A Bruxelles, Haïti est encore au coeur de l’actu

Mercredi, la dernière candidate de la Commission Barroso II, Kristalina Georgieva, été entendue par les eurodéputés. Aucune rumeur n’est venue troubler l’exercice, comme cela avait été le cas lors de l’audition de sa concitoyenne bulgare, Rumiana Jeleva. Pressentie pour gérer l’Aide humanitaire de l’Union, Georgieva avait de la matière à traiter, avec, en toile de fond, la polémique quant à l’importante participation européenne en Haïti,  peu visible au demeurant.

Kristalina Georgieva avait certainement plus le profil – au vu de son curriculum vitae – pour diriger le portefeuille de l’Environnement que celui de l’Aide humanitaire, qui va probablement lui être confié. Qu’à cela ne tienne, elle s’est montrée très convaincante. Il est vrai que l’actualité la sert car l’on ne peut pas dire que dans le cadre de la gestion des conséquences du séisme haïtien, l’Union européenne ait été à la hauteur, et plus particulièrement la nouvelle responsable de sa diplomatie, Mme Ashton, complètement absente du théâtre des opérations. Ainsi, Bruxelles, plus grand contributeur financier du monde pour l’Aide humanitaire, et donc pour aider Haïti à se reconstruire, se fait damer le pion par les Etats-Unis.

En effet, qui sait que l’UE est la première assistance financière de Port au Prince ? La couverture médiatique est pratiquement nulle à ce sujet. Les choses vont peut-être changer avec Kristalina Georgieva, qui a déclaré vouloir « rendre les citoyens européens fiers de l’aide humanitaire européenne ». Car, évidemment, hier lors de son audition, c’est surtout la situation en Haïti qui a retenu l’attention. Les députés européens l’ont non seulement questionnée sur ses compétences pour son travail à venir, mais, conscients des couacs de la gestion de la crise, lui ont demandé ce qu’elle aurait fait si elle avait déjà été en poste.

Les autres points forts de l’audition

En dehors de la réponse de crise de l’Union européenne suite au séisme à Haïti, la future commissaire bulgare a été entendue par les députés européens sur la mise en place d’un mécanisme communautaire de protection civile et la coordination des divers portefeuilles au sein de la Commission. A ce sujet, Kristalina Georgieva a finement répondu que « personne ne peut réussir seul, mais en travaillant ensemble nous pouvons faire la différence ». Elle a donc insisté sur la nécessité de collaborer avec les eurodéputés. Très consciente de la complexité de la direction européenne, elle a aussi rappelé l’indispensable coordination des politiques humanitaires européennes, tant au niveau parlementaire qu’à celui des commissaires, dont plusieurs touchent à l’aide internationale, l’aide humanitaire et la réponse aux crises, intitulé exact de son futur portefeuille.

Le vote d’approbation définitif de la Commission européenne devrait intervenir le 9 février, suivi le lendemain 10 février par l’entrée en fonction de la nouvelle Commission.

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