BKV: La grève et la galère continuent

Protestant contre la réduction de leurs primes et n’ayant pas obtenu satisfaction de la part de leur direction, les employés de la BKV entament aujourd’hui jeudi leur troisième jour de grève consécutif. C’est donc une nouvelle journée de galère qui s’annonce pour les usagers des transports en communs et les automobilistes de Budapest.

Une partie du personnel de la compagnie des transports publics de Budapest, la Budapesti Közlekedési Vállalat (BKV), est entrée en grève mardi matin, pour protester contre la réduction de leurs primes et réclamer un accord sur une nouvelle convention collective. Pour autant, tout dialogue n’est pas rompu. Mercredi matin, représentants des grévistes et direction se sont assis à la table des négociations, sans toutefois parvenir à trouver une issue à la crise. Ils se rencontreront pour de nouveaux pourparlers ce matin même, à 10h. Les premiers pour tenter de faire plier la direction sur ses revendications, et les seconds pour désamorcer un conflit qui s’avère très couteux pour la société. Fort du soutien d’une partie importante de la population hongroise, malgré les perturbations occasionnées, la grève pourrait être reconduite dans les jours prochains, en cas de nouvel échec des négociations ce matin.

Un gentil chaos urbain pour le troisième jour consécutif

Les scènes habituelles liées à ce type de situation qui se sont déroulées tout au long des deux premièr jours du mouvement dans la capitale hongroise, se dérouleront à nouveau  immanquablement ce jeudi matin et probablement toute la journée : tramway bondés, cyclistes de sortie malgré le froid, usagers nerveux et surtout embouteillages monstres dans toute l’agglomération budapestoise, qui compte plus de deux millions d’habitants. Mardi et Mercredi, la grève a immobilisé quelques 900 des 1100 bus urbains de Budapest et ce n’est pas le sous-traitant privé VOLAN auquel a fait appel la BKV pour remplacer son personnel en grève qui a pu rétablir le trafic et enrayer le mouvement. De leur côté, les trams aussi ont connus de nombreuses perturbations, à l’exception des numéros 2 et 6. En revanche, les métros, les deux Hév et les trolley- bus n’ont pas été touchés et fonctionnent normalement.

Les cheminots menacent à leur tour…

A l’appel du plus important syndicat de cheminots hongrois, le Syndicat libre des employés des chemins de fer (le VDSZSZ), une partie du personnel de la compagnie des chemins de fer, la MAV, a effectuée une grève de quatres heures ce matin même, entre 4h et 8h, afin de témoigner de leur solidarité avec les grévistes de la BKV. Le syndicat a annoncé qu’il pourrait reconduire la grève ce weekend si la situation n’avait pas évoluée d’ici là, laissant planer l’ombre de perturbations majeures, voire d’une paralysie du réseau ferroviaire. Depuis deux ans maintenant, ce syndicat proche de l’opposition de droite FIDESz, multiplie les grèves et les coups de force pour contrer la politique gouvernementale de réductions des coûts -par la fermeture de lignes notamment- et exigeant des augmentations de salaires de 10% et une prime unique de 250.000 HUF pour tous les cheminots (à peu près 1.000 euros), équivalant à deux mois et demi de leur salaire.

…et la MALEV passe à l’action

De son côté, la compagnie aérienne hongroise MALEV n’est pas en reste puisque 20% de son personnel au sol est en grève depuis lundi matin, entraînant des retards mais pas d’annulation de vols. Eux aussi réclament des augmentations salariales et la signatures d’une convention collective qui garantissent les emplois à le long terme.

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