion, pour ce rôle) est d’une sensibilité touchante et sa souffrance nous emporte, tout comme la bande-son, magique.

Planter le décor du film Un soir, au club à Brest est un choix de Jean Achache : « Il fallait une ville loin de Paris, avec la mer. Et puis la symbolique de cette ville était intéressante pour l’histoire : après Brest, il n’ya plus rien, c’est la fin de la terre, le bout du monde. Il faut faire un choix. C’est exactement la situation dans laquelle se trouve Simon. »

Site du festival Titanic

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